<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1397&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1689759624</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; PAS DE PAPIERS, PAS DE JO &#187;</title>
		<link>https://www.18dumois.info/pas-de-papiers-pas-de-jo.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/pas-de-papiers-pas-de-jo.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:08:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;vue et minutieusement organis&#233;e de longue date, l'occupation de l'unique chantier li&#233; aux Jeux olympiques et paralympiques dans Paris a permis &#224; quelque 150 travailleurs sans titre de s&#233;jour de retrouver l'espoir. R&#233;cits en deux temps de l'op&#233;ration et des n&#233;gociations. &lt;br class='autobr' /&gt; D'abord entrer dans les lieux &lt;br class='autobr' /&gt;
Une petite pointe de sprint &#224; l'aube pour traverser le boulevard Ney. Le portail d'acc&#232;s au chantier de l'Arena est grand ouvert. Quelques cris et les bras ouverts des gardiens tentent (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1405-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/_tn83312nb-f8abb.jpg?1699217629' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;vue et minutieusement organis&#233;e de longue date, l'occupation de l'unique chantier li&#233; aux Jeux olympiques et paralympiques dans Paris a permis &#224; quelque 150 travailleurs sans titre de s&#233;jour de retrouver l'espoir. R&#233;cits en deux temps de l'op&#233;ration et des n&#233;gociations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'abord entrer dans les lieux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une petite pointe de sprint &#224; l'aube pour traverser le boulevard Ney. Le portail d'acc&#232;s au chantier de l'Arena est grand ouvert. Quelques cris et les bras ouverts des gardiens tentent de stopper l'afflux. Mais ils sont entr&#233;s. Mardi 17 octobre, une soixantaine de travailleurs sans-papiers, appuy&#233;s par la Conf&#233;d&#233;ration nationale des travailleurs &#8211; solidarit&#233; ouvri&#232;re (CNT-SO), les collectifs Gilets noirs, CSP75, CSP20, CSP Montreuil, ont entam&#233; l'occupation de ce chantier symbolique pour revendiquer leur r&#233;gularisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement avait &#233;t&#233; pr&#233;vu de longue date. Des tractages discrets avaient &#233;t&#233; organis&#233;s, afin que distributeurs et lecteurs ne soient pas rep&#233;r&#233;s et &#233;cart&#233;s des chantiers par leurs patrons. Le bouche-&#224;-oreille avait &#233;galement fait son office. Et chacun s'&#233;tait pr&#233;par&#233;, laissant &#224; la maison tous types de documents qui auraient pu les identifier en cas d'interpellation. R&#233;unis &#224; quelques stations de m&#233;tro de la porte de La Chapelle, ils avaient ensuite voyag&#233; dans plusieurs wagons diff&#233;rents. Mot d'ordre : ne pas se faire remarquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le chantier, au d&#233;but les contrema&#238;tres se sont &#233;galement agit&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Vous n'avez pas le droit d'&#234;tre l&#224; et les photos c'est interdit&lt;/i&gt; &#187;, hurlait l'un d'eux. &#171; &lt;i&gt;Vous n'avez m&#234;me pas de casque !&lt;/i&gt; &#187; Tandis que des soutiens affluaient encore, jusqu'&#224; atteindre pr&#232;s de 150 personnes trois heures apr&#232;s le d&#233;but de l'op&#233;ration. &#171; &lt;i&gt;Mais putain, il sait pas fermer une porte celui-l&#224;&lt;/i&gt; &#187; vocif&#233;rait le responsable du chantier, courant vers l'entr&#233;e pour emp&#234;cher l'arriv&#233;e d'autres manifestants. Des militants de Droits devant et de la Marche des solidarit&#233;s s'infiltraient malgr&#233; tout, profitant de la sortie d'un camion et d'une br&#232;che dans l'enceinte chaotique cernant les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Impots pay&#233;s, papiers n&#233;goci&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &#171; &lt;i&gt;Les immigr&#233;s arr&#234;tent le Grand Paris&lt;/i&gt; &#187; ou encore &#171; &lt;i&gt;Halte &#224; l''exploitation, respect de la dignit&#233;&lt;/i&gt; &#187; clamaient leur banderoles. C&#244;t&#233; son, on se r&#233;chauffait en chantant &#224; plein poumons malgr&#233; la fra&#238;cheur du petit matin : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'on veut ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;i&gt;Des papiers !&lt;/i&gt;&#171; &#187;&lt;i&gt;Exploitation, y'en a marre !&lt;/i&gt;&#171; Ceux qui sont l&#224; ont principalement travaill&#233; sur les chantiers des Jeux olympiques et sur ceux du Grand Paris. Mais il y a aussi d'autres ouvriers. Aboubakar est en France depuis 2014, il travaille dans une usine de glace &#224; Rungis. Il casse des blocs de 23 h &#224; 6 h du matin. Sans titre de s&#233;jour, il n'a jamais pu rentrer au pays et revoir sa fille. Dans son entreprise, sur quinze salari&#233;s, un tiers sont sans-papiers. &#187;&lt;i&gt;Le patron a d&#233;j&#224; fait r&#233;gulariser des employ&#233;s mais quand ils ont des papiers, ils s'en vont&lt;/i&gt;&#171; , observe avec ironie Aboubakar. Hassan, lui, travaille depuis six ans sur l'un des chantiers du m&#233;tro. &#187;&lt;i&gt;J'ai pay&#233; 2300 &#8364; d'imp&#244;ts cette ann&#233;e, et je n'ai m&#234;me pas la possibilit&#233; de partir en vacances revoir mes proches, j'habite encore chez mon cousin et je n'ai pas les m&#234;mes droits que mes coll&#232;gues !&lt;/i&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de la journ&#233;e est donc de faire pression sur Bouygues, pour qu'&#224; son tour l'entreprise du b&#226;timent pousse ses sous-traitants &#224; lancer des proc&#233;dures de r&#233;gularisation. Le projet de loi Darmanin, qui sera prochainement pr&#233;sent&#233; au S&#233;nat et son article concernant la r&#233;gularisation des travailleurs sont aussi dans le viseur des gr&#233;vistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les militants ont sorti leurs thermos de caf&#233; et quelques viennoiseries. Le piquet de gr&#232;ve est install&#233;. Un l&#233;ger cordon de police bloque l'acc&#232;s au site. Les n&#233;gociations peuvent commencer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MechaXMendy, UN MANGA &#192; LA FRAN&#199;AISE</title>
		<link>https://www.18dumois.info/mechaxmendy-un-manga-a-la-francaise.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/mechaxmendy-un-manga-a-la-francaise.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:08:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Renaudet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Psychologue dans le civil, Trickster publie le tome 1 de son tout premier manga : MechaXMendy. Rencontre avec un passionn&#233; autodidacte. &lt;br class='autobr' /&gt; V&#233;ritable ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233;, le manga fait maintenant partie du patrimoine culturel fran&#231;ais. Et si le march&#233; est encore trust&#233; par les Japonais, les auteurs fran&#231;ais sont de plus en plus nombreux &#224; se faire &#233;diter. Parmi eux, un habitant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; r&#233;pondant au nom de plume Trickster (fripon ou farceur). &#192; 32 ans, il sort son tout premier manga, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18e-1404-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18&#232;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH150/image00000011-5481c.jpg?1699217629' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Psychologue dans le civil, Trickster publie le tome 1 de son tout premier manga : MechaXMendy. Rencontre avec un passionn&#233; autodidacte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;V&#233;ritable ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233;, le