<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.18dumois.info/spip.php?id_rubrique=1346&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1689759624</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Imaginer, raconter, partager - osez les ateliers d'&#233;criture</title>
		<link>https://www.18dumois.info/imaginer-raconter-partager-osez-les-ateliers-d-ecriture.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/imaginer-raconter-partager-osez-les-ateliers-d-ecriture.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:29:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ga&#235;lle Faure, Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les ateliers d'&#233;criture ont le vent en poupe. Nous nous y sommes essay&#233;s, au Poulpe et au Petit Ney. Dans le premier on &#233;crit le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, tandis que dans le second le th&#232;me est nouveau chaque semaine.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux approches diff&#233;rentes pour entrer dans le monde de l'&#233;criture mais une m&#234;me production de textes dr&#244;les, &#233;mouvants, imaginatifs et partag&#233;s pour le plus grand plaisir de tous.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1352-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH87/arton1403-15904.jpg?1692061767' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les ateliers d'&#233;criture ont le vent en poupe. Nous nous y sommes essay&#233;s, au Poulpe et au Petit Ney. Dans le premier on &#233;crit le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, tandis que dans le second le th&#232;me est nouveau chaque semaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux approches diff&#233;rentes pour entrer dans le monde de l'&#233;criture mais une m&#234;me production de textes dr&#244;les, &#233;mouvants, imaginatifs et partag&#233;s pour le plus grand plaisir de tous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On ferme. Apr&#232;s les lyc&#233;es, les &#233;coles</title>
		<link>https://www.18dumois.info/on-ferme-apres-les-lycees-les-ecoles.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/on-ferme-apres-les-lycees-les-ecoles.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:28:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrick Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la rentr&#233;e 2023, une vingtaine d'&#233;coles du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; perdront une classe. Parents et enseignants s'insurgent contre cette annonce jug&#233;e inacceptable. &lt;br class='autobr' /&gt; Le rectorat de Paris annonce la suppression de 178 classes &#8211; et 16 ouvertures &#8211; &#224; la rentr&#233;e prochaine, au motif d'une baisse des effectifs. Le nombre d'&#233;l&#232;ves en maternelle et en &#233;cole &#233;l&#233;mentaire a fondu de 20 % en dix ans. En 2022, les &#233;coles ont compt&#233; 4 000 &#233;l&#232;ves de moins et 3 000 ne sont plus attendus &#224; la rentr&#233;e prochaine. Ce ph&#233;nom&#232;ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1347-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH93/arton1400-fb6c5.jpg?1690454405' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A la rentr&#233;e 2023, une vingtaine d'&#233;coles du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; perdront une classe. Parents et enseignants s'insurgent contre cette annonce jug&#233;e inacceptable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le rectorat de Paris annonce la suppression de 178 classes &#8211; et 16 ouvertures &#8211; &#224; la rentr&#233;e prochaine, au motif d'une baisse des effectifs. Le nombre d'&#233;l&#232;ves en maternelle et en &#233;cole &#233;l&#233;mentaire a fondu de 20 % en dix ans. En 2022, les &#233;coles ont compt&#233; 4 000 &#233;l&#232;ves de moins et 3 000 ne sont plus attendus &#224; la rentr&#233;e prochaine. Ce ph&#233;nom&#232;ne s'explique par une baisse d&#233;mographique, due en partie aux prix &#233;lev&#233;s de l'immobilier qui obligent les familles modestes avec enfants &#224; quitter la capitale. Pour le rectorat et le minist&#232;re, les fermetures se justifient triplement par cette baisse, un taux d'encadrement sup&#233;rieur &#224; la moyenne du territoire et une population socialement plus favoris&#233;e. Cependant ces donn&#233;es ne se retrouvent pas partout et n'expliquent pas qu'un tiers des fermetures touchent les arrondissements les plus d&#233;favoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements, qui totalisent une soixantaine de suppressions, concentrent 60 % des quartiers prioritaires de la Ville et 70 % des &#233;coles en r&#233;seaux d'&#233;ducation prioritaire (REP), soit 31 &#233;coles rien que pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Sylvaine Baerhel, pr&#233;sidente de la FCPE Paris, se d&#233;clare &#171; &lt;i&gt;effar&#233;e, on s'attaque aux populations les plus en difficult&#233;, c'est l&#224; o&#249; l'on supprime le plus de classes&lt;/i&gt; &#187;. Et d'ajouter : &#171; &lt;i&gt;On assiste r&#233;ellement &#224; la volont&#233; du gouvernement de faire des &#233;conomies sur les &#233;tablissements publics, alors qu'il manque des professeurs rempla&#231;ants, que des milliers d'heures ne sont pas remplac&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; Alors que &#171; &lt;i&gt;&#224; moyens constants, on a l'opportunit&#233; de promouvoir une &#233;cole publique de qualit&#233;, on am&#232;ne l'&#233;ducation des enfants vers le moins disant&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, 23 suppressions &#233;taient initialement programm&#233;es. Apr&#232;s intervention de la Mairie, trois auraient pu &#234;tre sauv&#233;es. Reste 20 fermetures annonc&#233;es dont la moiti&#233; sont en REP. Les difficult&#233;s rencontr&#233;es ne pourront que s'accro&#238;tre. Par exemple, l'&#233;cole Guadeloupe devrait perdre une classe et une ULIS (Unit&#233; localis&#233;e pour l'inclusion scolaire) &#224; la rentr&#233;e prochaine, alors qu'elle compte 45 &#233;l&#232;ves en situation de handicap dont 33 en ULIS, sur un effectif total de 170. M&#234;me si apr&#232;s discussions le nombre d'ULIS devrait &#234;tre maintenu, l'&#233;cole acceptant d'accueillir l'an prochain des enfants manifestant des troubles du spectre autistique, une classe de moins rendra difficile l'inclusion des &#233;l&#232;ves handicap&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mobilisation tous azimuts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour lutter contre ces suppressions, parents et professeurs s'organisent et multiplient p&#233;titions, lettres aux &#233;lus, banderoles placard&#233;es sur les murs des &#233;coles, r&#233;unions. Le jeudi 14 f&#233;vrier, un rassemblement initi&#233; par l'ensemble des &#233;coles parisiennes a r&#233;uni plus de 500 personnes devant le rectorat de Paris pendant qu'une d&#233;l&#233;gation &#233;tait re&#231;ue. Sofie Epelboin, professeure &#224; l'&#233;cole Guadeloupe et membre de la d&#233;l&#233;gation pour son &#233;cole, raconte : &#171; &lt;i&gt;On avait en face de nous des personnes qui &#233;taient l&#224; pour prendre des notes et lire leurs tableaux Excel. Leur nombre d'&#233;l&#232;ves entrant en CP &#224; la rentr&#233;e prochaine dans notre &#233;cole et ceux comptabilis&#233;s par la Mairie &#224; la sortie de maternelle n'&#233;taient pas les m&#234;mes ! Pour l'anecdote, on nous a re&#231;us dans un couloir entre deux portes de toilettes. Ils ne semblaient pas pr&#233;par&#233;s, ils pr&#233;voyaient une rencontre de deux heures, elle en a dur&#233; neuf&lt;/i&gt;. &#187; Sans r&#233;sultats, autre que le maintien de deux classes initialement supprim&#233;es dans les 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prochaine &#233;tape le 6 mars, quand se tiendra le Conseil d&#233;partemental de l'Education nationale, avec la poursuite de la mobilisation. Les &#233;lus soutiennent la protestation, Anne Hidalgo au niveau parisien, Dani&#232;le Obono et Eric Lejoindre pour le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. En r&#233;action aux suppressions annonc&#233;es, ce dernier dans un tweet en date du 17 f&#233;vrier d&#233;nonce &#171; une d&#233;cision brutale qui va &#224; l'encontre de la politique que nous menons &#187; et invite &#224; une r&#233;union en mairie le 13 mars. De leur c&#244;t&#233;, les parents et professeurs mobilis&#233;s se pr&#233;parent &#224; de nouvelles actions &#8211; le 6 mars et les jours suivants. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le r&#233;veil de la coccinelle</title>
