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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Un archiviste qui swingue</title>
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		<dc:date>2026-10-30T13:17:54Z</dc:date>
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		<dc:creator>Dominique Dugay (Photo), Yvan Amar</dc:creator>



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&lt;p&gt;Philippe Baudoin est pianiste, musicologue, enseignant, &#233;rudit, malicieux et hospitalier. Il habite au fond d'une impasse tranquille du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, une maison charmante qui regorge de disques, de livres, de partitions et de photos au mur. L&#233;ger comme une plume, il virevolte et s'oriente dans ce faux capharna&#252;m comme dans un s&#233;rail aux d&#233;tours familiers. &lt;br class='autobr' /&gt; Philippe Baudoin habite le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; depuis longtemps. Un quartier baign&#233; par une longue histoire du jazz qui fait &#233;cho &#224; sa passion de collectionneur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-portrait-1683-.html" rel="directory"&gt;Portrait&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L95xH150/353-portrait-baudouin-dsc_1238-2-8e181.jpg?1793366688' class='spip_logo spip_logo_right' width='95' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Philippe Baudoin est pianiste, musicologue, enseignant, &#233;rudit, malicieux et hospitalier. Il habite au fond d'une impasse tranquille du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, une maison charmante qui regorge de disques, de livres, de partitions et de photos au mur. L&#233;ger comme une plume, il virevolte et s'oriente dans ce faux capharna&#252;m comme dans un s&#233;rail aux d&#233;tours familiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Philippe Baudoin habite le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; depuis longtemps. Un quartier baign&#233; par une longue histoire du jazz qui fait &#233;cho &#224; sa passion de collectionneur et d'historien. Ses d&#233;m&#233;nagements successifs l'ont plac&#233; au centre de ce quartier, capitale du jazz en Europe pendant tout l'entre-deux-guerres et dont il aime explorer et faire partager la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1964, il a vingt-trois ans et s'installe &#224; Stalingrad avec pour voisin le guitariste manouche Matelo Ferret. Dix ans plus tard, il d&#233;m&#233;nage rue Tardieu, en contrebas du Sacr&#233;-C&#339;ur et rencontre l'immense violoniste St&#233;phane Grappelli qui vit rue de Dunkerque et lui fait remonter le fil de cette &#233;poque du swing. &#171; Je l'avais photographi&#233; alors qu'il jouait &#224; l'h&#244;tel Hilton et nous avions sympathis&#233;, raconte-t-il. Plus t&#244;t, il avait habit&#233; rue d'Orchampt, toujours &#224; Montmartre, comme son illustre camarade Django Reinhardt dont on a une photo au balcon de l'h&#244;tel du Paradis, place &#201;mile Goudeau. Vers 1943-44, Django avait habit&#233; avenue Frochot, all&#233;e d&#233;licieuse et bien cach&#233;e o&#249; a aussi v&#233;cu la cantatrice R&#233;gine Crespin. Et plus t&#244;t, Renoir, Toulouse-Lautrec parait-il, et peut-&#234;tre m&#234;me Victor Hugo ! Sans compter Adolphe Sax qui y est rest&#233; longtemps. C'est peut-&#234;tre l&#224; qu'il a invent&#233; le saxophone &#187;, liste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Baudoin a aussi retrouv&#233; les traces des plus grands musiciens am&#233;ricains, qui, de passage &#224; Paris, venaient jouer dans le bas Montmartre : Louis Armstrong, Sidney Bechet, Benny Carter, Coleman Hawkins&#8230; Juste en dessous du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, se trouve la rue Chaptal o&#249; si&#233;geait le journal Jazz Hot. &#171; C'est l&#224; que Boris Vian venait d&#233;poser ses textes, et, &#224; la m&#234;me adresse, se trouvait le Hot-Club de France inaugur&#233; par Duke Ellington. Django y a souvent jou&#233;. De m&#234;me qu'il s'est produit au Moulin de la Galette et m&#234;me au Studio 28, entre les actualit&#233;s et le film. Tout &#231;a avant et apr&#232;s la guerre, et m&#234;me pendant ! Paradoxalement, durant l'Occupation, &#231;a swinguait dans le quartier. On a une &#233;tonnante photo de l'Antillais Robert Mavounzy, d'un