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décembre 2015 / Dossier spécial

Attentats du 13 novembre : plusieurs victimes et une grande émotion dans le 18e

par Nadia Djabali

Nombreux sont ceux qui garderont en mémoire cette soirée du 13 novembre 2015. Où ils étaient, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils fê­taient, lorsque les SMS envoyés par la famille ou des amis inquiets ont commencé à retentir.
Le 14 novembre, le communiqué des commanditaires des attentats fait état de plusieurs lieux cibles : au Bataclan, au Stade de France, dans les 10e, 11e et 18e arrondissements. Le 18e ? Il doit s’agir d’une erreur… et pourtant le 17 novembre, le boulevard Ornano est bouclé : une Clio a été abandonnée portières ouvertes par l’un des terroristes place Albert Kahn. Et chacun de se demander quelle aurait été la cible dans nos quartiers ? Le saura-t-on un jour ?
Parmi les personnes décédées au Bataclan, le 18e compte six habitants âgés de 25 à 68 ans. D’autres personnes liées à nos quartiers ont également perdu la vie : une jeune préparatrice en pharmacie qui officiait rue Doudeauville, un militant de l’association Vergers urbains, un ancien assistant d’éducation du collège Daniel Mayer et une jeune femme modèle chez Art-Exprim.
Le samedi 14 novembre, nos rues étaient désertes. À Barbès, ambiance irréelle : le marché si animé le samedi matin n’a pas ouvert. Durant plusieurs jours, les travées du magasin Tati sont restées vides. Ambiance étrange également aux Abbesses, où les terrasses des cafés n’ont pas retrouvé leurs habitués.
Certains commerçants de l’arrondissement disent avoir perdu 90 % de leur chiffre d’affaires. Sont particulièrement concernés les boutiques de vêtements, de déco, les salles de spectacle, les bars et les hôtels. L’auberge de jeunesse Pajol est déserte.
Un certain nombre de manifestations organisées par la mairie ont été annulées ou reportées… comme le conseil de quartier de Montmartre ou des événements liés à la semaine contre les violences faites aux femmes et à la COP21.
Et il y a le chagrin qui s’exprime au détour de portes cochères. Comme au 6 rue Boinod et au 82 rue Lamarck, que des voisins ont fleuri pour que l’on se souvienne…


(Lire l’ensemble du dossier spécial dans notre numéro de décembre 2015)


Dans le même numéro (décembre 2015)

n° 282

mai 2020