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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Une centaine d'enfants &#224; la rue</title>
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		<dc:date>2023-12-02T14:01:26Z</dc:date>
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		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Alors que le nombre d'enfants sans domicile dans l'arrondissement ne cesse d'augmenter, poussant certains &#233;tablissements scolaires &#224; les h&#233;berger, le collectif Une &#201;cole Un Toit a obtenu, avec l'aide des &#233;lus, la r&#233;quisition du lyc&#233;e Suzanne Valadon. &lt;br class='autobr' /&gt; Lundi 20 novembre, alors que la nuit tombe, une centaine de personnes sont r&#233;unies devant la mairie, &#224; l'appel du collectif de parents et d'habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Une &#201;cole Un Toit. En cette fin de Journ&#233;e internationale des droits de l'enfant, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1412-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH103/_n8a4129nb-adb0a.jpg?1787829503' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le nombre d'enfants sans domicile dans l'arrondissement ne cesse d'augmenter, poussant certains &#233;tablissements scolaires &#224; les h&#233;berger, le collectif Une &#201;cole Un Toit a obtenu, avec l'aide des &#233;lus, la r&#233;quisition du lyc&#233;e Suzanne Valadon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lundi 20 novembre, alors que la nuit tombe, une centaine de personnes sont r&#233;unies devant la mairie, &#224; l'appel du collectif de parents et d'habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Une &#201;cole Un Toit. En cette fin de Journ&#233;e internationale des droits de l'enfant, des tentes ont &#233;t&#233; dispos&#233;es au pied du kiosque de la place Jules Joffrin, ainsi qu'une ribambelle de banderoles et un petit barnum improvis&#233;. Dessous, Sarah Vezzoli, membre du collectif, prend la parole. &#171; &lt;i&gt;Entre 60 et 78 enfants dormiraient &#224; la rue dans notre arrondissement. Cette r&#233;alit&#233;, je l'ai apprise compl&#232;tement par hasard il y a un an, au d&#233;tour d'un conseil d'&#233;cole, explique cette m&#232;re de famille et habitante du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Jamais je n'aurais pu imaginer que mes enfants et vos enfants pouvaient grandir, apprendre, jouer avec des camarades de classe qui dorment dans des cartons, des bus de nuit, des urgences ou des gares, au regard de tout le monde.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#192; peine une famille quitte l'&#233;cole, une autre arrive &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une prise de parole qui donne le ton de ce rassemblement et qui est accentu&#233;e par celle de Laurent Ribon, directeur de l'&#233;cole maternelle Richomme. &#171; &lt;i&gt;Comment rester de marbre devant un enfant qui hurle en arrivant &#224; l'&#233;cole car il n'a plus de domicile et qu'il veut retourner &#224; l'h&#244;tel, qu'il consid&#232;re comme sa vraie maison ? Comment laisser une m&#232;re et un enfant de petite section ne pas pouvoir manger chaud, se laver, se reposer pleinement ?&lt;/i&gt; &#187; Deux questions qui semblent adress&#233;es &#224; l'&#201;tat, dont l'h&#233;bergement d'urgence est la comp&#233;tence. Alors, en attendant d'avoir des r&#233;ponses concr&#232;tes et des solutions d'h&#233;bergement plus d&#233;centes, Laurent Ribon r&#233;clame &#224; son tour la r&#233;quisition du lyc&#233;e Suzanne Valadon, situ&#233; &#224; 200 m&#232;tres de la place Jules Joffrin et ferm&#233; depuis juin dernier. &#199;a tombe bien, une demande a &#233;t&#233; adress&#233;e quelques jours plus t&#244;t &#224; la pr&#233;fecture de r&#233;gion par le maire (PS) du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, &#201;ric Lejoindre, et le premier adjoint &#224; la maire de Paris (PS), Emmanuel Gr&#233;goire. Alors que la pluie a d&#233;j&#224; point&#233; le bout de son nez et que l'hiver approche, le nombre d'enfants dormant &#224; la rue dans l'arrondissement est alarmant, et ne cesse de cro&#238;tre depuis plusieurs mois. On d&#233;nombre au moins 37 familles et 74 enfants sans toit, un minimum de 150 &#233;l&#232;ves dans des situations de grande pr&#233;carit&#233; de logement, et sept &#233;coles occup&#233;es sur tout le territoire. Parmi elles, la maternelle Richomme, situ&#233;e &#224; la Goutte d'Or. &#171; &lt;i&gt;Cette ann&#233;e, on a une maman et son fils qui se sont retrouv&#233;s &#224; la rue au d&#233;but de l'&#233;t&#233;, confie Laurent Ribon. Mais l'ann&#233;e derni&#232;re, on a d&#233;j&#224; eu ce cas avec une maman et ses deux enfants.