		<link>https://www.18dumois.info/le-reveil-de-la-coccinelle.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/le-reveil-de-la-coccinelle.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:28:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacky Libaud</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mars est le mois de r&#233;apparition des insectes au jardin, tels les papillons citron ou les abeilles osmies rousses, pollinisateurs vitaux pour les floraisons pr&#233;coces. &lt;br class='autobr' /&gt; Parmi toutes ces bestioles printani&#232;res, les coccinelles, dont il existe plus de 100 esp&#232;ces en France, figurent en bonne place. La plupart sont insectivores, mais certaines se nourrissent de v&#233;g&#233;taux, comme la coccinelle de la bryone qui s'attaque parfois aux melons et aux cornichons ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces petits col&#233;opt&#232;res sont plut&#244;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1347-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH79/arton1401-23850.jpg?1690055788' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mars est le mois de r&#233;apparition des insectes au jardin, tels les papillons citron ou les abeilles osmies rousses, pollinisateurs vitaux pour les floraisons pr&#233;coces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi toutes ces bestioles printani&#232;res, les coccinelles, dont il existe plus de 100 esp&#232;ces en France, figurent en bonne place. La plupart sont insectivores, mais certaines se nourrissent de v&#233;g&#233;taux, comme la coccinelle de la bryone qui s'attaque parfois aux melons et aux cornichons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces petits col&#233;opt&#232;res sont plut&#244;t r&#233;put&#233;s pour leur app&#233;tit des pucerons qui affaiblissent plantes et fleurs. C'est d'ailleurs pour cela que l'INRA a, dans les ann&#233;es 1990, lib&#233;r&#233; dans la nature des coccinelles asiatiques, Harmonia axyridis, qui &#224; l'&#233;poque ne survivaient pas au froid hivernal. H&#233;las, cette esp&#232;ce est depuis devenue r&#233;sistante, s'installant en masse dans les maisons et autres abris &#224; l'automne, et tend &#224; supplanter nos esp&#232;ces autochtones dont elle d&#233;vore les &#339;ufs et les larves.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B&#234;te &#224; bon Dieu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre coccinelle europ&#233;enne la plus grosse et la plus populaire est la coccinelle &#224; sept points, Coccinella septempunctata, immortalis&#233;e dans les dessins anim&#233;s et les bandes dessin&#233;es. La fameuse &#171; b&#234;te &#224; bon Dieu &#187;, surnom qui lui aurait &#233;t&#233; donn&#233; d&#232;s le Moyen &#194;ge lorsque le roi Robert &#171; le Pieux &#187; (972-1031), d&#233;cida de gracier un condamn&#233; &#224; mort par d&#233;capitation. En effet, le bourreau ayant remarqu&#233; qu'une coccinelle pos&#233;e sur le cou du pauvre homme revenait syst&#233;matiquement s'y r&#233;installer apr&#232;s chaque tentative d'&#233;loignement, il en d&#233;duisit qu'il s'agissait probablement d'un signe divin, d&#233;duction alors approuv&#233;e par tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signalant d'embl&#233;e &#224; de potentiels pr&#233;dateurs sa toxicit&#233; par sa couleur, cette coccinelle peut en outre exsuder en cas d'attaque un alcalo&#239;de toxique sous forme de gouttelettes jaunes surgissant de ses articulations !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, l'insecte passe g&#233;n&#233;ralement l'hiver cach&#233; au sol, seul ou en groupe, sous des mousses ou des feuilles. Apr&#232;s le r&#233;veil printanier, les adultes peuvent se nourrir de pollen en attendant que les pucerons apparaissent et apr&#232;s l'accouplement, les femelles se mettent &#224; la recherche de colonies de ces insectes piqueurs-suceurs, &#224; proximit&#233; desquelles elles vont pondre des petits paquets d'oeufs, souvent plusieurs centaines en tout ! D&#232;s son &#233;closion, la larve va entreprendre de d&#233;vorer les infortun&#233;s pucerons, jusqu'&#224; 250 par jour au quatri&#232;me stade de ses m&#233;tamorphoses, avant sa transformation en nymphe d'o&#249; surgira un peu plus tard l'imago, c'est-&#224;-dire l'insecte adulte. Cette g&#233;n&#233;ration estivale pond parfois en fin d'&#233;t&#233;, mais c'est souvent elle qui entrera en diapause hivernale et se reproduira au printemps suivant. Tout d&#233;pend des conditions m&#233;t&#233;orologiques et de l'abondance des pucerons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant l'introduction de sa concurrente asiatique, la &#171; b&#234;te &#224; Bon Dieu &#187; prolif&#233;rait certaines ann&#233;es au point de rendre les bains de soleil impossibles en bord de mer, tout corps humain &#233;tant assailli par des centaines de mandibules aux pincements d&#233;sagr&#233;ables ! H&#233;las, ces sc&#232;nes, souvent relat&#233;es dans les m&#233;dias, ne sont plus que des souvenirs pour les plus ancien(ne)s d'entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esp&#233;rons tout de m&#234;me que nos sympathiques coccinelles animeront encore longtemps nos jardins ! &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : DR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fromage : &#171; C'est moi qui l'ai fait &#187;</title>