musicien juif et de Django qui posent tranquillement dans la rue, raconte-t-il. Il s'appelait Reinhardt&#8230; peut-&#234;tre que son nom &#224; consonance germanique l'a prot&#233;g&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une m&#233;moire du jazz&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Baudoin est g&#233;n&#233;reux lorsqu'il s'agit de parler de ses h&#233;ros ou de montrer ses archives, vieilles pochettes de disques, pr&#233;cieux et fragiles 78 tours qui peuplent la grande pi&#232;ce de sa jolie maison. De lui, le sp&#233;cialiste de jazz Alex Dutilh dit : &#171; J'ai appris tant de choses de cette encyclop&#233;die intelligente qu'est Philippe Baudoin ! Mais ce qui m'a le plus &#233;pat&#233;, c'est de voir que ce sp&#233;cialiste de la musique improvis&#233;e et non &#233;crite collectionne les premi&#232;res traces de cet art : des milliers de partitions anciennes, d'airs populaires de toute origine, ce qu'on appelle les petits formats ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Philippe s'est install&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les clubs de jazz avaient d&#233;j&#224; d&#233;sert&#233; l'arrondissement, &#224; l'exception de la Cigale, qui existe encore sous une forme bien diff&#233;rente. &#171; Dans les ann&#233;es 70, c'&#233;tait un caf&#233;, entr&#233;e libre et on payait les consommations au bar. Y tra&#238;naient toutes sortes de musiciens &#8211; Benny Waters, am&#233;ricain de Paris, magnifique saxophoniste alto, qui jouait &#171; vieux style &#187; avec fougue. Et les Antillais, comme le jeune pianiste Alain Jean-Marie arriv&#233; de Guadeloupe en 1974 ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le go&#251;t du partage&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pianiste, Philippe Baudouin a aussi jou&#233; dans le quartier. En 68, il accompagne Annie Fratellini puis son mari Pierre &#233;taix, qui vivaient rue Germain Pilon. Pendant deux ans, il fait du piano-bar. &#171; Pour ce genre de sport, il faut conna&#238;tre au moins cinq cents th&#232;mes, les rechercher, les apprendre, les empiler dans sa m&#233;moire, poursuit-il. C'est cela qui m'a donn&#233; le go&#251;t de la collection ! &#187; Mais l'un de ses plaisirs favoris est de susciter des rencontres. &#171; J'ai organis&#233; des d&#233;jeuners : les premiers mercredis du mois, les musiciens qui habitaient ou avaient habit&#233; l&#224; se retrouvaient au C&#233;page montmartrois. J'aime bien ce genre de retrouvailles. Avec le violoniste Daniel John Martin, j'ai mont&#233; un workshop sur le c&#244;t&#233; de l'&#233;glise Saint-Jean : guitaristes et violonistes se rassemblent. On fait de l'interg&#233;n&#233;rationnel : les jeunes jouent avec les vieux ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le musicien aime transmettre. Il a particip&#233; d&#232;s le d&#233;but &#224; la grande aventure du Centre d'Information Musicale (CIM). N&#233; rue Doudeauville dans les ann&#233;es 1980, ce centre a &#233;t&#233; la premi&#232;re grande &#233;cole de jazz en France. &#171; J'y ai travaill&#233; pendant quarante ans. Sans le Covid, j'y serais encore. Et sans dipl&#244;mes, j'y ai enseign&#233; le piano, l'histoire du jazz et l'harmonie. &#187; Philippe Baudoin est un autodidacte qui, apr&#232;s quelques ann&#233;es de piano classique, a &#233;labor&#233; sa &#171; non-technique &#187;. Puis s'est familiaris&#233; avec l'harmonie. &#171; J'ai commenc&#233; &#224; relever des th&#232;mes : &#224; partir d'un disque, il faut retrouver la m&#233;lodie et ensuite les accords sur le piano &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe continue de travailler dans ce quartier qu'il aime, m&#234;me s'il n'aime pas tout. &#171; Je n'adore pas la place Blanche avec son Moulin Rouge en carton-p&#226;te. Ni l'afflux de touristes et les marchands de b&#233;rets. Pourtant, le haut de la Butte est relativement pr&#233;serv&#233;, avec les peintres qui font des cro&#251;tes pour vivre mais avec un r&#233;el savoir-faire (comme les pianistes de bar ?), l'exquis mus&#233;e de Montmartre et la place &#201;mile Goudeau. Je ne bois pas d'alcool, mais j'aime bien cet &#233;tonnant personnage, fondateur des Hydropathes. &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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