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mai 2014 / Expositions

Chantal Cyprien ou la tentation de l’abstraction

par Nadia Djabali


Des peintures figuratives représentant des toits parisiens vus en plongée ainsi que des façades. Une série « urbanisme », composée de toiles plus modernes dont le travail sur la matière flirte avec les influences cubistes. Des paysages méditerranéens à mi chemin entre figuratif et abstraction. Une série de natures mortes. Et s’il reste un peu de place, les herbes folles qu’elle a jetées à coup de pinceaux sur la toile. Une quarantaine de toiles œuvrant comme une rétrospective. La liste des tableaux exposés a été déterminée avec son ami, le galeriste Jean-Michel Faudemer.
Chantal Cyprien a toujours dessiné. Sur un coin de table durant l’enfance. Puis sur des petits carnets de croquis lorsqu’elle était dans la vie active. « J’ai dû attendre 1997 pour me lancer sérieusement dans l’étude des différentes techniques de peinture », raconte-t-elle. Et là, tout y est passé, pendant les cinq années de cours aux Beaux-arts de la Ville de Paris. Elle a inlassablement testé les techniques et les matériaux. L’huile, l’acrylique, la plume, le fusain, la sanguine, le pastel gras, le pastel sec. Les supports également : plastique, bois, toile, papier.
Puis, Chantal Cyprien a jeté son dévolu sur l’huile et les pigments naturels mais a finalement opté pour l’acrylique, plus souple d’utilisation. Le tout recouvert d’un glacis illuminant les toiles.
Comme il n’y a pas que la peinture dans la vie, Chantal Cyprien s’est également intéressée à la sculpture qu’elle juge complémentaire de la peinture figurative. Parallèlement, elle suit des cours d’histoire de l’art, essentiellement sur la fin du XIXe et le XXe siècle. « Je suis très attirée par l’impressionnisme et le fauvisme d’une part et par l’abs­traction d’autre part. » Pourquoi l’abstraction ? « Parce que ce style me permettra de me libérer de la technique pour exprimer mes émotions. »
Chantal Cyprien a déjà exposé à plusieurs reprises dans de grands salons. Sa série new-yorkaise a été accrochée au Carrousel du Louvre. Mais l’artiste préfère des galeries plus intimistes comme la 3F, où elle a la possibilité d’échanger avec les visiteurs.
Ces derniers pourront également feuilleter, au cours de l’expo, le recueil de poèmes du petit-fils de Chantal Cyprien, Noé, 11 ans, illustré par sa sœur Lucille, 14 ans. La relève est assurée.


* Du 19 au 25 mai, 58, rue des Trois-Frères.

Dans le même numéro (mai 2014)

n° 285

septembre 2020