<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1430&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1787821517</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Aux origines du rap fran&#231;ais</title>
		<link>https://www.18dumois.info/aux-origines-du-rap-francais.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/aux-origines-du-rap-francais.html</guid>
		<dc:date>2024-03-02T20:16:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Renaudet, Mehdi Bouttier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ne&#769; en France au de&#769;but des anne&#769;es 1980 dans le sillage du mouvement hip-hop, le rap a toujours pu compter sur le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Un arrondissement majeur dans l'e&#769;closion de ce genre musical aujourd'hui ple&#769;biscite&#769;. &lt;br class='autobr' /&gt; Il a int&#233;gr&#233; les programmes scolaires, envahi les librairies, fait son entr&#233;e dans le domaine de la recherche universitaire, fait l'objet d'un t&#233;l&#233;-crochet sur Canal+, et m&#234;me remport&#233; des Victoires de la musique. Pas de doute, le rap, genre musical le plus populaire dans l'Hexagone, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-histoire-1430-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH94/dee_nasty_et_johnny_go_lors_d_une_free_jam_sur_la_friche_de_la_chapelle___1986-1c568.png?1787825608' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ne&#769; en France au de&#769;but des anne&#769;es 1980 dans le sillage du mouvement hip-hop, le rap a toujours pu compter sur le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Un arrondissement majeur dans l'e&#769;closion de ce genre musical aujourd'hui ple&#769;biscite&#769;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a int&#233;gr&#233; les programmes scolaires, envahi les librairies, fait son entr&#233;e dans le domaine de la recherche universitaire, fait l'objet d'un t&#233;l&#233;-crochet sur Canal+, et m&#234;me remport&#233; des Victoires de la musique. Pas de doute, le rap, genre musical le plus populaire dans l'Hexagone, est devenu une culture populaire d&#233;sormais indissociable de notre patrimoine. Mais ce que les jeunes et les plus vieux ne savent peut-&#234;tre pas, c'est que le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est un des berceaux de l'&#233;mancipation de cette musique en France, au m&#234;me titre que le mouvement hip-hop, qui englobe le graffiti, la breakdance, le DJing et le rap. Ce dernier a d'abord &#233;merg&#233; dans le bronx de New York au d&#233;but des ann&#233;es 70, avant d'&#234;tre import&#233; en France au milieu des ann&#233;es 1980 via notamment Dj Dee Nasty, qui d&#233;couvrit le hip-hop deux ans plus t&#244;t lors d'un voyage &#224; San Francisco. De retour &#224; Paris avec une pl&#233;iade de vinyles in&#233;dits, il encha&#238;ne les &#233;missions sur des radios pirates, puis publie son premier album, Paname City Rappin, en 1984. Apr&#232;s cette date, le mouvement explose en France. Gr&#226;ce &#224; l'&#233;mission H.I.P. H.O.P diffus&#233;e sur TF1, mais aussi et surtout gr&#226;ce aux &#171; free jam &#187; organis&#233;es par Dee Nasty sur un terrain vague situ&#233; au 18 boulevard de La Chapelle. &#171; &lt;i&gt;C'est l'&#233;l&#233;ment fondateur de la culture hip-hop en France et &#231;a s'est pass&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/i&gt; &#187;, remarque Benjamin, qui organisait encore r&#233;cemment des visites guid&#233;es autour de la culture hip-hop dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; (lire notre num&#233;ro d'avril 2022). &#171; &lt;i&gt;Dee Nasty avait investi ce terrain vague o&#249; toutes les disciplines du hip-hop &#233;taient repr&#233;sent&#233;es, dont le rap. Mais c'&#233;tait du proto-rap car quasiment personne ne rappait encore en fran&#231;ais. &#192; cette &#233;poque, le rap &#233;tait balbutiant, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mais en France aussi.