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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>La r&#233;volution fatale aux Abbesses</title>
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		<dc:date>2023-06-03T11:35:45Z</dc:date>
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		<dc:creator>B&#233;atrice Dunner</dc:creator>



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&lt;p&gt;Si Abbesses est d&#233;sormais un quartier tr&#232;s pris&#233; de Paris, celles qui lui ont donn&#233; son nom ont disparu corps et &#226;mes apr&#232;s la R&#233;volution. Retour sur les derni&#232;res ann&#233;es d'existence des Dames de Montmartre. &lt;br class='autobr' /&gt; Il &#233;tait une fois l'abbaye de Montmartre, construite au XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle tout en haut de la colline, en souvenir du martyre de saint Denis, puis compl&#233;t&#233;e au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; par l'abbaye d'&#171; En-Bas &#187;). Ses religieuses, dites &#171; les Dames &#187; ou &#171; les Abbesses &#187; ont r&#233;gn&#233; pendant pr&#232;s de sept si&#232;cles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/arton1424-edc25.jpg?1689759625' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si Abbesses est d&#233;sormais un quartier tr&#232;s pris&#233; de Paris, celles qui lui ont donn&#233; son nom ont disparu corps et &#226;mes apr&#232;s la R&#233;volution. Retour sur les derni&#232;res ann&#233;es d'existence des Dames de Montmartre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il &#233;tait une fois l'abbaye de Montmartre, construite au XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle tout en haut de la colline, en souvenir du martyre de saint Denis, puis compl&#233;t&#233;e au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; par l'abbaye d'&#171; En-Bas &#187;). Ses religieuses, dites &#171; les Dames &#187; ou &#171; les Abbesses &#187; ont r&#233;gn&#233; pendant pr&#232;s de sept si&#232;cles (de 1133 &#224; 1792) sur la Butte. Elles en &#233;taient le propri&#233;taire foncier quasi exclusif et exer&#231;aient sur les habitants du petit village de Montmartre des droits seigneuriaux tr&#232;s pesants en mati&#232;re fiscale, judiciaire et p&#233;nale, sans compter une influence religieuse de tous les instants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ont disparu sans laisser de traces, si ce n'est dans l'&#233;glise Saint-Pierre, qui fut leur premi&#232;re chapelle abbatiale, et dans le nom des rues du quartier. Que s'est-il donc pass&#233; ? La date de cette disparition, cit&#233;e ci-dessus, donne aussit&#244;t la r&#233;ponse : la R&#233;volution. Telles qu'elles viennent d'&#234;tre d&#233;crites, en effet, les Abbesses repr&#233;sentaient une r&#233;alit&#233; que la R&#233;volution ne pouvait admettre, encore moins assimiler. Entre ces deux entit&#233;s r&#233;solument incompatibles, ce que l'on appelle parfois le sens de l'histoire &#233;tait du c&#244;t&#233; de la R&#233;volution. Les Abbesses ont donc disparu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les caisses sont vides&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au mois de juillet 1789, la communaut&#233; des b&#233;n&#233;dictines de Montmartre compte quelque 55 membres. Elle est gouvern&#233;e, depuis pr&#232;s de trente ans, par Marie-Louise de Montmorency-Laval, repr&#233;sentante de la plus ancienne noblesse de France. Par une co&#239;ncidence curieuse, un de ses anc&#234;tres directs, Mathieu I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; de Montmorency, avait &#233;pous&#233; en 1141 Ad&#233;la&#239;de de Savoie, veuve du roi de France Louis VI le Gros, et fondatrice en 1133 de&#8230; l'abbaye de Montmartre, o&#249; elle avait d'ailleurs &#233;t&#233; enterr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi &#224; Montmartre, en ce d&#233;but d'&#233;t&#233; 1789, de nombreuses pensionnaires, car l'une des fonctions (et l'un des moyens de subsistance) de l'abbaye est l'&#233;ducation des jeunes filles de bonne famille. Toutes ces femmes vivent dans l'abbaye d'&#171; En-Bas &#187;, sur des terrains compris entre ce qui est aujourd'hui la place des Abbesses, la rue de Steinkerque et la rue des Trois-Fr&#232;res au nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie des Dames de Montmartre n'est pas de tout repos, ni exempte de soucis, notamment financiers. Leurs caisses sont vides et quelques mois plus t&#244;t, en octobre 1788, un incendie a d&#233;truit une partie des b&#226;timents conventuels. Les r&#233;parations ont co&#251;t&#233; tr&#232;s cher et la communaut&#233; a d&#251; s'endetter. Les donateurs qui les soutiennent &#8211; la famille royale, les nobles, les riches bourgeois &#8211; sont moins nombreux et moins g&#233;n&#233;reux que par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hiver 1788-1789, en outre, a &#233;t&#233; comme les pr&#233;c&#233;dents implacable, et les gels tardifs, d&#233;vastateurs ; les r&#233;coltes seront mauvaises, une fois de plus. Les abbesses, qui d&#233;pendent largement du revenu de leurs immenses terres agricoles et de leurs vignobles, ont de plus en plus de difficult&#233;s &#224; faire rentrer leurs fermages.