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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Fermeture de classes, groupes de niveau : la fabrique des in&#233;galit&#233;s</title>
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		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e prochaine, plus d'une trentaine de fermetures de classes sont pr&#233;vues dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Un nouveau coup dur pour le personnel enseignant et les parents d'&#233;l&#232;ves. &lt;br class='autobr' /&gt; Comme le chante Jean-Marie Cariolet dans son r&#233;cent morceau Cartons, &#171; la carte scolaire est toute p&#233;t&#233;e &#187;. Plus connu sous le nom de Pupajim, l'enseignant-chercheur ne croit pas si bien dire, puisque les nouvelles fermetures de classes vont contraindre &#233;l&#232;ves et professeurs &#224; d&#233;m&#233;nager. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1441-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/img20240311105031-06e72.jpg?1711736709' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la rentr&#233;e prochaine, plus d'une trentaine de fermetures de classes sont pr&#233;vues dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Un nouveau coup dur pour le personnel enseignant et les parents d'&#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme le chante Jean-Marie Cariolet dans son r&#233;cent morceau Cartons, &#171; &lt;i&gt;la carte scolaire est toute p&#233;t&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Plus connu sous le nom de Pupajim, l'enseignant-chercheur ne croit pas si bien dire, puisque les nouvelles fermetures de classes vont contraindre &#233;l&#232;ves et professeurs &#224; d&#233;m&#233;nager. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, de la maternelle au coll&#232;ge, en passant par l'&#233;l&#233;mentaire, 34 fermetures de classes sont pr&#233;vues, contre cinq ouvertures. Une d&#233;cision vivement contest&#233;e par l'ensemble de la communaut&#233; &#233;ducative. C'est pourquoi, comme il y a un an (lire notre num&#233;ro 313), les &#233;tablissements et les parents d'&#233;l&#232;ves du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ont multipli&#233; les op&#233;rations en tout genre afin de d&#233;noncer une nouvelle carte scolaire au rabais. Cette ann&#233;e, les coll&#232;ges se sont soulev&#233;s aussi, faisant fleurir une nu&#233;e de banderoles hostiles &#224; la cr&#233;ation de groupes de niveau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;cole buissonni&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 12 mars, une semaine avant une gr&#232;ve des enseignants, quatre coll&#232;ges de l'arrondissement ont particip&#233; &#224; l'op&#233;ration coll&#232;ges morts, dont George Cl&#233;menceau, &#224; la Goutte d'Or, o&#249; aucun &#233;l&#232;ve n'&#233;tait pr&#233;sent ce jour-l&#224;. Chez les plus jeunes, la fronde s'est aussi fait entendre. Comme &#224; l'&#233;cole Houdon, situ&#233;e entre Abbesses et Pigalle. &#171; &lt;i&gt;On a emp&#234;ch&#233; les &#233;l&#232;ves d'aller en classe entre 8h30 et 9h, explique une enseignante de l'&#233;cole, invit&#233;e &#224; prendre la parole lors d'une r&#233;union organis&#233;e le 14 mars &#224; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Les enfants &#233;taient d'ailleurs tr&#232;s mobilis&#233;s, comme s'ils avaient pris conscience que leur &#233;cole &#233;tait en danger&lt;/i&gt; &#187;. Et pour cause, cette &#233;cole &#233;l&#233;mentaire comptait encore douze classes il y a quatre ans ; aujourd'hui, elle n'en dispose plus que de neuf et en perdra une de plus &#224; la rentr&#233;e prochaine. &#171; &lt;i&gt;On sent qu'il y a un vrai impact sur l'&#233;quipe enseignante qui perd en &#233;nergie car les conditions d'enseignement sont moins bonnes et qu'elles vont encore se d&#233;grader, donc on essaye de mobiliser au maximum les parents. Ces derniers doivent soutenir les &#233;quipes p&#233;dagogiques car mine de rien, on a besoin d'&#234;tre tous ensemble.&lt;/i&gt; &#187; &#202;tre tous ensemble. Voil&#224; le ma&#238;tre mot d'Eric Lejoindre et Sylvaine Baehrel lors de la r&#233;union du 14 mars, organis&#233;e par la F&#233;d&#233;ration des conseils de parents d'&#233;l&#232;ves (FCPE) et la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inqui&#233;tude et incompr&#233;hension&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face au maire et &#224; l'administratrice de la FCPE Paris : quelques &#233;lus locaux mais surtout des professeurs et des parents d'&#233;l&#232;ves de l'arrondissement. Inquiets, ils ont &#233;t&#233; encourag&#233;s &#224; demander une audience individuelle au rectorat et &#224; se faire entendre collectivement pour que celui-ci c&#232;de sur un maximum de fermetures, lesquelles touchent 16 &#233;coles de l'arrondissement. Parmi elles, celle de la rue Sainte-Isaure, pr&#232;s de Jules Joffrin, qui a subi un double coup de massue, puisque la Mairie a effectu&#233; un changement de sectorisation de l'&#233;tablissement, lui faisant perdre la cit&#233; Bl&#233;mont - &#171; &lt;i&gt;qui participait &#224; la mixit&#233; de l'&#233;cole&lt;/i&gt; &#187;, une dizaine de familles et donc bient&#244;t une classe. Un choix incompr&#233;hensible aux yeux d'une professeure pr&#233;sente ce soir-l&#224;, mais visiblement effectu&#233; dans un but pr&#233;ventif : r&#233;&#233;quilibrer certains secteurs du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; - o&#249; le nombre d'enfants scolaris&#233;s est en baisse - et ainsi &#233;viter la fermeture de certaines &#233;coles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte d'inqui&#233;tude g&#233;n&#233;rale que s'est tenu le 15 mars le Conseil d&#233;partemental de l'&#233;ducation nationale (CNED) du premier degr&#233;, cens&#233; acter en premi&#232;re instance les ouvertures et fermetures propos&#233;es par le rectorat, qui &#233;tait d&#233;j&#224; revenu sur six fermetures dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Mais ce soir-l&#224;, &#224; 22 h, apr&#232;s plus de douze heures de r&#233;union infructueuses, la s&#233;ance a &#233;t&#233; suspendue puis report&#233;e au vendredi suivant. Insuffisant n&#233;anmoins pour faire flancher l'acad&#233;mie, qui a valid&#233; la fermeture de vingt classes dans le premier degr&#233; dont cinq &#224; l'&#233;cole des Cloys, qui fermera ses portes (lire notre num&#233;ro 323). A l'&#233;chelle parisienne, vingt huit fermetures seront r&#233;examin&#233;es en juin. Parmi elles, celle de l'&#233;cole Tcha&#239;kovski, pr&#232;s de laquelle a eu lieu le meurtre d'un jeune de 18 ans le 12 mars dernier. &#171; &lt;i&gt;L'inspectrice, que nous avons sollicit&#233;e maintes fois, n'a jamais daign&#233; nous r&#233;pondre. Sa sup&#233;rieure non plus, explique un parent d'&#233;l&#232;ve sur le r&#233;seau social X. Alors, &#224; la rentr&#233;e prochaine, si rien ne bouge, les enfants en petite et moyenne sections seront 26 par classe.&lt;/i&gt; &#187; Un chiffre qui tranche avec la moyenne de vingt &#233;l&#232;ves par classe dont se vante l'acad&#233;mie de Paris dans son communiqu&#233; de presse du 22 mars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Kiosques, du porte-plumes au porte-pub</title>
