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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>LA CHAPELLE : ALERTE, OEUVRE D'ART EN P&#201;RIL</title>
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		<dc:date>2025-01-31T21:28:50Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean Serillin, Maxime Renaudet</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'oeuvre du mosa&#239;ste et sculpteur Charles Gianferrari est menac&#233;e par des futurs immeubles de la ZAC Chapelle Charbon. Alors que le petit-fils de l'artiste et un groupement de locataires ont propos&#233; des solutions alternatives, les discussions avec l'am&#233;nageur et la Ville sont au point mort. &lt;br class='autobr' /&gt; En partie camoufl&#233;e par des arbustes qui ont pris leurs aises, la mosa&#239;que de Charles Gianferrari est toujours l&#224;. Elle a &#233;t&#233; install&#233;e en 1987 sur le sol de la rue Jean Cottin et sur une sculpture en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-evangile-.html" rel="directory"&gt;Evangile&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH97/img_5911-10e85.jpg?1787830863' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'oeuvre du mosa&#239;ste et sculpteur Charles Gianferrari est menac&#233;e par des futurs immeubles de la ZAC Chapelle Charbon. Alors que le petit-fils de l'artiste et un groupement de locataires ont propos&#233; des solutions alternatives, les discussions avec l'am&#233;nageur et la Ville sont au point mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En partie camoufl&#233;e par des arbustes qui ont pris leurs aises, la mosa&#239;que de Charles Gianferrari est toujours l&#224;. Elle a &#233;t&#233; install&#233;e en 1987 sur le sol de la rue Jean Cottin et sur une sculpture en b&#233;ton int&#233;grant terre cuite et &#233;maux. En haut de cette derni&#232;re, qui forme un mur transformant la rue en impasse, tr&#244;nent des pierres semi-pr&#233;cieuses quasi intactes. On ne peut pas en dire autant du calepinage compos&#233; de briques multicolores sous nos pieds. &#171; Vous voyez la tranch&#233;e-l&#224;, c'est un des derniers arguments pour justifier la destruction de ces &#339;uvres : l'&#233;vacuation des sanitaires des futurs immeubles. Ils ont d&#233;j&#224; tout saccag&#233; &#187;, d&#233;nonce Arlette*, tout en d&#233;signant au sol une longue bande de briques arrach&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec d'autres habitants du quartier, elle a cr&#233;&#233; le groupement de locataires R&#233;silience 18 qui a &#233;t&#233; rejoint en octobre dernier par les ayants droit de l'artiste. Oris Gianferrari, le petit-fils, se d&#233;m&#232;ne &#224; leurs c&#244;t&#233;s pour pr&#233;server la m&#233;moire et les &#339;uvres de son grand-p&#232;re. En vain ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'Auroville &#224; l'&#201;vangile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;c&#233;d&#233; en 2010, Charles Gianferrari a r&#233;alis&#233; plusieurs &#339;uvres remarquables, comme la mosa&#239;que en marbre du patio de la mairie de Grenoble ou l'immense urne qui tr&#244;ne dans l'amphith&#233;&#226;tre d'Auroville, cette ville exp&#233;rimentale indienne. &#192; Paris, il a co-cr&#233;&#233; en 1962 L'&#338;uf, un centre d'&#233;tudes compos&#233; d'architectes d&#233;corateurs qui fut install&#233; un temps aux Grandes-Carri&#232;res. C'est en 1987 qu'il r&#233;alisera sa mosa&#239;que multicolore pour la ZAC &#201;vangile, en collaboration avec Alain Gillot, architecte de l'ensemble immobilier Cottin-Queneau. Aujourd'hui, celle-ci est menac&#233;e d'&#234;tre d&#233;truite pour ouvrir la rue Cottin sur le parc Chapelle Charbon et pour faciliter le raccordement des r&#233;seaux d'assainissement des futurs immeubles, rendu impossible par le fait que la sculpture est enfonc&#233;e trois m&#232;tres sous terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le projet date de 2016, ce n'est qu'en octobre dernier qu'Oris est contact&#233; pour la premi&#232;re fois. Au t&#233;l&#233;phone : Myriam Bercovici, cheffe de projets urbains &#224; la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris. &#171; Elle m'a dit que les &#339;uvres allaient &#234;tre d&#233;truites et que m&#234;me si je m'y opposais, &#231;a allait co&#251;ter de l'argent et &#231;a ne changerait rien, explique le jeune homme de 29 ans. Ils m'ont ensuite propos&#233; de recycler les &#339;uvres de mon grand-p&#232;re dans une d&#233;marche &#233;coresponsable et de mettre une plaque comm&#233;morative. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heurt&#233;s par cette proposition et par ce qu'ils consid&#232;rent comme du m&#233;pris, Oris Gianferrari et R&#233;silience 18 ont uni leurs forces pour trouver des solutions alternatives, quitte &#224; sacrifier une partie de l'&#339;uvre. La premi&#232;re : conserver la partie centrale du mur et cr&#233;er deux ouvertures de chaque c&#244;t&#233;. La seconde : installer la canalisation rue de la Croix-Moreau, &#224; une dizaine de m&#232;tres de la rue Cottin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une destruction d&#233;j&#224; entam&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les solutions propos&#233;es ne semblent pas avoir convaincu l'am&#233;nageur du projet, Paris &amp; M&#233;trople Am&#233;nagement (P&amp;MA), la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et la direction de l'urbanisme. Dans une lettre, cette derni&#232;re rappellait &#224; juste titre que, dans ses avis datant de 1986, la direction de l'am&#233;nagement urbain pr&#233;voyait que l'impasse Cottin soit transform&#233;e ult&#233;rieurement en rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quid des solutions propos&#233;es ? &#171; Celle qui consisterait &#224; d&#233;vier la canalisation des r&#233;seaux d'assainissement co&#251;terait 1 million d'euros, r&#233;torque Mario Gonzalez, adjoint au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233; de l'urbanisme et du logement. Quand vous avez un budget contraint comme le n&#244;tre, autant vous dire qu'une telle somme compromet l'ensemble. &#187; Pour les ouvertures sur le c&#244;t&#233;, l'&#233;lu &#233;voque un non-sens vis-a-vis des commerces et de l'&#233;cole qui seront situ&#233;s de l'autre c&#244;t&#233;, mais aussi des questions de s&#233;curit&#233; li&#233;es &#224; un probl&#232;me de visibilit&#233; : &#171; On a consult&#233; les services de la police municipale et nationale qui nous ont dit que laisser un mur, y compris avec deux passages pi&#233;tons, ce n'est pas optimal &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convaincus, eux, de la faisabilit&#233; de leurs propositions, R&#233;silience 18 et Oris Gianferrari r&#233;clament toujours des &#233;tudes chiffr&#233;es. Mais aussi des justificatifs relatifs &#224; la destruction des &#339;uvres pr&#233;c&#233;dentes. Car, en effet, une partie de l'&#339;uvre &#8211; situ&#233;e place Mac Orlan &#8211; a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;truite. Et ce, sans que les ayants droit soient pr&#233;venus. L&#224; encore, la justification avanc&#233;e fait grincer des dents le petit-fils de l'artiste : &#171; Ils disent qu'ils ne trouvent pas de bon de commande de la Ville de Paris &#224; destination de mon grand-p&#232;re. Mais c'est normal, c'est l'architecte Alain Gillot qui lui a pass&#233; commande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat, en plus d'avoir &#233;t&#233; en partie d&#233;truite, la mosa&#239;que n'a donc jamais &#233;t&#233; entretenue par les services de la Ville, alors qu'une r&#233;serve avait &#233;t&#233; pr&#233;vue pour cela. &#171; Avant qu'elle soit envahie par toute cette v&#233;g&#233;tation et qu'elle soit d&#233;fonc&#233;e, cette &#339;uvre &#233;tait une r&#233;f&#233;rence dans le quartier, mais ils ont tout fait pour que personne ne la voie, c'est un manque de respect fondamental, estime Arlette. Cette derni&#232;re ne croit plus aux concertations citoyennes. On y va, on fait des propositions mais &#231;a ne sert &#224; rien, c'est juste du pipeau. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Symbole de concorde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vue du ciel, la mosa&#239;que de Charles Gianferrari situ&#233;e porte de Champerret est impressionnante. Comme celle du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, elle montre la g&#233;n&#233;rosit&#233; de l'artiste &#224; vouloir embellir un ensemble de b&#233;ton, ce qui lui vaut ici d'&#234;tre entretenue. L'on se prend alors &#224; r&#234;ver d'une restauration rue Cottin, avec des artistes, artisans et &#233;tudiants d'art du quartier. Une mosa&#239;que redor&#233;e et ouverte sur le parc, reconnue par la Mairie et symbole de concorde. Un r&#234;ve en sommeil puisque les discussions sont au point mort entre les d&#233;fenseurs de l'&#339;uvre, P&amp;MA, la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et la direction de l'urbanisme. Pour y rem&#233;dier, Oris et R&#233;silience 18 doivent rencontrer le m&#233;diateur de la Ville de Paris. &#171; Nous souhaitons &#233;viter tout recours juridique, confie Oris. Cependant, si aucune solution n'est trouv&#233;e, je serai contraint d'engager une proc&#233;dure. Une telle situation serait regrettable pour toutes les parties. &#187; En attendant, les membres de R&#233;silience 18 surveillent la rue Jean Cottin pour pr&#233;venir l'arriv&#233;e de bulldozers. Quand est-elle pr&#233;vue ? Difficile de le savoir puisque, sur ce point, Mario Gonzalez nous a redirig&#233; vers P&amp;MA qui a fait suivre notre demande &#224;... la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Contact&#233;e par mail, Myriam Bercovici n'a pas r&#233;pondu &#224; nos sollicitations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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