manga fait maintenant partie du patrimoine culturel fran&#231;ais. Et si le march&#233; est encore trust&#233; par les Japonais, les auteurs fran&#231;ais sont de plus en plus nombreux &#224; se faire &#233;diter. Parmi eux, un habitant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; r&#233;pondant au nom de plume Trickster (fripon ou farceur). &#192; 32 ans, il sort son tout premier manga, MechaXMendy, ou l'histoire de deux cyborgs qui font tout pour dissimuler leur identit&#233;. Cette histoire, qui interroge notre rapport aux technologies, trouve sa source dans la profession de son auteur, psychologue. Un m&#233;tier qui ne l'a pas emp&#234;ch&#233;, au contraire, d'accoucher d'un premier tome qui n'a rien &#224; envier aux sp&#233;cialistes du genre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le fond de la classe comme atelier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme d'autres avant lui, Trickster, originaire du Val-de-Marne, a commenc&#233; &#224; dessiner sur les bancs de l'&#233;cole. En primaire, il griffonne ses premi&#232;res planches en imitant un camarade, tandis qu'au coll&#232;ge, c'est du fond de la classe qu'il noircit ses cahiers. &#171; &lt;i&gt;Je m'ennuyais en cours donc je dessinais &#233;norm&#233;ment&lt;/i&gt;, rembobine celui qui r&#233;alisera au lyc&#233;e des fanfictions* du c&#233;l&#232;bre manga japonais Naruto. Puis en &#233;cole de psycho, alors qu'il truste encore les places du fond, sa pratique du dessin s'intensifie. &#187;&lt;i&gt;On a commenc&#233; &#224; entendre parler des auteurs fran&#231;ais et certains se sont mis &#224; publier des vid&#233;os sur Youtube et Twitch, ce qui m'a permis de voir comment un professionnel travaillait, explique-t-il. J'ai commenc&#233; &#224; les singer, en achetant les m&#234;mes feuilles, la m&#234;me encre, et les m&#234;mes plumes.&lt;/i&gt;&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Humains vs machines&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis, en parall&#232;le de son m&#233;tier &#8211; qu'il pratique en cabinet dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mais aussi sur une ligne d'&#233;coute d&#233;di&#233;e aux jeunes &#8211;, Trickster a trouv&#233; sa patte et son univers &#224; lui. Avec MechaXMendy, il a opt&#233; pour une histoire o&#249; humains et cyborgs s'affrontent. Un th&#232;me n&#233; &#224; Montr&#233;al en 2017 et qui est li&#233; &#224; son m&#233;tier. &#171; &lt;i&gt;L&#224;-bas, j'ai travaill&#233; avec un gars qui d&#233;veloppait une intelligence artificielle &#224; qui tu parlais pour soulager ton anxi&#233;t&#233;. C'est apr&#232;s &#231;a que j'ai voulu interroger la fronti&#232;re entre l'humain et la machine. Adopter le point de vue des cyborgs, qui sont mi-humains mi-robots, &#233;tait un excellent moyen pour &#231;a.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un th&#232;me qui a plu aux lecteurs de Kippon Dream, une maison d'&#233;dition associative sp&#233;cialis&#233;e dans le manga fran&#231;ais. Avec Trickster, install&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; depuis 2019, elle a lanc&#233; en mai dernier une campagne de financement participatif qui a r&#233;uni 91 contributeurs et plus de 4 000 &#8364;. Suffisant pour imprimer 1 000 exemplaires du tome 1 de MechaXMendy, qui devrait &#234;tre suivi de quatre autres, m&#234;me si son auteur sait que cela en fera sans doute le double. Qu'importe, puisqu'il a pour objectif &#224; la rentr&#233;e 2024 de diviser son activit&#233; professionnelle en deux : d'un c&#244;t&#233; psychologue, de l'autre mangaka.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AU R&#202;VE, R&#201;VEILL&#201;</title>
		<link>https://www.18dumois.info/au-reve-reveille.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/au-reve-reveille.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:08:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Retour &#224; la vie pour un embl&#232;me de l'histoire montmartroise. &lt;br class='autobr' /&gt; Ils &#233;taient impatients qu'il ouvre &#224; nouveau, les anciens habitu&#233;s du bar Au R&#234;ve ! Au point que pendant les travaux, il y en avait toujours un qui passait la t&#234;te en demandant : &#171; Alors, &#231;a avance ? &#187; Et ils &#233;taient l&#224; le 4 octobre, &#224; c&#244;t&#233; des amis et des journalistes venus c&#233;l&#233;brer la r&#233;ouverture d'un lieu mythique pour la m&#233;moire qu'il &#233;voque, celle d'un Paris litt&#233;raire, artistique et boh&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, en 2019, apr&#232;s une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-montmartre-1403-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/img_4109-4a3d3.jpg?1699217630' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Retour &#224; la vie pour un embl&#232;me de l'histoire montmartroise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils &#233;taient impatients qu'il ouvre &#224; nouveau, les anciens habitu&#233;s du bar Au R&#234;ve ! Au point que pendant les travaux, il y en avait toujours un qui passait la t&#234;te en demandant : &#171; &lt;i&gt;Alors, &#231;a avance ?&lt;/i&gt; &#187; Et ils &#233;taient l&#224; le 4 octobre, &#224; c&#244;t&#233; des amis et des journalistes venus c&#233;l&#233;brer la r&#233;ouverture d'un lieu mythique pour la m&#233;moire qu'il &#233;voque, celle d'un Paris litt&#233;raire, artistique et boh&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en 2019, apr&#232;s une gestion d&#233;sastreuse du propri&#233;taire de l'&#233;poque, le bar est plac&#233; en liquidation judiciaire puis ferm&#233; pendant plusieurs ann&#233;es. Les amoureux du quartier se demandaient ce qu'allait devenir ce lieu qui, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; une cr&#232;merie &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, avait vu d&#233;filer au comptoir le temps et les stars, Jacques Brel, Patrick Modiano, Marcel Aym&#233;, Claire Bret&#233;cher et bien d'autres (lire notre n&#176;de janvier 202x) et avait surv&#233;cu &#171; &lt;i&gt;dans son jus&lt;/i&gt; &#187; aux transformations sociales du bas de la Butte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Inscrire l'histoire dans le futur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le cas d'Antoine, Cl&#233;mentine et Corentin, fondateurs d'un studio de cr&#233;ation qui con&#231;oit des marques, des objets et des lieux. Mais surtout habitants du quartier, pour l'un d'entre eux &#224; titre &#171; &lt;i&gt;historique &lt;/i&gt; &#187; puisqu'un de ses anc&#234;tres a construit une grande partie des immeubles haussmanniens de la rue Caulaincourt. Les trois complices rach&#232;tent les murs et le bail et se lancent dans une restauration respectueuse des lieux, selon l'esprit qui anime leur agence, inscrire le futur dans un pass&#233;. &#171; &lt;i&gt;Nous avons une sorte de responsabilit&#233; &lt;/i&gt; &#187;, explique avec enthousiasme Antoine Ricardou, qui n'h&#233;site pas &#224; mettre la main &#224; la p&#226;te malgr&#233; un agenda professionnel bien rempli par ailleurs. &#171; &lt;i&gt;Nous sommes dans une d&#233;marche conservatrice, nous tirons le fil d'une histoire en la connectant au pr&#233;sent, &#224; l'op&#233;rationnel. Nous redonnons de la vie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;cor le prouve : miroirs biseaut&#233;s, vieux bar restaur&#233;, frigos modernis&#233;s, lampes et appliques nettoy&#233;es, rien de clinquant bien au contraire, l'id&#233;e d'avoir toujours &#233;t&#233; l&#224;. Et pour aller plus loin, on embauche Mathieu Renucci, ancien g&#233;rant qui se retrouve &#224; nouveau derri&#232;re le bar pour accueillir les clients, pour la plupart des gens du voisinage, parents d'&#233;l&#232;ves venus boire leur caf&#233; avant d'aller travailler, ouvriers des chantiers proches, &#233;tudiants, nostalgiques ou curieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, tout le monde semble se conna&#238;tre ou presque et certains anciens f&#233;licitent Antoine : &#171; &lt;i&gt;C'est super ce que t'as fait !