		<link>https://www.18dumois.info/kiosques-du-porte-plumes-au-porte-pub.html</link>
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		<dc:date>2024-03-29T18:21:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;atrice Dunner</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si, &#224; notre grand regret, la presse ne fait plus recette pour les kiosques parisiens, leur pr&#233;sence embl&#233;matique pourrait offrir des services de proximit&#233;, favoriser les &#233;changes et le lien social. &lt;br class='autobr' /&gt; Le kiosque &#224; journaux est, comme la colonne Morris, un incontournable du paysage parisien depuis 1857, quand le baron Haussmann a inaugur&#233; sur les Grands Boulevards le tout premier. Un gracieux &#233;dicule con&#231;u par un homme qui s'y connaissait en mobilier urbain, l'architecte Gabriel Davioud. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH98/kiosque_ng-ea15f.jpg?1711736709' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si, &#224; notre grand regret, la presse ne fait plus recette pour les kiosques parisiens, leur pr&#233;sence embl&#233;matique pourrait offrir des services de proximit&#233;, favoriser les &#233;changes et le lien social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le kiosque &#224; journaux est, comme la colonne Morris, un incontournable du paysage parisien depuis 1857, quand le baron Haussmann a inaugur&#233; sur les Grands Boulevards le tout premier. Un gracieux &#233;dicule con&#231;u par un homme qui s'y connaissait en mobilier urbain, l'architecte Gabriel Davioud. Aujourd'hui &#224; Paris, contrairement &#224; ce que l'on pourrait penser, les kiosques sont plus nombreux que jamais : 340 pour toute la ville. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement en compte dix-neuf. Un nombre qui peut para&#238;tre assez faible pour un arrondissement parmi les plus peupl&#233;s de la capitale. D'autant qu'ils ne sont m&#234;me plus dix-neuf aujourd'hui mais dix-huit, car le kiosque du m&#233;tro Barb&#232;s-Rochechouart a ferm&#233; apr&#232;s l'agression de son vendeur Samir Lebcher, en 2019 et vient d'&#234;tre d&#233;mont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les dix-huit restants, seuls douze vendent encore des journaux mais pas exclusivement, loin s'en faut (la presse ne repr&#233;sente que 60 &#224; 95% de leur chiffre d'affaires, selon les emplacements). Deux autres vendent des fruits et l&#233;gumes et un, rue du Poteau, a &#233;t&#233; transform&#233; en conciergerie par l'entreprise de services &#171; Lulu dans ma rue &#187;. Les trois derniers sont tout simplement ferm&#233;s, parfois depuis longtemps, comme celui qui se trouve dans la partie haute de la place de Clichy, d'autant plus inutile qu'il y en a deux autres un peu plus bas, &#224; moins de 200 m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rentabilit&#233; contre espace public&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gestionnaire de tous ces kiosques &#224; Paris o&#249; le contrat pass&#233; avec la Ville court jusqu'en 2031 mais aussi partout en France, est depuis plus d'un si&#232;cle M&#233;diaKiosk, une entreprise de r&#233;gie publicitaire dont Jean-Claude Decaux est d&#233;sormais actionnaire tr&#232;s majoritaire. Elle se charge de tout : conception des nouveaux kiosques, fabrication, installation sur la voie publique (apr&#232;s concertation avec les autorit&#233;s municipales), maintenance, choix et formation des kiosquiers. Ces investissements peuvent para&#238;tre lourds, en fait ils rapportent beaucoup : depuis le d&#233;clin de la presse papier, la v&#233;ritable fonction r&#233;mun&#233;ratrice du kiosque est en effet celle de support publicitaire. Les tout derniers mod&#232;les ont d'ailleurs &#233;t&#233; con&#231;us express&#233;ment &#224; cette fin. On comprend mieux pourquoi les kiosques qui ont baiss&#233; le rideau restent en place : les annonces publicitaires s'y succ&#232;dent toujours et ne cessent pas d'&#234;tre rentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que responsable voirie, mobilit&#233;s douces, espace public, Antoine Dupont, adjoint EELV au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d&#233;plore cette situation : les kiosques doivent &#234;tre au service du citoyen. Lorsqu'ils deviennent de simples supports publicitaires ou des ersatz de boutiques de souvenirs pour touristes press&#233;s et peu regardants, ils encombrent inutilement la d&#233;ambulation des pi&#233;tons, confisquant ainsi l'espace public &#224; des fins lucratives, au m&#234;me titre que les terrasses abusives, les &#233;talages envahissants, les stationnements sauvages, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour des kiosques utiles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces constats n'ont rien d'anodin : en effet, les prochaines mandatures seront confront&#233;es &#224; deux probl&#232;mes essentiels : la lutte contre les effets du r&#233;chauffement climatique en ville et la d&#233;fense de l'espace public. Il semble que les actuels responsables municipaux parisiens soient bien conscients de l'importance du premier enjeu et qu'ils agissent en cons&#233;quence : r&#233;duction de la circulation automobile, pi&#233;tonnisation, v&#233;g&#233;talisation &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne saurait en dire autant du second : l'espace public est constamment grignot&#233;, c&#233;d&#233;, mon&#233;tis&#233;, menac&#233;, selon une logique sournoise mais continue, sans que la Mairie s'en &#233;meuve outre mesure. Et pourtant, pour la ville de demain o&#249; il fera de plus en plus chaud et dont la population aura beaucoup vieilli, des rues &#171; marchables &#187;, aux espaces d&#233;gag&#233;s et aux larges trottoirs sont aussi indispensables qu'une bonne v&#233;g&#233;talisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les kiosques parisiens et donc ceux du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, illustrent bien cette probl&#233;matique. Lorsqu'ils ne servent plus que de porte-panneaux publicitaires, il faudrait soit les d&#233;monter, soit les adapter &#224; d'autres fonctions pr&#233;sentant un int&#233;r&#234;t r&#233;el pour les habitants du quartier. Certes, on commence &#231;a et l&#224;, &#224; envisager pour eux une utilit&#233; plus pratique : vente de titres de transport, recharge de portables, relais colis&#8230; Mais il reste beaucoup &#224; faire. A quand les kiosques-fleuriste, les kiosques-bouquinerie, les kiosques-relais toilettes, les kiosques-consigne et bagagerie, etc ? Tant de projets pourraient ainsi voir le jour et par la m&#234;me occasion, tant de nouvelles possibilit&#233;s d'emploi et d'insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; quand, pour le quartier Montmartre, un kiosque destin&#233; &#224; l'information intelligente des touristes ? En effet, la Butte n'a plus d'office du tourisme depuis que le local de la rue Drevet a ferm&#233;, il y a d&#233;j&#224; longtemps. Par exemple, un ou plusieurs kiosques &#8211; accueillants car ouverts sur la rue &#8211; pourraient conseiller utilement les touristes, les sensibiliser au respect de l'environnement, de la propret&#233; et &#233;veiller leur curiosit&#233; pour d'autres visites que &#171; le caf&#233; d'Am&#233;lie Poulain &#187;, &#171; le Mur des je t'aime &#187; ou la place du Tertre&#8230; Id&#233;e &#224; suivre ? Souhaitons-le. Si la Mairie veut vraiment, comme elle l'assure, lutter contre le sur-tourisme, elle doit s'en donner les moyens. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Maxime Renaudet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Goutte d'Or, zone m&#233;dicale &#224; d&#233;fendre</title>
