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septembre 2015 / Portrait

Michel Campana et les drôles de machines de Leonardo

par Anne Bayley

Ancien professeur de mécanique, il est aujourd’hui constructeur de mécanismes et d’instruments scientifiques inventés et utilisés par Léonard de Vinci.


« C’est ma bible », dit Michel Campana en saisissant une édition des Codex de Leonard de Vinci de son étagère. En effet, ce professeur de mécanique à la retraite a étudié avec une attention presque spirituelle les fameuses pages remplies d’illustrations, d’esquisses, et de textes écrits curieusement à l’envers. Et ce afin de créer ou recréer les objets du génie italien selon les règles de l’art de l’époque. À ce jour, ce Montmartrois compte à son actif plusieurs modèles de compas, tournebroches et appareils de mesure ainsi qu’un automate de lion. Avec des historiens, il a présenté son travail lors de colloques partout en Europe, et il est sollicité par des musées pour fabriquer des modèles « authentiques » pour des collections.
Né à Toulouse, Michel Campana a été élève d’un collège technique et obtenu son CAP à 15 ans : « Au départ, mes parents n’avaient pas les moyens pour payer mes études. J’ai une formation de mécanicien, et j’ai commencé ma carrière chez Renault ». Mais il a d’autres idées pour son avenir. « J’ai suivi les cours du soir aux Arts et métiers, des cours par correspondance, sans jamais m’arrêter, j’étais soit en cours de soir, soit le samedi après-midi, je suivais des cours en permanence, ce qui fait qu’a 23 ans j’ai passé le concours et je suis devenu enseignant. » Le voici professeur de mécanique à Poitiers.

La restauration et la mécanique

Ses premiers modèles datent de cette époque, élaborés dans une perspective pédagogique. « J’ai toujours aimé la fabrication de matériels didactiques, pédagogiques, c’est à dire des machines pour expliquer. » Ainsi des freins d’automobile à grande échelle, des moteurs à vapeur ou horloges monumentales paraissent tout de suite plus clairs aux néophytes ...(Lire la suite dans le numéro de septembre 2015)


Photo : © Céline Rossli

Dans le même numéro (septembre 2015)

n° 287

novembre 2020