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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Inventaire des r&#233;dactions et des studios</title>
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		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Notre arrondissement abrite plus d'une vingtaine de m&#233;dias. D'une grande diversit&#233;, ils r&#233;inventent &#224; leur mani&#232;re la diffusion de l'information. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors que la concentration des m&#233;dias et la place de plus en plus grande qu'ils accordent &#224; l'extr&#234;me-droite ne sont plus une fiction, d'autres voix m&#233;diatiques m&#233;ritent d'&#234;tre entendues. Que ce soit au niveau national ou local. &#199;a tombe bien, depuis 1914, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est un des rares territoires parisiens &#224; manifester une telle activit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-dossier-medias-.html" rel="directory"&gt;Dossier m&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH117/carte_medias_18e_v2-41d56.jpg?1787829865' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre arrondissement abrite plus d'une vingtaine de m&#233;dias. D'une grande diversit&#233;, ils r&#233;inventent &#224; leur mani&#232;re la diffusion de l'information.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que la concentration des m&#233;dias et la place de plus en plus grande qu'ils accordent &#224; l'extr&#234;me-droite ne sont plus une fiction, d'autres voix m&#233;diatiques m&#233;ritent d'&#234;tre entendues. Que ce soit au niveau national ou local. &#199;a tombe bien, depuis 1914, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est un des rares territoires parisiens &#224; manifester une telle activit&#233; journalistique locale, notamment en ce qui concerne la presse &#233;crite (voir notre n&#176; 296). Si le papier a perdu en notori&#233;t&#233;, il continue de s'illustrer chez nous. En parall&#232;le, de nouveaux m&#233;dias ont vu le jour. Ce sont des webradios, des webt&#233;l&#233;s, des sites d'information et parfois m&#234;me les trois &#224; la fois. Revue d'effectifs de ces m&#233;dias, petits ou grands, implant&#233;s dans notre arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Installation de trois groupes de presse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des magazines nationaux aux journaux locaux, comme le n&#244;tre, en passant par des formats plus insolites, les canards ne manquent pas &#224; l'appel. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Montmartre est le quartier le plus prolifique en la mati&#232;re. Car outre Le Chat noir, journal litt&#233;raire et satirique fond&#233; en 1882, la Butte a vu na&#238;tre deux magazines en 2020 : celui de la R&#233;publique de Montmartre, Montmartre en revue et le trimestriel Planet Paris Montmartre, qui n'est autre que le successeur du magazine Montmartre, cr&#233;&#233; en 1987 avant de devenir Paris Montmartre. Plus original et plus r&#233;cent encore, le journal de poche th&#233;matique L&#224; l&#224; l&#224;, lanc&#233; en 2025, explore le territoire entre La Chapelle et Valentin-Abeille (voir notre n&#176; 333).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande nouveaut&#233; de ces derni&#232;res ann&#233;es r&#233;side avant tout dans l'installation de deux groupes de presse dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#192; la porte Montmartre, o&#249; Les Inrocks et Radio Nova, propri&#233;t&#233;s du banquier et homme d'affaires Matthieu Pigasse (&#233;galement actionnaire du groupe Le Monde) ont pos&#233; leurs valises en 2018, mais aussi &#224; la porte de Saint-Ouen qui h&#233;berge Unique Heritage Media. Cette entreprise de m&#233;dias et d'&#233;dition publie des magazines pour les enfants, mais aussi Epsiloon, un mensuel d'actualit&#233; scientifique lanc&#233; en 2021 par d'anciens membres de Science &amp; Vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin &#224; Lamarck-Caulaincourt, o&#249; le groupe So Press s'est install&#233; en septembre 2020. C'est d&#233;sormais l&#224; qu'il &#233;dite ses nombreux magazines : le quinzomadaire Society, les mensuels So