		<link>https://www.18dumois.info/goutte-d-or-zone-medicale-a-defendre.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/goutte-d-or-zone-medicale-a-defendre.html</guid>
		<dc:date>2024-03-29T18:21:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annie Katz</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La nouvelle s'est vite propag&#233;e et inqui&#232;te les habitants : le cabinet m&#233;dical du 7 rue Saint-Luc risque de fermer prochainement. &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, le docteur Anne Gesqui&#232;re prend sa retraite en juillet et &#224; ce jour, elle n'a pas de rempla&#231;ant permanent. Cons&#233;quence directe : son associ&#233;, le docteur Badis Hadrouf, ne pourra accueillir une patient&#232;le suppl&#233;mentaire ni assumer seul les charges du cabinet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, le probl&#232;me est national et surtout r&#233;gional, puisque l'Ile-de-France &#233;tait en 2022, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La nouvelle s'est vite propag&#233;e et inqui&#232;te les habitants : le cabinet m&#233;dical du 7 rue Saint-Luc risque de fermer prochainement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En effet, le docteur Anne Gesqui&#232;re prend sa retraite en juillet et &#224; ce jour, elle n'a pas de rempla&#231;ant permanent. Cons&#233;quence directe : son associ&#233;, le docteur Badis Hadrouf, ne pourra accueillir une patient&#232;le suppl&#233;mentaire ni assumer seul les charges du cabinet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le probl&#232;me est national et surtout r&#233;gional, puisque l'Ile-de-France &#233;tait en 2022, le &#171; &lt;i&gt;premier d&#233;sert m&#233;dical de France m&#233;tropolitaine&lt;/i&gt; &#187; selon l'ARS : 62,4 % de ces territoires ont &#233;t&#233; class&#233;s en zones d'intervention prioritaire (ZIP), notamment les 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements. On comptait 121 m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour une population d'un peu plus de 191 000 habitants (contre 239 dans le 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour 171 000 personnes environ). En France, la densit&#233; moyenne des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes est de 149 pour 100 000 habitants, dont 57 % de praticiens lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Intervenir en amont&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le classement en ZIP permet &#224; de jeunes m&#233;decins qui souhaitent s'installer, de b&#233;n&#233;ficier d'un soutien de l'assurance maladie (50 000 &#8364;). Des contrats peuvent &#233;galement financer les &#233;tudes des &#233;tudiants ou internes, en contrepartie d'une installation dans ces p&#233;rim&#232;tres. C'est actuellement une des actions initi&#233;es par Ayodele Ikuesan, ajointe charg&#233;e de la sant&#233; &#224; la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en partenariat avec la communaut&#233; professionnelle territoriale de sant&#233; (CPTS) de l'arrondissement. &#171; &lt;i&gt;Il faut traiter ce probl&#232;me en amont de la fin des &#233;tudes pour favoriser l'installation dans nos quartiers&lt;/i&gt; &#187;, affirme l'&#233;lue. La structure d'&#226;ge des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes en Ile-de-France est loin de rassurer : les praticiens de 60 ans et plus sont 41,5 %, soit un d&#233;part &#224; court terme (plus de 65 ans) de 23 % d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comp&#233;tences particuli&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce cabinet de la rue Saint-Luc fait partie de l'histoire du quartier, il a &#233;t&#233; au c&#339;ur de toutes ses transformations et &#233;volutions, plusieurs g&#233;n&#233;rations d'une m&#234;me famille y ont &#233;t&#233; suivies et soign&#233;es. Il suffit de voir les cartes postales de tous les pays sur les murs pour comprendre l'attachement des patients &#224; leurs m&#233;decins ! C'est le cas de l'une d'eux S&#233;verine, qui s'inqui&#232;te : &#171; &lt;i&gt;Ma famille de cinq personnes dont trois enfants, n'a plus de m&#233;decin traitant. Comme beaucoup d'autres dans le quartier, avec le risque d'une certaine errance m&#233;dicale.&lt;/i&gt; &#187; Elle regrette la perte des comp&#233;tences acquises des deux m&#233;decins concern&#233;s sur des pathologies sp&#233;cifiques de patients originaires d'Afrique, sur l'adaptation du traitement des diab&#233;tiques en p&#233;riode de ramadan, etc. Faute de m&#233;decin traitant, certains habitants, souvent les plus pr&#233;caires, vont se tourner vers l'h&#244;pital d&#233;j&#224; surcharg&#233;, lorsque leurs probl&#232;mes &#224; l'origine b&#233;nins, se seront lourdement aggrav&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant quelque temps, deux m&#233;decins rempla&#231;ants ont test&#233; le travail au sein du cabinet, en vue d'une &#233;ventuelle reprise. Ils ont finalement pr&#233;f&#233;r&#233; int&#233;grer une structure collective qui prend en charge les obligations administratives et comptables, comme beaucoup d'autres de leurs confr&#232;res actuellement. Cependant, aussi bien en termes d'acc&#232;s aux soins que de sant&#233; publique, ces deux m&#233;decins sont indispensables &#224; la Goutte d'Or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contact&#233;s par nos soins, ces derniers ne souhaitent pas attirer l'attention sur leur cabinet, ni s'&#233;pancher sur la situation de celui-ci. Pour eux, comme pour d'autres confr&#232;res, ce probl&#232;me est national et ne touche pas uniquement le quartier de la Goutte d'Or ou le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Ce qui ne les emp&#234;che pas de continuer &#224; chercher activement un rempla&#231;ant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Fanforale du Douzbekistan f&#234;te ses 20 ans</title>
		<link>https://www.18dumois.info/la-fanforale-du-douzbekistan-fete-ses-20-ans.html</link>