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouverture d'un atelier de charit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais la population fran&#231;aise, et les Parisiens en particulier, souffrent bien davantage : la crise des subsistances est un fl&#233;au r&#233;current pendant toutes les derni&#232;res ann&#233;es de l'Ancien R&#233;gime. En cause l'insuffisance des r&#233;coltes qui entrave la circulation des c&#233;r&#233;ales dans tout le royaume et entra&#238;ne la sp&#233;culation, la flamb&#233;e des prix du pain et enfin la disette et les &#233;meutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie est en crise, l'&#201;tat proche de la banqueroute. Le ch&#244;mage est au plus haut. Depuis les ann&#233;es 1770 (et au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle d&#233;j&#224;), les autorit&#233;s essayent d'y rem&#233;dier en cr&#233;ant des &#171; ateliers de charit&#233; &#187;, autrement dit en occupant les indigents, pendant l'hiver (&#224; la belle saison, les travaux des champs prennent le relais), &#224; des chantiers d'utilit&#233; collective (entretien des b&#226;timents publics, des routes, des chemins, des for&#234;ts domaniales, etc.), pour lesquels ils sont (tr&#232;s faiblement) r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1789, on a donc ouvert &#224; Montmartre, comme en bien d'autres lieux, un atelier de charit&#233; pour les ch&#244;meurs, qu'ils viennent de Paris ou de province, accompagn&#233;s ou non de leur famille. Les travaux qu'on leur confie consistent en terrassements, entretien de la voirie et percement d'un nouveau chemin depuis Paris, qui deviendra la rue Lepic. Mais la pr&#233;sence de cette population (plus de vingt mille personnes) mis&#233;reuse, agit&#233;e, sous-aliment&#233;e, mal encadr&#233;e et insuffisamment occup&#233;e pose de nombreux probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; aux Montmartrois &#8211; et &#224; l'abbaye en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car comment ne pas penser, quand on est pauvre et qu'on a faim, que cet imposant ensemble de b&#226;timents et de jardins, herm&#233;tiquement clos de murs, rec&#232;le d'immenses richesses, des ressources de toute sorte, bref, du pain ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas tout. Dans la foule surexcit&#233;e (la Bastille vient d'&#234;tre prise, une Assembl&#233;e nationale s'est constitu&#233;e et si&#232;ge en permanence), les rumeurs circulent sans cesse, et tout devient possible, croyable, certain. Ainsi, dit-on, les religieuses cacheraient des soldats, des espions &#224; la solde de l'&#233;tranger, des armes pour attaquer le peuple ; et des stocks de farine pour sp&#233;culer sur les prix.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;mergence d'un monde nouveau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;motion est si vive que le 23 juillet, plusieurs milliers de Parisiens montent &#224; Montmartre et se regroupent devant l'abbaye avec la foule affam&#233;e de l'atelier de charit&#233;. On est &#224; deux doigts de l'&#233;meute quand quelques repr&#233;sentants de l'H&#244;tel de Ville, d&#233;p&#234;ch&#233;s sur les lieux, r&#233;ussissent momentan&#233;ment &#224; ramener le calme, en proposant une perquisition de l'abbaye : sans r&#233;sultat (pas un soldat, pas d'armes, pas de stocks cach&#233;s de farine). Les Parisiens l&#232;vent le camp et redescendent en ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les pauvres de l'atelier, eux, sont toujours l&#224;, et leurs demandes aux religieuses (de pain, d'argent pour en acheter) se font de plus en plus mena&#231;antes. De guerre lasse, le 23 ao&#251;t, on finit par le fermer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de mendiants aux portes de l'abbaye, donc. Mais dans les mois qui suivent, l'&#233;mergence de tout un monde nouveau, avec ses r&#232;gles et ses obligations, auxquelles les religieuses tenteront tant bien que mal de s'adapter. La rapide d&#233;sagr&#233;gation de la communaut&#233; se d&#233;cline en dates serr&#233;es. 2 novembre 1789 : nationalisation des biens du clerg&#233; (autrement dit, tous les biens de l'&#201;glise sont mis &#224; la disposition de l'&#201;tat, qui en contrepartie s'engage &#224; salarier les religieux, r&#233;guliers comme s&#233;culiers). 13 f&#233;vrier 1790, suppression par l'Assembl&#233;e nationale constituante de tous les ordres religieux et interdiction de prononcer des v&#339;ux. Juin 1790, inventaire des biens de l'abbaye de Montmartre (&#233;tabli par le maire de la commune et les repr&#233;sentants municipaux). 