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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Fabienne Benveniste, de l'h&#244;tel d'Augny &#224; un parking souterrain</title>
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		<dc:date>2024-03-02T20:15:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Janine Mossuz-Lavau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Artiste peintre de l'abstraction figurative lyrique et d&#233;put&#233;e de la R&#233;publique de Montmartre, Fabienne Benveniste a choisi un endroit atypique pour exposer ses toiles : le parking Blanche-Pigalle. &lt;br class='autobr' /&gt; Parking expo : c'est un nouveau concept qui a vu sa premi&#232;re illustration avant No&#235;l, tout pr&#232;s du Moulin-Rouge. En effet, Fabienne Benveniste, peintre non pas du dimanche mais professionnelle qui expose et vend, a convi&#233; ses amis et les amateurs d'art du quartier, o&#249; elle habite depuis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1433-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/_n8a6005-793ef.jpg?1787827967' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artiste peintre de l'abstraction figurative lyrique et d&#233;put&#233;e de la R&#233;publique de Montmartre, Fabienne Benveniste a choisi un endroit atypique pour exposer ses toiles : le parking Blanche-Pigalle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parking expo : c'est un nouveau concept qui a vu sa premi&#232;re illustration avant No&#235;l, tout pr&#232;s du Moulin-Rouge. En effet, Fabienne Benveniste, peintre non pas du dimanche mais professionnelle qui expose et vend, a convi&#233; ses amis et les amateurs d'art du quartier, o&#249; elle habite depuis plusieurs d&#233;cennies, &#224; la pr&#233;sentation de ses derni&#232;res &#339;uvres&#8230; dans un parking. De grandes toiles montrant, &#224; peine esquiss&#233;es, des femmes chapeaut&#233;es, en robes longues, fluides et l&#233;g&#232;res. A l'image de l'artiste, dont Catherine, journaliste, souligne &#171; &lt;i&gt;cette curieuse combinaison de femme du monde et de burlesque, aussi &#224; l'aise dans un ch&#226;teau que dans un parking&lt;/i&gt; &#187;. Toiles accroch&#233;es juste apr&#232;s l'entr&#233;e du parking, longeant la rampe de droite par laquelle montent les voitures et celle de gauche r&#233;serv&#233;e &#224; leur descente. Entre les deux, pour le vernissage, une table garnie de nourritures terrestres fournies par les commer&#231;ants du coin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Enfance rebelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;vidence, ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re exposition de Fabienne Benveniste dont les tableaux se sont promen&#233;s aux Abbesses comme &#224; la Biennale de Venise, &#224; Monaco et tout r&#233;cemment &#224; l'h&#244;tel d'Augny, qui abrite la mairie du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Il fallait bien les trois grands salons Aguado pour accueillir cette &#339;uvre qui n'est pas seulement celle d'une artiste mais aussi celle d'une d&#233;put&#233;e de la R&#233;publique de Montmartre. Car, sur la colline des peintres, Fabienne porte fi&#232;rement, outre l'embl&#232;me jaune et bleu, le chapeau noir et l'&#233;charpe rouge. Elle dessine et peint depuis l'enfance, attir&#233;e depuis toujours par la beaut&#233;. Ainsi, &#233;lev&#233;e dans le protestantisme, elle r&#234;ve d'&#234;tre catholique car elle est fascin&#233;e par les &#233;glises, ce qu'elle y voit de dorures et d'angelots, ce qu'elle y respire, gris&#233;e par l'odeur de l'encens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;cole communale, elle se sent diff&#233;rente et n'est pas plus &#224; l'aise dans sa famille o&#249; trop de secrets lui donnent l'impression d'&#234;tre sous cloche. D&#233;cid&#233;e &#224; s'exprimer, elle peint de grands ronds blancs sur les parois d'une cabane en bois tr&#244;nant dans le jardin. Plut&#244;t que de s'extasier, les adultes l'obligent &#224; la repeindre en marron. La beaut&#233; ne sort donc pas victorieuse, pas plus que l'autre boussole de l'artiste en herbe, la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au coll&#232;ge, quand la directrice passe, les &#233;l&#232;ves doivent mettre leurs mains dans le dos. Ce qui ne pla&#238;t gu&#232;re &#224; Fabienne. Elle avertit sa s&#339;ur : &#171; &lt;i&gt;Pense que tu ne les as pas dans le dos. Sinon, quand tu seras vieille, tu