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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>L'&#233;meute du 30 juillet 1955 &#224; la Goutte d'Or</title>
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		<dc:date>2026-10-01T15:03:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delpirou</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 30 juillet 1955, le quartier de la Goutte d'Or s'embrase. &#192; la suite d'un incident mineur qui prend rapidement une ampleur inattendue, plusieurs milliers d'Alg&#233;riens se heurtent aux forces de l'ordre. L'&#233;pisode se solde par d'importants d&#233;g&#226;ts mat&#233;riels et de nombreuses interpellations dans le quartier. &lt;br class='autobr' /&gt; Tomb&#233; dans l'oubli pendant plusieurs d&#233;cennies, cet &#233;v&#233;nement n'a commenc&#233; &#224; &#234;tre &#233;tudi&#233; qu'au d&#233;but des ann&#233;es 2000, dans un contexte de regain d'int&#233;r&#234;t pour l'histoire des violences (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-histoire-1670-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/rassemblement_du_1er_mai_1954_2-b8e36.png?1790867259' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 30 juillet 1955, le quartier de la Goutte d'Or s'embrase. &#192; la suite d'un incident mineur qui prend rapidement une ampleur inattendue, plusieurs milliers d'Alg&#233;riens se heurtent aux forces de l'ordre. L'&#233;pisode se solde par d'importants d&#233;g&#226;ts mat&#233;riels et de nombreuses interpellations dans le quartier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tomb&#233; dans l'oubli pendant plusieurs d&#233;cennies, cet &#233;v&#233;nement n'a commenc&#233; &#224; &#234;tre &#233;tudi&#233; qu'au d&#233;but des ann&#233;es 2000, dans un contexte de regain d'int&#233;r&#234;t pour l'histoire des violences urbaines. Int&#233;r&#234;t renforc&#233; apr&#232;s les &#233;meutes de 2005 dans de nombreuses banlieues parisennes, &#224; la suite de la mort de deux adolescents. Parmi les historiens ayant contribu&#233; &#224; remettre l'&#233;pisode de 1955 au centre de l'attention, Emmanuel Blanchard a jou&#233; un r&#244;le majeur. Ses travaux ont permis de le resituer dans son contexte politique et social et d'en montrer l'importance pour l'histoire de l'immigration alg&#233;rienne dans le quartier de la Goutte d'Or ainsi que des pratiques de r&#233;pression polici&#232;re visant plus sp&#233;cialement les &#171; Nord-Africains &#187; (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour saisir les causes de cette explosion de violence, il faut revenir sur les transformations du statut des Alg&#233;riens et de leur pr&#233;sence en m&#233;tropole, dans l'imm&#233;diat apr&#232;s-guerre. La loi du 20 septembre 1947 est une &#233;tape d&#233;cisive. Elle leur accorde la citoyennet&#233; fran&#231;aise et leur garantit la libre circulation entre les deux rives de la M&#233;diterran&#233;e. Cette r&#233;forme favorise l'arriv&#233;e en France d'importantes vagues de travailleurs alg&#233;riens venus chercher un emploi. Les grandes entreprises industrielles, comme la R&#233;gie Renault, ainsi que le secteur du b&#226;timent et des travaux publics, recrutent massivement cette main-d'&#339;uvre afin de r&#233;pondre aux besoins consid&#233;rables de la reconstruction d'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une population pauvre et pr&#233;caire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la r&#233;gion parisienne devient le principal territoire d'accueil, c'est dans le quartier de la Goutte d'Or, enclave pauvre au c&#339;ur du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; les logements sont bon march&#233;, que plusieurs milliers d'entre eux s'installent. En 1954, trois &#233;trangers sur quatre y sont Alg&#233;riens. Les conditions de vie des