Philippe Baudoin habite le 18e depuis longtemps. Un quartier baigné par une longue histoire du jazz qui fait écho à sa passion de collectionneur et d’historien. Ses déménagements successifs l’ont placé au centre de ce quartier, capitale du jazz en Europe pendant tout l’entre-deux-guerres et dont il aime explorer et faire partager la mémoire.
En 1964, il a vingt-trois ans et s’installe à Stalingrad avec pour voisin le guitariste manouche Matelo Ferret. Dix ans plus tard, il déménage rue Tardieu, en contrebas du Sacré-Cœur et rencontre l’immense violoniste Stéphane Grappelli qui vit rue de Dunkerque et lui fait remonter le fil de cette époque du swing. « Je l’avais photographié alors qu’il jouait à l’hôtel Hilton et nous avions sympathisé, raconte-t-il. (...)

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