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		<dc:date>2024-03-29T18:20:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Serillin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ou comment une fanfare chorale de renomm&#233;e est n&#233;e dans une r&#233;sidence de potes. Au 12 boulevard de La Chapelle, face au m&#233;tro a&#233;rien, on peut encore y entendre des ch&#339;urs f&#233;minins s'&#233;lever au son du tuba et des trompettes tziganes. &lt;br class='autobr' /&gt; Le rendez-vous &#233;tait pris avec Alan et Pascal, deux des piliers fondateurs, au bar le Tout va mieux, v&#233;ritable Q.G. de la Fanforale du Douzbekistan. Le loto du soir nous a fait nous replier dans une d&#233;pendance de l'immeuble enchant&#233;, o&#249; cette fanfare pas comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH69/capture_d__cran_2024-03-20___10.25_59-eff9b.png?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ou comment une fanfare chorale de renomm&#233;e est n&#233;e dans une r&#233;sidence de potes. Au 12 boulevard de La Chapelle, face au m&#233;tro a&#233;rien, on peut encore y entendre des ch&#339;urs f&#233;minins s'&#233;lever au son du tuba et des trompettes tziganes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rendez-vous &#233;tait pris avec Alan et Pascal, deux des piliers fondateurs, au bar le Tout va mieux, v&#233;ritable Q.G. de la Fanforale du Douzbekistan. Le loto du soir nous a fait nous replier dans une d&#233;pendance de l'immeuble enchant&#233;, o&#249; cette fanfare pas comme les autres a vu le jour il y a vingt ans. Quoi de plus naturel, puisque tout est parti d'ici ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Fanforale, et pas fanfarole ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cet immeuble de rapport datant de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, trois b&#226;timents en enfilade encadrent trois cours carr&#233;es qui ont vu grandir des g&#233;n&#233;rations d'enfants issus de l'exode rural &#8211; des migrations de juifs d'Europe de l'Est, d'Italiens, de Portugais, de Tunisiens &#8211; dont certains vivent encore l&#224;. Puis au d&#233;but des ann&#233;es 2000, cette grande colocation anim&#233;e d'environ 80 appartements voit arriver peu &#224; peu de jeunes &#233;tudiants, par le bouche &#224; oreille et par la confiance d'une gardienne. Une bande de copains se constitue : il y a la fili&#232;re beaux-arts, la fili&#232;re ing&#233;nieurs du son, les archis&#8230; L'ambiance du vivre ensemble, multiculturelle et joyeuse, se retrouve dans la cour o&#249; les ap&#233;ros se prolongent pour refaire le monde et les f&#234;tes d'immeuble se succ&#232;dent. &#171; &lt;i&gt;Un groupe s'est constitu&#233;, une esp&#232;ce de clique. Il y avait d&#233;j&#224; quelques musiciens, dont Caro qui avait un petit groupe &#8216;La main gauche', qui est encore aujourd'hui le nom de l'asso qui g&#232;re la Fanforale, explique Pascal. Et puis un soir on s'est dit qu'il fallait faire quelque chose de tout &#231;a, qu'il fallait apprendre un instrument ou bien le chant !&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'esprit des Balkans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l&#224;, une chorale na&#238;t. &#171; &lt;i&gt;De fa&#231;on assez &#233;vidente et naturelle, on a donn&#233; les cl&#233;s &#224; Caro &#187;, se souvient Pascal. Elle jouait de la clarinette, chantait, avait de l'exp&#233;rience. Et elle avait l'oreille, la maturit&#233; et l'autorit&#233; naturelle pour accorder cette bande un peu anarchique et d&#233;sordonn&#233;e avec tact.&lt;/i&gt; &#187; A l'&#233;t&#233; 2004, Pascal part en Serbie. Il prend une grosse claque et ram&#232;ne avec lui l'esprit des Balkans qui va si bien coller &#224; la Fanforale. Un copain h&#233;rite d'un tuba, d'un trombone et d'une trompette. Chacun s'en saisit et s'y met, l'orientation musicale est claire d&#233;sormais. Tout le monde participe, au chant, aux instruments, aux tracts. Alan, qui allait et venait entre ses cours d'ing&#233;nieur du son et dont l'appartement servait souvent de lieu de r&#233;p&#233;titions, d&#233;taille : &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait pas de la grande musique, mais ce n'&#233;tait pas cacophonique. Il y avait un &#233;quilibre entre les chants et la musique, du relief&lt;/i&gt;. Quelque chose a donc &#233;clos, &#187;&lt;i&gt;comme une plante qui pousse dans la cour&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;morables f&#234;tes de la musique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A chaque f&#234;te de la musique, &#224; chaque apparition publique dans le quartier o&#249; en d&#233;placement, la Fanforale est de plus en plus remarquable et remarqu&#233;e. Au point qu'aujourd'hui, le noyau d'une quinzaine de membres est pass&#233; &#224; une quarantaine, dont une trentaine de musiciens et chanteuses. Les f&#234;tes de la musique au 12 ont d&#233;pass&#233; les habitants : la qualit&#233;, les invit&#233;s, les b&#339;ufs, en ont fait des moments uniques et pris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir gagn&#233; une bourse en 2023 pour l'enregistrer, ils pr&#233;parent un quatri&#232;me album et appellent &#224; la souscription pour une sortie pr&#233;vue &#224; l'automne. En parall&#232;le, alors que les concerts s'encha&#238;nent, la Fanforale du Douzbekistan f&#234;te ses 20 ans. Alan et Caro ont fond&#233; une famille et ont quitt&#233; le 12 l'an dernier. Traumatisme du groupe ou logique d'une fin d'&#233;poque ? Il est clair que, si les murs venaient &#224; s'&#233;crouler, le ciment dont est fait la Fanforale est aujourd'hui en b&#233;ton arm&#233;...de cuivres. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Pierre-Marie Castet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sur les traces d'une jeune d&#233;port&#233;e</title>
		<link>https://www.18dumois.info/sur-les-traces-d-une-jeune-deportee.html</link>
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		<dc:date>2024-03-29T18:20:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Si j'avais trouv&#233; un truc, une notice au M&#233;morial de la Shoah, j'aurais arr&#234;t&#233; de chercher. Mais l&#224;&#8230; &#187; Il n'y avait rien. Juste le nom d'une jeune fille victime d'une rafle au 89 rue Caulaincourt dans la nuit du 18 au 19 octobre 1943, une photo et le num&#233;ro de son convoi vers Auschwitz-Birkenau. Alors Bastien Fran&#231;ois, intrigu&#233; par ce silence et &#233;mu par le destin d'Estelle Moufflarge, une parmi ces milliers d'enfants d&#233;port&#233;s vers les camps de la mort, s'est lanc&#233; dans une longue qu&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1436-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/francois_bastien_photos_2023_francesca_mantovani_gallimard_87a5418-e8ef9.jpg?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Si j'avais trouv&#233; un truc, une notice au M&#233;morial de la Shoah, j'aurais arr&#234;t&#233; de chercher. Mais l&#224;&#8230; &#187; Il n'y avait rien. Juste le nom d'une jeune fille victime d'une rafle au 89 rue Caulaincourt dans la nuit du 18 au 19 octobre 1943, une photo et le num&#233;ro de son convoi vers Auschwitz-Birkenau. Alors Bastien Fran&#231;ois, intrigu&#233; par ce silence et &#233;mu par le destin d'Estelle Moufflarge, une parmi ces milliers d'enfants d&#233;port&#233;s vers les camps de la mort, s'est lanc&#233; dans une longue qu&#234;te pour tenter de rendre vie &#224; l'adolescente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'homme a l'habitude d'&#233;crire &#8211; il est professeur de sciences politiques &#224; l'universit&#233; Paris Panth&#233;on-Sorbonne et auteur de plusieurs sommes sur la discipline. Mais le projet de transformer sa recherche en livre n'a &#233;merg&#233; que tardivement. Il enqu&#234;te en effet autour de la jeune Estelle depuis 2014. A l'&#233;poque, cet habitant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; effectue &#8211; par curiosit&#233; &#8211; une recherche en ligne sur un site qui cartographie les adresses des enfants juifs d&#233;port&#233;s. Il &#171; &lt;i&gt;d&#233;couvre&lt;/i&gt; &#187; Estelle, quinze ans, arr&#234;t&#233;e dans un appartement &#224; quelques num&#233;ros de chez lui. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s l'instant o&#249; j'ai lu son nom il s'est pass&#233; un truc, j'ai imm&#233;diatement &#233;prouv&#233; de la tendresse pour elle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un travail de fourmi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il entame des recherches, &#224; petits pas. Prend contact avec les descendants d'Estelle, elle qui avait deux fr&#232;res a&#238;n&#233;s dont un a surv&#233;cu. Il les a retrouv&#233;s gr&#226;ce &#224; leur nom, une francisation de leur patronyme polonais, tr&#232;s rare en France. &#171; &lt;i&gt;J'ai fait des recherches durant huit ans, mais au d&#233;but j'avais peu de temps pour m'y consacrer. Ensuite j'ai b&#233;n&#233;fici&#233; d'un cong&#233; recherche d'un an, en 2016/2017.&lt;/i&gt; &#187; C'est alors que l'investigation a v&#233;ritablement d&#233;marr&#233;. &#171; &lt;i&gt;C'est devenu un peu comme une th&#232;se : on d&#233;limite son terrain et on l'explore dans toutes les directions. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le politiste effectue un v&#233;ritable travail de fourmi, malgr&#233; son inexp&#233;rience initiale dans le domaine des archives. Il compulse la litt&#233;rature et les journaux de la p&#233;riode, se plonge dans de multiples fonds, parcourt des registres scolaires, creuse parmi les &#171; fichiers juifs &#187; qui ont &#233;t&#233; pr&#233;serv&#233;s, se documente sur &#171; l'aryanisation &#187; des commerces parisiens et part m&#234;me sur les traces de la directrice du lyc&#233;e o&#249; Estelle &#233;tait scolaris&#233;e ainsi que sur celles des autres &#233;l&#232;ves juives de l'&#233;tablissement. Son but : &#171; &lt;i&gt;rendre compte de la vie de personnes dont on ne parle jamais.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Paris sous l'Occupation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat : 400 pages passionnantes qui r&#233;v&#232;lent les arcanes de la minutieuse enqu&#234;te. Bastien Fran&#231;ois retrace les origines familiales d'Estelle dans le contexte d'une &#233;poque, la fuite des pogroms polonais, l'arriv&#233;e en France, l'installation &#224; Saint-Ouen d'abord, puis dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#171; &lt;i&gt;On n'imagine pas aujourd'hui, mais &#224; l'&#233;poque il y avait un important quartier juif autour de la rue Simart. C'est dans ce quartier que d&#233;barquaient les familles qui fuyaient la Russie ou l'Europe centrale. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il redessine l'ambiance des ann&#233;es 1930-1940, un Paris tr&#232;s anim&#233;, &#171; &lt;i&gt;toutes les cours &#233;taient occup&#233;es par des artisans, il y avait des commerces ultra-sp&#233;cialis&#233;s &#224; chaque rez-de-chauss&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Il revient aussi sur la succession des mesures anti-juives, cherche &#224; comprendre comment Estelle a &#233;chapp&#233; aux rafles pr&#233;c&#233;dentes, s'int&#233;resse aux commerces juifs et &#224; leur spoliation par des administrateurs d'opportunit&#233;, mais aussi au dernier &#233;t&#233; de l'adolescente dans la vall&#233;e de la Maurienne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; dans les pas d'Estelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces ann&#233;es, l'universitaire vit aussi au rythme de la jeune disparue. &#171; &lt;i&gt;J'ai parcouru les trajets que je l'imagine avoir arpent&#233;s pour rendre visite &#224; sa cousine, &#224; sa grand-m&#232;re, pour se rendre au lyc&#233;e. Je me suis replong&#233; dans des cartes d'&#233;poque pour imaginer Saint-Ouen et le quartier Cayenne o&#249; Estelle est n&#233;e. Si bien qu'aujourd'hui je ne regarde plus ce 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; o&#249; je r&#233;side depuis plus de trente ans de la m&#234;me fa&#231;on.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le livre est &#233;dit&#233;, il reste encore &#224; l'auteur quelques pistes &#224; explorer. &#171; &lt;i&gt;Il y a encore au moins un fond d'archive que je veux consulter, observe Bastien Fran&#231;ois. Cela ne changera peut-&#234;tre rien au r&#233;cit, mais me permettra de confirmer cette foule de d&#233;tails qui ont fait la vie d'Estelle. &lt;/i&gt; &#187; Une d&#233;marche d'auteur fascinante pour une &#233;mouvante rencontre &#224; travers le temps. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Francesca Mantovani&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'automate-infirmi&#232;re de Bretonneau</title>
		<link>https://www.18dumois.info/l-automate-infirmiere-de-bretonneau.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/l-automate-infirmiere-de-bretonneau.html</guid>
		<dc:date>2024-03-29T18:19:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D'origine alsacienne, Robert Herdner est n&#233; en 1886 &#224; Tarbes, ville o&#249; travaillait son p&#232;re pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Robert Herdner a quatre fr&#232;re et s&#339;urs. Leur p&#232;re, Henri Herdner, est un ancien &#233;l&#232;ve de l'Ecole polytechnique (l'&#171; X &#187; ) et de l'Ecole des mines de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt; Il se fera conna&#238;tre pour de remarquables travaux scientifiques, notamment sur l'&#233;lectrification des chemins de fer puis sur les locomotives &#224; vapeur. Il deviendra pr&#233;sident de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-histoire-1437-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH125/stephanieclement_18dumois_automatebretonneau-804a9.jpg?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'origine alsacienne, Robert Herdner est n&#233; en 1886 &#224; Tarbes, ville o&#249; travaillait son p&#232;re pour le compte de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Robert Herdner a quatre fr&#232;re et s&#339;urs. Leur p&#232;re, Henri Herdner, est un ancien &#233;l&#232;ve de l'Ecole polytechnique (l'&#171; X &#187; ) et de l'Ecole des mines de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il se fera conna&#238;tre pour de remarquables travaux scientifiques, notamment sur l'&#233;lectrification des chemins de fer puis sur les locomotives &#224; vapeur. Il deviendra pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; des ing&#233;nieurs civils de France. D&#232;s son plus jeune &#226;ge, Robert Herdner d&#233;veloppe une inclination pour la cr&#233;ation m&#233;canique au grand dam de sa famille. En cachette de ses parents, il emprunte des ciseaux, un rasoir&#8230;pour tailler dans le m&#233;tal d'une bo&#238;te de conserves ou pour couper des &#233;pingles &#224; cheveux. Avec du papier, du carton, des bouchons, des &#233;pingles et du fil de lin, il construit ses premiers jouets. Plus leur construction est difficile, plus il en &#233;prouve de la satisfaction et de la joie. Il expliquera son penchant pour la construction m&#233;canique par son h&#233;r&#233;dit&#233; paternelle et d&#233;clarera ainsi : &#171; &lt;i&gt;Mes cr&#233;ations les plus utiles en m&#233;decine ne sont rien en regard des belles locomotives n&#233;es du g&#233;nie de mon p&#232;re.