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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Kiosques, du porte-plumes au porte-pub</title>
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		<dc:creator>B&#233;atrice Dunner</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si, &#224; notre grand regret, la presse ne fait plus recette pour les kiosques parisiens, leur pr&#233;sence embl&#233;matique pourrait offrir des services de proximit&#233;, favoriser les &#233;changes et le lien social. &lt;br class='autobr' /&gt; Le kiosque &#224; journaux est, comme la colonne Morris, un incontournable du paysage parisien depuis 1857, quand le baron Haussmann a inaugur&#233; sur les Grands Boulevards le tout premier. Un gracieux &#233;dicule con&#231;u par un homme qui s'y connaissait en mobilier urbain, l'architecte Gabriel Davioud. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH98/kiosque_ng-ea15f.jpg?1787825789' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si, &#224; notre grand regret, la presse ne fait plus recette pour les kiosques parisiens, leur pr&#233;sence embl&#233;matique pourrait offrir des services de proximit&#233;, favoriser les &#233;changes et le lien social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le kiosque &#224; journaux est, comme la colonne Morris, un incontournable du paysage parisien depuis 1857, quand le baron Haussmann a inaugur&#233; sur les Grands Boulevards le tout premier. Un gracieux &#233;dicule con&#231;u par un homme qui s'y connaissait en mobilier urbain, l'architecte Gabriel Davioud. Aujourd'hui &#224; Paris, contrairement &#224; ce que l'on pourrait penser, les kiosques sont plus nombreux que jamais : 340 pour toute la ville. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement en compte dix-neuf. Un nombre qui peut para&#238;tre assez faible pour un arrondissement parmi les plus peupl&#233;s de la capitale. D'autant qu'ils ne sont m&#234;me plus dix-neuf aujourd'hui mais dix-huit, car le kiosque du m&#233;tro Barb&#232;s-Rochechouart a ferm&#233; apr&#232;s l'agression de son vendeur Samir Lebcher, en 2019 et vient d'&#234;tre d&#233;mont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les dix-huit restants, seuls douze vendent encore des journaux mais pas exclusivement, loin s'en faut (la presse ne repr&#233;sente que 60 &#224; 95% de leur chiffre d'affaires, selon les emplacements). Deux autres vendent des fruits et l&#233;gumes et un, rue du Poteau, a &#233;t&#233; transform&#233; en conciergerie par l'entreprise de services &#171; Lulu dans ma rue &#187;. Les trois derniers sont tout simplement ferm&#233;s, parfois depuis longtemps, comme celui qui se trouve dans la partie haute de la place de Clichy, d'autant plus inutile qu'il y en a deux autres un peu plus bas, &#224; moins de 200 m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rentabilit&#233; contre espace public&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gestionnaire de tous ces kiosques &#224; Paris o&#249; le contrat pass&#233; avec la Ville court jusqu'en 2031 mais aussi partout en France, est depuis plus d'un si&#232;cle M&#233;diaKiosk, une entreprise de r&#233;gie publicitaire dont Jean-Claude Decaux est d&#233;sormais actionnaire tr&#232;s majoritaire. Elle se charge de tout : conception des nouveaux kiosques, fabrication, installation sur la voie publique (apr&#232;s concertation avec les autorit&#233;s municipales), maintenance, choix et formation des kiosquiers. Ces investissements peuvent para&#238;tre lourds, en fait ils rapportent beaucoup : depuis le d&#233;clin de la presse papier, la v&#233;ritable fonction r&#233;mun&#233;ratrice du kiosque est en effet celle de support publicitaire. Les tout derniers mod&#232;les ont d'ailleurs &#233;t&#233; con&#231;us express&#233;ment &#224; cette fin. On comprend mieux pourquoi les kiosques qui ont baiss&#233; le rideau restent en place : les annonces publicitaires s'y succ&#232;dent toujours et ne cessent pas d'&#234;tre rentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que responsable voirie, mobilit&#233;s douces, espace public, Antoine Dupont, adjoint EELV au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d&#233;plore cette situation : les kiosques doivent &#234;tre au service du citoyen. Lorsqu'ils deviennent de simples supports publicitaires ou des ersatz de boutiques de souvenirs pour touristes press&#233;s