		<link>https://www.18dumois.info/fromage-c-est-moi-qui-l-ai-fait.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/fromage-c-est-moi-qui-l-ai-fait.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:27:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la laiterie de La Chapelle, on fait son fromage soi-m&#234;me avec les 800 litres collect&#233;s deux ou trois fois par semaine &#224; la ferme de Launay dans le Vexin fran&#231;ais, &#224; environ 35 km de Paris. Paul, cr&#233;ateur et expert fromager, nous a initi&#233;s &#224; la transformation du lait en tomme. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous sommes cinq (y compris la r&#233;dactrice de ce papier). Anne-Marie et Philippe sont accompagn&#233;s de leur petite-fille Marie &#224; qui ils offrent cet atelier comme cadeau de No&#235;l. Quant &#224; Romain, c'est un ami du ma&#238;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-chapelle-1348-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/arton1399-52dd2.jpg?1692061768' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A la laiterie de La Chapelle, on fait son fromage soi-m&#234;me avec les 800 litres collect&#233;s deux ou trois fois par semaine &#224; la ferme de Launay dans le Vexin fran&#231;ais, &#224; environ 35 km de Paris. Paul, cr&#233;ateur et expert fromager, nous a initi&#233;s &#224; la transformation du lait en tomme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes cinq (y compris la r&#233;dactrice de ce papier). Anne-Marie et Philippe sont accompagn&#233;s de leur petite-fille Marie &#224; qui ils offrent cet atelier comme cadeau de No&#235;l. Quant &#224; Romain, c'est un ami du ma&#238;tre des lieux travaillant dans les fromages AOP. A 19 h 30, d&#233;but de l'atelier autour d'un verre de jus de pommes pour se pr&#233;senter et b&#233;n&#233;ficier d'un petit apport th&#233;orique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul lance la question essentielle : &#171; &lt;i&gt;C'est quoi un fromage ?&lt;/i&gt; &#187; Les r&#233;ponses fusent. Il ressort qu'il faut du lait pour faire du fromage et que ce lait, compos&#233; &#224; 85 % d'eau (plus 4 % de gras, 3 % de prot&#233;ines, 5 % de sucre [lactose] et 3 % de calcium/min&#233;raux), il va falloir en retirer l'eau et &#171; le s&#233;cher &#187; pour en faire &#171; une conserve de lait &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques rappels de r&#232;gles d'hygi&#232;ne essentielles (se laver les mains, retirer ses bagues), nous rev&#234;tons l'uniforme du parfait fromager : bottes de caoutchouc, grand tablier blanc imperm&#233;able et charlotte. Petit passage dans le p&#233;diluve (pour d&#233;sinfecter la semelle de nos bottes), avant d'entrer dans le laboratoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lait et pr&#233;sure&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chacun se retrouve devant une cuve individuelle que nous remplissons &#224; tour de r&#244;le avec 10 litres de lait traits la veille au soir et collect&#233;s le matin m&#234;me dans le Vexin. Le lait cru, chauff&#233; &#224; 33 &#176;C, gicle, blanc et mousseux dans les cuves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut maintenant ajouter la pr&#233;sure pour faire cailler le lait. Paul nous indique qu'elle est extraite de l'estomac (la caillette) d'un veau. Chacun en pr&#233;l&#232;ve 3 ml &#224; l'aide d'une pipette et l'injecte d&#233;licatement dans le lait tout en remuant doucement avec une spatule. Il faudra attendre 15 &#224; 20 minutes avant que le caill&#233; se forme. En attendant, Paul nous emm&#232;ne visiter la cave d'affinage, tr&#232;s fra&#238;che et visible depuis la rue au travers de grandes baies vitr&#233;es, juste &#224; c&#244;t&#233; du laboratoire. Sur les &#233;tag&#232;res sont align&#233;s les fromages en cours d'affinage, &#224; la cro&#251;te plus ou moins form&#233;e et color&#233;e selon leur date de fabrication et qui seront vendus &#224; la boutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, le lait a commenc&#233; &#224; coaguler dans les cuves et &#224; prendre une consistance plus solide. Encore quelques minutes et, lorsqu'une faisselle vide pos&#233;e dessus pour v&#233;rifier sa consistance ne s'enfonce plus, il est temps de le d&#233;cailler. Chacun y va doucement de son tranche-caill&#233;, sorte de grille, pass&#233; dans un sens puis dans l'autre, afin de r&#233;duire la masse g&#233;latineuse en petits morceaux de la taille d'un grain de ma&#239;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ensuite plonger les mains dans cette mati&#232;re blanche, douce et chaude, sensation tr&#232;s agr&#233;able que chacun semble appr&#233;cier, pour la brasser et terminer le d&#233;caillage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nature ou aromatis&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; le moment du moulage, en faisselles, pour &#233;vacuer le lactos&#233;rum. A nous de choisir, une seule faisselle pour une grosse tomme ou deux plus petites dont une que nous pouvons aromatiser en y m&#233;langeant du carvi, du fenugrec, de l'ail des ours (ou ail des bois) ou du poivre. Les faisselles resteront &#224; temp&#233;rature ambiante jusqu'au lendemain soir avant d'&#234;tre d&#233;moul&#233;es et de rejoindre les claies &#224; la cave pour &#234;tre affin&#233;es pendant trois mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nettoyage au tuyau et d&#233;sinfection des tables m&#233;talliques sur lesquelles nous venons de travailler, avant de quitter nos bottes et nos tabliers. Et de nous retrouver dans la boutique o&#249; nous attend une d&#233;gustation des diff&#233;rents fromages fabriqu&#233;s par Paul et son &#233;quipe (Pajol, Dormoy, tomme La Chapelle, bleu, cheddar, tomme ail des ours) accompagn&#233;s d'un excellent vin blanc et du pain du boulanger voisin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous reviendrons chercher nos tommes apr&#232;s une p&#233;riode d'affinage de trois mois. Nous n'avons fait que la moiti&#233; du travail car, entre-temps, Paul et son &#233;quipe les auront lav&#233;es &#224; l'eau sal&#233;e et retourn&#233;es r&#233;guli&#232;rement sur les claies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un atelier &#224; s'offrir ou &#224; offrir pour retrouver des techniques ancestrales et apprendre plein de choses sur la chimie du lait et sa transformation en fromage. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Sylvie Chatelin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TATI : le projet se pr&#233;cise</title>
		<link>https://www.18dumois.info/tati-le-projet-se-precise.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/tati-le-projet-se-precise.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:27:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Studio Belem, l'agence d'architecture associ&#233;e au promoteur immobilier Immobel, propri&#233;taire du foncier, a remport&#233; le contrat chapeaut&#233; par la Ville, concernant la transformation des anciens &#233;tablissements Tati. Ces jeunes architectes pr&#233;sentent leur projet pour ce lieu embl&#233;matique de l'histoire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. &lt;br class='autobr' /&gt; Studio Belem, l'agence d'architecture associ&#233;e au promoteur immobilier Immobel, propri&#233;taire du foncier, a remport&#233; le contrat chapeaut&#233; par la Ville, concernant la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-goutte-d-or-1349-.html" rel="directory"&gt;La Goutte d'Or&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH124/arton1398-391e3.jpg?1690060084' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Studio Belem, l'agence d'architecture associ&#233;e au promoteur immobilier Immobel, propri&#233;taire du foncier, a remport&#233; le contrat chapeaut&#233; par la Ville, concernant la transformation des anciens &#233;tablissements Tati. Ces jeunes architectes pr&#233;sentent leur projet pour ce lieu embl&#233;matique de l'histoire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Studio Belem, l'agence d'architecture associ&#233;e au promoteur immobilier Immobel, propri&#233;taire du foncier, a remport&#233; le contrat chapeaut&#233; par la Ville, concernant la transformation des anciens &#233;tablissements Tati. Ces jeunes architectes pr&#233;sentent leur projet pour ce lieu embl&#233;matique de l'histoire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; boulevard Rochechouart, la fa&#231;ade des six b&#226;timents concern&#233;s ne sera quasiment pas modifi&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe du Studio Belem, fond&#233;e par Edouard Bettencourt et Malik