nouveaux arrivants sont pr&#233;caires. Certains r&#233;sident dans des h&#244;tels meubl&#233;s, les &#171; garnis &#187;, tandis que d'autres occupent des chambres exigu&#235;s dans des immeubles anciens et d&#233;grad&#233;s, souvent aux mains de &#171; marchands de sommeil &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, la pr&#233;sence croissante de cette population nouvelle transforme peu &#224; peu la vie du quartier. Caf&#233;s et commerces alimentaires se multiplient, tandis qu'apparaissent quelques lieux consacr&#233;s &#224; la production et &#224; la diffusion de la musique maghr&#233;bine. La prostitution occupe &#233;galement une place visible dans certaines rues, comme en Alg&#233;rie dans les &#171; quartiers r&#233;serv&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es qui suivent la fin de la guerre, la tension s'installe dans le quartier, marqu&#233;e par des actes de r&#233;bellion, des altercations avec les agents de police et des op&#233;rations de rafle en repr&#233;sailles. Au d&#233;but des ann&#233;es 50, la r&#233;pression polici&#232;re s'accro&#238;t. En dehors de l'arrondissement, une date t&#233;moigne de la violence meurtri&#232;re qu'elle peut rev&#234;tir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Provocations et &#171; mensonge d'&#201;tat &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 juillet 1953, lors du traditionnel d&#233;fil&#233; de la f&#234;te nationale, entre 6 000 et 8 000 nationalistes alg&#233;riens du Mouvement pour le triomphe des libert&#233;s d&#233;mocratiques (MTLD) d&#233;filent pacifiquement aux c&#244;t&#233;s du PCF et de la CGT. &#192; l'arriv&#233;e du cort&#232;ge place de la Nation, les forces de l'ordre tentent de s'emparer des portraits de Messali Hadj et des drapeaux alg&#233;riens. La police parisienne ouvre alors le feu sur les manifestants. Le bilan officiel est de sept morts &#8211; six ouvriers alg&#233;riens et un syndicaliste de la CGT &#8211; et d'une cinquantaine de bless&#233;s graves par balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'historien Emmanuel Blanchard qualifie de v&#233;ritable &#171; mensonge d'&#201;tat &#187; la version d&#233;fendue par les autorit&#233;s qui attribuent le drame &#224; une pr&#233;tendue &#233;meute des &#171; Nord-Africains &#187;. Aucun des policiers ayant fait usage de son arme ne sera inqui&#233;t&#233;. Malgr&#233; sa gravit&#233;, le massacre du 14 juillet 1953 dispara&#238;t progressivement de la m&#233;moire collective. Une semaine plus tard, la Pr&#233;fecture de police cr&#233;e la Brigade des agressions et violences (BAV), une unit&#233; sp&#233;cialis&#233;e qui pratique de mani&#232;re syst&#233;matique le contr&#244;le au faci&#232;s. Elle succ&#232;de, huit ans apr&#232;s sa dissolution, &#224; la Brigade nord-africaine (BNA), charg&#233;e du contr&#244;le, de la surveillance et de la r&#233;pression de la population maghr&#233;bine de la capitale, alors essentiellement alg&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier de la Goutte d'Or, les incidents se multiplient. Le 8 mai 1955, au carrefour de la rue de la Charbonni&#232;re, un car de police fonce au milieu de la foule pour proc&#233;der &#224; une interpellation. La brutalit&#233; de l'intervention provoque imm&#233;diatement de violents affrontements. Face &#224; la col&#232;re des habitants, les forces de l'ordre sont contraintes de battre en retraite. Le d&#233;clenchement de la guerre d'Alg&#233;rie, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1954, ne semble pas avoir jou&#233; un r&#244;le direct dans ces violences. Mais il a certainement contribu&#233; &#224; renforcer la surveillance des Alg&#233;riens vivant en m&#233;tropole et &#224; durcir les pratiques polici&#232;res &#224; leur encontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une