et peu regardants, ils encombrent inutilement la d&#233;ambulation des pi&#233;tons, confisquant ainsi l'espace public &#224; des fins lucratives, au m&#234;me titre que les terrasses abusives, les &#233;talages envahissants, les stationnements sauvages, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour des kiosques utiles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces constats n'ont rien d'anodin : en effet, les prochaines mandatures seront confront&#233;es &#224; deux probl&#232;mes essentiels : la lutte contre les effets du r&#233;chauffement climatique en ville et la d&#233;fense de l'espace public. Il semble que les actuels responsables municipaux parisiens soient bien conscients de l'importance du premier enjeu et qu'ils agissent en cons&#233;quence : r&#233;duction de la circulation automobile, pi&#233;tonnisation, v&#233;g&#233;talisation &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait en dire autant du second : l'espace public est constamment grignot&#233;, c&#233;d&#233;, mon&#233;tis&#233;, menac&#233;, selon une logique sournoise mais continue, sans que la Mairie s'en &#233;meuve outre mesure. Et pourtant, pour la ville de demain o&#249; il fera de plus en plus chaud et dont la population aura beaucoup vieilli, des rues &#171; marchables &#187;, aux espaces d&#233;gag&#233;s et aux larges trottoirs sont aussi indispensables qu'une bonne v&#233;g&#233;talisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les kiosques parisiens et donc ceux du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, illustrent bien cette probl&#233;matique. Lorsqu'ils ne servent plus que de porte-panneaux publicitaires, il faudrait soit les d&#233;monter, soit les adapter &#224; d'autres fonctions pr&#233;sentant un int&#233;r&#234;t r&#233;el pour les habitants du quartier. Certes, on commence &#231;a et l&#224;, &#224; envisager pour eux une utilit&#233; plus pratique : vente de titres de transport, recharge de portables, relais colis&#8230; Mais il reste beaucoup &#224; faire. A quand les kiosques-fleuriste, les kiosques-bouquinerie, les kiosques-relais toilettes, les kiosques-consigne et bagagerie, etc ? Tant de projets pourraient ainsi voir le jour et par la m&#234;me occasion, tant de nouvelles possibilit&#233;s d'emploi et d'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; quand, pour le quartier Montmartre, un kiosque destin&#233; &#224; l'information intelligente des touristes ? En effet, la Butte n'a plus d'office du tourisme depuis que le local de la rue Drevet a ferm&#233;, il y a d&#233;j&#224; longtemps. Par exemple, un ou plusieurs kiosques &#8211; accueillants car ouverts sur la rue &#8211; pourraient conseiller utilement les touristes, les sensibiliser au respect de l'environnement, de la propret&#233; et &#233;veiller leur curiosit&#233; pour d'autres visites que &#171; le caf&#233; d'Am&#233;lie Poulain &#187;, &#171; le Mur des je t'aime &#187; ou la place du Tertre&#8230; Id&#233;e &#224; suivre ? Souhaitons-le. Si la Mairie veut vraiment, comme elle l'assure, lutter contre le sur-tourisme, elle doit s'en donner les moyens. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Maxime Renaudet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Goutte d'Or, zone m&#233;dicale &#224; d&#233;fendre</title>
		<link>https://www.18dumois.info/goutte-d-or-zone-medicale-a-defendre.html</link>
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		<dc:date>2024-03-29T18:21:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie Katz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La nouvelle s'est vite propag&#233;e et inqui&#232;te les habitants : le cabinet m&#233;dical du 7 rue Saint-Luc risque de fermer prochainement. &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, le docteur Anne Gesqui&#232;re prend sa retraite en juillet et &#224; ce jour, elle n'a pas de rempla&#231;ant permanent. Cons&#233;quence directe : son associ&#233;, le docteur Badis Hadrouf, ne pourra accueillir une patient&#232;le suppl&#233;mentaire ni assumer seul les charges du cabinet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, le probl&#232;me est national et surtout r&#233;gional, puisque l'Ile-de-France &#233;tait en 2022, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La nouvelle s'est vite propag&#233;e et inqui&#232;te les habitants : le cabinet m&#233;dical du 7 rue Saint-Luc risque de fermer