6 avril 1792, interdiction de porter le costume religieux. 4 ao&#251;t 1792, ordre d'&#233;vacuation de tous les couvents. 19 ao&#251;t 1792 : les b&#233;n&#233;dictines quittent Montmartre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Foudroyante acc&#233;l&#233;ration de l'histoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aussit&#244;t, l'abbaye est m&#233;thodiquement vid&#233;e de tout son mobilier et de ses &#339;uvres d'art : peu de choses, au demeurant. L'inventaire &#233;tabli en juin 1790 &#233;tait d'ailleurs &#233;tonnamment modeste pour un couvent aussi ancien et aussi riche. Pour plusieurs historiens de Montmartre, l'affaire est entendue : l'abbesse a eu tout loisir, d&#232;s le d&#233;but des troubles, de mettre en lieu s&#251;r les principales richesses accumul&#233;es par la communaut&#233; au cours des si&#232;cles. O&#249; se cache aujourd'hui le tr&#233;sor de l'abbaye ? Il n'a jamais &#233;t&#233; retrouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ces trois ann&#233;es, les religieuses auront essay&#233; de suivre tant bien que mal cette foudroyante acc&#233;l&#233;ration de l'histoire. Les lettres ou les documents administratifs conserv&#233;s t&#233;moignent de leur bonne volont&#233; autant que de leur effarement. On y sent leurs efforts pour se conformer aux usages, voire au vocabulaire des temps nouveaux. C'est avec la plus grande docilit&#233; qu'elles r&#232;glent leurs imp&#244;ts, acceptent les confiscations, pr&#234;tent serment &#171; &#224; la nation, &#224; la loi de l'&#233;galit&#233; et de la libert&#233; &#187; et jurent de toujours reconna&#238;tre &#171; l'unit&#233; et l'indivisibilit&#233; de la R&#233;publique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pure perte. M&#234;me dispers&#233;es apr&#232;s la fermeture de leur couvent &#8211; certaines sont rentr&#233;es dans leur famille, quelques autres ont reconstitu&#233; un semblant de vie communautaire autour de l'abbesse (dite Marie Laval) &#224; &#171; Franciade &#187; (le nom r&#233;volutionnaire de Saint-Denis, Montmartre est pour sa part devenu &#171; Mont-Marat &#187; ) &#8211; les Dames de Montmartre n'ont pas de place dans le nouveau paysage politique et social, et tout dialogue est impossible. Il n'est donc gu&#232;re surprenant que le 9 mai 1794, sur d&#233;nonciation, l'abbesse soit arr&#234;t&#233;e ; pas surprenant non plus qu'elle ait totalement cess&#233; de parler : &#224; quoi bon, d&#233;sormais ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La fin des abbesses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle a 71 ans, elle est sourde, quasiment aveugle et tient &#224; peine debout. Emprisonn&#233;e &#224; Saint-Lazare, elle sera transf&#233;r&#233;e &#224; la fin du mois de juillet (le 5 thermidor) &#224; la Conciergerie, autant dire l'antichambre de la mort. Elle y sera jug&#233;e par les soins de Fouquier-Tinville, l'accusateur public du Tribunal r&#233;volutionnaire, et, sans surprise, condamn&#233;e &#224; mort et guillotin&#233;e le lendemain, le 24 juillet 1794, place de la Nation. Ses restes sont jet&#233;s dans la fosse commune du cimeti&#232;re de Picpus, tout proche, o&#249; une plaque est aujourd'hui appos&#233;e en sa m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'abbaye, o&#249; avant elle ont v&#233;cu trente g&#233;n&#233;rations de religieuses, dispara&#238;tra tout aussi brutalement. Trois jours apr&#232;s l'arrestation de l'abbesse, l'ensemble du domaine des b&#233;n&#233;dictines sur la Butte est vendu aux ench&#232;res, en plusieurs lots (&#224; l'exclusion de Saint-Pierre, devenue &#233;glise paroissiale). Et aussit&#244;t c'est la d&#233;molition de tous les b&#226;timents, la r&#233;cup&#233;ration de leurs mat&#233;riaux, puis l'exploitation intensive du gypse sur l'ensemble des terrains, qui se poursuivra jusque dans les ann&#233;es 1840.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que commencera &#224; s'&#233;difier, sur ce site d'o&#249; tout souvenir a &#233;t&#233; effac&#233;, l'actuel quartier&#8230; des Abbesses, tel que nous le connaissons aujourd'hui. Laissons la m&#233;lancolique conclusion de cette histoire &#224; Paul Lesourd, auteur en 1936 de La Butte sacr&#233;e : Montmartre, des origines au XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : &#171; &lt;i&gt;Seuls quelques noms de rues grav&#233;s sur des plaques &#233;maill&#233;es rappellent, abstraitement, au passant qu'ici, jadis, il y eut des &#8220;abbesses&#8221; et que l&#224;, autrefois, furent honor&#233;s des &#8220;martyrs&#8221;.&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : L'Abbaye d'En-Bas, par Israel Silvestre, vers 1660.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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