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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Suzanne Valadon femme libre et artiste ind&#233;pendante</title>
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		<dc:date>2022-10-29T13:31:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Suzanne Valadon, peintre et mod&#232;le, a r&#233;volutionn&#233; le genre du nu. Elle est la premi&#232;re femme artiste &#224; peindre des nus masculins sur des toiles de grandes dimensions. Elle a v&#233;cu presque toute sa vie &#224; Montmartre avec son fils, Maurice Utrillo, notamment au 12, rue Cortot qui abrite aujourd'hui le mus&#233;e de Montmartre. &lt;br class='autobr' /&gt; Marie-Cl&#233;mentine Valadon est n&#233;e en septembre 1865 d'une m&#232;re ling&#232;re et de p&#232;re inconnu dans le Limousin. En cette fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, un avenir obscur semblait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1321-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1359-b432f.jpg?1787829531' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suzanne Valadon, peintre et mod&#232;le, a r&#233;volutionn&#233; le genre du nu. Elle est la premi&#232;re femme artiste &#224; peindre des nus masculins sur des toiles de grandes dimensions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a v&#233;cu presque toute sa vie &#224; Montmartre avec son fils, Maurice Utrillo, notamment au 12, rue Cortot qui abrite aujourd'hui le mus&#233;e de Montmartre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marie-Cl&#233;mentine Valadon est n&#233;e en septembre 1865 d'une m&#232;re ling&#232;re et de p&#232;re inconnu dans le Limousin. En cette fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, un avenir obscur semblait l'attendre. Pourtant, sous le nom de Suzanne Valadon, elle est devenue une tr&#232;s grande artiste et a r&#233;ussi &#224; vivre de son art. Tout d'abord mod&#232;le pour des peintres c&#233;l&#232;bres, elle s'est lib&#233;r&#233;e des conventions et des codes sociaux et artistiques en tant que femme et artiste. Libre, ind&#233;pendante, parfois provocante, elle n'est rattach&#233;e &#224; aucune &#233;cole et a cr&#233;&#233; son style.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s sa naissance, sa m&#232;re s'installe &#224; Montmartre et elles d&#233;m&#233;nageront souvent, mais en restant toujours fid&#232;les &#224; la Butte. La petite Marie ne tient pas en place, elle court les rues et en 1875 elle est renvoy&#233;e pour &#171; &lt;i&gt;mauvaise conduite&lt;/i&gt; &#187; de l'&#233;cole religieuse de la rue Caulaincourt o&#249; elle a &#233;t&#233; inscrite pendant quatre ans. &#192; 11 ans on la retrouve dans un atelier de confection, chez une fleuriste puis sur les march&#233;s. &#192; 15 ans elle commence une activit&#233; d'acrobate qu'une mauvaise chute la contraint &#224; abandonner. Elle devient alors, pour gagner sa vie, mod&#232;le pour les peintres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Elle pose nue parce qu'on gagne trois fois plus d'argent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1880 les murs du Sacr&#233;-C&#339;ur commencent &#224; s'&#233;lever, mais en bas, sur la place Pigalle, l'ambiance est tout autre. Chaque jour, des dizaines de jeunes femmes attendent d'&#234;tre engag&#233;es par des peintres pour quelques sous : c'est la &#171; &lt;i&gt;foire aux mod&#232;les&lt;/i&gt; &#187;. Marie-Cl&#233;mentine est tr&#232;s belle et affiche un caract&#232;re ind&#233;pendant. Elle aime la vie, ne craint pas l'amour ni l'alcool, elle rit beaucoup. Elle n'a pas de mal &#224; se faire embaucher. Elle pose entre autres, pour Henner, un des peintres du moment, puis devient le mod&#232;le pr&#233;f&#233;r&#233; et la ma&#238;tresse de Puvis de Chavanne, c&#233;l&#232;bre pour les grandes peintures murales all&#233;goriques dont il a orn&#233; nombre de mus&#233;es mais aussi le Panth&#233;on. Suzanne Valadon racontera qu'elle a pos&#233; pour tous les personnages f&#233;minins, et m&#234;me masculins, qui peuplent Le bois sacr&#233; d'o&#249; est tir&#233;e une des fresques de la Sorbonne. Elle pose nue parce qu'on gagne trois fois plus d'argent. Elle pose aussi pour Renoir qui, &#224; 45 ans, commence &#224; conna&#238;tre la notori&#233;t&#233;. On la retrouve dans La danse &#224; Bougival et La danse &#224; la ville qui date de 1883. Elle pose aussi pour des d&#233;butants, notamment Toulouse-Lautrec qui lui a probablement &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; en 1886 par le peintre v&#233;nitien Zandomenegh qui habite, comme elle et sa m&#232;re, rue Tourlaque. Au mur de l'atelier de Lautrec, Marie Valadon d&#233;couvre une grande toile