Foot et So Film, Tsugi (sur la musique) ou les plus occasionnels Tampon (sur le rugby) et P&#233;dale. Le groupe de presse ind&#233;pendant poss&#232;de &#233;galement une r&#233;gie publicitaire et une soci&#233;t&#233; de production de films. Il a m&#234;me lanc&#233; r&#233;cemment Society +, une plateforme de documentaires en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Radio et vid&#233;o&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dignes h&#233;riti&#232;res des radios libres du d&#233;but des ann&#233;es 80, les radios ne sont pas en reste car on n'en compte pas moins de cinq depuis la fermeture de Vivre FM bas&#233; dans le quartier Poissonniers (voir page 5). Hormis Radio Nova qui diffuse depuis 1981 des programmes musicaux &#233;clectiques sur la bande FM, toutes les autres &#233;mettent uniquement sur internet. Comme Radio RapTz et XV3 Radio 75 &#224; La Chapelle ou Radio Barb&#232;s et 3615 Radio &#224; la Goutte d'Or. Pour la plupart associatives, elles ont chacune leur identit&#233; et sont bien plus que des stations de radio. On peut par exemple les croiser sur le terrain lors d'ateliers d'&#233;ducation populaire ou aux manettes de soir&#233;es musicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'audiovisuel, on retrouve Nogo TV, un m&#233;dia de proximit&#233; qui diffuse des programmes sur internet (voir notre n&#176; 318) et Begum TV, une cha&#238;ne par et pour les femmes afghanes (lire notre article page 5).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, des webm&#233;dias et des sites d'information proposant diff&#233;rents types de formats ont vu le jour depuis l'av&#232;nement du journalisme num&#233;rique. Parmi eux, le m&#233;dia local Goutte d'Or &amp; Vous, anim&#233; depuis 2017 par l'association Salle Saint-Bruno, Oldyssey qui propose un nouveau regard sur la vieillesse par l'interm&#233;diaire de vid&#233;os et de podcasts (voir notre n&#176; 326), ou Quartier g&#233;n&#233;ral. Lanc&#233; en 2019 par Aude Lancelin, ex-directrice adjointe de la r&#233;daction de L'Obs puis de Marianne, le site propose des articles d'actualit&#233; mais aussi des vid&#233;os-d&#233;bats tourn&#233;es &#224; la Maison de la conversation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le num&#233;rique a la cote&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la quasi-totalit&#233; des m&#233;dias recens&#233;s sont pr&#233;sents sur les r&#233;seaux sociaux &#8211; bien souvent pour promouvoir leurs contenus &#8211;, d'autres acteurs s'en servent aussi pour diffuser une information de qualit&#233;. C'est le cas des Talents du 18, une association qui met en avant les r&#233;ussites culturelles, professionnelles et sportives de notre arrondissement. Aliment&#233;s par Vivien Boyibanga, &#233;galement r&#233;dacteur au 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois et consultant sportif sur Beur FM et IRM Radio, les r&#233;seaux sociaux et le site internet des Talents du 18 permettent de suivre l'actualit&#233; locale sous un angle nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#233;rons d&#233;sormais que tous ces m&#233;dias sauront cr&#233;er des ponts et collaborer entre eux. Et qui sait, peut-&#234;tre en retrouverons-nous certains dans la future Maison des m&#233;dias libres du 70 boulevard Barb&#232;s ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Carte : Maxime Renaudet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Boulevard Barb&#232;s : UNE MAISON DES M&#201;DIAS LIBRES</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Initialement pr&#233;vue dans le 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, la Maison des m&#233;dias libres va voir le jour dans le quartier de Ch&#226;teau Rouge fin 2026. &lt;br class='autobr' /&gt; Dix ans apr&#232;s les premi&#232;res r&#233;flexions sur la cr&#233;ation d'une Maison des m&#233;dias libres &#224; Paris, le projet va se concr&#233;tiser et s'implanter au 70 boulevard Barb&#232;s. Dans un b&#226;timent de 4 238 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; construit &#224; l'origine pour accueillir la section de quartier de la Compagnie parisienne de distribution d'&#233;lectricit&#233;. &#192; l'int&#233;rieur, seront