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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Quand Buffalo Bill enchantait 7000 spectateurs</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; la Belle &#201;poque, la place de Clichy rayonnait gr&#226;ce &#224; son hippodrome, qui pouvait accueillir jusqu'&#224; 7 000 f&#233;rus de cirque et de spectacle &#233;questre. Mais la gestion du lieu, trop longtemps d&#233;faillante, ne lui a pas permis de perdurer. &lt;br class='autobr' /&gt; En arrivant devant l'actuel centre commercial des Arcades de Montmartre, juste &#224; c&#244;t&#233; de la place de Clichy, difficile d'imaginer qu'il y avait jadis ici un splendide hippodrome. Pourtant, c'est bien &#224; l'int&#233;rieur de cette enceinte o&#249; Castorama et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH94/hippodrome-036f7.png?1787828402' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la Belle &#201;poque, la place de Clichy rayonnait gr&#226;ce &#224; son hippodrome, qui pouvait accueillir jusqu'&#224; 7 000 f&#233;rus de cirque et de spectacle &#233;questre. Mais la gestion du lieu, trop longtemps d&#233;faillante, ne lui a pas permis de perdurer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En arrivant devant l'actuel centre commercial des Arcades de Montmartre, juste &#224; c&#244;t&#233; de la place de Clichy, difficile d'imaginer qu'il y avait jadis ici un splendide hippodrome. Pourtant, c'est bien &#224; l'int&#233;rieur de cette enceinte o&#249; Castorama et les h&#244;tels Mercure jouent des coudes que des spectacles en tout genre ont fait la renomm&#233;e du quartier. C'&#233;tait il y a d&#233;j&#224; plus d'un si&#232;cle, &#224; une &#233;poque o&#249; les animaux exotiques n'&#233;taient pas encore l&#233;gion dans les m&#233;nageries foraines sillonnant Paris et le reste de la France. G&#233;r&#233; d'abord par le Sarthois Ernest Molier, artiste et directeur de cirque, puis par l'Anglo-Am&#233;ricain Frank Bostock, dresseur d'animaux, l'hippodrome de la place de Clichy va conna&#238;tre un succ&#232;s d'estime retentissant, en multipliant les spectacles &#233;poustouflants et ce d&#232;s son inauguration en 1900 pour l'Exposition universelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le jardin qui cache la Forest&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Organis&#233;e du 15 avril au 12 novembre 1900 sur le th&#232;me &#171; Le bilan d'un si&#232;cle &#187;, l'Exposition universelle se tient &#224; Paris pour la cinqui&#232;me fois et ses objectifs sont clairs : valoriser la puissance du pays, qu'elle soit industrielle, &#233;conomique, scientifique ou artistique. C'est aussi l'occasion de&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;aliser de grands travaux pour accueillir les visiteurs. C'est pourquoi d'importantes constructions voient le jour dans tout Paris : le pont Alexandre III, le Grand Palais et le Petit Palais, le palais de l'Electricit&#233;, ainsi que les gares d'Orsay, des Invalides et de Lyon. Dans la perspective des travaux pr&#233;paratifs, l'hippodrome du Champ de Mars doit &#234;tre d&#233;truit. Ses architectes, Henri Cambon, Albert Galleron et Henri Duray se mettent alors &#224; la recherche d'un lieu o&#249; b&#226;tir un nouvel hippodrome. Ce sera dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, juste &#224; c&#244;t&#233; de la place de Clichy, &#224; l'angle de la rue Caulaincourt et de la rue Forest. Pour sa construction, les maisons villageoises du quartier doivent &#234;tre ras&#233;es. Idem pour le jardin de Barth&#233;lemy Forest, &#224; la fois avocat, conseiller municipal, d&#233;put&#233; et photographe. Situ&#233; dans le bas de la rue Caulaincourt, ce grand jardin &#224; demi-sauvage accueille les amis du p&#232;re Forest pour des f&#234;tes ou des promenades dans les sous-bois, dont le peintre Toulouse-Lautrec qui y recevra des mod&#232;les et des amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1897, Forest accepte de c&#233;der son jardin &#224; la soci&#233;t&#233; franco-anglaise qui a command&#233; l'hippodrome aux trois architectes, puis le 16 janvier 1898, devant plus de 1 000 personnes, une