Lemseffer, est en prise avec son &#233;poque et consciente des enjeux sociaux urbains et environnementaux que doivent int&#233;grer &#224; pr&#233;sent les cabinets d'architecture. Ils sont aussi sensibles &#224; la valeur patrimoniale des b&#226;timents, un ensemble h&#233;t&#233;roclite qui a regroup&#233;, au fil de l'histoire : un immeuble haussmannien, des b&#226;timents techniques &#224; l'arri&#232;re du magasin et des petits immeubles faubouriens aux fen&#234;tres &#224; la fran&#231;aise et au sol de diff&#233;rentes hauteurs, un sujet auquel les a sensibilis&#233;s le groupe d'&#233;tudes Grahal* qui a longuement enqu&#234;t&#233; sur l'histoire des lieux. &#171; &lt;i&gt;Il fallait trouver une bonne balance entre les souhaits de la ville et du quartier et, vu le prix &#233;lev&#233; du m&#232;tre carr&#233;, une rentabilit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, expliquent Edouard Bettencourt et Julie Pierret, porte-paroles de l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un toit v&#233;g&#233;talis&#233; et un centre culturel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet m&#234;le donc &#224; la fois r&#233;novation et innovation, conservant &#224; l'ext&#233;rieur certaines fa&#231;ades et b&#226;timents d'origine dont la petite maison d'angle au coin de la rue Belhomme, ainsi que les toitures, &#171; &lt;i&gt;pour conserver la skyline (ligne d'horizon) existante sur le boulevard&lt;/i&gt; &#187;. Ne seront d&#233;truits et reconstruits que les &#233;dicules techniques qui donnaient sur la rue Bervic et la passerelle, reconstruction &#233;labor&#233;e en lien avec la soci&#233;t&#233; sp&#233;cialis&#233;e en ing&#233;nierie d&#233;veloppement durable, G-ON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le toit sera enti&#232;rement v&#233;g&#233;talis&#233;, les mat&#233;riaux de construction et de restauration, principalement du bois, r&#233;pondant aux chartes &#233;co-responsables. A l'int&#233;rieur sont pr&#233;vus 30 logements, dont dix sociaux et des appartements en accession &#224; la propri&#233;t&#233;, cinq &#233;tages de bureaux, des petits commerces le long de la ligne de m&#233;tro mais surtout un centre culturel sur trois &#233;tages, &#224; l'angle du boulevard Barb&#232;s, et ouvrant sur la rue, avec un socle en b&#233;ton &#171; &lt;i&gt;qui va r&#233;interpr&#233;ter le style de l'&#233;poque haussmannienne, avec les arches, dans l'esprit de l'immeuble&lt;/i&gt; &#187;. C'est l'un des points forts et originaux du projet retenu : il couvre une surface de 600 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; avec le rez-de-chauss&#233; d'acc&#232;s depuis la rue et une conque sur deux &#233;tages en sous-sol avec une belle hauteur de plafond &#171; &lt;i&gt;qui permet d'ins&#233;rer une salle de spectacle. C'est r&#233;fl&#233;chi pour qu'un vrai programme culturel puisse s'y d&#233;velopper&lt;/i&gt; &#187;, explique Julie Pierret. &#171; &lt;i&gt;C'est un peu la figure de proue de notre projet.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les petits commerces, le choix est aussi de redonner vie au quartier en privil&#233;giant des espaces qui favorisent les petits commerces de proximit&#233;, commerces de bouche, artisans, plut&#244;t que les grandes surfaces, avec des espaces traversant qui revitaliseraient la rue Bervic.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B&#233;mol : le bruit du m&#233;tro&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'un des autres points forts du projet est &#233;galement l'accessibilit&#233; mutualis&#233;e de tous les logements et bureaux, que ce soit au niveau des entr&#233;es, du partage de l'immense local &#224; v&#233;los, du local &#224; ordures m&#233;nag&#232;res ou encore de la terrasse et de sa vue sur le Sacr&#233;-C&#339;ur : &#171; &lt;i&gt;Tous les flux sont mutualis&#233;s entre les logements et les bureaux, de la porte d'entr&#233;e au toit&lt;/i&gt; &#187;, insiste Edouard Bettencourt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul petit point noir, dont la r&#233;solution demanderait la coop&#233;ration de la RATP, le m&#233;tro a&#233;rien dans son superbe style 1900 ne couvre pas le bruit des rames. Mais c'est aussi un d&#233;gagement qui permet la lumi&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaux commencent dans quelques mois et devraient s'achever en 2025, si la tenue des Jeux olympiques ne vient pas mettre son nez dans le bon d&#233;roulement des op&#233;rations. Cerise sur le g&#226;teau, Studio Belem conserve dans le projet la grande enseigne TATI qui tr&#244;ne sur le toit. Un rep&#232;re symbolique du quartier auquel les Parisiens sont attach&#233;s.&#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Studio Belem&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; souvenirs, souvenirs &#187; Jean-Louis Rancurel, photographe des sixties</title>
		<link>https://www.18dumois.info/souvenirs-souvenirs-jean-louis-rancurel-photographe-des-sixties.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/souvenirs-souvenirs-jean-louis-rancurel-photographe-des-sixties.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:27:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Loubeski</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jean-Louis plonge tr&#232;s t&#244;t dans l'univers du rock et utilise son Semflex pour immortaliser ses contemporains se produisant sur sc&#232;ne. Soixante ans plus tard, &#224; la t&#234;te de la phototh&#232;que Rancurel, il est chaque jour sollicit&#233; pour ses pr&#233;cieux clich&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Jean-Louis na&#238;t en plein baby-boom rue Coustou. Son p&#232;re tire le portrait des gens du quartier et s'essaie m&#234;me &#224; la photo a&#233;rienne. Peu int&#233;ress&#233; par l'&#233;cole, il ne chante pas, ne joue d'aucun instrument. Alors l'adolescent devient apprenti (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-montmartre-1353-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH103/arton1404-2b84c.jpg?1689888140' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean-Louis plonge tr&#232;s t&#244;t dans l'univers du rock et utilise son Semflex pour immortaliser ses contemporains se produisant sur sc&#232;ne. Soixante ans plus tard, &#224; la t&#234;te de la phototh&#232;que Rancurel, il est chaque jour sollicit&#233; pour ses pr&#233;cieux clich&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jean-Louis na&#238;t en plein baby-boom rue Coustou. Son p&#232;re tire le portrait des gens du quartier et s'essaie m&#234;me &#224; la photo a&#233;rienne. Peu int&#233;ress&#233; par l'&#233;cole, il ne chante pas, ne joue d'aucun instrument. Alors l'adolescent devient apprenti photographe. La journ&#233;e chez un patron, le soir &#224; l'&#233;cole de Vaugirard. De nature casani&#232;re, il appr&#233;cie le travail de laboratoire et l'archivage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les teen-agers de l'&#233;poque il est saisi par la fi&#232;vre du rock. Surmontant sa timidit&#233;, il s'introduit dans les music-halls par l'entr&#233;e des artistes. On laisse entrer ce jeune homme sage muni d'un appareil photo. L'objet est &#224; la fois son bouclier et son s&#233;same. Son but : shooter les nouveaux groupes qui laissent indiff&#233;rente la presse pour adultes. Sauf lorsque des &#171; blousons noirs &#187; provoquent des bagarres et cassent les fauteuils. Au Concert Pacra la vedette est Fernand Raynaud, mais l'adolescent (vite surnomm&#233; Pellicule) n'a d'yeux que pour