marcheras courb&#233;e avec les mains dans le dos&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Passion transatlantique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ses &#233;tudes secondaires la voient fr&#233;quenter le lyc&#233;e Montaigne. Puis, apr&#232;s quelques ann&#233;es de psychologie, elle int&#232;gre les arts plastiques &#224; l'universit&#233; de Saint-Denis. Elle y c&#244;toie une &#233;tudiante enceinte qui soul&#232;ve, malgr&#233; son &#233;tat, une table tr&#232;s lourde : un souvenir qui lui revient quand elle d&#233;place ses grandes toiles, des femmes fortes qui &#171; &lt;i&gt;portent&lt;/i&gt; &#187;. On la retrouve ensuite au Canada, inscrite &#224; nouveau aux Arts plastiques, habitant chez les uns et les autres, s'essayant au th&#233;&#226;tre d'avant-garde. Elle peint beaucoup mais en son absence, sa colocataire &#233;tant partie &#224; la cloche de bois, ses tableaux sont mis &#224; la poubelle. Seuls subsistent ceux d&#233;pos&#233;s chez des amis. Elle passe deux ans et demi l&#224;-bas, &#233;pouse un Qu&#233;b&#233;cois et s'installe avec lui pr&#232;s de la place Blanche. Com&#233;dien, fragile, il n'&#233;chappe pas &#224; quelques s&#233;jours hospitaliers. Elle doit s'en occuper, gagner de l'argent pour la famille, agrandie par l'arriv&#233;e de deux nouveaux-n&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle travaille alors au service de presse du mus&#233;e d'Orsay. Arr&#234;t oblig&#233; de la peinture, ce qu'elle ne va pas supporter tr&#232;s longtemps. Jusqu'au jour o&#249; elle ach&#232;te une grande toile et r&#233;alise un portrait en couleurs de ce mari, avec elle et leur premi&#232;re fille, tous trois costum&#233;s en rois et reines. &#171; &lt;i&gt;Les traits sont forc&#233;s mais l'&#226;me est l&#224;&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle en repensant &#224; ce tableau. Il est temps de repartir sur le sentier de guerre de la cr&#233;ation artistique. Le mari retourne au Qu&#233;bec, elle transforme leur appartement et ressort un des rares tableaux sauv&#233;s de l'&#233;pisode canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis arrive dans sa vie &#201;ric-Marc Perdrizet, architecte d'int&#233;rieur, qui tombe en p&#226;moison devant la toile fix&#233;e au mur. Il posera ses valises dans cet appartement du bas de Montmartre et deviendra son second mari.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le temps des parkings&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fabienne gagne alors sa vie comme sc&#233;nariste de dessins anim&#233;s et dialoguiste de jeux vid&#233;o, entamant &#8210; en avance sur son temps &#8210; une &#339;uvre num&#233;rique. &#201;ric a le sens de l'&#233;v&#232;nementiel et raffole des lieux insolites. Il organise donc, dans l'ancien h&#244;pital Beaujon, l'exposition &#171; &lt;i&gt;Boucherie haute couture&lt;/i&gt; &#187;. D'autres suivront, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; : rue Coustou, &#224; la Mascotte, sur le boulevard de Clichy. Na&#238;t ainsi, &#224; la fronti&#232;re du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Le Mur de Berlin, une &#339;uvre collective sur laquelle, dans la surface qui lui est r&#233;serv&#233;e, elle &#233;tale du rouge, comme du sang caill&#233;. Un fil soutient l'ensemble et, quand le repr&#233;sentant de la Mairie le coupe, le mur s'&#233;croule, c'&#233;tait en 2009, pour f&#234;ter le dixi&#232;me anniversaire de la chute du Mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabienne dispose maintenant d'un atelier place Saint-Georges et affectionne toujours le grand format. Elle travaille d'abord au fusain puis &#224; la peinture, plonge des pigments dans de l'acrylique et ponctue avec des pastels, secs ou gras selon l'inspiration. Elle conclut avec, comme elle le dit joliment, &#171; &lt;i&gt;des l&#226;chers de fusains&lt;/i&gt; &#187;. Le tout, le plus souvent, sur des toiles de Jouy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#171; &lt;i&gt;Parking expo&lt;/i&gt; &#187; sont envisag&#233;es. Mais on ne reverra pas la dame aux visage et buste noirs, achet&#233;e par une Am&#233;ricaine, elle s'est envol&#233;e pour Chicago. Au grand regret de Montmartrois comme Christian Boss, kin&#233;sith&#233;rapeute, qui regrette de ne pas s'&#234;tre uni &#224; d'autres pour l'acheter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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