c&#233;l&#233;bration est organis&#233;e pour la pose de la premi&#232;re pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plus de deux ans, sous la direction de Cambon, Galleron et Duray, les ouvriers vont s'atteler &#224; une t&#226;che complexe : construire un b&#226;timent unique pour organiser diff&#233;rents spectacles. Tous leurs efforts se concr&#233;tisent lorsque l'hippodrome de la place de Clichy (aussi appel&#233; hippodrome de Montmartre) est inaugur&#233; avec faste le 13 mai 1900, soit un mois apr&#232;s que le pr&#233;sident de la R&#233;publique, Emile Loubet, a officiellement d&#233;clar&#233; ouverte l'Exposition universelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un restaurant tout autour de la piste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si de l'ext&#233;rieur l'hippodrome claque, notamment gr&#226;ce &#224; son entr&#233;e monumentale en pierre et sa fa&#231;ade Belle &#201;poque, l'int&#233;rieur n'est pas en reste non plus. En effet, au rez-de chauss&#233;e, un grand vestibule et son escalier d'honneur accueillent les visiteurs. Au niveau de la piste, ces derniers ont acc&#232;s au contr&#244;le et au bar fumoir, tandis que le niveau sup&#233;rieur est r&#233;serv&#233; &#224; la direction, la comptabilit&#233; et l'administration. Dans le prolongement de l'entr&#233;e qui poss&#232;de un immense chapiteau m&#233;tallique, on trouve une salle de spectacle de 7 000 places (dont 5 000 assises) sur cinq niveaux. Il y a aussi un th&#233;&#226;tre, des loges pour les artistes, une machinerie et des &#233;curies (dont les stalles sont encore visibles du cimeti&#232;re de Montmartre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le clou du spectacle est &#233;videmment la piste, qui mesure 70 m&#232;tres de longueur et 35 m&#232;tres de largeur et qui est accessible via un ascenseur permettant d'enlever 300 artistes et figurants de la sc&#232;ne. Enfin, un immense restaurant style Art nouveau tendance rococo, d'une capacit&#233; de 2 000 couverts, est install&#233; dans l'enceinte. Cr&#233;&#233; par Edouard Niermans, qui &#233;difia le Moulin Rouge, le restaurant de l'hippodrome de la place de Clichy donne directement sur la piste et en fait le tour, permettant ainsi aux spectateurs d'assister &#224; des attractions d'envergure tout en profitant de bons petits plats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ernest Molier, artiste et directeur de cirque, accepte de prendre b&#233;n&#233;volement la direction artistique de la salle. Le bail est sign&#233; pour cinq ans et il est renouvelable pour la m&#234;me dur&#233;e. Les 7 000 spectateurs pr&#233;sents le jour de l'inauguration assistent &#224; un spectacle exceptionnel compos&#233; de num&#233;ros de chevaux, d'acrobaties, de domptage, de jonglage avec, pour clou, une pantomime &#224; grand spectacle sur le th&#232;me de Vercing&#233;torix. Par la suite, le lieu accueille du cirque, des matchs de football et m&#234;me un combat naval !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faillite et renaissance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me, des difficult&#233;s apparaissent car l'hippodrome de Montmartre est exploit&#233; par une soci&#233;t&#233; mal g&#233;r&#233;e qui fait faillite rapidement et d&#233;pose le bilan en f&#233;vrier 1901. Heureusement l'ann&#233;e suivante, le prestigieux cirque de l'Anglo-Am&#233;ricain Frank Charles Bostock, The Bostock's Great Animal Arena, en tourn&#233;e &#224; Paris, passe par la place de Clichy. La moiti&#233; du spectacle est consacr&#233;e au domptage des fauves mais les &#233;l&#233;phants sont &#233;galement de la partie. Son succ&#232;s est imm&#233;diat car il est rare &#224; cette &#233;poque de voir des animaux exotiques ailleurs que dans les grandes m&#233;nageries foraines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les spectacles vont finalement continuer jusqu'au 2 juillet 1902, date de la fermeture des lieux. Apr&#232;s une premi&#232;re mise en vente fin juillet 1902, l'hippodrome est finalement vendu le 28 mai 1903, pour la somme de 1 million de francs. Bostock, son nouveau propri&#233;taire, va le transformer en profondeur et y installer officiellement sa m&#233;nagerie et son cirque. Le 12 novembre 1903, lors de la premi&#232;re repr&#233;sentation sous l'&#232;re Bostock, des num&#233;ros sensationnels d'animaux, anim&#233;s par des dresseurs de renom, sont propos&#233;s. Un succ&#232;s qui durera jusqu'en 1907, p&#233;riode durant laquelle le somptueux &#233;difice sera rebaptis&#233; l'hippodrome Bostock.