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mai 2020 / Culture dedans / dehors

Un air d’opéra s’échappe d’une fenêtre de la rue... [Article complet]

par Annie Katz

Un air d’opéra s’échappe d’une fenêtre de la rue André Antoine et « L’amour est enfant de bohème » est repris en chœur par des dizaines d’habitants qui attendent chaque soir ce moment de partage musical. Depuis plusieurs semaines, la soprano Véronica Antonelli donne ce récital improvisé, après les applaudissements de soutien aux soignants.

Atteinte à la mi-mars par le coronavirus qui l’empêchait de chanter, la cantatrice s’était « promis d’offrir ces concerts de trois minutes à tous les voisins, pour leur donner le courage de combattre et qu’ils retrouvent la joie de vivre ». C’est donc « Bella Ciao », un chant de lutte, qui ouvre le programme. De l’Ave Maria pour Pâques à « I will survive », (version lyrique !), en passant par « Mme Butterfly » et les chansons de Dalida, tous les répertoires sont proposés ! Ambassadrice de la République de Montmartre, elle a chanté son hymne très connu, « Tu verras Montmartre », le soir du Premier mai...

« La rue André Antoine est maintenant célèbre partout dans le monde, s’amuse Véronica, des demandes me sont venues du Pérou et du Mexique ! C’est pourquoi j’ai chanté Besa me mucho, très connu aussi en France. » Elle chante en grec, en anglais, en chinois, en arabe pour faire plaisir à tous ceux qui la soutiennent.

En effet, Véronica se remet doucement mais n’a pas encore recouvré la plénitude de sa voix et ne peut encore chanter les grands airs d’opéra qui exigent un souffle puissant, Mozart, notamment. Mais « pousser un peu sa voix, libère les poumons » et favorise la guérison mais surtout, redonne le moral et des « pensées positives » à tous ! •

Dans le même numéro (mai 2020)

n° 287

novembre 2020