Vic Laurens et ses Vautours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La l&#233;gende du Golf Drouot&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;butant essaie de placer ses clich&#233;s dans la presse t&#233;l&#233;. Sans grand succ&#232;s. Lorsqu'un natif de Nancy, Jean-Claude Berthon, lance le premier magazine musical pour la jeunesse : Disco Revue. Un an avant Salut les copains. Ce pr&#233;curseur publie les photos sign&#233;es Rancurel souvent prises au Golf Drouot. Notamment lors des fameux tremplins du vendredi dont Long Chris sera le premier vainqueur. C'est au Golf que le jeune homme rencontre Albert Raisner qui enregistrera bient&#244;t &#171; &#194;ge tendre et t&#234;te de bois &#187; au Moulin de la Galette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis Rancurel est associ&#233; aux y&#233;y&#233;s. Certes il a souvent photographi&#233; le brelan majeur du rock fran&#231;ais : Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Dick Rivers. Il sympathise avec le Ni&#231;ois de la rue Caulaincourt qui lui confie l'illustration des pochettes et des livrets de ses disques. M&#234;me chose pour Monty, un peu oubli&#233; &#8211; &#224; l'exception de son hymne &#224; la gloire des Verts de Saint Etienne. Rancurel a aussi un faible pour la blonde Sylvie Vartan. Pourtant son go&#251;t le porte vers les bluesmen (Otis Redding) et les groupes british (Troggs, Yardbirds, Small Faces). Les batteurs l'impressionnent autant que les chanteurs. N'aimant pas l'avion, il traverse la Manche mais pas l'Atlantique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que de belles rencontres !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le photographe situe en 1966 le moment o&#249; il devient un vrai pro. Il a trouv&#233; sa voie en privil&#233;giant les prises de vue d'artistes sur sc&#232;ne. Tandis que ses confr&#232;res pr&#233;f&#232;rent les coulisses ou la vie priv&#233;e des vedettes. En conservateur jaloux, Jean-Louis a l'intuition de garder pr&#233;cieusement ces images d'idoles &#233;ternelles ou &#233;ph&#233;m&#232;res. L'embryon de l'actuelle phototh&#232;que Rancurel de la rue des Martyrs. On a besoin de ses photos pour illustrer un article ou un livre, figurer dans une exposition, un documentaire ou une campagne publicitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1970, la candeur dispara&#238;t. Les nouveaux chanteurs (David Bowie, Freddie Mercury) ont un univers plus complexe. Rock&amp;Folk ou Best s&#233;duisent une client&#232;le plus &#233;duqu&#233;e. Jean-Louis Rancurel assure les pochettes et les books des artistes de la maison de disques Trema, cr&#233;&#233;e par le Montmartrois Jacques Revaux. Il profite du bazar r&#233;gnant dans les archives photo des journaux (&#224; l'exception notable de Paris-Match) pour les d&#233;panner. Avec le temps, les photographes ne peuvent plus se promener &#224; leur guise dans la salle, ils sont souvent cantonn&#233;s &#224; la fosse. Apr&#232;s son premier concert &#224; Bercy, en 1990, Jean-Louis Rancurel jette l'&#233;ponge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une aussi longue carri&#232;re est ponctu&#233;e de rencontres d&#233;terminantes : Jimi Hendrix, Alain Bashung ou Michel Jonasz, alors pianiste de Vigon. La photo&#173;th&#232;que Rancurel g&#232;re aussi le fonds de quelques confr&#232;res et amis : Bob Lampard, Patrick Bertrand, Roger Kasparian. Des institutions culturelles l'appellent : le mus&#233;e de l'Histoire de l'immigration pour l'exposition &#171; Paris-Londres &#187;, le MuPop (mus&#233;e fran&#231;ais des musiques populaires) de Montlu&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis Rancurel participe &#224; des conventions du disque, des r&#233;unions de fan-clubs (principalement de Johnny Hallyday dont il a pris des centaines de clich&#233;s) et m&#234;me &#224; des vide-greniers. D'ailleurs, le prochain se tiendra rue Caulaincourt &#224; la fin du mois. Une occasion pour chacun de le rencontrer et de feuilleter des albums-photos en &#233;grenant ses &#171; souvenirs, souvenirs &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Louis Rancurel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lyc&#233;e Jacques Decour : dans les pas d'un ancien &#233;l&#232;ve</title>
		<link>https://www.18dumois.info/lycee-jacques-decour-dans-les-pas-d-un-ancien-eleve.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/lycee-jacques-decour-dans-les-pas-d-un-ancien-eleve.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:26:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delpirou</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'histoire de ce grand lyc&#233;e parisien (lire notre n&#176; 311), partons pour une balade intimiste et litt&#233;raire &#224; travers le regard et les souvenirs d'un ancien &#233;l&#232;ve, revenu sur les pas de son adolescence. &lt;br class='autobr' /&gt; Septembre 1959. Un jeune gar&#231;on, accompagn&#233; de son p&#232;re, se pr&#233;sente, t&#244;t le matin, rue Bochart de Saron pour faire son entr&#233;e en sixi&#232;me au lyc&#233;e Jacques Decour. Ces deux noms ne lui sont pas familiers. Il n'a jamais entendu parler de ce premier pr&#233;sident du Parlement de Paris, sous (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-histoire-1350-1350-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH110/arton1397-08db7.jpg?1692061769' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'histoire de ce grand lyc&#233;e parisien (lire notre n&#176; 311), partons pour une balade intimiste et litt&#233;raire &#224; travers le regard et les souvenirs d'un ancien &#233;l&#232;ve, revenu sur les pas de son adolescence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Septembre 1959. Un jeune gar&#231;on, accompagn&#233; de son p&#232;re, se pr&#233;sente, t&#244;t le matin, rue Bochart de Saron pour faire son entr&#233;e en sixi&#232;me au lyc&#233;e Jacques Decour. Ces deux noms ne lui sont pas familiers. Il n'a jamais entendu parler de ce premier pr&#233;sident du Parlement de Paris, sous l'Ancien r&#233;gime, jug&#233; et condamn&#233; &#224; la guillotine par le tribunal r&#233;volutionnaire le 20 avril 1794 ; et pas d'avantage de ce grand r&#233;sistant, professeur d'allemand dans ce lyc&#233;e, tomb&#233; sous les balles nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Sauf, dans la bouche venimeuse de sa tr&#232;s r&#233;actionnaire professeure de piano, &#224; la sortie de l'&#233;cole primaire : &#171; &lt;i&gt;Chaptal oui, Jacques Decour, surtout pas ; un lyc&#233;e rouge, tous les professeurs sont communistes ! &lt;/i&gt; &#187; Il n'a gu&#232;re plus de lumi&#232;res sur cette aust&#232;re et imposante b&#226;tisse o&#249; il va passer huit ann&#233;es de sa jeune existence. Huit ans, autant dire une &#233;ternit&#233;. Mais pourquoi huit ans et non pas sept, la dur&#233;e d'une scolarit&#233; normale ? En fait, la r&#233;bellion et l'insolence en classe de sixi&#232;me du petit provincial lui vaudront un redoublement suivi d'une &#171; r&#233;demption &#187; gr&#226;ce &#224; un professeur de fran&#231;ais auquel il vouera une reconnaissance &#233;ternelle, Monsieur Morel (on le voit, en 1959, sur la photo de classe d'une cinqui&#232;me, figurant sur Internet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur bat la chamade lorsque le gar&#231;on monte les marches pour acc&#233;der &#224; l'immense cour &#171; des petits &#187;. Sur cet espace nu, s'ouvre une salle de classe haute de plafond et aux murs pisseux. Certains enseignants portent