&lt;/i&gt; &#187;. Maintenir une vie de quartier dans un endroit que le march&#233; immobilier transforme &#224; toute vitesse, c'est vital ! En plus, l'am&#233;nagement &#233;t&#233; valid&#233; par Eyliette S&#233;gard, qui en fut la patronne pendant cinquante ans, &#224; la suite de son p&#232;re. Et &#231;a, &#231;a vaut toutes les critiques !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un mus&#233;e dans les toilettes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Au R&#234;ve&lt;/i&gt;, c'est aussi un restaurant qui s'&#233;tend jusqu'&#224; la salle du fond, repeinte d'un rouge chaud, sobrement &#233;clair&#233;e et s&#233;par&#233;e en partie du reste du caf&#233; par des closures (claustras ?) &#224; l'ancienne. La carte refl&#232;te l'esprit des lieux, associant le pass&#233; au pr&#233;sent, o&#249; la gratin&#233;e &#224; l'oignon c&#244;toie le gravlax de saumon. Les prix restent raisonnables pour le quartier, avec des menus &#224; 17 ou 21 &#8364;. Et surtout, il ne faudra pas oublier de passer aux toilettes, une question r&#233;currente des anciens habitu&#233;s qui s'inqui&#233;taient de leur disparition : autrefois situ&#233;es dans une petite cour, elles ont &#233;t&#233; modernis&#233;es et accueillent un &#171; mus&#233;e &#187; mis en sc&#232;ne gr&#226;ce &#224; une copie de l'ancien taxiphone, des inscriptions au mur et des stickers d'&#233;poque que l'on d&#233;couvre fa&#231;on &#171; &lt;i&gt;voyeur &lt;/i&gt; &#187; par une fen&#234;tre vitr&#233;e. Un autre clin d'&#339;il, amus&#233; cette fois-ci, au pass&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AU BOIS DORMOY, DES &#201;COLIERS HORS LES MURS</title>
		<link>https://www.18dumois.info/au-bois-dormoy-des-ecoliers-hors-les-murs.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/au-bois-dormoy-des-ecoliers-hors-les-murs.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:08:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Soul&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des professeures font classe dans la nature pour une approche nouvelle du travail scolaire, hors du quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt; Faire l'&#233;cole dehors. Depuis plusieurs ann&#233;es, l'id&#233;e fait son chemin chez les enseignants et les exp&#233;riences se multiplient un peu partout en France, m&#234;me &#224; Paris. Pourtant, les espaces verts &#8211; parcs ou jardins - pouvant accueillir r&#233;guli&#232;rement les &#233;l&#232;ves n'y sont pas si nombreux ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Au jardin partag&#233; Le Bois Dormoy, l'id&#233;e est devenue r&#233;alit&#233; pour plusieurs enseignantes des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-chapelle-1402-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH98/ecole-0f223.jpg?1699217630' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des professeures font classe dans la nature pour une approche nouvelle du travail scolaire, hors du quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faire l'&#233;cole dehors. Depuis plusieurs ann&#233;es, l'id&#233;e fait son chemin chez les enseignants et les exp&#233;riences se multiplient un peu partout en France, m&#234;me &#224; Paris. Pourtant, les espaces verts &#8211; parcs ou jardins - pouvant accueillir r&#233;guli&#232;rement les &#233;l&#232;ves n'y sont pas si nombreux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au jardin partag&#233; Le Bois Dormoy, l'id&#233;e est devenue r&#233;alit&#233; pour plusieurs enseignantes des &#233;coles Pajol et Doudeauville. Elles y sont d'abord venues quelques fois, au fil des saisons et depuis l'ann&#233;e derni&#232;re s'y rendent toutes les semaines. Chaque jour, du lundi au vendredi, l'une des quatre classes de maternelle de l'&#233;cole Pajol ou celle de CE2 &#224; l'&#233;cole Doudeauville vient &#171; &lt;i&gt;travaille&lt;/i&gt;r &#187; pendant une bonne heure au Bois Dormoy, situ&#233; &#224; cinq minutes &#224; pied de leurs &#233;tablissements. Car il s'agit bien de profiter du jardin pour faire classe, mais de fa&#231;on diff&#233;rente, et de permettre aux enfants citadins de (re)nouer des liens avec une nature qui, pour la plupart d'entre eux, n'appartient pas &#224; leur paysage quotidien : une sensibilisation &#224; l'&#233;cologie en douceur !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un espace de libert&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but, certains enfants ne voulaient pas venir, n'osaient ni bouger ni courir, et ne portaient pas toujours des v&#234;tements adapt&#233;s, reconna&#238;t Clara Plessier, initiatrice du projet &#224; l'&#233;cole Pajol. Aujourd'hui, ils attendent avec impatience le jour du Bois Dormoy.&lt;/i&gt; &#187; Quel que soit le temps (sauf trombes d'eau ou froid glacial, &#233;videmment), les enfants ouvrent la porte du jardin vers dix heures, l'enseignante et l'assistante &#233;ducative (ATSEM) tirant chacune un chariot d&#233;bordant de mat&#233;riel (livres, pinceaux et pots de peinture, papiers, stylos, jeux d'&#233;veil, jeu de m&#246;lkky, cerceaux, etc., mais aussi loupes ou pinces &#224; insectes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, le jardin r&#233;sonne d'abord des cris joyeux des enfants, avant que le calme revienne, pour un temps d'observation de ce qui a chang&#233; depuis la derni&#232;re fois : les plantes ou les fleurs qui ont pouss&#233;, les feuilles qui commencent &#224; tomber... Puis les enfants s'installent autour de l'enseignante ou autour de la grande table, pour les jeux de langage, de math&#233;matiques, de reconnaissance des arbres &#224; partir de photos, pour dessiner ou peindre tout ce qu'ils viennent d'observer, pour lire des albums... en somme, les m&#234;mes activit&#233;s qu'en classe, mais pas tout &#224; fait. Elles sont rythm&#233;es par des temps de jeux libres pour courir, sauter, se cacher, s'attraper, tout en respectant les plantations et les parcelles. En effet, les enfants savent qu'il ne faut pas franchir les espaces d&#233;limit&#233;s par les cordages ni arracher les feuilles des arbres, mais qu'il est possible de ramasser celles qui sont par terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Clara Plessier et ses coll&#232;gues (Lucie Lecouvreur, V&#233;ronique Moreau et Pauline Payen), ce jardin repr&#233;sente un formidable espace de libert&#233;, &#224; la superficie adapt&#233;e : vu &#224; hauteur d'enfant, le Bois Dormoy ressemble &#224; une v&#233;ritable for&#234;t. La porte du jardin, habituellement ouverte quand un adh&#233;rent s'y trouve, est ferm&#233;e quand les classes sont l&#224;. &#171; &lt;i&gt;Cela nous rassure, les enfants peuvent circuler comme ils veulent, sans qu'on s'inqui&#232;te, ce qui est vraiment rare &#224; Paris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Favoriser l'autonomie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les enfants de CE2 de l'&#233;cole Doudeauville ont beau &#234;tre plus grands, pour eux aussi le Bois Dormoy, cach&#233; dans la cit&#233; de La Chapelle, est &#171; &lt;i&gt;un endroit qui fait magique &lt;/i&gt; &#187;, car on ne devine pas sa pr&#233;sence depuis la rue Marx Dormoy. Yassamin Jaut&#233;e, leur enseignante, appr&#233;cie de les voir de plus en plus &#224; l'aise dans le jardin (au d&#233;but, certains d'entre eux avaient peur des bestioles) et heureux de retrouver &#171; leur &#187; coin &#224; chaque fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son projet est avant tout de favoriser le travail