prochainement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, le docteur Anne Gesqui&#232;re prend sa retraite en juillet et &#224; ce jour, elle n'a pas de rempla&#231;ant permanent. Cons&#233;quence directe : son associ&#233;, le docteur Badis Hadrouf, ne pourra accueillir une patient&#232;le suppl&#233;mentaire ni assumer seul les charges du cabinet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le probl&#232;me est national et surtout r&#233;gional, puisque l'Ile-de-France &#233;tait en 2022, le &#171; &lt;i&gt;premier d&#233;sert m&#233;dical de France m&#233;tropolitaine&lt;/i&gt; &#187; selon l'ARS : 62,4 % de ces territoires ont &#233;t&#233; class&#233;s en zones d'intervention prioritaire (ZIP), notamment les 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements. On comptait 121 m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour une population d'un peu plus de 191 000 habitants (contre 239 dans le 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour 171 000 personnes environ). En France, la densit&#233; moyenne des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes est de 149 pour 100 000 habitants, dont 57 % de praticiens lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Intervenir en amont&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le classement en ZIP permet &#224; de jeunes m&#233;decins qui souhaitent s'installer, de b&#233;n&#233;ficier d'un soutien de l'assurance maladie (50 000 &#8364;). Des contrats peuvent &#233;galement financer les &#233;tudes des &#233;tudiants ou internes, en contrepartie d'une installation dans ces p&#233;rim&#232;tres. C'est actuellement une des actions initi&#233;es par Ayodele Ikuesan, ajointe charg&#233;e de la sant&#233; &#224; la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en partenariat avec la communaut&#233; professionnelle territoriale de sant&#233; (CPTS) de l'arrondissement. &#171; &lt;i&gt;Il faut traiter ce probl&#232;me en amont de la fin des &#233;tudes pour favoriser l'installation dans nos quartiers&lt;/i&gt; &#187;, affirme l'&#233;lue. La structure d'&#226;ge des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes en Ile-de-France est loin de rassurer : les praticiens de 60 ans et plus sont 41,5 %, soit un d&#233;part &#224; court terme (plus de 65 ans) de 23 % d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comp&#233;tences particuli&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce cabinet de la rue Saint-Luc fait partie de l'histoire du quartier, il a &#233;t&#233; au c&#339;ur de toutes ses transformations et &#233;volutions, plusieurs g&#233;n&#233;rations d'une m&#234;me famille y ont &#233;t&#233; suivies et soign&#233;es. Il suffit de voir les cartes postales de tous les pays sur les murs pour comprendre l'attachement des patients &#224; leurs m&#233;decins ! C'est le cas de l'une d'eux S&#233;verine, qui s'inqui&#232;te : &#171; &lt;i&gt;Ma famille de cinq personnes dont trois enfants, n'a plus de m&#233;decin traitant. Comme beaucoup d'autres dans le quartier, avec le risque d'une certaine errance m&#233;dicale.&lt;/i&gt; &#187; Elle regrette la perte des comp&#233;tences acquises des deux m&#233;decins concern&#233;s sur des pathologies sp&#233;cifiques de patients originaires d'Afrique, sur l'adaptation du traitement des diab&#233;tiques en p&#233;riode de ramadan, etc. Faute de m&#233;decin traitant, certains habitants, souvent les plus pr&#233;caires, vont se tourner vers l'h&#244;pital d&#233;j&#224; surcharg&#233;, lorsque leurs probl&#232;mes &#224; l'origine b&#233;nins, se seront lourdement aggrav&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant quelque temps, deux m&#233;decins rempla&#231;ants ont test&#233; le travail au sein du cabinet, en vue d'une &#233;ventuelle reprise. Ils ont finalement pr&#233;f&#233;r&#233; int&#233;grer une structure collective qui prend en charge les obligations administratives et comptables, comme beaucoup d'autres de leurs confr&#232;res actuellement. Cependant, aussi bien en termes d'acc&#232;s aux soins que de sant&#233; publique, ces deux m&#233;decins sont indispensables &#224; la Goutte d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contact&#233;s par nos soins, ces derniers ne souhaitent pas attirer l'attention sur leur cabinet, ni s'&#233;pancher sur la situation de celui-ci. Pour eux, comme pour d'autres confr&#232;res, ce probl&#232;me est national et ne touche pas uniquement le quartier de la Goutte d'Or ou le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Ce qui ne les emp&#234;che pas de continuer &#224; chercher activement un rempla&#231;ant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Fanforale du Douzbekistan f&#234;te ses 20 ans</title>