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tous les chemins m&#232;nent &#224; La Chapelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En passant aujourd'hui devant, difficile d'imaginer qu'&#224; la place du centre de tri postal se situait le berceau de la sc&#232;ne hip-hop hexagonale. Pourtant, c'est bien au pied du m&#233;tro a&#233;rien que sont pass&#233;s Johnny Go et Destroy Man, consid&#233;r&#233;s comme les premiers rappeurs fran&#231;ais de l'histoire. Avant d'&#234;tre ringardis&#233;s par Kool Shen et Joey Starr du groupe Supr&#234;me NTM et par un gamin du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Mathias Cassel, alias Rockin'Squat, du groupe Assassin. On les retrouvera en mai 1990 sur la compilation Rapattitude, enregistr&#233;e de nuit dans des studios du Centre Pompidou et sur laquelle est pr&#233;sent Dj Dee Nasty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendue &#224; 100 000 exemplaires et certifi&#233;e disque d'or, cette compilation aurait pu pousser le fr&#232;re de Vincent Cassel et son groupe dans les bras de l'industrie musicale. Mais contrairement &#224; IAM ou NTM, le groupe &#233;voluera toute sa carri&#232;re hors des radars, s'obligeant ainsi &#224; s'autoproduire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pionnier d'un rap fran&#231;ais politis&#233;, Rockin'Squat et ses trois disques d'or ont en r&#233;alit&#233; ouvert une bo&#238;te de pandore. Dans son sillage, de nombreux rappeurs ind&#233;pendants ont &#233;merg&#233; dans notre arrondissement. On pourrait d'abord citer Doc Gyn&#233;co, qui revendiquait en 1996 son appartenance &#224; La Chapelle et demandait &#224; &#234;tre class&#233; dans la vari&#233;t&#233;, avant de multiplier les sorties m&#233;diatiques hasardeuses et les projets musicaux aux antipodes du rap dit conscient et ind&#233;pendant. Tout l'inverse de la Scred Connexion, v&#233;ritable embl&#232;me du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement symbolis&#233; par un slogan &#233;prouv&#233; : &#171; &lt;i&gt;Jamais dans la tendance, toujours la bonne direction&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ind&#233;pendance comme un moyen d'exister&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 90, alors que le rap prend une place pr&#233;pond&#233;rante dans l'espace m&#233;diatique et que la radio Skyrock en fait son nouveau credo, les labels flairent la part du g&#226;teau, en signant de plus en plus d'artistes. En marge de ce syst&#232;me, dans le giron du l&#233;gendaire Fabe, la Scred Connexion, le collectif r&#233;unissant Koma, Morad, Haroun et Mokless, appara&#238;t &#224; cette p&#233;riode. Issus du quartier de Barb&#232;s, les rappeurs d&#233;crivent leur quotidien, parlent de l'actualit&#233; de l'&#233;poque, dans un rap terre-&#224;-terre et authentique. En 1998, leur premier maxi*, Bouteille de gaz, t&#233;moigne de cette urgence, tout en &#233;tant publi&#233; sous leur propre banni&#232;re. L'ind&#233;pendance, voil&#224; un concept qui colle &#224; la peau de la Scred, sans pour autant &#234;tre un faux postulat. &#171; &lt;i&gt;On s'est laiss&#233; guider par notre passion, t&#233;moigne Mokless. Quand on a voulu distribuer notre maxi, on nous a demand&#233; une structure, donc on s'est renseign&#233;, on a ouvert une soci&#233;t&#233;, c'est aussi simple que &#231;a.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'industrie musicale subit de plein fouet la crise du disque dans les ann&#233;es 2000, l'ind&#233;pendance devient essentielle pour grand nombre d'acteurs du rap dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. L'heure est aux compilations et aux street CDs, vendus chez les disquaires ind&#233;pendants comme &#224; Street Sound place de Clichy ou sur le march&#233; aux puces de porte de Clignancourt. Les diff&#233;rentes compilations Street Selexion de la Scred sont des pi&#232;ces importantes de l'&#233;poque, tout comme Explicit Dix-Huit, produite en 2003 et soutenue par le magasin Tati de Barb&#232;s. &#171; &lt;i&gt;Notre volont&#233; &#233;tait de mettre encore plus le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; sur la carte en r&#233;unissant les rappeurs de l'arrondissement. C'&#233;tait une mani&#232;re de revendiquer aussi notre appartenance au quartier.&lt;/i&gt; &#187;, rembobine Flynt, le producteur d'Explicit Dix-Huit. Cette premi&#232;re exp&#233;rience d'autoproduction lui mettra le pied &#224; l'&#233;trier puisqu'il encha&#238;nera avec quatre maxis finement &#233;crits, puis son premier album J'&#233;claire ma ville (2007), sur lequel ses textes m&#233;taphoriques font mouche, au point que cet opus devient un classique du rap hexagonal. &#171; &lt;i&gt;Laborieux et exigeant en &#233;criture&lt;/i&gt; &#187;, Flynt est moins productif que d'autres rappeurs franciliens, mais la qualit&#233; et la richesse de ses textes lui permettent de trouver un public d'avertis, loin des maisons de disques. Il retrouvera heureusement le chemin des studios, publiant deux nouveaux albums en 2012 et en 2018, avec toujours le m&#234;me leitmotiv : faire du rap d'adulte en ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plusieurs