encore la blouse blanche, ajoutant une note terne &#224; la tristesse ambiante. &#192; ce moment-l&#224;, le seul r&#233;confort apr&#232;s une journ&#233;e de cours se trouve dans l'achat, avec quelques pi&#233;cettes, de roudoudous, r&#233;glisses et sucettes chez le marchand de bonbons, dont l'&#233;tal est install&#233; sur le trottoir &#224; l'ext&#233;rieur. Une scolarit&#233; commence dans une sensation d'exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant toutes ces ann&#233;es, le gar&#231;on va d&#233;couvrir tous les coins et recoins du lyc&#233;e, la grande et les petites histoires, faire des rencontres qui marqueront sa vie. Ces souvenirs, actualis&#233;s par ce qu'il a vu et entendu depuis ces temps lointains, le guident dans sa visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monumentale porte en bois du 12 avenue Trudaine, qui a fait l'objet de regrettables actes de vandalisme en 2016 et 2018, a retrouv&#233; sa belle patine. C'est par elle qu'il entre et acc&#232;de aux premi&#232;res pi&#232;ces que sont les parloirs. Le petit parloir, o&#249; avaient lieu autrefois les rencontres tant redout&#233;es entre les parents et les professeurs, est devenu principalement un espace de r&#233;union pour les f&#233;d&#233;rations de parents d'&#233;l&#232;ves. Le grand parloir est un lieu de m&#233;moire. Une grande fresque repr&#233;sente le sacrifice de Jacques Decour, fusill&#233; au Mont-Val&#233;rien en 1942. Elle est l'&#339;uvre du peintre Alfred Lop-Montel. N&#233; en 1898 &#224; Saint-Cyr-sur-Mer dans le Var, il fait les Beaux-Arts &#224; Marseille et s'&#233;tablit en 1920 &#224; Montparnasse dans l'entourage de son fr&#232;re, l'excentrique Ferdinand Lop, candidat perp&#233;tuel aux &#233;lections pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives, idole des &#233;tudiants du Quartier latin qui constituaient sa &#171; garde de fer &#187;. Pour s'en diff&#233;rencier, Alfred ajouta &#171; Montel &#187; &#224; son nom et devint relativement connu dans le milieu artistique parisien. Influenc&#233; par le cubisme c&#233;zannien et par ses rencontres &#224; Montparnasse, celle de Kisling notamment, il fut paysagiste, portraitiste, auteur de natures mortes et de sc&#232;nes de genre tant parisiennes que m&#233;diterran&#233;ennes. Il enseigna aussi &#224; Decour et le gar&#231;on, peu dou&#233; dans cet art, participa &#224; des chahuts carabin&#233;s dont il se repent encore aujourd'hui. Sous la fresque, une plaque de marbre rappelle la citation &#224; l'ordre de la Nation de Daniel Decourdemanche, dit Jacques Decour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Recueillement et murmures d'extr&#234;me-droite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la sortie des parloirs s'ouvre la cour d'honneur, un petit bijou de la Troisi&#232;me R&#233;publique. Un espace rectangulaire de 800 m&#232;tres carr&#233;s encadr&#233; par deux galeries. Dans les ann&#233;es 1960, il n'y avait pas d'arbres mais un parterre fleuri. Il para&#238;t que le proviseur de l'&#233;poque, Ren&#233; Alexandre, y faisait de la m&#233;ditation. Aujourd'hui, les arbres donnent un charme et une &#233;l&#233;gance indiscutables au lieu. La galerie de gauche, en entrant, tenait lieu de piste d'athl&#233;tisme. Les soixante m&#232;tres &#233;taient parcourus par les meilleurs en sept secondes et&#8230; Le saut en hauteur se pratiquait dans une petite cour adjacente. Difficile apprentissage du saut en roul&#233; ventral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'axe de la cour, on aper&#231;oit la statue en bronze repr&#233;sentant, assis et en majest&#233;, Charles Rollin, ancien recteur de l'universit&#233; de Paris mais qui, parce qu'il &#233;tait jans&#233;niste, n'entrera jamais &#224; l'Acad&#233;mie fran&#231;aise. La statue est due au sculpteur Didier Debut et au fondeur Thi&#233;baut. Une anecdote &#224; ce sujet : le 11 octobre 1941, le Journal officiel annonce que le mar&#233;chal P&#233;tain fait proc&#233;der &#224; l'enl&#232;vement des statues en alliages cuivreux situ&#233;es dans les lieux publics &#171; &lt;i&gt;afin de remettre les m&#233;taux dans le circuit de la production industrielle et agricole&lt;/i&gt; &#187;. La grande statue en bronze de l'historien de l'Antiquit&#233; est convoit&#233;e. Mais au courrier du recteur vichyssois exigeant son poids de m&#233;tal lourd, le proviseur r&#233;pond : &#171; &lt;i&gt;N&#233;ant&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les murs des galeries, dont le sol est orn&#233; de superbes mosa&#239;ques, sont appos&#233;es des plaques comm&#233;moratives rendant hommage aux anciens &#233;l&#232;ves, professeurs et fonctionnaires morts durant les diff&#233;rents conflits 1914-1918, 1939-1945, Maroc. Simone Veil a inaugur&#233; en 2009 une plaque qui porte les noms de 27 lyc&#233;ens juifs morts pendant la guerre (26 finirent leur vie en d&#233;portation et le dernier fut fusill&#233; en juin 1944 &#224; Lyon, pour faits de r&#233;sistance). Elle d&#233;clara &#224; cette occasion : &#171; &lt;i&gt;Cette plaque est appos&#233;e afin que nul ne puisse ignorer ce qui s'est pass&#233;. Car nous entendons encore aujourd'hui dire que cela ne s'est jamais pass&#233;. (&#8230;) Apr&#232;s l'arriv&#233;e du convoi &#224; Auschwitz dans lequel nous nous trouvions, nous n'avons plus revu les enfants d&#233;port&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Lors de cette c&#233;r&#233;monie, elle &#233;voqua la m&#233;moire de son p&#232;re, &#233;l&#232;ve du lyc&#233;e Jacques Decour (alors coll&#232;ge Rollin), Grand Prix de Rome d'architecture, qui fut d&#233;port&#233; et dont la trace s'est perdue dans la lointaine Lituanie, &#224; Kaunas le 10 avril 1944.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Derni&#232;re lettre d'un condamn&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est au fond de la cour d'honneur que, chaque ann&#233;e, un &#233;l&#232;ve lisait la derni&#232;re lettre &#233;crite par Daniel Decourdemanche &#224; ses parents, avant d'&#234;tre fusill&#233; : &#171; &lt;i&gt;Vous savez que je m'attendais depuis deux mois &#224; ce qui m'arrive ce matin, aussi ai-je eu le temps de m'y pr&#233;parer, mais comme je n'ai pas de religion, je n'ai pas sombr&#233; dans la m&#233;ditation de la mort ; je me consid&#232;re un peu comme une feuille qui tombe de l'arbre pour faire du terreau. La qualit&#233; du terreau d&#233;pendra de celle des feuilles. Je veux parler de la jeunesse fran&#231;aise, en qui je mets tout mon espoir.&lt;/i&gt; &#187; [...] &#171; &lt;i&gt;Si vous en avez l'occasion, faites dire &#224; mes &#233;l&#232;ves de premi&#232;re, par mon rempla&#231;ant, que j'ai bien pens&#233; &#224; la derni&#232;re sc&#232;ne d'Egmont (de Goethe) : - Pour sauver ce que vous avez de plus cher, je tombe avec joie -, ainsi que je vous en donne l'exemple&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambiance recueillie &#233;tait parfois troubl&#233;e par les murmures de jeunes d'extr&#234;me droite. Il faut dire qu'au d&#233;but des ann&#233;es soixante, alors que la guerre d'Alg&#233;rie provoquait des affrontements meurtriers, les partisans de l'Alg&#233;rie fran&#231;aise faisaient r&#233;guli&#232;rement le coup de poing avec ceux qui militaient pour son ind&#233;pendance. De nombreuses et violentes bagarres avaient lieu &#224; l'ext&#233;rieur du lyc&#233;e. Ces diff&#233;rends s'exacerb&#232;rent en avril 1961 &#224; l'occasion du putsch des g&#233;n&#233;raux rebelles &#224; Alger. C'est &#224; ce moment-l&#224; que l'on vit passer, boulevard Rochechouart, comme dans une sc&#232;ne de film, des colonnes de blind&#233;s venant d'Allemagne pour occuper des lieux strat&#233;giques. L'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;, conjointement avec les lyc&#233;ens de Condorcet, le premier comit&#233; antifasciste, au premier &#233;tage d'une brasserie &#224; l'angle du boulevard de La Chapelle et du boulevard Barb&#232;s (La Famille nouvelle, au 124 boulevard de La Chapelle, selon Sylvain Braunstein, dans Empreintes - Saison 2, les Editions du Panth&#233;on).