		<link>https://www.18dumois.info/la-fanforale-du-douzbekistan-fete-ses-20-ans.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/la-fanforale-du-douzbekistan-fete-ses-20-ans.html</guid>
		<dc:date>2024-03-29T18:20:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Serillin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ou comment une fanfare chorale de renomm&#233;e est n&#233;e dans une r&#233;sidence de potes. Au 12 boulevard de La Chapelle, face au m&#233;tro a&#233;rien, on peut encore y entendre des ch&#339;urs f&#233;minins s'&#233;lever au son du tuba et des trompettes tziganes. &lt;br class='autobr' /&gt; Le rendez-vous &#233;tait pris avec Alan et Pascal, deux des piliers fondateurs, au bar le Tout va mieux, v&#233;ritable Q.G. de la Fanforale du Douzbekistan. Le loto du soir nous a fait nous replier dans une d&#233;pendance de l'immeuble enchant&#233;, o&#249; cette fanfare pas comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH69/capture_d__cran_2024-03-20___10.25_59-eff9b.png?1787825790' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ou comment une fanfare chorale de renomm&#233;e est n&#233;e dans une r&#233;sidence de potes. Au 12 boulevard de La Chapelle, face au m&#233;tro a&#233;rien, on peut encore y entendre des ch&#339;urs f&#233;minins s'&#233;lever au son du tuba et des trompettes tziganes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rendez-vous &#233;tait pris avec Alan et Pascal, deux des piliers fondateurs, au bar le Tout va mieux, v&#233;ritable Q.G. de la Fanforale du Douzbekistan. Le loto du soir nous a fait nous replier dans une d&#233;pendance de l'immeuble enchant&#233;, o&#249; cette fanfare pas comme les autres a vu le jour il y a vingt ans. Quoi de plus naturel, puisque tout est parti d'ici ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Fanforale, et pas fanfarole ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cet immeuble de rapport datant de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, trois b&#226;timents en enfilade encadrent trois cours carr&#233;es qui ont vu grandir des g&#233;n&#233;rations d'enfants issus de l'exode rural &#8211; des migrations de juifs d'Europe de l'Est, d'Italiens, de Portugais, de Tunisiens &#8211; dont certains vivent encore l&#224;. Puis au d&#233;but des ann&#233;es 2000, cette grande colocation anim&#233;e d'environ 80 appartements voit arriver peu &#224; peu de jeunes &#233;tudiants, par le bouche &#224; oreille et par la confiance d'une gardienne. Une bande de copains se constitue : il y a la fili&#232;re beaux-arts, la fili&#232;re ing&#233;nieurs du son, les archis&#8230; L'ambiance du vivre ensemble, multiculturelle et joyeuse, se retrouve dans la cour o&#249; les ap&#233;ros se prolongent pour refaire le monde et les f&#234;tes d'immeuble se succ&#232;dent. &#171; &lt;i&gt;Un groupe s'est constitu&#233;, une esp&#232;ce de clique. Il y avait d&#233;j&#224; quelques musiciens, dont Caro qui avait un petit groupe &#8216;La main gauche', qui est encore aujourd'hui le nom de l'asso qui g&#232;re la Fanforale, explique Pascal. Et puis un soir on s'est dit qu'il fallait faire quelque chose de tout &#231;a, qu'il fallait apprendre un instrument ou bien le chant !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'esprit des Balkans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, une chorale na&#238;t. &#171; &lt;i&gt;De fa&#231;on assez &#233;vidente et naturelle, on a donn&#233; les cl&#233;s &#224; Caro &#187;, se souvient Pascal. Elle jouait de la clarinette, chantait, avait de l'exp&#233;rience. Et elle avait l'oreille, la maturit&#233; et l'autorit&#233; naturelle pour accorder cette bande un peu anarchique et d&#233;sordonn&#233;e avec tact.