am&#233;nag&#233;s trois &#233;tages de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-dossier-medias-.html" rel="directory"&gt;Dossier m&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/70barbes_mr-f1158.jpg?1787829865' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Initialement pr&#233;vue dans le 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, la Maison des m&#233;dias libres va voir le jour dans le quartier de Ch&#226;teau Rouge fin 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s les premi&#232;res r&#233;flexions sur la cr&#233;ation d'une Maison des m&#233;dias libres &#224; Paris, le projet va se concr&#233;tiser et s'implanter au 70 boulevard Barb&#232;s. Dans un b&#226;timent de 4 238 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; construit &#224; l'origine pour accueillir la section de quartier de la Compagnie parisienne de distribution d'&#233;lectricit&#233;. &#192; l'int&#233;rieur, seront am&#233;nag&#233;s trois &#233;tages de bureaux en open spaces, un sous-sol de studios de radio et de t&#233;l&#233;vision et un rez-de-chauss&#233;e ouvert au public avec un caf&#233;-librairie, des espaces de r&#233;union, de conf&#233;rence et de coworking.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accompagn&#233; par &#171; le millionnaire de gauche &#187; Olivier Legrain, qui a fait fortune dans l'industrie, un collectif de m&#233;dias ind&#233;pendants avait vu sa candidature rejet&#233;e en 2018. Ils visaient, dans le cadre de l'appel &#224; projet &#171; R&#233;inventer Paris 2 &#187;, l'occupation d'un ancien poste de transformation &#233;lectrique situ&#233; boulevard Charonne (11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, la coalition comptait plus de 80 structures et m&#233;dias partenaires comme Mediapart, Blast, Basta !, Les Jours, SoPress, Politis, Reporterre, Street Press ou encore Alternatives &#233;conomiques, La Revue dessin&#233;e et Le Monde diplomatique. L'objectif &#233;tait alors de cr&#233;er &#171; un lieu public de rencontre et d'&#233;change, d'exposition et de formation autour du journalisme, et un lieu professionnel proposant des locaux &#224; des m&#233;dias unis par la d&#233;fense de l'ind&#233;pendance et de la libert&#233; de l'information &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vivre et enqu&#234;ter ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet aurait pu donc ne jamais voir le jour. Mais le 25 juin 2024, le Conseil de Paris a vot&#233;, &#224; l'unanimit&#233;, la vente du b&#226;timent du 70 boulevard Barb&#232;s &#224; un collectif compos&#233; d'Olivier Legrain et de la fonci&#232;re Bellevilles qui r&#233;habilite d'anciens logements, commerces ou espaces d'activit&#233;s afin d'y d&#233;velopper des projets en lien avec l'&#233;conomie sociale et solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si certains m&#233;dias comme Mediapart ne font plus partie aujourd'hui de l'aventure, cette derni&#232;re a toujours la m&#234;me vis&#233;e : renforcer l'&#233;cosyst&#232;me des m&#233;dias ind&#233;pendants porteurs de valeurs de pluralisme. &#171; Je n'ai pas les moyens d'acheter des m&#233;dias, et je n'ai pas du tout envie de faire &#231;a, confiait Olivier Legrain au micro de France Inter fin mars. J'ai envie que ces gens-l&#224;, qui sont des petits m&#233;dias, aient des conditions d'accueil, puissent vivre et faire des enqu&#234;tes ensemble et porter une sorte de contre-pouvoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme d'affaires fran&#231;ais, qui se d&#233;finit comme &#171; un pauvre petit millionnaire qui met une grande partie de son patrimoine dans un projet &#187;, a r&#233;v&#233;l&#233; que le permis de construire venait d'&#234;tre d&#233;pos&#233;. Par cons&#233;quent, les travaux devraient bient&#244;t pouvoir commencer boulevard Barb&#232;s, pour une livraison pr&#233;vue en octobre 2026. Toutefois, Olivier Legrain a laiss&#233; entendre sur les ondes que la Maison des m&#233;dias libres pourrait ne voir le jour qu'en 2027.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, difficile donc de savoir la date exacte d'ouverture de cette maison in&#233;dite ou l'identit&#233; des m&#233;dias qui l'occuperont. D'autant que nous ne sommes pas encore parvenus &#224; nous entretenir avec une des coordinatrices du projet. Mais promis, on en reparle tr&#232;s bient&#244;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Maxime Renaudet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Begum TV : des Afghanes parlent aux Afghanes</title>