scolaire dans un environnement diff&#233;rent, propice &#224; des apprentissages diversifi&#233;s ou en situation r&#233;elle. Par exemple, en math&#233;matiques, les enfants ont &#233;tabli le plan du bois, ou encore utilis&#233; r&#232;gle, m&#232;tre ruban et d&#233;cam&#232;tre pour mesurer feuilles, arbres et jardin... Ces activit&#233;s &#171; &lt;i&gt;d&#233;plac&#233;es&lt;/i&gt; &#187; - telles &#171; &lt;i&gt;Silence on lit &lt;/i&gt; ! &#187;, le quart d'heure de lecture qui se d&#233;roule deux fois par semaine dans toutes les classes de l'&#233;cole - motivent les enfants et les rendent davantage acteurs par leurs exp&#233;riences, note Yassamin Jaut&#233;e, m&#234;me si pour certains, il est difficile de comprendre qu'au Bois Dormoy, on doit travailler tout autant qu'en classe. Mais bien s&#251;r, elle r&#233;serve un temps &#224; l'exploration libre du jardin, &#224; l'identification des arbres ainsi qu'aux activit&#233;s d'arts plastiques telles la cr&#233;ation d'&#339;uvres &#233;ph&#233;m&#232;res en land art avec ce qui se trouve au sol. &#171; &lt;i&gt;Les enfants apprennent beaucoup au Bois Dormoy et j'apprends avec eux : c'est l'essence m&#234;me de mon m&#233;tier&lt;/i&gt; &#187;, souligne-t-elle en souriant. Les enseignantes ne manquent pas d'id&#233;es pour d&#233;velopper de nouveaux projets au jardin : cultiver une parcelle, comme le fait d&#233;j&#224; depuis plusieurs ann&#233;es une classe de l'&#233;cole maternelle Marx Dormoy, mettre en place des ateliers avec des personnes ou associations expertes (telle la Ligue pour la protection des oiseaux), etc. Ces envies ravissent les adh&#233;rents de l'association du Bois Dormoy qui souhaitent ouvrir le jardin le plus largement possible aux habitants du quartier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration St&#233;phanie Cl&#233;ment&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>HALLE PAJO, Quel cap pour la salle de spectacle ?</title>
		<link>https://www.18dumois.info/halle-pajo-quel-cap-pour-la-salle-de-spectacle.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/halle-pajo-quel-cap-pour-la-salle-de-spectacle.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:07:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avenir encore incertain pour la salle de spectacle situ&#233;e dans les locaux de l'auberge de jeunesse de la Halle Pajol. L'arriv&#233;e d'un nouveau directeur sera-t-elle source d'un nouveau d&#233;part ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le festival Traverses pr&#233;sentait son dixi&#232;me spectacle de danse le 14 octobre dans la salle de spectacle de l'auberge de jeunesse Yves Robert, soutenu comme chaque ann&#233;e par la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; via la dotation culturelle. Spectacle toujours tr&#232;s appr&#233;ci&#233; par une salle pleine mais qui, cette ann&#233;e, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-halle-pajol-.html" rel="directory"&gt;Halle Pajol&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avenir encore incertain pour la salle de spectacle situ&#233;e dans les locaux de l'auberge de jeunesse de la Halle Pajol. L'arriv&#233;e d'un nouveau directeur sera-t-elle source d'un nouveau d&#233;part ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le festival Traverses pr&#233;sentait son dixi&#232;me spectacle de danse le 14 octobre dans la salle de spectacle de l'auberge de jeunesse Yves Robert, soutenu comme chaque ann&#233;e par la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; via la dotation culturelle. Spectacle toujours tr&#232;s appr&#233;ci&#233; par une salle pleine mais qui, cette ann&#233;e, n'&#233;tait pas accompagn&#233; de son habituelle exposition de dessins ou de photos dans le foyer voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette absence serait due &#224; &#171; &lt;i&gt;une annulation arbitraire et tardive de l'exposition de la part du directeur sortant de l'auberge de jeunesse&lt;/i&gt; &#187; selon Ricardo Suanes, fondateur de l'association ACTe et du groupe d'artistes Traverses... Et surtout au flou qui entoure le fonctionnement de cette salle depuis son ouverture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bref historique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ouverte en 2013, la salle est issue d'une longue concertation entre la Ville et diff&#233;rentes associations et collectifs dont Ricardo Suanes, tr&#232;s investi dans la r&#233;habilitation de la Halle Pajol, fait partie. Elle r&#233;pondait &#224; une forte attente des habitants pour pallier le manque d'infrastructures culturelles dans le quartier. L'accord issu de cette concertation pr&#233;voyait une r&#233;partition du temps d'occupation entre la Ville, 200 jours par an pour des activit&#233;s culturelles et l'auberge de jeunesse, locataire des lieux o&#249; est implant&#233;e la salle, pour ses activit&#233;s commerciales (r&#233;unions, s&#233;minaires&#8230;) les 165 jours restants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un programmateur culturel qui devait &#234;tre nomm&#233; par la Ville pour faire vivre ses 200 jours d'occupation culturelle ne l'a jamais &#233;t&#233;, toujours d'apr&#232;s Ricardo qui constate &#233;galement une sous-occupation de la salle. Elle serait vide plus de 60 % du temps (25 % en 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pr&#233;cise &#233;galement qu'aucun contrat n'a &#233;t&#233; sign&#233;, laissant la porte ouverte &#224; des interpr&#233;tations personnelles et menant potentiellement, comme pour le festival Traverses, &#224; l'annulation pure et simple de l'exposition qui en faisait partie au motif que &#171; &lt;i&gt;l'affichage de femmes nues ne correspond pas &#224; [nos] valeurs&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouvelle &#233;quipe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Violaine Trajan, adjointe au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; charg&#233;e de la culture, n'a pas non plus, connaissance d'un quelconque contrat ou accord &#233;crit formalisant l'utilisation de cette salle et la r&#233;partition des jours d'occupation. Elle note cependant que le conservatoire b&#233;n&#233;ficie de cinq cr&#233;neaux gratuits par an et qu'un tarif pr&#233;f&#233;rentiel est accord&#233; aux associations pouvant justifier d'un an d'activit&#233; au minimum. M&#234;me si celui-ci est r&#233;cemment pass&#233; de 500 &#8364; &#224; 700 &#8364;... Elle ajoute que quinze cr&#233;neaux ont &#233;t&#233; attribu&#233;s &#224; des associations au premier semestre 2023 (contre 21 en 2022), bien peu au regard des 200 jours &#233;voqu&#233;s par Ricardo Suanes. Et elle pr&#233;cise que c'est &#171; &lt;i&gt;la F&#233;d&#233;ration unie des auberges de jeunesse (FUAJ) qui g&#232;re&lt;/i&gt; &#187; dans le cadre d'une activit&#233; commerciale, la Mairie pouvant agir uniquement comme m&#233;diateur si n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adjointe doit rencontrer Adama Diakite, nouveau directeur de l'auberge de jeunesse, pour mettre les choses &#224; plat et repartir sur de nouvelles bases. Elle veut s'appuyer sur le r&#233;seau des acteurs culturels pour faire conna&#238;tre la salle aux associations, la rendre plus visible aupr&#232;s des habitants (qui pour beaucoup ignorent son existence), y associer les centres Paris Anim'. Elle a d'ailleurs propos&#233; &#224; Christine Le Gall, directrice (lire son portrait p. 24), de rejoindre le comit&#233; de suivi de la salle qui s'est r&#233;uni pour la derni&#232;re fois en juillet dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle va &#233;galement &#233;tudier la possibilit&#233; d'un acc&#232;s direct &#224; cette salle par l'ext&#233;rieur, apr&#232;s avoir fait le point avec Kevin Havet, adjoint charg&#233; de la s&#233;curit&#233;, de la police municipale et de la vie nocturne, sur les probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; qui avaient justifi&#233; sa fermeture en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'issue du spectacle Traverses, Ricardo Suanes a lanc&#233; un appel &#224; concertation aupr&#232;s des spectateurs pr&#233;sents, pour se projeter collectivement sur &#171; &lt;i&gt;l'avenir de cette salle et de son foyer comme lieu d'expositions &lt;/i&gt; &#187;. Au moment o&#249; ce bel outil de culture f&#234;te ses dix ans, il est temps de r&#233;fl&#233;chir &#224; son devenir, sans oublier que son ouverture r&#233;pondait &#224; une tr&#232;s forte demande des habitants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>WEPLER : TOUJOURS LE RENDEZ-VOUS DES &#201;CRIVAINS</title>
