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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>&#201;coliers sans domicile. Des enfants dans l'impasse</title>
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		<dc:date>2023-02-05T16:38:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joachim Jarreau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les enfants sans logement, ou en h&#233;bergement pr&#233;caire, sont nombreux cet hiver dans les &#233;coles de l'arrondissement. L'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant satur&#233;, ces familles ne se voient plus proposer de solution de logement en r&#233;gion parisienne. &lt;br class='autobr' /&gt; Le collectif Une &#233;cole un toit &#8211; Paris 18, qui regroupe des parents d'&#233;l&#232;ves d'une quinzaine d'&#233;tablissements (maternelles et &#233;coles primaires), recensait, &#224; la mi-janvier, trois familles &#224; la rue et six autres dormant dans des b&#226;timents publics, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-solidarite-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L137xH150/arton1393-4ba75.jpg?1787829858' class='spip_logo spip_logo_right' width='137' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les enfants sans logement, ou en h&#233;bergement pr&#233;caire, sont nombreux cet hiver dans les &#233;coles de l'arrondissement. L'h&#233;bergement d'urgence &#233;tant satur&#233;, ces familles ne se voient plus proposer de solution de logement en r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le collectif Une &#233;cole un toit &#8211; Paris 18, qui regroupe des parents d'&#233;l&#232;ves d'une quinzaine d'&#233;tablissements (maternelles et &#233;coles primaires), recensait, &#224; la mi-janvier, trois familles &#224; la rue et six autres dormant dans des b&#226;timents publics, gymnases ou &#233;coles ; tandis que pr&#232;s de 90 autres familles se trouvaient en h&#244;tel social ou en centre d'h&#233;bergement. Au total, ces enfants repr&#233;sentent environ 7 % des effectifs des &#233;coles concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'exemple de deux enfants de l'&#233;cole de la rue Cav&#233;, dont les familles dormaient pour l'une dans une cage d'escalier, pour l'autre dans la gare du Nord. L'affaire a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e en d&#233;cembre dernier. Des parents d'&#233;l&#232;ves avaient alors aid&#233; ces familles &#224; saisir le juge des r&#233;f&#233;r&#233;s pour obtenir un v&#233;ritable toit. Le juge a enjoint la pr&#233;fecture d'h&#233;berger les familles, mais l'&#201;tat a imm&#233;diatement fait appel de cette d&#233;cision, et obtenu gain de cause devant le Conseil d'&#201;tat. Ce qui avait fait grand bruit parmi les associations et dans les m&#233;dias. Si les deux familles sont &#224; pr&#233;sent &#224; l'abri, cette d&#233;cision rend difficile l'utilisation de ces proc&#233;dures en &#171; r&#233;f&#233;r&#233; libert&#233; &#187; par d'autres requ&#233;rants (sauf dans des cas particuliers de vuln&#233;rabilit&#233;), &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des besoins en plus, des places en moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Pierre Yvain Arnaud, adjoint (EELV) au maire du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en charge des solidarit&#233;s, la situation est in&#233;dite par son ampleur : &#171; &lt;i&gt;Avant, les cas de familles &#224; la rue &#233;taient vite trait&#233;s : on obtenait des places au bout de deux, trois jours. Depuis cet &#233;t&#233;, on voit les d&#233;lais s'allonger&lt;/i&gt;. &#187; En cause, la diminution des places d'h&#233;bergement d'urgence, de nombreuses places ouvertes pendant la crise Covid ayant &#233;t&#233; depuis soustraites au dispositif. Dans le m&#234;me temps, les besoins ont augment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Yvain Arnaud assure que la Mairie est tr&#232;s mobilis&#233;e sur le sujet, pour alerter les services de l'&#201;tat (dont c'est la pr&#233;rogative) sur les situations les plus graves, et &#171; harceler &#187; le Samu social pour obtenir des places. La MUS, mission d'urgence sociale, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e dans ce but. L'adjoint souligne aussi que la concentration de cas dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; s'explique en partie par la politique de la Mairie, qui accepte les inscriptions scolaires d'enfants sans domicile, ce qui ne serait pas le cas dans d'autres arrondissements et communes franciliennes. Sarah Vezzoli, qui coordonne le collectif Une &#233;cole un toit - Paris 18, reconna&#238;t que la Mairie apporte un soutien sur ces dossiers. Elle pointe en revanche un engagement variable des directeurs d'&#233;coles, qui, par ailleurs, sont parfois r&#233;ticents &#224; signaler ces cas et &#224; communiquer des informations aux parents d'&#233;l&#232;ves. Souvent, les parents d&#233;couvrent par hasard des situations qui durent depuis des semaines.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des orientations d&#233;stabilisantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces familles, en g&#233;n&#233;ral &#233;trang&#232;res et parfois en situation irr&#233;guli&#232;re, se voient d&#233;sormais proposer syst&#233;matiquement des h&#233;bergements en dehors de l'Ile-de-France, souvent tr&#232;s loin, et avec un d&#233;lai minimal pour se d&#233;cider : les bus partent le soir m&#234;me pour &#233;vacuer les gymnases et les informations fournies sur la destination pr&#233;cise et sur ce qui attend les familles sur place, sont minimales. Le collectif d&#233;nonce des orientations qui ne tiennent aucun compte de la situation scolaire des enfants, alors que leur int&#233;gration dans une classe est un &#233;l&#233;ment crucial de leur d&#233;veloppement. En cas de refus de la solution propos&#233;e, les familles se voient priv&#233;es de l'acc&#232;s aux h&#233;bergements du Samu social. Si l'orientation en province se justifie, dans un contexte de saturation de l'h&#233;bergement parisien et francilien, la m&#233;thode interroge. M. Arnaud souligne &#233;galement l'importance du suivi social d&#233;ploy&#233; autour de ces familles dans l'arrondissement et doute que les familles trouvent le m&#234;me soutien dans leurs nouvelles communes d'accueil. On touche l&#224; &#224; l'absence de coordination entre Ville et Etat, dont les familles font les frais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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