biberons, un seul berceau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre versant du rap du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, c'est son c&#244;t&#233; politique, incarn&#233; entre autres par La Rumeur. Le groupe &#233;tabli &#224; Pigalle d&#233;fend un rap &#171; &lt;i&gt;revendicatif, vindicatif, contestataire, dissident et militant&lt;/i&gt; &#187;, comme ils le d&#233;crivaient en 2002 pour le webzine L'Abcdr du son. Une d&#233;marche radicale et assum&#233;e qui n'est pas du go&#251;t du ministre de l'Int&#233;rieur de l'&#233;poque, Nicolas Sarkozy. Apr&#232;s sa plainte, huit ans de proc&#233;dure judiciaire seront n&#233;cessaires pour que le groupe revendique sa libert&#233; de parole et son ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le rap conna&#238;t plein de r&#233;volutions esth&#233;tiques dans les ann&#233;es 2010, une certaine tradition du non-conformisme perdure, avec des figures comme C. Sen ou Hugo TSR. Ind&#233;pendant aussi, ce dernier a embo&#238;t&#233; le pas de ses a&#238;n&#233;s d&#232;s son premier opus solo, La Bombe H, en 2005. Depuis, celui qui refuse la m&#233;diatisation et les interviews a sorti six albums, soit presque autant de r&#233;cits sur le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, qu'il d&#233;peint avec un r&#233;alisme froid et amer, comme dans Fen&#234;tre sur rue (2012), son chef-d'&#339;uvre musical. Adorateur d'instrumentales lentes et m&#233;lodieuses, Hugo TSR, 39 ans, n'a presque pas boug&#233; d'un cil. Et m&#234;me si Jeudi, son dernier album sorti en d&#233;cembre 2023, n'&#233;voque pour une fois pas le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, il reste un des porte-drapeaux les plus repr&#233;sentatifs de son arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son tour, il a m&#234;me influenc&#233; de jeunes ouailles. du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. C'est le cas de deux de ses voisins de l'&#233;poque : Sopico et Georgio. Le premier, 28 ans et trois albums au compteur, s'est fait conna&#238;tre arm&#233; de sa guitare &#233;lectrique, lui permettant de combiner un subtil m&#233;lange hybride de rap et rock qui d&#233;tonne et casse les codes du rap d'antan. Un credo &#233;galement emprunt&#233; par Georgio, de trois ans son a&#238;n&#233;, que l'on a d&#233;couvert en 2012 via un projet sur lequel il partageait un morceau avec Koma de la Scred Connexion et C. Sen. Depuis, le gamin de Marx Dormoy a bien grandi et a d&#233;j&#224; sorti cinq albums, dont le premier, H&#233;ra, teint&#233; de litt&#233;rature et de pop ou son dernier, Ann&#233;es sauvages (2023), r&#233;&#233;dit&#233; en novembre dernier, lui ont permis de se faire conna&#238;tre bien au-del&#224; de l'arrondissement et du rap fran&#231;ais. R&#233;sultat, &#224; 31 ans, Georgio risque bient&#244;t d'entrer lui aussi bient&#244;t dans la cat&#233;gorie des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La rel&#232;ve est assur&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re Georgio et Sopico, une nouvelle g&#233;n&#233;ration de rappeurs semble perp&#233;tuer la tradition du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Parmi eux, des artistes aux univers vari&#233;s. Il y a Slkrack, originaire de porte de La Chapelle, un quartier qui d&#233;gouline dans ses paroles. Mais aussi le tr&#232;s juste Cashmire, qui bat le pav&#233; du c&#244;t&#233; de Marx Dormoy, Bayasse de porte de Clignancourt, qui propose un rap doux-amer, ou encore knfGabbana et son univers mi-ringard mi-racaille. Enfin, le quartier de la Goutte d'Or n'est pas en reste avec Rapi Sati, Junior Bvndo ou encore Guy2Bezbar. Ce dernier, auteur d'un premier album certifi&#233; d'or, est le nouveau visage du rap du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Un rap dans la tendance qui peut para&#238;tre &#233;loign&#233; de celui de ses pairs. Pourtant, c'est bien chez un certain Mokless de la Scred Connexion que le jeune Guy, alors &#171; &lt;i&gt;&#226;g&#233; de 11-12 ans&lt;/i&gt; &#187;, se rendait pour r&#233;diger ses premiers textes. Depuis, le gosse de la Goutte d'Or a bien &#233;volu&#233;. Il faisait son premier Z&#233;nith de la Villette le 29 f&#233;vrier. Sa premi&#232;re partie ? La jeune Merveille, 16 ans, qui fait le buzz avec des morceaux faisant la part belle &#224; son quartier : porte de Clignancourt. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, la transmission dans le culture hip-hop n'est pas un vain mot.&#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