		<link>https://www.18dumois.info/wepler-toujours-le-rendez-vous-des-ecrivains.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/wepler-toujours-le-rendez-vous-des-ecrivains.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:07:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delpirou</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;T&#233;moin de l'histoire du quartier depuis plus de cent trente ans, la grande brasserie de la place de Clichy garde pr&#233;sente la trace du passage des plus grands artistes de cette p&#233;riode. &lt;br class='autobr' /&gt; Une photo grand format, prise en 1952, depuis le balcon d'un immeuble situ&#233; derri&#232;re le monument au mar&#233;chal Moncey, offre une vue spectaculaire et saisissante de la place de Clichy. Un espace presque vide (est-ce en plein mois d'ao&#251;t ?) o&#249; circulent quelques voitures, deux ou trois autobus, un cycliste et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-histoire-1400-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH99/wepler___place_clichy-3c025.png?1699217630' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;T&#233;moin de l'histoire du quartier depuis plus de cent trente ans, la grande brasserie de la place de Clichy garde pr&#233;sente la trace du passage des plus grands artistes de cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une photo grand format, prise en 1952, depuis le balcon d'un immeuble situ&#233; derri&#232;re le monument au mar&#233;chal Moncey, offre une vue spectaculaire et saisissante de la place de Clichy. Un espace presque vide (est-ce en plein mois d'ao&#251;t ?) o&#249; circulent quelques voitures, deux ou trois autobus, un cycliste et que traversent des pi&#233;tons insouciants. La rue appartient &#224; tous. En arri&#232;re-plan, on aper&#231;oit la pyramide tronqu&#233;e du Gaumont Palace, chef d'&#339;uvre d'art d&#233;co con&#231;u par l'architecte Henri Belloc (longtemps le plus grand cin&#233;ma du monde) ; c&#244;t&#233; droit (vu de l'observateur), le lyc&#233;e Jules Ferry ; sur le terre-plein central, la station de m&#233;tro et un kiosque &#224; journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui s'impose au regard, occupant deux angles de la place, ce sont les auvents d'un caf&#233;, dont le nom est cach&#233; par deux arbres, et sa terrasse &#224; l'ombre dont se d&#233;tache un serveur en habit. Depuis soixante ans d&#233;j&#224;, la fameuse brasserie Wepler proposait ses services de bar et de restauration aux passants et aux habitu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, m&#234;me si ses origines sont plus anciennes &#8211; la premi&#232;re maison se situait au 10 grande rue des Batignolles, l'avenue de Clichy aujourd'hui &#8211; c'est en 1892 qu'elle trouve son emplacement actuel au 14 de la place de Clichy et qu'elle acquiert son caract&#232;re de brasserie. &#192; cette &#233;poque, elle reste ouverte jusqu'&#224; trois heures du matin pour que puisse y souper, &#224; une heure tardive, le public des cabarets et des th&#233;&#226;tres. Le menu est vari&#233; mais les fameuses huitres (de Bretagne, puis d'Ol&#233;ron ou d'Ostende) et les saucisses-choucroute accompagn&#233;es de bi&#232;res, effet de la mode alsacienne, sont les plus demand&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 1892, Verlaine, malade, m&#232;ne une vie de mis&#232;re. Il erre entre des logis provisoires et les h&#244;pitaux parisiens. Devenu un habitu&#233; des caf&#233;s du quartier latin (plusieurs photos de Dornac le montrent au caf&#233; Fran&#231;ois 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;), il n'assistera pas &#224; l'inauguration du &#171; nouveau Wepler &#187; qui, avec sa salle de billard sous verri&#232;re, occupait une surface plus importante que de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;O&#249; se rencontrent les peintres et les po&#232;tes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Se rappelle-t-il seulement la p&#233;riode de ses folles ann&#233;es de jeunesse dans le quartier des Batignolles o&#249; il v&#233;cut successivement au 28 rue Truffaut en 1857, au 10 rue Nollet (alors rue Saint-Louis) en 1860, au 43 rue Lemercier en 1863 et enfin au 26 rue L&#233;cluse entre 1865 et 1870 ? &#192; cette &#233;poque, la plus grande effervescence r&#233;gnait dans la grande rue des Batignolles. Au caf&#233; Guerbois, &#224; l'abri du tintamarre de l'avenue, Verlaine et Rimbaud faisaient scandale. Ils retrouvaient autour d'&#201;douard Manet, les figures marquantes de l'impressionnisme naissant, Henri Fantin-Latour, Edgar Degas, Claude Monet, Alfred Sisley, C&#233;zanne, Pissarro. Sans doute l'auteur de Sagesse d&#233;jeuna-t-il, au cours de ces folles ann&#233;es, au restaurant Wepler avec ses amis po&#232;tes, St&#233;phane Mallarm&#233;, Villiers de L'Isle-Adam, Catulle Mend&#232;s, H&#233;r&#233;dia, Leconte de Lisle ; peut-&#234;tre aussi avec &#201;mile Zola qui &#224; 26 ans, avait choisi de s'installer, avec sa m&#232;re et sa compagne, dans le quartier des Batignolles, pour se rapprocher de Manet. Au d&#233;c&#232;s du peintre tous ses amis se retrouv&#232;rent pour un repas chez le P&#232;re Lathuille, un cabaret des Batignolles que Manet avait immortalis&#233; trois ans avant sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De Toulouse-Lautrec &#224; Andr&#233; Breton&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, la brasserie Wepler connait l'une de ses p&#233;riodes les plus fastes. Il faut dire que le village des Batignolles, bien que rattach&#233; &#224; la capitale depuis 1860, demeure, avant la Premi&#232;re Guerre mondiale, un petit bout de campagne. C'est l&#224; qu'on file le dimanche, loin des regards, de la foule, du bruit, des convenances, des contraintes de la soci&#233;t&#233; parisienne pour une journ&#233;e de campagne afin de d&#233;guster, dans le jardin d'une guinguette, un petit vin blanc pas cher. Toulouse-Lautrec vient en voisin depuis la rue Caulaincourt, la rue Fontaine ou l'avenue Frochot, selon les lieux de ses ateliers. Ricardo Opisso-Sala, peintre et dessinateur catalan, le croque en 1898 avec Romain Coolus, sirotant une absinthe &#224; la terrasse de la brasserie Wepler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis dans les ann&#233;es 1900, ce sont Picasso, Modigliani qui y retrouvent Apollinaire, Utrillo, sa m&#232;re Suzanne Valadon ou son ami Francis Carco, l'auteur de Rue Pigalle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1908 Vuillard, qui a rejoint, &#224; l'initiative de Maurice Denis le groupe des Nabis, peint l'int&#233;rieur du restaurant dans des tons clairs donnant &#224; ce moment un caract&#232;re paisible et l&#233;ger. Avec Pierre Bonnard, c'est l'inverse. Il peint l'ext&#233;rieur depuis une table du caf&#233;, &#224; travers sa vitrine. &#171; Peintre de la vie moderne &#187; vivant &#224; Montmartre, l'artiste est un observateur attentif de la vie citadine. Il s'inspire notamment des lieux qu'il arpente, &#224; proximit&#233; de