&lt;/i&gt; &#187; A l'&#233;t&#233; 2004, Pascal part en Serbie. Il prend une grosse claque et ram&#232;ne avec lui l'esprit des Balkans qui va si bien coller &#224; la Fanforale. Un copain h&#233;rite d'un tuba, d'un trombone et d'une trompette. Chacun s'en saisit et s'y met, l'orientation musicale est claire d&#233;sormais. Tout le monde participe, au chant, aux instruments, aux tracts. Alan, qui allait et venait entre ses cours d'ing&#233;nieur du son et dont l'appartement servait souvent de lieu de r&#233;p&#233;titions, d&#233;taille : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait pas de la grande musique, mais ce n'&#233;tait pas cacophonique. Il y avait un &#233;quilibre entre les chants et la musique, du relief&lt;/i&gt;. Quelque chose a donc &#233;clos, &#187;&lt;i&gt;comme une plante qui pousse dans la cour&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;morables f&#234;tes de la musique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A chaque f&#234;te de la musique, &#224; chaque apparition publique dans le quartier o&#249; en d&#233;placement, la Fanforale est de plus en plus remarquable et remarqu&#233;e. Au point qu'aujourd'hui, le noyau d'une quinzaine de membres est pass&#233; &#224; une quarantaine, dont une trentaine de musiciens et chanteuses. Les f&#234;tes de la musique au 12 ont d&#233;pass&#233; les habitants : la qualit&#233;, les invit&#233;s, les b&#339;ufs, en ont fait des moments uniques et pris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir gagn&#233; une bourse en 2023 pour l'enregistrer, ils pr&#233;parent un quatri&#232;me album et appellent &#224; la souscription pour une sortie pr&#233;vue &#224; l'automne. En parall&#232;le, alors que les concerts s'encha&#238;nent, la Fanforale du Douzbekistan f&#234;te ses 20 ans. Alan et Caro ont fond&#233; une famille et ont quitt&#233; le 12 l'an dernier. Traumatisme du groupe ou logique d'une fin d'&#233;poque ? Il est clair que, si les murs venaient &#224; s'&#233;crouler, le ciment dont est fait la Fanforale est aujourd'hui en b&#233;ton arm&#233;...de cuivres. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Pierre-Marie Castet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Sur les traces d'une jeune d&#233;port&#233;e</title>
		<link>https://www.18dumois.info/sur-les-traces-d-une-jeune-deportee.html</link>
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		<dc:date>2024-03-29T18:20:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Si j'avais trouv&#233; un truc, une notice au M&#233;morial de la Shoah, j'aurais arr&#234;t&#233; de chercher. Mais l&#224;&#8230; &#187; Il n'y avait rien. Juste le nom d'une jeune fille victime d'une rafle au 89 rue Caulaincourt dans la nuit du 18 au 19 octobre 1943, une photo et le num&#233;ro de son convoi vers Auschwitz-Birkenau. Alors Bastien Fran&#231;ois, intrigu&#233; par ce silence et &#233;mu par le destin d'Estelle Moufflarge, une parmi ces milliers d'enfants d&#233;port&#233;s vers les camps de la mort, s'est lanc&#233; dans une longue qu&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/francois_bastien_photos_2023_francesca_mantovani_gallimard_87a5418-e8ef9.jpg?1787825790' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Si j'avais trouv&#233; un truc, une notice au M&#233;morial de la Shoah, j'aurais arr&#234;t&#233; de chercher. Mais l&#224;&#8230; &#187; Il n'y avait rien. Juste le nom d'une jeune fille victime d'une rafle au 89 rue Caulaincourt dans la nuit du 18 au 19 octobre 1943, une photo et le num&#233;ro de son convoi vers Auschwitz-Birkenau. Alors Bastien Fran&#231;ois, intrigu&#233; par ce silence et &#233;mu par le destin d'Estelle Moufflarge, une parmi ces milliers d'enfants d&#233;port&#233;s vers les camps de la mort, s'est lanc&#233; dans une longue qu&#234;te pour tenter de rendre vie &#224; l'adolescente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'homme a l'habitude d'&#233;crire &#8211; il est professeur de sciences politiques &#224; l'universit&#233; Paris Panth&#233;on-Sorbonne et auteur de plusieurs sommes sur la discipline. Mais le projet de transformer sa recherche en livre n'a &#233;merg&#233; que tardivement. Il enqu&#234;te en effet autour de la jeune Estelle depuis 2014. A l'&#233;poque, cet habitant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; effectue &#8211; par curiosit&#233; &#8211; une recherche en ligne sur un site qui cartographie les adresses des enfants juifs d&#233;port&#233;s. Il &#171; &lt;i&gt;d&#233;couvre&lt;/i&gt; &#187; Estelle, quinze ans, arr&#234;t&#233;e dans un appartement &#224; quelques num&#233;ros de chez lui. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s l'instant o&#249; j'ai lu son nom il s'est pass&#233; un truc, j'ai imm&#233;diatement &#233;prouv&#233; de la tendresse pour elle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un travail de fourmi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il entame des recherches, &#224; petits pas. Prend contact avec les descendants d'Estelle, elle qui avait deux fr&#232;res a&#238;n&#233;s dont un a surv&#233;cu. Il les a retrouv&#233;s gr&#226;ce &#224; leur nom, une francisation de leur patronyme polonais, tr&#232;s rare en France. &#171; &lt;i&gt;J'ai fait des recherches durant huit ans, mais au d&#233;but j'avais peu de temps pour m'y consacrer. Ensuite j'ai b&#233;n&#233;fici&#233; d'un cong&#233; recherche d'un an, en 2016/2017.&lt;/i&gt; &#187; C'est alors que l'investigation a v&#233;ritablement d&#233;marr&#233;. &#171; &lt;i&gt;C'est devenu un peu comme une th&#232;se : on d&#233;limite son terrain et on l'explore dans toutes les directions. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le politiste effectue un v&#233;ritable travail de fourmi, malgr&#233; son inexp&#233;rience initiale dans le domaine des archives. Il compulse la litt&#233;rature et les journaux de la p&#233;riode, se plonge dans de multiples fonds, parcourt des registres scolaires, creuse parmi les &#171; fichiers juifs &#187; qui ont &#233;t&#233; pr&#233;serv&#233;s, se documente sur &#171; l'aryanisation &#187; des commerces parisiens et part m&#234;me sur les traces de la directrice du lyc&#233;e o&#249; Estelle &#233;tait scolaris&#233;e ainsi que sur celles des autres &#233;l&#232;ves juives de l'&#233;tablissement. Son but : &#171; &lt;i&gt;rendre compte de la vie de personnes dont on ne parle jamais.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Paris sous l'Occupation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat : 400 pages passionnantes qui r&#233;v&#232;lent les arcanes de la minutieuse enqu&#234;te. Bastien Fran&#231;ois retrace les origines familiales d'Estelle dans le contexte d'une &#233;poque, la fuite des pogroms polonais, l'arriv&#233;e en France, l'installation &#224; Saint-Ouen d'abord, puis dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#171; &lt;i&gt;On n'imagine pas aujourd'hui, mais &#224; l'&#233;poque il y avait un important quartier juif autour de la rue Simart. C'est dans ce quartier que d&#233;barquaient les familles qui fuyaient la Russie ou l'Europe centrale. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il redessine l'ambiance des ann&#233;es 1930-1940, un Paris tr&#232;s anim&#233;, &#171; &lt;i&gt;toutes les cours &#233;taient occup&#233;es par des artisans, il y avait des commerces ultra-sp&#233;cialis&#233;s &#224; chaque rez-de-chauss&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Il revient aussi sur la succession des mesures anti-juives, cherche &#224; comprendre comment Estelle a &#233;chapp&#233; aux rafles pr&#233;c&#233;dentes, s'int&#233;resse aux commerces juifs et &#224; leur spoliation par des administrateurs d'opportunit&#233;, mais aussi au dernier &#233;t&#233; de l'adolescente dans la vall&#233;e de la Maurienne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; dans les pas d'Estelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces ann&#233;es, l'universitaire vit aussi au rythme de la jeune disparue. &#171; &lt;i&gt;J'ai parcouru les trajets que je l'imagine avoir arpent&#233;s pour rendre visite &#224; sa cousine, &#224; sa grand-m&#232;re, pour se rendre au lyc&#233;e. Je me suis replong&#233; dans des cartes d'&#233;poque pour imaginer Saint-Ouen et le quartier Cayenne o&#249; Estelle est n&#233;e. Si bien qu'aujourd'hui je ne regarde plus ce 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; je r&#233;side depuis plus de trente ans de la m&#234;me fa&#231;on.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le livre est &#233;dit&#233;, il reste encore &#224; l'auteur quelques pistes &#224; explorer. &#171; &lt;i&gt;Il y a encore au moins un fond d'archive que je veux consulter, observe Bastien Fran&#231;ois. Cela ne changera peut-&#234;tre rien au r&#233;cit, mais me permettra de confirmer cette foule de d&#233;tails qui ont fait la vie d'Estelle. &lt;/i&gt; &#187; Une d&#233;marche d'auteur fascinante pour une &#233;mouvante rencontre &#224; travers le temps. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Francesca Mantovani&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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