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une gracieuse danseuse de ballet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1906, il obtient le baccalaur&#233;at. Voulant devenir m&#233;decin, en d&#233;pit de la vive opposition de son p&#232;re qui ne jure que par l'&#171; X &#187;, il pr&#233;pare et obtient, en 1907, son certificat d'&#233;tudes physiques, chimiques et naturelles (dit PCN). Pr&#233;requis pour l'inscription en facult&#233; de m&#233;decine, le PCN a pour but de renforcer la formation scientifique et biologique des aspirants m&#233;decins. Lors de cette tr&#232;s prenante ann&#233;e du PCN, Herdner r&#233;alise son premier automate abouti : une gracieuse danseuse de ballet. Il dispose pour ses r&#233;alisations d'un petit atelier, rue de la Faisanderie, o&#249; il vit chez ses parents. Pour Herdner, un automate est &#171; &lt;i&gt;un sujet renfermant dans son corps aux formes d&#233;limit&#233;es le m&#233;canisme qui l'anime et qui lui permet une libre &#233;volution dans l'espace, le mouvement sans lequel il n'y a pas de gr&#226;ce&lt;/i&gt; &#187;. En 1910, il r&#233;ussit le concours de l'externat de m&#233;decine permettant aux &#233;tudiants de suivre une formation de haute qualit&#233; au sein des hospices ou des h&#244;pitaux. Parall&#232;lement, il est nomm&#233; m&#233;decin auxiliaire de r&#233;serve dans l'arm&#233;e. Sa premi&#232;re ann&#233;e d'externat (1911-1912) se d&#233;roule au sein du service de chirurgie de l'h&#244;pital Beaujon, alors situ&#233; dans le 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. D&#233;crit comme un excellent &#233;tudiant, Robert Herdner s'inspire de certaines caract&#233;ristiques des malades pour cr&#233;er de petits modelages anim&#233;s reproduisant leurs traits, leur d&#233;marche, leurs gestes si bien que des industriels du jouet m&#233;canique ach&#232;tent ses premi&#232;res r&#233;alisations. Les montants re&#231;us lui permettent de financer son outillage. En d&#233;pit de ce succ&#232;s inattendu, il reste concentr&#233; sur ses &#233;tudes m&#233;dicales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Externe &#224; l'h&#244;pital Bretonneau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1912, il poursuit sa formation d'externat &#224; l'h&#244;pital Bretonneau, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Inaugur&#233; onze ann&#233;es plus t&#244;t, en 1901, Bretonneau a &#233;t&#233; construit afin de remplacer l'h&#244;pital pour enfants Trousseau, d&#233;saffect&#233; depuis 1895. La m&#234;me ann&#233;e, dans un m&#233;moire, le pr&#233;fet de la Seine avait d&#233;j&#224; attir&#233; l'attention sur l'insuffisance d'h&#244;pitaux d'enfants dans la capitale. En outre, une p&#233;tition d'habitants des Grandes Carri&#232;res avait r&#233;clam&#233; l'&#233;tablissement d'un h&#244;pital pour enfants dans leur quartier. Cette p&#233;tition obtint satisfaction car, par d&#233;lib&#233;ration de l'administration de l'Assistance publique, c'est le choix de la rue Etex qui fut retenu. L'h&#244;pital re&#231;oit le nom de Bretonneau, en hommage au m&#233;decin Pierre-Fid&#232;le Bretonneau, c&#233;l&#232;bre clinicien et pionnier de la m&#233;decine scientifique. Construit sur un terrain triangulaire de 14 500 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, form&#233; par les rues Carpeaux, de Maistre et Etex, l'&#233;tablissement est con&#231;u selon un mod&#232;le pavillonnaire qui permet d'isoler les malades en fonction de leur pathologie. La chirurgie dispose, elle, de deux pavillons selon la nature des cas. Robert Herdner est justement affect&#233; au sein du service de chirurgie p&#233;diatrique du professeur Louis Ombr&#233;danne. C'est lors de cette ann&#233;e d'externat qu'il cr&#233;e un automate auquel il donnera le physique et le pr&#233;nom d'une infirmi&#232;re connue dans tout le service : &#171; Mademoiselle Claire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le m&#233;decin-m&#233;canicien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; son talent de m&#233;canicien et &#224; sa connaissance parfaite de l'anatomie, le jeune Herdner a cr&#233;&#233; une infirmi&#232;re-automate qui pousse devant elle une petite table roulante sur laquelle se trouvent des instruments de chirurgie. Herdner la positionne devant un lit de malade et, v&#233;ritable chef-d'&#339;uvre de m&#233;canique, l'automate, d'un geste sec de son bras articul&#233;, saisit au choix un sp&#233;culum, un bistouri, des aiguilles, des ciseaux, des compresses, des m&#232;ches pour un pansement, etc. Pour cr&#233;er cet automate, Herdner s'est fond&#233; sur des mouvements d'horlogerie complexes. C'est la raison pour laquelle dans les articles de presse consacr&#233;s &#224; son infirmi&#232;re-automate, il est spontan&#233;ment compar&#233; &#224; l'illustre Vaucanson, horloger, m&#233;canicien et inventeur de plusieurs automates, au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Cependant, Herdner avouera n'avoir &#233;t&#233; influenc&#233; par aucun pr&#233;curseur c&#233;l&#232;bre ni par l'&#233;tude d'aucune pi&#232;ce de mus&#233;e. Il explique la gen&#232;se de ses automates par l'observation de la nature, dans sa beaut&#233; comme dans sa laideur, toujours avec le mouvement. Au sein du service de chirurgie p&#233;diatrique de Bretonneau, l'automate fait l'admiration et la joie de tous, m&#233;decins, malades, infirmi&#232;res, &#224; commencer par la vraie M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;lle&lt;/sup&gt; Claire qui a servi de mod&#232;le &#224; Herdner.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Premi&#232;re Guerre mondiale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1914, la guerre &#233;clate. L'h&#244;pital Bretonneau, &#224; l'instar des autres h&#244;pitaux de l'Assistance publique, doit se r&#233;organiser pour faire face &#224; la r&#233;quisition de lits pour un tr&#232;s grand nombre de civils et de militaires affluant au rythme des offensives et des bombardements. L'h&#244;pital est &#233;galement confront&#233; aux p&#233;nuries de denr&#233;es, de mat&#233;riels mais aussi de personnel. En effet, conform&#233;ment &#224; l'ordre de mobilisation, les m&#233;decins et les &#233;tudiants en m&#233;decine, entre 20 et 40 ans, doivent s'enr&#244;ler en qualit&#233; de m&#233;decins militaires. Robert Herdner, &#226;g&#233; de 28 ans, est affect&#233; dans l'artillerie en qualit&#233; de m&#233;decin aide-major de 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; classe. Pendant le conflit, il prouvera une nouvelle fois son ing&#233;niosit&#233;. Il r&#233;alisera avec des mat&#233;riaux ramass&#233;s dans les villages d&#233;vast&#233;s du front un dispositif de protection instantan&#233;e des abris et des sapes contre les gaz de combat. Retard&#233; dans ses &#233;tudes, il devra attendre le 15 juillet 1920, pour enfin soutenir sa th&#232;se et obtenir son dipl&#244;me de docteur en m&#233;decine de la facult&#233; de Paris. Il se sp&#233;cialisera en radiologie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'automate au robot-infirmier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2023, le robot-infirmier &#171; Hospi &#187; est lanc&#233; sur le march&#233; japonais. Il