&lt;/i&gt; &#187; Une situation d&#233;sesp&#233;rante pour lui, comme pour son coll&#232;gue Maxime Tesni&#232;re, directeur de l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire du m&#234;me nom. &#171; &lt;i&gt;&#192; peine une famille quitte l'&#233;cole, une autre arrive, s'exasp&#232;re-t-il. On a eu la chance d'avoir une famille avec un b&#233;b&#233; qui a enfin trouv&#233; un logement, mais elle est bient&#244;t remplac&#233;e par une autre famille qui va venir dormir dans notre &#233;cole &#224; partir de la semaine prochaine.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de Richomme est h&#233;las loin d'&#234;tre isol&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Une &#201;cole Un Toit aide actuellement une quarantaine de familles et presque le double d'enfants scolaris&#233;s dans l'arrondissement. Cr&#233;&#233; il y a un an sous la houlette de l'association Jamais sans toit, le collectif a pour objectif d'apporter une aide en mati&#232;re d'h&#233;bergement, bien s&#251;r, mais aussi mat&#233;riellement, via des cha&#238;nes de solidarit&#233; entre parents et habitants, et administrativement. &#171; &lt;i&gt;Au-del&#224; de l'h&#233;bergement, on est beaucoup en demande de temps pour aider les familles, dans leurs d&#233;marches administratives, nous expliquait Sarah Vezzoli en amont du rassemblement public place Jules Joffrin. &#199;a peut &#234;tre : trouver une assistante sociale, aller au Centre d'action sociale de la Ville de Paris, s'occuper des tarifs de la cantine, faire les d&#233;marches Navigo ou amener les enfants &#224; l'&#233;cole.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;passement de fonction et incurie &#233;tatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l'aide, le collectif Une &#201;cole Un Toit en re&#231;oit &#233;norm&#233;ment de la part des parents d'&#233;l&#232;ves, des habitants, mais aussi des &#233;lus souligne Sarah Vezzoli. Parmi eux, &#201;ric Lejoindre et Emmanuel Gr&#233;goire sont de la partie, tout comme le s&#233;nateur (PCF) Ian Brossat, et la s&#233;natrice (PS) Colombe Brossel. Ils ont tous fait le d&#233;placement pour apporter leur soutien au collectif et aux familles. Et pour r&#233;clamer une chose : que l'&#201;tat assume ses responsabilit&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Je remercie le chef de la circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance qui passe sa journ&#233;e &#224; donner des coups de t&#233;l&#233;phone pour trouver des matelas, des micro-ondes ou des cl&#233;s, pour savoir quel gardien sera l&#224; ce week-end ou qui pourra faire le m&#233;nage le matin pour s'assurer que les enfants ne soient pas stigmatis&#233;s parce qu'ils dorment &#224; l'&#233;cole, explique &#201;ric Lejoindre, micro &#224; la main. C'est un travail exceptionnel et indispensable, mais un travail qui n'est pas le leur et qui ne doit pas l'&#234;tre.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me son de cloche pour les membres du collectif Une &#201;cole Un toit et les directeurs d'&#233;tablissement des &#233;coles concern&#233;es, lesquels remplissent un r&#244;le qui ne devrait pas leur &#234;tre d&#233;volu. &#171; &lt;i&gt;Ce n'est absolument pas normal qu'un collectif de citoyens, qui n'a strictement aucune comp&#233;tence en mati&#232;re de sans-abrisme, prenne le relais de l'incurie &#233;tatique&lt;/i&gt; &#187;, s'agace Sarah Vezzoli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, c'est bien ce qu'il se passe &#224; Paris et dans le reste du pays o&#249; en octobre, pr&#232;s de 3 000 enfants ont dormi dans la rue selon l'Unicef, soit une hausse de 42 % par rapport au mois de septembre. Des chiffres hallucinants qui n'ont visiblement pas effray&#233; l'Assembl&#233;e nationale. Le 9 novembre, cette derni&#232;re a adopt&#233; l'ensemble du projet de loi de finances 2024, apr&#232;s recours &#224; un &#233;ni&#232;me 49.3, effa&#231;ant au passage les amendements qui visaient &#224; cr&#233;er entre 6 000 et 10 000 places d'h&#233;bergement d'urgence suppl&#233;mentaires. Une grossi&#232;re erreur quand on sait que le 115 est satur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la place, les familles de l'arrondissement seront h&#233;berg&#233;es dans le lyc&#233;e Suzanne Valadon. D'abord refus&#233;e par la r&#233;gion d'apr&#232;s un article de 20 Minutes, la r&#233;quisition de l'&#233;tablissement a finalement &#233;t&#233; valid&#233;e par Val&#233;rie P&#233;cresse, &#224; la suite d'un &#233;change avec le d&#233;put&#233; (REV) Aymeric Caron. La pr&#233;sidente de r&#233;gion aurait m&#234;me accept&#233; que deux autres lyc&#233;es vides du nord de Paris soient consacr&#233;s &#224; &#171; &lt;i&gt;accueillir la nuit et le plus vite possible, les familles &#224; la rue&lt;/i&gt; &#187;. Un moindre mal au regard de la situation actuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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