son atelier, mais aussi de la vie des caf&#233;s. Place Clichy (1912) d&#233;peint une sc&#232;ne de rue pleine de fantaisie. La lumi&#232;re p&#226;le laisse deviner la fra&#238;cheur et l'&#233;clat d'une matin&#233;e de printemps. On retrouve ici comme dans d'autres toiles &#171; le va-et-vient des passants&#8230; &#187;. Un petit enfant, v&#234;tu de blanc, semble nous regarder. Sur l'auvent de la brasserie, on peut lire &#224; l'envers &#171; Soupers-Brasserie &#187;. Dans la position du spectateur, les deux gar&#231;ons de caf&#233;, &#224; contre-jour dans leur costume sombre et leur tablier blanc, observent depuis la terrasse, la rue qui s'anime. Bonnard a peint la place de Clichy &#224; plusieurs reprises, en particulier le caf&#233; Le Petit Poucet (1928). Avant la guerre, Marcel Proust venait r&#233;guli&#232;rement au Wepler. Il faisait une apparition vers deux heures du matin et, engonc&#233; dans sa pelisse, commandait au ma&#238;tre d'h&#244;tel une grappe de raisin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les ann&#233;es 14/18, la brasserie fut saccag&#233;e par des excit&#233;s qui s'attaquaient &#224; tout ce qui avait des consonances allemandes. Il fallut reconstruire. Blaise Cendrars donnait alors rendez-vous &#224; son ami Fernand L&#233;ger sur la place de Clichy. Il se rappelle la fascination du peintre pour les &#233;chafaudages et les nombreuses affiches. C'&#233;tait une source d'inspiration pour L&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1926, Andr&#233; Breton et L&#233;ona Delcourt vivent une br&#232;ve et intense passion. Andr&#233; croise Nadja, inspiratrice de son livre, le 4 octobre 1926 rue Lafayette devant la librairie du journal L'Humanit&#233;. C'est le d&#233;but d'une relation dont Breton se lassera au bout de quelques jours, mais qui perdurera quelques semaines pour cesser &#224; la fin de l'ann&#233;e 1926. Une des lettres, non dat&#233;e, de Nadja -qui habitait dans un h&#244;tel rue Becquerel- &#224; Andr&#233; est &#233;crite sur le papier &#224; en-t&#234;te du Wepler : &#171; Mon Andr&#233;, C'est fort quand je suis seule j'ai peur de moi-m&#234;me&#8230; Quand tu es l&#224;&#8230; le ciel est &#224; nous deux&#8230; et nous ne formons plus qu'un&#8230; r&#234;ve si bleu&#8230; comme une voix azur&#233;e, comme ton souffle. Andr&#233; je t'aime. Pourquoi dis, pourquoi m'as-tu pris mes yeux. Ta Nadja &#187;. Peu de temps apr&#232;s elle sera intern&#233;e jusqu'&#224; sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lieu de plaisir pour Miller et C&#233;line&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1930, Henri Miller arrive &#224; Paris. Ce ne sont ni les salons ni les mondanit&#233;s qu'il recherche mais le Paris populaire et ses quartiers &#171; &lt;i&gt;interlopes&lt;/i&gt; &#187;. C'est en marchant qu'il d&#233;couvre la capitale. Il marche et marche, sans rel&#226;che. &#171; &lt;i&gt;Il n'y a presque pas de rue a&#768; Paris que je n'aie connue. Sur chacune d'elles, je pourrais mettre une plaque comm&#233;morant en lettres d'or quelque riche expe&#769;rience nouvelle, quelque profonde r&#233;alisation, quelque moment d'illumination [&#8230;] J'avais les rues pour amies et les rues me parlaient le langage triste et amer de la mise&#768;re humaine.&lt;/i&gt; &#187; (Souvenir, souvenirs, 1953). En 1932, il s'installe &#224; Clichy et fr&#233;quente le cafe&#769; Wepler, qu'il appelle un &#171; &lt;i&gt;vestibule vaginal de l'amour&lt;/i&gt; &#187;, comme poste d'observation et d'e&#769;criture. Il &#233;crit a&#768; son ami Brassai&#776; : &#171; &lt;i&gt;PS : ici au cafe&#769; Wepler, on joue toujours la Lustige Witwe &#8211; La Veuve joyeuse &#8211; comme une monomanie des obse&#769;de&#769;s. Et le chanteur, il chante toujours le me&#770;me air du Barbier de Se&#769;ville : Picoropicoropicoropicorpicoro !! PS 2 : C'est tre&#768;s joli d'e&#770;tre la dame du lavabo ici avec cette douce musique viennoise. On peut s'imaginer a&#768; Vienne ou a&#768; Buxtehude ou a&#768; la Gare de Lyon.&lt;/i&gt; &#187; Et dans Jours tranquilles &#224; Clichy, il compl&#232;te le portrait du lieu : &#171; &lt;i&gt;Du c&#244;t&#233; de la place Clichy, se trouve le caf&#233; Wepler qui fut longtemps mon rep&#232;re favori. Je m'y suis assis &#224; l'int&#233;rieur ou sur la terrasse, par tous les temps. Je le connaissais comme un livre. Les visages des serveurs, des directeurs, des caissi&#232;res, des putains, des habitu&#233;s m&#234;me ceux des dames des lavabos sont grav&#233;s dans ma m&#233;moire comme les illustrations d'un livre que je lirais tous les jours.&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cette ann&#233;e 1932, Miller, bien qu'il n'ait jamais rencontr&#233; C&#233;line, qu'il admire, a pu lire, avant sa parution, le Voyage au bout de la nuit. On se souvient des premi&#232;res lignes du livre qui a r&#233;volutionn&#233; le style narratif : &#171; &lt;i&gt;&#199;a a d&#233;but&#233; comme &#231;a. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un &#233;tudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'&#233;tait apr&#232;s le d&#233;jeuner. Il veut me parler. Je l'&#233;coute. &#171; Restons-pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! [&#8230;] Cette terrasse, qu'il commence, c'est pour les &#339;ufs &#224; la coque ! Viens par ici !&lt;/i&gt; &#187;. Pour Miller comme pour C&#233;line le quartier de la place de Clichy est associ&#233; au plaisir, sinon au sexe. Tous les deux reniflent &#171; &lt;i&gt;les rues &#233;troites et tortueuses, bord&#233;es de petits h&#244;tels et les putains debout sur le seuil, sous une lumi&#232;re rouge [&#8230;] les caf&#233;s &#224; la Francis Carco, o&#249; les maquereaux jouent aux cartes en surveillant leurs femmes sur le trottoir.&lt;/i&gt; &#187; (selon Ana&#239;s Nin), un &#171; &lt;i&gt;cloaque infect&lt;/i&gt; &#187; (selon L&#233;on Daudet).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D'immenses salles de billard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Juste avant la seconde guerre mondiale, c'est L&#233;on Paul Fargue qui donne la description la plus pr&#233;cise du Wepler, dans Le Pi&#233;ton de Paris : &#171; &lt;i&gt;J'aime cette bo&#238;te &#224; musique importante comme un paquebot. Le Wepler de la place Clichy est rempli de merveilles, comme le concours L&#233;pine. Il y a d'abord &#224; boire et &#224; manger. Et des salles partout, ouvertes, ferm&#233;es, dissimul&#233;es. La voilure amen&#233;e, ces salles sont habill&#233;es en un rien de temps. Les femmes se distribuent selon leur &#238;lots, leurs sympathies, contre le d&#233;cor et les boiseries 1900. Au milieu, compos&#233; de prix du Conservatoire, l'orchestre joue son r&#233;pertoire sentimental, ses s&#233;lections sur Samson et Dalila, la Veuve joyeuse ou la Fornarina, avec de grands solos qui font oublier aux dames du quartier leur m&#233;nage et leurs chaussettes [&#8230;] C&#233;l&#232;bres, les salles de billard du Wepler sont immenses, compos&#233;es et distribu&#233;es comme les carr&#233;s de gazon d'un jardin. [&#8230;] La grande salle de billard du Wepler a quelque chose d'une bourse. Des consommateurs se serrent la main sans se conna&#238;tre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es de la Deuxi&#232;me Guerre mondiale voient la r&#233;quisition du Wepler &#224; l'usage exclusif des soldats allemands.