Journal d’informations locales

Le 18e du mois

septembre 2026 / Les gens

la rayonnnante Marion Desforges

par Sylvie Chatelin

Un parcours sinueux mais cohérent avec pour mots d’ordre : engagement, partage et solidarité pour cette habitante de Chapelle International, dynamique et chaleureuse. En cinq ans, elle y a déjà imprimé sa marque.

Rien ne destinait pourtant Marion Desforges à s’installer dans le 18e, porte de La Chapelle. Née en 1979 dans le 15e, elle y grandit à Falguière, quartier des Périchaux à la porte Brancion, « la plus grande cité parisienne qui surplombe le parc Georges Brassens », précise-t-elle. Adoptée bébé au sein d’une famille aimante aux côtés d’un grand frère également adopté, elle reçoit une éducation catholique mais non pratiquante. Le père est directeur artistique de Famille magazine et la mère, femme au foyer. « Pour l’exigence », ses parents lui font faire cependant tout son parcours scolaire dans le privé. « Indisciplinée et turbulente mais bonne élève », dit-elle, elle y est « hyper malheureuse. J’aurais préféré être dans le public, avec plus de mixité (...)

Photo : Anne-Claude Barbier

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Dans le même numéro (septembre 2026)

  • Au sommaire

    RENTRÉE SOUVENIR

    La rentrée est placée sous le signe du souvenir, avec la commémoration de l’évacuation Après un été caniculaire, la rentrée est placée sous le signe musclée des sans-papiers réfugiés dans l’église Saint-Bernard, le 23 août 1996. Trente ans plus tard, la situation ne s’est guère améliorée pour les étrangers qui, pourtant, travaillent et contribuent à la richesse de notre pays. Nous avons choisi de consacrer notre dossier à cet évènement marquant et aux difficultés auxquelles font face les travailleurs étrangers aujourd’hui. D’autres mobilisations sont à l’agenda de la rentrée. Comme celle des salariés de Gibert-Barbès contre la fermeture prochaine de leur magasin. Ou encore celle des professionnels du centre de santé Mathagon, dont les financements restent toujours menacés. Du côté du théâtre de la Reine blanche, l’été n’a pas non plus été serein puisque les ayants-droits de la Fondation Lejeune attaquent en justice le théâtre, pour la programmation de La découvreuse oubliée, retraçant le travail de Marthe Gautier sur la trisomie 21. Enfin, nous lançons notre nouvelle rubrique consacrée à la jeunesse. « Grandir dans le 18e » se mettra à hauteur des enfants (et de leurs parents) pour partager les bons plans et les problématiques auxquelles ils sont confrontés au quotidien.
  • Dossier : St Bernard, et maintenant !

    mobilisation des sans-papiers, une mémoire vivace

    Noël Bouttier
    Le 23 août 1996, la police évacuait les trois cents sans-papiers africains présents dans l’église Saint-Bernard. Trois acteurs de générations différentes se souviennent de l’engagement d’un quartier pendant près de deux mois.
  • La vie du 18e

    Le théâtre de la Reine Blanche et sa directrice attaqués en justice

    Sandra Mignot
    Une pièce créée au théâtre de la Reine blanche s’attire les foudres des héritiers du généticien Jérôme Lejeune. Elle raconte comment Marthe Gautier co-découvreuse du chromosome responsable de la trisomie 21, s’est vu spoliée de son rôle majeur dans cette découverte.
  • Grandir dans le 18e

    Des salons de lecture pour les enfants

    Dominique Boutel
    Deux seules librairies du 18e ont choisi de consacrer une annexe dédiée à la jeunesse, à quelques pas de leur librairie généraliste. Les libraires évoquent la façon dont elles conçoivent leur métier.
  • La Goutte d’Or

    Le club de foot féminin d’EDGO vers une révolution du genre

    Adelia Teixeira
    Créé il y a deux ans par l’association Les Enfants de la Goutte d’Or (EGDO), à la demande des mères du quartier, le club Femmes en Or propose des entraînements de football en semaine au gymnase de la Goutte d’Or. Elles ont entre 21 et 54 ans.

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N° 351 - septembre 2026