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mars 2017 / Histoire

Au temps des abattoirs de Montmartre

par Valeria Nicoletti

En 1810, cinq abattoirs, dont celui de Montmartre, furent construits aux limites du Paris de l’époque pour remplacer les nombreuses tueries au cœur de la cité. Objectif : supprimer la circulation des troupeaux en pleine ville, améliorer l’hygiène. Mais pas la condition des ouvriers.

Il était une fois quand « la misère ne tuait pas assez vite ». Il était une fois quand Paris se levait à l’aube, quand le travail géant de la ville descendait doucement dans les rues, à pied, la tête encore sale de sommeil, froissée par les draps. Tous les jours, on entendait comme un piétinement de troupeau, dans le froid du matin. Les serruriers, les charbonniers, les peintres, les maçons, les bouchers laissaient leur maison, du côté de la butte Montmartre, « la face tendue vers Paris, qui, un à un, les dévorait ».

Au temps de l’assommoir

C’est Émile Zola qui, dans son roman L’Assommoir, raconte le réveil de la Goutte d’Or sous le Second Empire, avec ses lavoirs qui ouvrent et ses derniers troquets qui ferment, avec Gervaise qui attend en vain son compagnon à la fenêtre et, à sa place, ne voit que « des groupes de bouchers, devant les abattoirs », qui stationnent en tabliers sanglants, « et le vent frais apportait une puanteur par moments, une odeur fauve de bêtes massacrées ». L’hôpital Lariboisière était en construction et les vieux abattoirs de Montmartre étaient en place depuis quelques dizaines d’années... (Lire la suite dans le numéro de mars 2017)


Photo : © DR

Dans le même numéro (mars 2017)

En kiosque, n° 273

juillet-aout 2019