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mars 2018 / Le dossier du mois

Mobilisation contre la malbouffe à l’école

par Hajer Khader Bizri, Sylvie Chatelin

Grogne chez les parents d’élèves : la restauration scolaire ne serait pas à la hauteur de la qualité revendiquée. Las d’entendre leurs enfants seplaindre, des pères et des mères ont enquêté sur les conditions de production des repas et ont engagé une mobilisation pour peser sur le choix du prochain prestataire de ce service.

Plaintes des enfants, quantités insuffisantes, absence de goût, faible taux de fréquentation des enseignants du 18e (seule une vingtaine dans les 83 établissements desservis y déjeuneraient), changements de dernière minute par rapport aux menus annoncés… La qualité de la restauration scolaire offerte dans le 18e arrondissement pose question. À tel point qu’un collectif de parents d’élèves s’est constitué pour enquêter sur le sujet et tenter d’obtenir des améliorations. Un combat difficile mais acharné qui portera peut-être prochainement ses fruits. En tout cas, il a au moins permis d’alerter l’opinion publique et les élus.
Tout commence en octobre dernier lorsque des parents d’élèves fraîchement élus au conseil de classe s’interrogent sur la qualité des repas servis à leurs enfants. Ils se réunissent, enquêtent sur la question, s’invitent dans les cantines pour goûter les repas… Ils contactent la Caisse des écoles et participent systématiquement aux commissions restauration et aux commissions menu qui ont lieu tous les deux mois. « On nous a rapidement opposé notre non représentativité pour dénigrer nos questionnements et arguments », soulignent-ils. Tout juste si on ne leur reproche pas de ne pas avoir adhéré à la Caisse. Il est vrai que la trentaine de parents réunis se sont auto-saisis de la question.
« Mais ce procès en représentativité nous agace. Comme si le silence des parents accaparés par leur travail et la gestion du quotidien, dont certains ne maîtrisent pas internet et ont du mal à s’informer, pouvait justifier la piètre qualité de la restauration dans le 18e ? » (Lire la suite dans le numéro de mars 2018)


Photo : © Thierry Nectoux

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