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La chapelle, ses vitraux et son orgue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une cour annexe se trouve la chapelle du lyc&#233;e. Son plan est longitudinal, termin&#233; par un chevet &#224; abside. Elle a une vo&#251;te en berceau bris&#233;. Elle est utilis&#233;e aujourd'hui comme salle de r&#233;union (ou d'examen). Pr&#232;s de l'autel/&#233;cran, une plaque en marbre noir o&#249; l'on peut lire &#171; &#192; la m&#233;moire des &#233;l&#232;ves du coll&#232;ge Sainte Barbe-Rollin morts pour la patrie en 1870-1871 &#187;. Les vitraux d'origine sont l'&#339;uvre du ma&#238;tre verrier L&#233;on Lef&#232;vre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1974, une &#233;quipe de passionn&#233;s de facture d'orgue, anim&#233;e par Bernard Mauguin, professeur de musique au lyc&#233;e, con&#231;ut le projet ambitieux de r&#233;alisation d'un orgue neuf pour remplacer celui de 1893 qui avait subi des d&#233;g&#226;ts consid&#233;rables et &#233;tait rest&#233; muet pendant trente ans. L'instrument, harmonis&#233; par Jean-Pierre Swiberski, fut inaugur&#233; en 1982 par Michel Chapuis. Des r&#233;citals d'orgue mais aussi des concerts, qui ne sont pas seulement d&#233;di&#233;s &#224; l'orgue, sont r&#233;guli&#232;rement programm&#233;s par l'Association pour le rayonnement de l'orgue. Dans le cadre du 250&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; anniversaire de la mort de Jean-S&#233;bastien Bach, c'est l'int&#233;grale de son &#339;uvre pour orgue qui a &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;e dans la chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plein centre du lyc&#233;e se tenait le gymnase, qui a &#233;t&#233; transform&#233; en salle de cours dot&#233;e d'une magnifique charpente. Le gar&#231;on a gard&#233; un mauvais souvenir de ce lieu &#224; cause de ses agr&#232;s, poutre, cheval d'ar&#231;on ou encore barres parall&#232;les, qui n&#233;cessitaient force et sens de l'&#233;quilibre et dont l'usage maladroit par certains lyc&#233;ens suscitait les railleries des plus dou&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre du lyc&#233;e accueille aujourd'hui des &#233;v&#233;nements culturels. C'est sous la direction d'un jeune professeur amoureux de la sc&#232;ne que fut cr&#233;&#233; un atelier th&#233;&#226;tre, en 1966, rassemblant un petit groupe d'&#233;l&#232;ves de terminale. Tout avait commenc&#233;, cette ann&#233;e-l&#224;, par des rencontres po&#233;tiques. Les participants se retrouvaient dans la grande salle de distribution des prix pour des s&#233;ances d'improvisation, s'inspirant de l'&#233;criture automatique h&#233;rit&#233;e des surr&#233;alistes. Ces exercices, pas toujours r&#233;ussis, donn&#232;rent cependant aux &#171; po&#232;tes en herbe &#187; une confiance grandissante au point qu'ils purent faire &#233;diter un mince recueil qui se nomma Square d'Anvers. Il faut dire que le square, bien diff&#233;rent de ce qu'il est aujourd'hui, &#233;tait &#8211; avec les caf&#233;s proches du m&#233;tro Anvers &#8211; un lieu de rendez-vous privil&#233;gi&#233;&#8230; Les jeunes auteurs re&#231;urent les encouragements de Pierre Seghers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, de l'&#233;criture, on passa au plateau avec une ambition qui, avec le recul, donne le vertige : monter Hamlet. Impossible r&#233;alisation sans une participation f&#233;minine. Or les lyc&#233;es n'&#233;taient pas mixtes. Il fallut convaincre les deux proviseurs de Jacques Decour et Jules Ferry de laisser venir, pour les r&#233;p&#233;titions, les jeunes filles de l'&#233;tablissement de la place de Clichy. Tout cela se passa tr&#232;s bien et &#224; la fin du mois de juin 1966, le groupe th&#233;&#226;tre pr&#233;sentait devant parents et amis le chef d'&#339;uvre de Shakespeare.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La nostalgie d'Edgar Morin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait encore beaucoup &#224; dire sur Jacques Decour, son ouverture &#224; l'art par exemple puisqu'il est devenu un lieu d'exposition r&#233;gulier pour les peintres. Le mieux sans doute est de laisser la parole &#224; un homme d'exception, &#233;minent sociologue centenaire, Edgar Morin, qui arpenta dans sa jeunesse les couloirs du lyc&#233;e : &#171; &lt;i&gt;&#192; l'arriv&#233;e des troupes allemandes sur Paris, les examens &#233;tant suspendus, je me r&#233;fugiai &#224; Toulouse o&#249; je v&#233;cus une nouvelle vie, tr&#232;s intense : c'est alors que me vint de plus en plus intimement la nostalgie de mon vieux Rollin. Il &#233;tait dans un autre monde, de l'autre c&#244;t&#233; d'une ligne de d&#233;marcation infranchissable jusqu'en 1943. Plus les ann&#233;es ont pass&#233;, plus mon souvenir est devenu amour de mon Rollin et revenu &#224; Paris j'ai fait partie de l'amicale des anciens &#233;l&#232;ves, je n'ai cess&#233; de renouveler mon adh&#233;sion et depuis longtemps il n'y a plus aucun camarade de ma classe qui en fasse partie. Mais le souvenir d'amis me poursuit.&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Kamel Bourahla fait vivre le cha&#226;bi alg&#233;rien dans la Goutte d'Or</title>
		<link>https://www.18dumois.info/kamel-bourahla-fait-vivre-le-chaabi-algerien-dans-la-goutte-d-or.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/kamel-bourahla-fait-vivre-le-chaabi-algerien-dans-la-goutte-d-or.html</guid>
		<dc:date>2023-03-04T14:26:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion Bernard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Po&#232;te prolifique, joueur de mandole &#8211; un cousin plus rude de la mandoline sp&#233;cialement invent&#233; pour le cha&#226;bi, Kamel Bourahla, &#171; Cheikh &#187;, sillonne le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour semer ses po&#232;mes d'exil et soigner les &#226;mes. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; R&#233;fugi&#233; musical &#187;, c'est comme &#231;a que Kamel se d&#233;signe, lui qui a trouv&#233; sa place dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; apr&#232;s avoir grandi en Alg&#233;rie pendant la guerre civile, dans un milieu o&#249; la musique &#233;tait &#171; interdite &#187;. Pour ce mandoliste surdou&#233; en grande partie autodidacte, l'exil en France, c'&#233;tait le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1351-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH107/arton1402-1ea0e.jpg?1690641586' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Po&#232;te prolifique, joueur de mandole &#8211; un cousin plus rude de la mandoline sp&#233;cialement invent&#233; pour le cha&#226;bi, Kamel Bourahla, &#171; Cheikh &#187;, sillonne le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour semer ses po&#232;mes d'exil et soigner les &#226;mes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; R&#233;fugi&#233; musical &#187;, c'est comme &#231;a que Kamel se d&#233;signe, lui qui a trouv&#233; sa place dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; apr&#232;s avoir grandi en Alg&#233;rie pendant la guerre civile, dans un milieu o&#249; la musique &#233;tait &#171; interdite &#187;. Pour ce mandoliste surdou&#233; en grande partie autodidacte, l'exil en France, c'&#233;tait le r&#234;ve de pouvoir cr&#233;er librement et de d&#233;couvrir le conservatoire, les notes, le solf&#232;ge, la formation arabo-andalouse classique. &#171; &lt;i&gt;J'ai atterri dans la Goutte d'Or par hasard, commenc&#233; &#224; fr&#233;quenter les jams, le lien s'est fait naturellement et je n'en suis plus jamais reparti &#8211; m&#234;me dans les moments o&#249; j'ai d&#251; me loger ailleurs, tous les jours je revenais ici, c'est comme un aimant pour moi. La Goutte d'Or c'est comme une famille, ou une religion sp&#233;ciale, o&#249; on m'a dit bienvenue, parce que tous on est de la musique de la rue &#224; la base, et dans la musique populaire cha&#226;bi il y a tout &#8211; du blues, du jazz : l'essentiel, de l'&#226;me&lt;/i&gt; &#187;. Tiphenn Fauchois, coorganisatrice de la &#171; Jam Orchestra &#187; qui anime les jams du bar de l'Omadis tous les jeudis, rue Doudeauville, a souvent &#171; jam&#233; &#187; avec Kamel : &#171; &lt;i&gt;Son instrument est diff&#233;rent, c'est un mandole traditionnel acoustique, mais il arrive &#224; s'adapter &#224; tous les styles, &#231;a donne une couleur, &#231;a se m&#233;lange avec l'afro-jazz, la musique latine...&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tradition ancestrale et libert&#233; populaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Kamel est non seulement un interpr&#232;te patient de la tradition mais aussi un auteur et compositeur habit&#233; par une vision d'avenir &#8211; fait rare dans le cha&#226;bi contemporain. Jaur&#232;s, le g&#233;rant du disquaire Soul Ableta de la rue Marcadet, lors de sa premi&#232;re rencontre avec Kamel &#224; un de ses concerts au bar le 34, a &#233;t&#233; frapp&#233; par les teintes folk et le c&#244;t&#233; &#171; psych&#233;d&#233;lique &#187; envo&#251;tant de sa musique : &#171; &lt;i&gt;c'est devenu rare de voir &#231;a en live dans le quartier, &#224; l'oreille, j'ai saisi tout de suite qu'on n'avait pas juste affaire l&#224; &#224; de la musique orientale classique mais &#224; des arrangements modernes et vivants, travers&#233;s de beaucoup d'influences contemporaines. J'ai vu des habitu&#233;s, plut&#244;t rock d'habitude, se mettre &#224; danser, comme dans une transe&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son secret, c'est ce m&#233;lange exigeant de tradition ancestrale qui puise dans l'art m&#233;di&#233;val et de libert&#233; populaire sauvage de la musique de rue &#8211; m&#233;lange qu'il retrouve, quelque part, dans l'&#226;me du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. D'un c&#244;t&#233; la musique arabo&#173;-andalouse classique rigoureusement structur&#233;e en diff&#233;rentes noubas (Insiraf, Touchia, Enhilab etc) et modes (Sika, Zidane, Jarka... ), savoir-faire exigeant acquis aupr&#232;s de diff&#233;rents ma&#238;tres &#8211; de Cheikh Ali Houche, jusqu'aux grands du cha&#226;bi populaire, Dahmane El Harrachi (Ya Rayah), El Hasnaoui, Amar Ezzahi auxquels&lt;br class='autobr' /&gt;
il ne cesse de rendre hommage dans ses chansons, en passant par les ma&#238;tres des conservatoires de Dijon et Marseille. De l'autre la chanson populaire, h&#233;rit&#233;e de l'&#233;poque de l'Alg&#233;rie coloniale &#8211; Brel, Lili Boniche, Enrico Macias, Reinette L'Oranaise, Brassens, Dalida &#8211; sans oublier le gnawi ou encore le jazz ou le blues des jams du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si son grand-p&#232;re soufi citait par c&#339;ur au quotidien les po&#232;tes maghr&#233;bins des XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles, tel Ben Msayeb ou Sidi Lakhdar, pas question pourtant pour lui de faire de la musique dans la maison familiale. En autodidacte rebelle, Kamel construit seul son premier instrument vers l'&#226;ge de 9 ans : un bidon d'huile, une planche, des c&#226;bles de frein ; il apprend seul, cherche la musique seul, joue en cachette, reconstruit sans rel&#226;che les instruments que son p&#232;re lui casse et commence &#224; &#233;crire sans arr&#234;t. De l&#224; une libert&#233; farouche et l'habitude de jouer, seul, tout le temps. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour lui, c'est l'exil. &#171; &lt;i&gt;Mon nom, &#8220;Bourahla&#8221; : &#231;a veut dire &#8220;du voyage&#8221; et je suis comme &#231;a, toujours en voyage &#8211; c'est tr&#232;s pr&#233;sent dans mes chansons, l'exil, la valise et l'instrument sur le dos. Quand je marche avec mon mandole dans les rues du quartier, &#231;a me donne une vraie force, un courage, je ne peux pas sortir ou voyager sans lui. C'est plus qu'un ami. C'est quelque chose de moi.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Seul, il d&#233;gage une pr&#233;sence sp&#233;ciale, juste lui et sa voix&lt;/i&gt; &#187;, raconte Ameth Sissoko, musicien-chanteur et programmateur &#224; la ressourcerie du Poulpe, rue d'Oran, qui a souvent invit&#233; Kamel &#224; se produire en concert : &#171; &lt;i&gt;Il d&#233;gage une sagesse sur sc&#232;ne, une politesse, un respect de la sc&#232;ne, de son magnifique instrument, c'est tr&#232;s inspirant.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'harmonie qui apporte la paix&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De son premier ma&#238;tre Cheikh Mouhoub, grand po&#232;te qui a cess&#233; de jouer avec la guerre civile, il d&#233;fend l'id&#233;e que le cha&#226;bi est une vraie m&#233;decine populaire. &#171; &lt;i&gt;C'est dans son style que je joue encore aujourd'hui. Pourtant, jamais il ne m'a enseign&#233; directement l'instrument &#8211; seulement de pr&#233;cieux conseils, d'un seul geste du doigt ou de la main, qu'il fallait savoir saisir en vol... Mais il m'a transmis le cha&#226;bi comme une philosophie. Toujours, il me posait cette question &#224; laquelle je n'arrivais pas &#224; r&#233;pondre : &#8220;Pourquoi veux-tu chanter ?&#8221; La r&#233;ponse qu'il a fini par me donner un jour, c'est qu'un artiste est un m&#233;decin de la soci&#233;t&#233;, si le public &#233;coute, il gu&#233;rit &#8211; c'est &#231;a le cha&#226;bi, c'est social. Par la parole, l'harmonie, &#231;a soigne, &#231;a apporte la paix&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amar Ezzahi, son plus grand mod&#232;le, un vrai sage, ne dit pas autre chose : &#171; &lt;i&gt;avec cette musique, pas besoin de policier ou de gendarme, pas besoin de cam&#233;ras &#8211; par les paroles anciennes, les mots choisis pour gu&#233;rir, on r&#233;sout les conflits, ou trouve des solutions, cette musique elle &#233;tanche la soif, &#224; la fois populaire, modeste et noble, elle &#233;l&#232;ve ceux qui l'&#233;coutent&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout &#231;a qu'on retrouve dans la musique de Kamel, qu'il joue seul ou accompagn&#233; de derbouka, banjo, guitare : l'histoire de l'Andalousie et du Maghreb, la construction rigoureuse des po&#232;mes arabes classiques du Moyen Age, l'exil et la libert&#233; de la musique de rue. Et surtout, le khelwi, &#233;tat de paix spirituelle proche du zen. Prochaine &#233;tape : la recherche de financement pour l'enregistrement d'un album et le projet de jouer dans des salles de concerts intimistes &#224; guichet ferm&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