presse aux accents racistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le samedi 30 juillet, jour de l'A&#239;d El-Kebir, l'une des principales f&#234;tes religieuses musulmanes comm&#233;morant le sacrifice d'Abraham (Ibrahim), le march&#233; de la Charbonni&#232;re et les rues environnantes sont noirs de monde. En d&#233;but d'apr&#232;s-midi, plusieurs milliers de personnes, venues de Paris et de la banlieue, s'y sont rassembl&#233;es pour profiter des festivit&#233;s et faire des achats. Alert&#233;e par les cris d'une commer&#231;ante, une patrouille de police cherche &#224; interpeller deux ressortissants alg&#233;riens soup&#231;onn&#233;s de vol et de recel. La vente &#224; la sauvette de marchandises d'origine incertaine, &#233;tait fr&#233;quente dans ce march&#233;. Emmanuel Blanchard remarque cependant que, &#171; selon certaines sources, cette d&#233;nonciation aurait surtout eu pour objectif d'&#233;carter deux militants politiques influents aupr&#232;s de la communaut&#233; alg&#233;rienne du quartier &#187;. L'intervention polici&#232;re d&#233;g&#233;n&#232;re rapidement. L'un des deux hommes r&#233;ussit &#224; s'enfuir, tandis que le second demande la protection de plusieurs compatriotes. Malgr&#233; sa r&#233;sistance, il est embarqu&#233; dans un &#171; panier &#224; salades &#187;, imm&#233;diatement pris pour cible par une foule hostile qui lance de nombreux projectiles, des pierres, des tessons de bouteilles, des boulons et des past&#232;ques. Le conducteur du v&#233;hicule fait alors une man&#339;uvre brusque, soit pour se d&#233;gager de la foule, soit pour l'intimider. Deux Alg&#233;riens sont renvers&#233;s, bless&#233;s aux jambes et transport&#233;s &#224; l'h&#244;pital Lariboisi&#232;re. Le v&#233;hicule heurte encore une devanture avant de parvenir &#224; s'extirper de ce chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action des habitants du quartier ne se fait pas attendre. Un groupe d'un millier de personnes, selon certaines estimations, se dirige vers le poste de police de la rue Doudeauville pour obtenir la lib&#233;ration de l'homme interpell&#233; et d&#233;noncer l'intervention des forces de l'ordre. En attendant l'arriv&#233;e de renforts, les policiers pr&#233;sents se retranchent &#224; l'int&#233;rieur du commissariat et ouvrent le feu &#224; l'aide de mitraillettes, blessant plusieurs personnes. Peu apr&#232;s, une dizaine de cars de police convergent vers le secteur afin de disperser les manifestants. L'affrontement est bref mais particuli&#232;rement violent. Repouss&#233;s dans les rues avoisinantes, les manifestants s'en prennent &#224; plusieurs vitrines et endommagent des v&#233;hicules en stationnement. Pour le journal L'Aurore, des Alg&#233;riens se seraient rassembl&#233;s en soir&#233;e sur le boulevard de La Chapelle, pour protester contre la provocation polici&#232;re de l'apr&#232;s-midi. Tard dans la nuit, le quartier &#233;tait toujours en effervescence. Selon la Pr&#233;fecture, le bilan officiel de cette journ&#233;e s'&#233;leva &#224; quinze bless&#233;s parmi les gardiens de la paix et &#224; dix chez les manifestants, dont trois par balle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse dans son ensemble prend le parti de la police. L'Aurore et Paris-Match s'en prennent avec une tonalit&#233; raciste aux fauteurs de troubles : &#171; Assez de ce scandale ! Les Parisiens doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;s contre ces Nord-Africains qui, samedi, dans le quartier de la Goutte d'Or ont fait r&#233;gner une atmosph&#232;re d'&#233;meute. (&#8230;) Surexcit&#233;s sans nul doute, &#224; l'occasion de l'A&#239;d El K&#233;bir, par les propagandes que l'on sait, des Nord-Africains se sont d&#233;cha&#238;n&#233;s dans le quartier de la Goutte d'Or, s'attaquant aux