est capable de programmer la distribution des m&#233;dicaments &#224; heures fixes, de r&#233;p&#233;ter aux malades autant de fois que n&#233;cessaire les recommandations et prescriptions m&#233;dicales et, m&#234;me, de leur laver les cheveux ! Bien entendu, lorsque Robert Herdner r&#233;alisa en 1912 son automate-infirmier, il ne pouvait imaginer de telles avanc&#233;es. D'ailleurs, il existe une diff&#233;rence entre un automate qui est une machine au sein de laquelle un m&#233;canisme cach&#233; a pour objectif d'imiter de mani&#232;re r&#233;p&#233;titive les mouvements des &#234;tres vivants, et un robot qui est une machine capable d'apprendre, de comprendre et d'ajuster. Cependant, Herdner avait d&#233;j&#224; pris conscience de l'int&#233;r&#234;t de l'introduction de l'automate dans le domaine m&#233;dical notamment pour la p&#233;dagogie et de la didactique. Pour lui, ses aptitudes techniques &#233;taient m&#234;me b&#233;n&#233;fiques &#224; sa pratique m&#233;dicale. Il affirmait ainsi &#171; &lt;i&gt;qu'une carri&#232;re toute particuli&#232;re &#233;tait ouverte au m&#233;decin qui, loin de rejeter un don de m&#233;canicien, consent &#224; le d&#233;velopper et le marier avec sa sp&#233;cialit&#233; m&#233;dicale&lt;/i&gt; &#187;. Aujourd'hui, le d&#233;veloppement des robots-infirmiers poursuit un double but : pallier le d&#233;ficit de personnel et soulager le travail des soignants qui pourront, d&#233;sormais, se concentrer sur le soin et le relationnel. En effet, les robots ne pourront jamais remplacer les humains, en tout cas tant qu'ils ne seront pas capables d'&#233;couter un patient, de lui sourire, de lui porter un regard compatissant, de lui parler ou de rire avec lui, de lui tendre la main ou de le r&#233;conforter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert Herdner est d&#233;c&#233;d&#233;, &#224; 90 ans, le 4 janvier 1976 &#224; Bourges et n'avait jamais oubli&#233; celle qu'il appelait &#171; &lt;i&gt;sa belle panseuse de l'h&#244;pital Bretonneau&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : St&#233;phanie Cl&#233;ment&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre. Les Beatles en duo</title>
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		<dc:creator>N.B.</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le mythique groupe british se reforme, ou presque, sur les planches montmartroises comme si John Lennon n'&#233;tait pas mort. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est un sc&#233;nario qui ne peut qu'enchanter les fans des Beatles. Juste avant l'assassinat de John Lennon, Paul McCartney se rend &#224; New York. John Lennon a reconstruit sa vie avec Yoko. Le premier veut convaincre le second de reconstituer leurs autres groupes dissous dans les ann&#233;es 1970 avec les deux autres comparses, Georges Harrison et Ringo Starr. Pendant plus de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1439-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH112/832a1411-2aa03.jpg?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mythique groupe british se reforme, ou presque, sur les planches montmartroises comme si John Lennon n'&#233;tait pas mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un sc&#233;nario qui ne peut qu'enchanter les fans des Beatles. Juste avant l'assassinat de John Lennon, Paul McCartney se rend &#224; New York. John Lennon a reconstruit sa vie avec Yoko. Le premier veut convaincre le second de reconstituer leurs autres groupes dissous dans les ann&#233;es 1970 avec les deux autres comparses, Georges Harrison et Ringo Starr. Pendant plus de quatre-vingts minutes, nous assistons &#224; la rencontre imaginaire entre les deux l&#233;gendes du groupe mythique de Liverpool ponctu&#233;e de plusieurs morceaux interpr&#233;t&#233;s par les acteurs. L'&#233;change passe all&#232;grement de la complicit&#233; &#224; la rivalit&#233;, de la tendresse &#224; l'agressivit&#233; et c'est l'occasion de revenir (avec des projections d'images d'&#233;poque) sur la constitution de ce groupe et de sa notori&#233;t&#233; invraisemblable construites sur une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Duel ou duo ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au fil des minutes, on comprend la difficult&#233; de ces deux personnalit&#233;s aux temp&#233;raments si contrast&#233;s de se comprendre : Lennon appara&#238;t tout en pudeur et en questionnement, ayant mis entre parenth&#232;se sa carri&#232;re pour vivre son idylle ; McCartney, au contraire tout en boulimie, n'a pas mis en sommeil son envie de conqu&#233;rir le monde. Mais peu &#224; peu, ces deux monstres sacr&#233;s se rapprochent, sortent de leur image pour faire parler leurs &#233;motions. Abandonnant les ressorts de la concurrence, ils se disent chacun &#224; leur fa&#231;on que l'un n'aurait jamais &#233;t&#233; ce qu'il a &#233;t&#233; sans l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pi&#232;ce &#233;crite par Germain R&#233;camier et mise en sc&#232;ne par Camille Broquet ravira &#233;videmment les inconditionnels des Beatles, mais plaira &#233;galement &#224; ceux qui aiment les affrontements entre des personnalit&#233;s attachantes. Pour parfaire le tableau, les deux com&#233;diens qui jouent Lennon (Zuriel de Peslo&#252;an) et McCartney (R&#233;gis Lioti) ont comme un air de ressemblance. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alexandre Denis, l'homme des myst&#232;res</title>
		<link>https://www.18dumois.info/alexandre-denis-l-homme-des-mysteres.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La magie et la religion peuvent-elles faire bon m&#233;nage ? Alexandre Denis, pr&#234;tre de la paroisse de Saint-Pierre-de-Montmartre et magicien patent&#233; vit cette double casquette avec une grande s&#233;r&#233;nit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est une double vocation qui a d&#233;termin&#233; tr&#232;s jeune le parcours atypique de celui que ses paroissiens appellent le p&#232;re Alex. Les premiers signes de la vocation sacerdotale apparaissent aux alentours de sa dixi&#232;me ann&#233;e, se manifestant par une sensibilit&#233; particuli&#232;re &#224; la vie int&#233;rieure, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1440-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/_n8a6310_ng-27b1e.jpg?1711736710' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La magie et la religion peuvent-elles faire bon m&#233;nage ? Alexandre Denis, pr&#234;tre de la paroisse de Saint-Pierre-de-Montmartre et magicien patent&#233; vit cette double casquette avec une grande s&#233;r&#233;nit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une double vocation qui a d&#233;termin&#233; tr&#232;s jeune le parcours atypique de celui que ses paroissiens appellent le p&#232;re Alex. Les premiers signes de la vocation sacerdotale apparaissent aux alentours de sa dixi&#232;me ann&#233;e, se manifestant par une sensibilit&#233; particuli&#232;re &#224; la vie int&#233;rieure, &#224; la pri&#232;re, une proximit&#233; avec Dieu qui grandit avec lui. Au m&#234;me &#226;ge, il commence &#233;galement &#224; faire de la prestidigitation. &#171; &lt;i&gt;J'avais un instit qui m'a appris les premiers trucs, puis j'ai appris tout seul, se souvient il. C'&#233;tait une passion, je passais beaucoup de temps &#224; manipuler des cartes, des objets jusqu'&#224; ce que cela devienne quelque chose de fluide. Et je n'ai jamais arr&#234;t&#233; de le faire, avec des hauts et des bas, comme dans ma vocation sacerdotale.