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bostock, le roi des animaux !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233; en 1866 en Angleterre, Frank C. Bostock est un v&#233;ritable enfant dompteur, lui qui grandit dans l'ambiance de la m&#233;nagerie Bostock-Wombwell cr&#233;&#233;e par son grand-p&#232;re. Il &#233;migre en 1893 en Am&#233;rique du Nord, dont il prendra la nationalit&#233;. Surnomm&#233; le roi des animaux tout au long de sa vie, il chasse et capture des animaux sauvages dans diff&#233;rents pays. Toutefois, son objectif n'est pas de les tuer mais de les dresser. Il publie, en 1903, un ouvrage intitul&#233; The Training of Wild Animals, dans lequel il pr&#233;sente ses m&#233;thodes d'apprivoisement et d'entra&#238;nement des animaux. L'&#233;t&#233; suivant la publication de ce livre, la m&#233;nagerie itin&#233;rante Bostock se produit &#224; Coney Island, au grand parc d'attractions Dreamland de New-York, avant de revenir &#224; Paris en octobre 1904. Les spectateurs de l'hippodrome peuvent applaudir le dompteur Herman Weedon et son ours brun Doc, Miss Grace Selica dansant au milieu des lions ou Miss Morelli s'amusant avec ses jaguars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1905, en pleine tourn&#233;e europ&#233;enne, le spectaculaire Wild West Show de Buffalo Bill, le c&#233;l&#232;bre chasseur de bisons et figure embl&#233;matique de la conqu&#234;te de l'Ouest, investit &#224; son tour l'hippodrome. 800 acteurs (dont la pr&#233;sence d'Am&#233;rindiens), 500 chevaux de selle, 250 chevaux de trait, 80 wagons sont au rendez-vous pour une reconstitution historique unique ! Le 27 octobre 1905, lors d'un gala, Bostock pr&#233;sente une entr&#233;e de cage mais se fait accrocher par le lion Wallace, il sera sauv&#233; in extremis par les gar&#231;ons de piste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attaqu&#233; de nombreuses fois par ses animaux, le corps de Bostock porte d'innombrables marques de griffes et de dents de lion. Ce ne sont pourtant pas ses nombreux s&#233;jours &#224; l'h&#244;pital qui vont pr&#233;cipiter l'hippodrome Bostock vers un &#233;chec, ni la qualit&#233; de ses spectacles, mais bien l'exploitation du lieu qui se r&#233;v&#232;le d&#233;sastreuse &#224; cause de frais g&#233;n&#233;raux exorbitants ne permettant pas d'&#233;quilibrer les comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1906-1907, c'est la derni&#232;re saison du cirque Bostock qui met &#224; l'honneur la cr&#233;atrice de la danse serpentine Lo&#239;e Fuller, pionni&#232;re de la danse moderne. Le 10 mars 1907, l'hippodrome de l'&#232;re Bostock s'arr&#234;te. Pour &#233;ponger le d&#233;ficit, une partie des animaux et du mat&#233;riel est vendue aux ench&#232;res &#224; Neuilly-sur-Seine. Victime d'une grave grippe, dans sa maison de Kensington Mansions &#224; Londres, Bostock s'&#233;teindra le 8 octobre 1912, laissant derri&#232;re lui sa femme et ses six enfants. Succ&#233;deront au cirque Bostock, la Compagnie des Cin&#233;mas-Halls puis la soci&#233;t&#233; anglaise Paris-Hippodrome-Skating-Rink Company. Cette derni&#232;re transformera le site en piste pour patins &#224; roulettes et sous-louera en sous-sol une salle de cin&#233;ma &#224; l'Hippodrome Cin&#233;matographic Theatre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La client&#232;le faisant d&#233;faut, l'hippodrome de la place de Clichy ferme ses portes d&#233;finitivement. Rachet&#233; en 1911 par L&#233;on Gaumont, il devient, sous le nom de Gaumont Palace, l'un des plus grands cin&#233;mas au monde, pouvant accueillir 5 000 personnes, dont 3 400 assises, mais ceci est une autre histoire. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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