passants, brisant les vitrines et les voitures, saccageant et essayant de mettre le feu, allant jusqu'&#224; assi&#233;ger le commissariat de police. &#187; Seule L'Humanit&#233; d&#233;nonce la &#171; sanglante provocation au quartier de la Goutte d'Or samedi &#224; Paris &#187;[&#8230;] &#171; Ce fut une avalanche de policiers casqu&#233;s, sp&#233;cialement &#233;quip&#233;s, ayant troqu&#233; le b&#226;ton blanc pour la longue matraque noire &#224; l'am&#233;ricaine, brandissant revolvers et mitraillette, tirant des coups de feu, qui s'abattit sur le quartier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'&#233;tat d'urgence au 17 octobre 1961&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les jours qui suivent, l'&#233;tau se resserre autour de la population alg&#233;rienne. Lundi 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; ao&#251;t 1955, d&#232;s sept heures du matin, un blocus prend en tenaille le secteur entre les rues de la Charbonni&#232;re, de Chartres, de la Goutte d'Or et une portion du boulevard de La Chapelle. Toute personne qui veut entrer dans ce p&#233;rim&#232;tre doit montrer ses papiers et justifier de sa r&#233;sidence ou d'une occupation dans le quartier. On estime que plus de mille travailleurs alg&#233;riens sont chass&#233;s de leurs logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard, la loi du 26 juillet 1957 et l'ordonnance du 7 octobre1958, en appliquant &#224; la m&#233;tropole l'&#233;tat d'urgence d&#233;j&#224; proclam&#233; en Alg&#233;rie, mettront en place une militarisation progressive du contr&#244;le policier des Alg&#233;riens, rendue vraiment effective apr&#232;s la d&#233;signation de Maurice Papon &#224; la t&#234;te de la Pr&#233;fecture de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait ce qu'il advint de cette politique r&#233;pressive dans les derniers mois de la guerre. Le 17 octobre 1961, une manifestation organis&#233;e &#224; Paris par le FLN contre le couvre-feu impos&#233; aux seuls &#171; Fran&#231;ais musulmans d'Alg&#233;rie &#187; est violemment r&#233;prim&#233;e : des milliers de manifestants sont arr&#234;t&#233;s et plusieurs dizaines sont tu&#233;s, certains corps &#233;tant retrouv&#233;s dans la Seine. Quelques mois plus tard, le 8 f&#233;vrier 1962, une manifestation contre les attentats de l'OAS et pour la paix en Alg&#233;rie est &#224; son tour brutalement dispers&#233;e par la police. Neuf personnes trouvent la mort aux abords de la station de m&#233;tro Charonne. Maurice Papon ne sera pas jug&#233; pour ces violences mais son pass&#233; le rattrapera. Condamn&#233; en 1998 &#224; dix ans de r&#233;clusion criminelle pour complicit&#233; de crimes contre l'humanit&#233; en raison de son r&#244;le dans la d&#233;portation des juifs de Bordeaux sous l'Occupation, Maurice Papon sera incarc&#233;r&#233; en 1999, puis lib&#233;r&#233; en 2002 pour raisons de sant&#233;. Il mourra dans son lit &#224; 96 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;1. La police parisienne et les alg&#233;riens. 1944-1962. Nouveau Monde &#233;d. 2011, 450 pages, 26,50 &#164;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces images sp&#233;cifiques aux affrontements pr&#233;cis du 30 juillet 1955 &#224; la Goutte d'Or sont extr&#234;mement rares et difficilement accessibles en ligne, car les forces de l'ordre confisquaient souvent les pellicules et la presse de l'&#233;poque &#233;tait fortement censur&#233;e. Les lecteurs peuvent consulter les archives de Pierre Boulat photo reporter qui a document&#233; la vie des Nord-Africains &#224; Paris dans les ann&#233;es 50, notamment dans le quartier de la Goutte d'Or. Ses photos sont parues dans Paris-Match. Nous n'avons pas pu les utiliser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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