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hommage aux &#233;crivains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; l'ann&#233;e 1952, l'ann&#233;e de la photo. Boris Vian est un habitu&#233; du Wepler. Il y fixe ses rendez-vous. Petitement log&#233; au 8 boulevard de Clichy, il s'en rapproche en 1953, en d&#233;m&#233;nageant au 6bis cit&#233; V&#233;ron. C'est le moment o&#249; la brasserie est amput&#233;e d'un espace pour permettre la construction du cin&#233;ma Path&#233; qui doit concurrencer le c&#233;l&#232;bre Gaumont-Palace voisin. Finis le billard et la salle de danse. L'ambiance qui r&#232;gne place de Clichy est toujours aussi anim&#233;e. Georges Simenon y voit, dans son roman Le Grand Bob, &#171; &lt;i&gt;l'un des carrefours de Paris o&#249; la vie est la plus bouillonnante, &#224; la limite du monde des petits bourgeois, de celui des ouvriers et des employ&#233;s, enfin de la boh&#232;me et de la noce&lt;/i&gt; &#187;, ce que refl&#232;tent bien les photos de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des ann&#233;es plus tard, Patrick Modiano &#233;voquera furtivement un lieu plus apais&#233; dans son livre Chevreuse : &#171; &lt;i&gt;Il y aurait aussi, non loin de Montmartre, de la place de Clichy ou de la brasserie Wepler, cet h&#244;tel tranquille dont Michel de Gama pr&#233;tendrait &#234;tre le g&#233;rant et dont Camille aurait travaill&#233; &#224; la comptabilit&#233; sur un bureau dont un tiroir contiendrait un carnet de cuir vert, un agenda qui citait son nom !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce riche pass&#233; a conduit Marie-Rose Guarni&#233;ri, fondatrice de la Librairie des Abbesses, associ&#233;e au Wepler et &#224; la Poste, &#224; cr&#233;er, en 1998, le Prix Wepler-Fondation La Poste. Ce dernier rend hommage &#224; tous les &#233;crivains qui y ont trouv&#233; refuge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douze ouvrages sont en comp&#233;tition pour l'&#233;dition 2023. Le prix sera remis le 13 novembre prochain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Mus&#233;e Carnavalet, Histoire de Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#201;RAMIQUE ET ART BRUT &#192; LA HALLE SAINT-PIERRE</title>
		<link>https://www.18dumois.info/ceramique-et-art-brut-a-la-halle-saint-pierre.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/ceramique-et-art-brut-a-la-halle-saint-pierre.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:07:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Halle Saint-Pierre propose deux nouvelles expositions qui revisitent, chacune &#224; sa fa&#231;on, la question de l'artiste et de l'&#339;uvre d'art. &lt;br class='autobr' /&gt; Comme &#224; chaque fois, les expositions propos&#233;es par la Halle Saint-Pierre surprennent, &#233;tonnent, d&#233;rangent, &#233;blouissent. En ce d&#233;but de saison, elles se r&#233;pondent et se compl&#232;tent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux fronti&#232;res de l'art brut, au rez-de-chauss&#233;e, permet de d&#233;couvrir ou de retrouver ces artistes situ&#233;s aux limites ind&#233;finissables de la cr&#233;ation, amateurs g&#233;niaux, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1399-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/gabriel_audebert_le_carnaval_de_la_vie___halle_saint_pierre-f25f8.jpg?1699217630' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Halle Saint-Pierre propose deux nouvelles expositions qui revisitent, chacune &#224; sa fa&#231;on, la question de l'artiste et de l'&#339;uvre d'art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme &#224; chaque fois, les expositions propos&#233;es par la Halle Saint-Pierre surprennent, &#233;tonnent, d&#233;rangent, &#233;blouissent. En ce d&#233;but de saison, elles se r&#233;pondent et se compl&#232;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux fronti&#232;res de l'art brut, au rez-de-chauss&#233;e, permet de d&#233;couvrir ou de retrouver ces artistes situ&#233;s aux limites ind&#233;finissables de la cr&#233;ation, amateurs g&#233;niaux, obsessionnels qui donnent sens &#224; leur vie par la r&#233;alisation d'&#339;uvres inclassables. Quinze artistes pour la plupart autodidactes, &#233;loign&#233;s des circuits traditionnels de diffusion, s'y c&#244;toient. Aussi bien les &#233;tonnantes sculptures du couple Ghyslaine et Sylvain Sta&#235;lens qui travaille &#224; quatre mains, que celles h&#233;riss&#233;es de pointes du boulanger japonais Shinichi Sawada. Ou encore les origamis de feuilles de ch&#234;nes de Yoshiro Watanabe, les espaces fourmillant d'objets en miniature de Rona-Jim Sevellec, ainsi que les dessins descriptifs de Mohamed Babahoum, les peintures sur bois aux couleurs vives de Roger Lorance ou les c&#233;ramiques religieuses de Pierre Amourette. Quant &#224; Etty Buzyn, elle entrelace les traits et les mots, ceux de ses patients dont elle trace au gr&#233; de son &#233;coute, un &#233;cho graphique. Tous ont en commun une ind&#233;niable po&#233;sie, une fa&#231;on inhabituelle de traduire le vivant ou le mort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un savoir-faire ancestral&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout aussi passionnante pour l'originalit&#233; des &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es, l'exposition Hey !C&#233;ramique.s poursuit, pour la sixi&#232;me fois, la collaboration entre la Halle Saint-Pierre et le m&#233;dia Hey ! consacr&#233; &#224; l'art moderne et &#224; la pop culture. Elle r&#233;habilite cette fois-ci un savoir-faire ancestral, trop souvent reli&#233; &#224; l'artisanat plut&#244;t qu'&#224; l'art, la c&#233;ramique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation d&#233;cline ce mat&#233;riau moins commun &#224; l'art brut et fait appara&#238;tre, au d&#233;tour des salles du premier &#233;tage de la Halle, cr&#233;atures hybrides, personnages fantastiques, masques, monstres de terre et de feu qui t&#233;moignent de la fertilit&#233; imaginative de leurs auteurs. L'exposition fait valoir toute la plasticit&#233; du m&#233;dium, la multiplicit&#233; des id&#233;es que sugg&#232;rent le support et son utilisation. Des jeunes filles en verre &#233;clair&#233;es de l'int&#233;rieur de l'am&#233;ricaine Christina Bothwell, aux cr&#233;atures hybrides habitant l'univers du nordique Kim Simmonsson ou de la sculptrice Maria Guilbert, les t&#234;tes d&#233;form&#233;e de Lydia Kostaneck (&#339;uvre de l'affiche), celles de l'am&#233;ricain Calvin Ma (ci-dessus), c'est la nature m&#234;me de l'humain, son genre, ses repr&#233;sentations &#8230; que questionnent la plupart des &#339;uvres expos&#233;es ici pour la premi&#232;re fois en Europe&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gabriel AUDEBERT Le carnaval de la vie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Christine Legall, l'&#233;veil de la culture</title>
		<link>https://www.18dumois.info/christine-legall-l-eveil-de-la-culture.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/christine-legall-l-eveil-de-la-culture.html</guid>