&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s des &#233;tudes d'arts appliqu&#233;s, c'est au moment du service militaire que la vocation religieuse est revenue et s'est concr&#233;tis&#233;e par l'entr&#233;e au s&#233;minaire : &#171; &lt;i&gt;Quand j'ai &#233;t&#233; ordonn&#233; pr&#234;tre, j'ai demand&#233; &#224; pouvoir reprendre le contact avec le monde du spectacle et maintenant, cela occupe une grande partie de mon temps.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un rapide ancrage montmartrois&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela fait trois ans qu'Alexandre Denis a &#233;t&#233; appel&#233; &#224; officier &#224; la paroisse de Saint-Pierre-de-Montmartre pour pourvoir au poste vacant. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais d&#233;j&#224; venu une ou deux fois ici, mais je ne connaissais pas du tout la r&#233;alit&#233; paroissiale, la vie montmartroise.&lt;/i&gt; &#187; Pour lui, cette vie n'est pas un mythe : &#171; &lt;i&gt;Il y a le tourisme omnipr&#233;sent mais il y a une vraie vie de quartier, des gens qui habitent l&#224;, des associations nombreuses qui le font exister.&lt;/i&gt; &#187; En tant que pr&#234;tre de la paroisse, il en suit de pr&#232;s les &#233;v&#232;nements les plus intimes, comme les enterrements, ou les bapt&#234;mes. &#171; &lt;i&gt;Il y a beaucoup de jeunes familles, pr&#233;sentes avec les enfants &#224; la messe de 10 h 30 le dimanche matin, &#231;a fait un boucan d'enfer sympa et vivant. Je me disais que &#231;a allait &#234;tre une paroisse un peu morte dans un Dysneyland parisien, mais ce n'est pas du tout le cas.&lt;/i&gt; &#187; Dans ce quartier, o&#249; r&#244;dent les fant&#244;mes de tant de gens du spectacle, Alexandre Denis se sent comme un poisson dans l'eau : &#171; &lt;i&gt;&#199;a me correspond tr&#232;s bien, avoue-t-il. Le quartier est encore tr&#232;s artistique, quoi qu'on en dise.&lt;/i&gt; &#187; Il lui arrive m&#234;me parfois d'aller faire le b&#339;uf avec les guitaristes manouches du Clairon des chasseurs. Car le P&#232;re Alex est aussi musicien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une vie &#224; double sens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alexandre Denis n'est pas moiti&#233; pr&#234;tre, moiti&#233; magicien. &#171; &lt;i&gt;Je suis cent pour cent les deux. Ici, dans la paroisse, tout le monde sait que je suis magicien, affirme-t-il. Mais &#234;tre pr&#234;tre, ce n'est pas vraiment un m&#233;tier, c'est un &#233;tat qui s'accommode de toutes sortes d'activit&#233;s. Le risque est de s'exclure de la vie quotidienne partag&#233;e par tous et d'&#234;tre un peu hors sol, alors qu'&#234;tre pr&#234;tre c'est &#234;tre pr&#233;sent au monde, en &#233;tant disponible &#224; toutes les questions.&lt;/i&gt; &#187; Le monde du th&#233;&#226;tre, l'autre moiti&#233; de sa vie, o&#249; il op&#232;re en tant que d&#233;corateur et accessoiriste, entretient historiquement une relation un peu particuli&#232;re avec la religion. Inversement, dans l'imagerie religieuse, la magie repr&#233;sente le commerce avec les forces sup&#233;rieures, l'association avec la magie noire. &#171; &lt;i&gt;De fait, la magie fait advenir des choses impossibles et il pourrait y avoir de l'ambigu&#239;t&#233;.&lt;/i&gt; &#187;, conc&#232;de-t-il m&#234;me si pour lui, il n'y a pas vraiment dichotomie. Sa fonction ne lui permet bien s&#251;r pas de travailler pour n'importe quel type de spectacle, mais finalement il est assez libre : &#171; &lt;i&gt;La premi&#232;re fois que j'ai travaill&#233; pour le th&#233;&#226;tre, la pi&#232;ce s'intitulait Chapitre XIII et se situait au Moyen &#194;ge, &#224; l'&#233;poque de l'Inquisition, il y avait des sc&#232;nes de torture. J'ai lu le texte, il n'y avait rien contre l'Eglise, c'&#233;tait un spectacle sur les codes du Grand Guignol et ce fut une super exp&#233;rience&lt;/i&gt; &#187;, qui a valu &#224; la pi&#232;ce le Moli&#232;re de la meilleure cr&#233;ation visuelle. &#171; &lt;i&gt;C'est int&#233;ressant de travailler avec des gens qui ont d'autres id&#233;es. Je ne suis pas l&#224; pour valider moralement les pi&#232;ces, explique-t-il. Par exemple, je vais travailler pour un copain magicien, un spectacle de cabaret dans lequel il y a un effeuillage, un lancer de couteaux.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un sacerdoce dans la cit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, ses deux activit&#233;s restent bien s&#233;par&#233;es et la magie n'est pas au c&#339;ur de sa vie sacerdotale. Les mots, comme &#171; &lt;i&gt;croyance&lt;/i&gt; &#187;, peuvent pr&#234;ter &#224; confusion mais pour Alexandre Denis, les choses sont bien claires : &#171; &lt;i&gt;La plupart des magiciens sont assez sceptiques et assez loin des questions de foi car ils sont extr&#234;mement rationnels. La magie, c'est la r&#233;solution de probl&#232;mes pour arriver &#224; un effet invisible, et c'est la convention du spectacle de croire que le magicien a des pouvoirs. Alors que l'objet de la foi, c'est l'inverse, c'est de croire en quelque chose pour lequel on n'a pas de preuves, c'est une exp&#233;rience personnelle.&lt;/i&gt; &#187; Pour le p&#232;re Alex, cette double appartenance donne du sens &#224; son sacerdoce : &#171; &lt;i&gt;C'est important pour l'Eglise cette vie de pr&#234;tre au travail. Ce n'est pas simplement un &#224; c&#244;t&#233; qui contribuerait &#224; un &#233;quilibre, c'est aussi un apostolat au travail, comme il y a des pr&#234;tres ouvriers qui accompagnent des cat&#233;gories de populations que sinon, on ne voit jamais.&lt;/i&gt; &#187; Cette ouverture au monde de l'art est d'ailleurs une aubaine pour l'organiste et compositeur Michel Boedec, organisateur d'une saison musicale dans l'&#233;glise. &#171; &lt;i&gt;Pour moi, pour le lieu, c'est une chance : c'est quelqu'un d'enthousiaste qui sait d&#233;l&#233;guer, mais qui s'int&#233;resse au contenu, se f&#233;licite-t-il. Il vient au concert, rencontre les artistes, est curieux des instruments. Il croit &#224; une Eglise ouverte et l'inscrit dans la ville, avec la participation &#224; la Nuit blanche par exemple. Il aide &#224; ce que cette &#233;glise revive de propositions artistiques.&lt;/i&gt; &#187; La programmation du festival n'est pas particuli&#232;rement religieuse, mais cela ne g&#234;ne pas le p&#232;re Alex , bien au contraire : &#171; &lt;i&gt;Promouvoir l'activit&#233; artistique a toujours &#233;t&#233; dans notre tradition. Je trouve cela tr&#232;s fructueux lorsque les artistes qui sont invit&#233;s respectent le lieu mais proposent autre chose.&lt;/i&gt; &#187; Alexandre Denis s'autorisera peut-&#234;tre prochainement &#224; m&#234;ler ses deux comp&#233;tences dans un nouveau spectacle incluant les paroissiens de tous &#226;ges, un peu dans l'esprit des myst&#232;res que l'on jouait autrefois sur le parvis des &#233;glises.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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