		<link>https://www.18dumois.info/tele-afghane-diffuser-ici-pour-instruire-la-bas.html</link>
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		<dc:date>2025-05-04T18:22:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; abrite les discrets studios d'une t&#233;l&#233;vision con&#231;ue &#224; l'intention des femmes d'Afghanistan dont les droits les plus &#233;l&#233;mentaires sont bafou&#233;s depuis le retour au pouvoir des Talibans. Les programmes sont fond&#233;s sur l'&#233;ducation, la sant&#233; et la culture. &lt;br class='autobr' /&gt; Un studio d'enregistrement sur fond vert dans lequel la journaliste Golalai Karimi et son invit&#233;e du jour attendent patiemment que Tawfiq Sediqi, le technicien, soit pr&#234;t pour d&#233;buter l'enregistrement du talk-show. Dans la pi&#232;ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-dossier-medias-.html" rel="directory"&gt;Dossier m&#233;dias&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/_n8c0062-6c86a.jpg?1787829865' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; abrite les discrets studios d'une t&#233;l&#233;vision con&#231;ue &#224; l'intention des femmes d'Afghanistan dont les droits les plus &#233;l&#233;mentaires sont bafou&#233;s depuis le retour au pouvoir des Talibans. Les programmes sont fond&#233;s sur l'&#233;ducation, la sant&#233; et la culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un studio d'enregistrement sur fond vert dans lequel la journaliste Golalai Karimi et son invit&#233;e du jour attendent patiemment que Tawfiq Sediqi, le technicien, soit pr&#234;t pour d&#233;buter l'enregistrement du talk-show. Dans la pi&#232;ce voisine, Wahija Wahidi pr&#233;pare sa prochaine &#233;mission pour laquelle elle collecte en ligne des reportages produits par l'AFP. Quant &#224; Diba Akbari, elle se maquille consciencieusement face au miroir. Dans quelques instants, elle enregistrera un appel &#224; t&#233;moins pour pr&#233;parer Tabassum, son programme consacr&#233; au bien-&#234;tre et &#224; la sant&#233; mentale, diffus&#233; en direct une fois par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne se d&#233;roule rue Ordener, dans les studios de Begum TV, deux appartements mis &#224; disposition par la Mairie de Paris. Cette t&#233;l&#233;vision satellitaire, port&#233;e par l'ONG Begum Organization for Women, a &#233;t&#233; con&#231;ue pour les femmes d'Afghanistan au printemps 2024. Ses &#233;missions, enregistr&#233;es en pachto et en dari, les deux langues officielles du pays, sont destin&#233;es &#224; l'&#233;ducation (six heures de cours sont diffus&#233;es chaque jour, issues des programmes scolaires officiels afghans), &#224; l'information et au divertissement des Afghanes d&#233;sormais interdites de coll&#232;ge, de lyc&#233;e et d'universit&#233;. &#171; Ici, il n'est pas question de censure, poursuit Hamida Aman, la fondatrice de Begum TV. Nos journalistes peuvent s'exprimer comme elles le souhaitent. Et le gouvernement afghan n'est pas en mesure d'interrompre la diffusion par satellite. Pr&#232;s de la moiti&#233; des foyers l&#224;-bas peuvent nous recevoir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'origine, une radio&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle parle de censure, cette journaliste suisse-afghane sait de quoi elle parle. En f&#233;vrier, la radio qu'elle a fond&#233;e en Afghanistan en 2021 &#8211; pour diffuser les programmes scolaires du pays &#224; l'intention des femmes &#8211; a &#233;t&#233; suspendue durant plus d'un mois et deux employ&#233;s ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s. Des ordinateurs, des smartphones et du mat&#233;riel d'enregistrement ont &#233;t&#233; saisis. &#171; On a accus&#233; la radio de diffuser des programmes subversifs, ce qui est faux, pr&#233;cise Hamida. Nous nous effor&#231;ons de respecter la loi malgr&#233; toutes les restrictions impos&#233;es (interdiction de la po&#233;sie, pan important de la culture afghane, et de la musique, impossibilit&#233; de parler d'amour ou de critiquer la politique du gouvernement, NDLR) car le service que nous apportons &#224; la population prime. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir grandi et &#233;tudi&#233; en Suisse, o&#249; sa famille avait fui l'occupation sovi&#233;tique, Hamida est repartie vivre quinze ans en Afghanistan. D'abord comme reporter, en 2002. &#171; Mais je ne pouvais pas me contenter de cela, se souvient-elle. Je voulais m'impliquer dans le d&#233;veloppement local, cr&#233;er des emplois. Il y avait alors beaucoup d'espoir pour que les choses changent dans le pays. &#187; Elle se lance dans la formation de journalistes puis cr&#233;e une agence de communication audiovisuelle. Na&#238;tra ensuite en 2012 une radio pour les jeunes. &#171; Puis je suis revenue en Europe pour &#233;lever mes enfants pr&#232;s de ma famille &#187;, explique Hamida, qui poursuit n&#233;anmoins les allers-retours et ses activit&#233;s au pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, les cinq animatrices et journalistes de la t&#233;l&#233;vision sont r&#233;fugi&#233;es, ainsi que les deux techniciens qui accompagnent la diffusion des programmes. &#171; J'&#233;tais actrice de cin&#233;ma &#187;, explique Marina Golbahari, 33 ans, qui anime d&#233;sormais un talk-show et une &#233;mission consacr&#233;e &#224; la musique sur Begum TV. Inimaginable d&#233;sormais au pays. &#171; Je suis arriv&#233;e en France d&#232;s 2015, rembobine Marina. Car d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;poque je subissais la pression des Talibans. &#187; Golalai, 24 ans, est elle arriv&#233;e en 2021. Elle travaillait dans les m&#233;dias kaboulis. &#171; J'ai m&#234;me interview&#233; le chef des Talibans juste apr&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir, j'&#233;tais la premi&#232;re femme &#224; le faire, se souvient-elle. &#192; l'&#233;poque, il disait qu'il r&#233;fl&#233;chissait &#224; ce que le r&#233;gime allait faire au sujet des femmes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un vivier d'intellectuelles r&#233;fugi&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir trouv&#233; refuge en France, toutes deux ont travaill&#233; dans la restauration. Marina a aussi tourn&#233; dans trois courts-m&#233;trages. Puis le projet de Begum TV est venu leur ouvrir d'autres perspectives. &#171; Quand on a d&#233;cid&#233; de lancer une cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision, nous avons mis des petites annonces pour recruter nos animatrices, r&#233;sume Hamida. Je savais qu'il y avait un vivier d'artistes et de journalistes install&#233;es dans l'Hexagone. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recrues viennent de diff&#233;rentes villes, en fonction des centres d'accueil des demandeurs d'asile, dans lesquels elles ont d'abord &#233;t&#233; log&#233;es. Trouver un logement pour se rapprocher de Paris n'a pas &#233;t&#233; facile et beaucoup habitent encore en lointaine banlieue. &#171; C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous voulions des locaux dans le nord de Paris, observe Hamida. Pas trop loin des gares du Nord et de Saint-Lazare. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les difficult&#233;s de l'exil et la difficult&#233; &#224; vivre seules, pour les jeunes femmes, retrouver une telle situation, alors que beaucoup parlent encore peu fran&#231;ais, est un vrai soulagement. &#171; C'est vraiment super de travailler ici, pour nos s&#339;urs, explique Marina. En Afghanistan, elles doivent rester &#224; la maison. Je veux faire en sorte qu'elles se sentent mieux. &#187; S'&#233;manciper ici pour mieux aider l&#224;-bas, un beau projet que Golalai, elle, travaille &#224; compl&#233;ter par un livre. &#171; Dedans, je me demande pourquoi les hommes afghans ne veulent pas que les femmes soient libres. &#187; Une vraie question et un probl&#232;me de taille que Begum TV s'attache &#224; compenser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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