		<dc:date>2023-11-05T20:06:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Coordinatrice des trois centres d'animation du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Christine Le Gall est amoureuse de son quartier, et surtout des gens qui y vivent avec lesquels elle partage sans rel&#226;che sa conviction que la culture est vitale pour exister. &lt;br class='autobr' /&gt; A l'&#233;poque de sa rencontre avec celui qui allait devenir son mari, il y a plus de trente ans, Christine habite porte de Clichy. Elle prend plaisir &#224; venir se balader &#224; Montmartre et r&#234;ve de s'en rapprocher. Sur la Butte, elle aime la multiplicit&#233; des &#233;choppes, des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1398-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH110/c_legall-a3ddf.png?1699217631' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Coordinatrice des trois centres d'animation du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Christine Le Gall est amoureuse de son quartier, et surtout des gens qui y vivent avec lesquels elle partage sans rel&#226;che sa conviction que la culture est vitale pour exister.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'&#233;poque de sa rencontre avec celui qui allait devenir son mari, il y a plus de trente ans, Christine habite porte de Clichy. Elle prend plaisir &#224; venir se balader &#224; Montmartre et r&#234;ve de s'en rapprocher. Sur la Butte, elle aime la multiplicit&#233; des &#233;choppes, des artisans, les petits caf&#233;s pas encore transform&#233;s en grandes brasseries &#224; touristes : &#171; &lt;i&gt;Je revenais en bus du travail et j'avais l'impression de rentrer au village.&lt;/i&gt; &#187; Au virage Lepic, restaurant convivial &#224; l'&#233;poque, tenu par Denise, avec Bertrand en cuisine, et toujours ouvert sous ce nom, Christine rencontre celui qui va acc&#233;l&#233;rer son installation dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La culture dans le c&#339;ur et dans les jambes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, c'est chez elle et pas seulement parce qu'elle y habite : sa silhouette menue arpente en long et en large l'arrondissement, le plus souvent &#224; pied. Les bras charg&#233;s de sacs remplis de livres, de cahiers, d'un ordinateur, de tissus, d'objets divers destin&#233;s &#224; l'on ne sait quel projet, elle rallie les trois centres d'animation dont elle a maintenant la responsabilit&#233; : Binet &#224; la porte Montmartre, Rachid Taha &#224; La Chapelle et H&#233;bert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle profite d'un passage dans l'&#233;dition jeunesse pour reprendre des &#233;tudes &#224; la fac en sociologie urbaine et r&#233;diger un m&#233;moire sur le mus&#233;e de Montmartre. Celui-ci est alors dirig&#233; par l'architecte Claude Charpentier qui lui ouvre sa porte et ses archives. En 2000 elle candidate au poste de directrice adjointe du centre d'animation Binet en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;A l'&#233;poque, c'&#233;tait le vieux Binet, un b&#226;timent assez d&#233;suet d'aspect, dans un quartier qui &#233;tait tr&#232;s p&#233;riph&#233;rique, ouvert sur le mail Binet ; &#224; l'int&#233;rieur pourtant c'&#233;tait du solide.&lt;/i&gt; &#187; &#187; Elle en voit tout de suite les aspects tr&#232;s positifs, c'est dans sa nature. Car Christine a l'art de s'emparer du lieu le plus banal pour le transformer en s&#233;jour color&#233;, convivial et multiple &#171; &lt;i&gt;pour que les gens s'y sentent comme &#224; la maison&lt;/i&gt; &#187;. Ici elle pose des tapis, l&#224; une vaisselle de couleur, l&#224; encore des affiches, des dessins ou des expositions de photos, glan&#233;s au fil de sa curiosit&#233; insatiable. D'un geste, les lieux souvent impersonnels qu'elle investit prennent vie et deviennent chaleureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa formation en m&#233;diation culturelle aux Arts et M&#233;tiers lui fait comprendre l'importance du rapport entre un lieu et les publics. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s mon arriv&#233;e, j'ai pris contact avec toutes les structures qui existaient d&#233;j&#224; sur le quartier, non seulement culturelles mais sociales. Je me suis dit qu'on ne pouvait pas travailler chacun de son c&#244;t&#233;. Il fallait donner une visibilit&#233; &#224; cet endroit en travaillant ensemble. Et donc partir sur des th&#233;matiques que l'on pouvait co-construire.&lt;/i&gt; &#187; Elle se souvient par exemple d'un festival des &#233;pouvantails o&#249; elle avait mobilis&#233; les &#233;coles, les jardins d'enfants, les habitants. Tout le monde &#233;tait descendu avec sa r&#233;alisation individuelle, devenue collective, sous le chapiteau d'Adrienne install&#233; l&#224; &#224; l'&#233;poque. Un autre grand souvenir : l'exposition du petit Paulo, judoka de cinq ans qui faisait de la photographie et &#224; qui elle a offert les murs du centre pour exposer. Sans parler de son engouement pour le Japon, qu'elle a partag&#233; plusieurs ann&#233;es de suite en organisant une r&#233;sidence artistique qui a permis aux habitants de voir circuler dans le quartier des artistes, danseurs, plasticiens, musiciens en kimono &#8230; &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait surr&#233;aliste ! Mais il y avait quelque chose de tr&#232;s respectueux qui circulait&lt;/i&gt; &#187;, s'amuse-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fond de son projet, c'est d'enrichir, de compl&#233;ter les pratiques offertes par les centres, langues, soutien scolaire, ateliers artistiques, en favorisant la rencontre avec des artistes professionnels. De l'absence de grands lieux culturels &#224; proximit&#233;, elle a fait une force en favorisant le lien avec les institutions &#224; l'&#233;chelle de l'arrondissement, le th&#233;&#226;tre de la Ville, l'Etoile du Nord, le Grand Parquet de l'&#233;poque : &#171; &lt;i&gt;J'avais envie de proposer aux habitants de la culture de haut niveau, qui ne soit pas au rabais. On a le droit, dans ces quartiers, d'avoir acc&#232;s &#224; ces pratiques. Et je me souviens des artistes, du th&#233;&#226;tre des Abbesses en particulier, qui venaient rencontrer ces publics pour les sensibiliser &#224; leur venue au th&#233;&#226;tre : une femme &#233;tait mont&#233;e sur le plateau pour embrasser la metteuse en sc&#232;ne tellement elle &#233;tait &#233;mue de ce qu'elle avait v&#233;cu. On emmenait le pique-nique et on partait pour la journ&#233;e rencontrer les artistes. Je trouve que cette proximit&#233; avec les acteurs, les gens de sc&#232;ne, de musique est importante parce qu'elle d&#233;sacralise compl&#232;tement l'acc&#232;s &#224; la culture. Et que l'art nous construit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le quartier s'est totalement transform&#233; et Christine a accompagn&#233; les nouveaux projets de pratique culturelle. Elle fera pareil au centre Paris Anim' Chapelle dont elle supervise l'ouverture et le lancement. Elle sait cr&#233;er l'&#233;v&#232;nement, mener des projets ambitieux en mettant &#224; profit la diversit&#233; et la richesse de l'environnement. C'est d'ailleurs ce dont t&#233;moigne Alexandre M, qui depuis sept ans est le technicien son du centre Binet : &#171; &lt;i&gt;Elle sait reconna&#238;tre les qualit&#233;s de chacun dans les &#233;quipes et en dehors, pour cr&#233;er des liens.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La confiance comme credo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Eveiller la culture, croire qu'elle est capable de changer le destin des hommes en les &#233;levant, surtout les jeunes, c'est certainement l'un des mantras de Christine Le Gall. Alexandre le confirme : &#171; &lt;i&gt;Elle aime travailler dans les quartiers dits sensibles, pour lesquels elle veut le meilleur ; elle fait confiance, elle a &#224; c&#339;ur de nourrir et elle met les mains dans le cambouis.&lt;/i&gt; &#187; De fait, Christine accompagne r&#233;guli&#232;rement les familles aux spectacles et concerts pour lesquels elle obtient des tarifs pr&#233;f&#233;rentiels, sacrifie de nombreux dimanches au salon du livre de la porte Binet, au prix Felipe, aux expositions qu'elle initie, aux restitutions d'ateliers, aux sorties en famille, son dada&#8230; Mais toujours avec le sourire et le sentiment que l'enrichissement est partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Modeste, croyant au pouvoir des &#233;quipes soud&#233;es, elle ne se met jamais en avant. Pourtant, elle en a impuls&#233;, des projets ! &#171; &lt;i&gt;C'est un capitaine de navire, contre vents et mar&#233;es, en mode &#171; force tranquille &#187;, s'amuse Alexandre. &#171; Elle explique tout, elle est tr&#232;s p&#233;dagogue avec son &#233;quipe, elle comprend les gens, leurs envies, leurs attentes.&lt;/i&gt; &#187; Une excellente cheffe d'orchestre, le sourire en plus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