satirique, un pastiche du Bois sacr&#233; de Puvis de Chavannes que Lautrec a r&#233;alis&#233; avec des amis : il a plac&#233; &#224; c&#244;t&#233; des figures mythologiques une procession de personnages modernes, un bourgeois &#224; barbe longue, un sergent de ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps Marie-Cl&#233;mentine Valadon a eu un fils, Maurice, en 1883, alors qu'elle habitait rue du Poteau. Elle l'aimera beaucoup et le soutiendra toute sa vie. Bonne &#233;ducatrice, peut-&#234;tre pas, mais Suzanne avait un sens tr&#232;s fort de la famille et elle ne quittera jamais sa m&#232;re qui vivra chez elle jusqu'&#224; sa mort et ne se s&#233;parera de son fils qu'en 1934. Entre Henri de Toulouse-Lautrec descendant des comtes de Toulouse et Marie-Cl&#233;mentine Valadon l'histoire d'amour durera pr&#232;s de deux ans, jusqu'en avril 1888. Vincent Van Gogh qui a suivi les cours de peinture de l'atelier Corman en m&#234;me temps que Lautrec &#233;crit &#224; son fr&#232;re Th&#233;o : &#171; &lt;i&gt;Est-ce que Lautrec a termin&#233; son tableau avec la femme accoud&#233;e &#224; une table de caf&#233; ?&lt;/i&gt; &#187; Il s'agit de Poudre de riz, une &#339;uvre pour laquelle Suzanne a pos&#233;. C'est d'ailleurs Lautrec qui l'a rebaptis&#233;e Suzanne, allusion sans doute &#224; l'&#233;pisode biblique de Suzanne et les vieillards qui a inspir&#233; nombre d'artistes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Degas, une amiti&#233; d&#233;terminante pour sa carri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'&#226;ge de 13 ans Marie a une passion secr&#232;te : elle dessine. Certes, elle n'a jamais &#233;tudi&#233; mais en posant elle regarde attentivement les peintres et elle leur montre ses dessins. Renoir n'y pr&#234;te pas grande attention mais Lautrec s'&#233;crie : &#171; &lt;i&gt;Il faut que Degas voie &#231;a !&lt;/i&gt; &#187; En 1888 ou 89 Lautrec pr&#233;sente donc Suzanne Valadon &#224; Degas qui &#233;tait non seulement peintre, sculpteur mais aussi collectionneur infatigable, hantant les salons de peinture et les salles des ventes : &#171; &lt;i&gt;Il m'accabla d'&#233;loges&lt;/i&gt; &#187;, racontera Suzanne. &#171; &lt;i&gt;De ce jour-l&#224; je fus de la maison. Il accrocha dans la salle &#224; manger un de mes dessins &#224; la sanguine.&lt;/i&gt; &#187; Une amiti&#233; durable na&#238;tra entre eux. Degas a aid&#233; Suzanne qu'il appelait &#171; &lt;i&gt;la terrible Maria&lt;/i&gt; &#187; en achetant ses &#339;uvres. Il lui a enseign&#233; la gravure dans son propre appartement, lui a &#233;crit de nombreuses lettres. Ainsi en juillet 1894, on peut lire sur une carte adress&#233;e &#224; Madame Maria Valadon, 11 rue Girardon : &#171; &lt;i&gt;Vous avez d&#251; retirer vos dessins du Champ de Mars, illustre Valadon. Venez donc demain m'apporter le mien.&lt;/i&gt; &#187; Et en janvier 1896 : &#171; &lt;i&gt;J'ai &#233;t&#233; au lit et je vous r&#233;ponds tard, terrible Maria. &#199;a vous arrivera-t-il ce petit merci pour vos bons souhaits ? Etes-vous toujours rue Cortot ? Venez me voir avec vos dessins j'aime &#224; voir ces gros traits si souples.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le moment, dans les ann&#233;es 1890, o&#249; Suzanne Valadon cesse d'&#234;tre mod&#232;le pour devenir peintre. Son style est d&#233;j&#224; affirm&#233;, un style tr&#232;s &#233;nergique avec une palette aux couleurs franches. Au d&#233;but elle r&#233;alise uniquement des dessins : des sc&#232;nes famili&#232;res o&#249; figurent souvent sa m&#232;re et son fils ou bien des nus mais dans des poses tr&#232;s quotidiennes, simples et r&#233;alistes, &#224; l'oppos&#233; des conventions de la peinture bourgeoise. Personnages et d&#233;cors sont cern&#233;s d'un trait vigoureux, sans mi&#232;vrerie, sans souci de &#171; &lt;i&gt;faire joli&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1894 elle expose pour la premi&#232;re fois au Salon de la Soci&#233;t&#233; nationale des Beaux-Arts cinq dessins. Le Mus&#233;e de Montmartre poss&#232;de un autoportrait de 1894. Ensuite elle se met &#224; la peinture &#224; l'huile, essentiellement des portraits : une jeune fille faisant du crochet en 1892 ainsi qu'un portrait d'Erik Satie, son voisin !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;F&#233;ministe avant l'heure et avant-gardiste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle a une liaison avec le jeune musicien : pour elle c'est une aventure parmi d'autres, pour lui c'est un bouleversement. Il lui d&#233;die des partitions et lui &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Cher petit Biqui impossible de rester sans penser &#224; tout ton &#234;tre. Tu es en moi tout enti&#232;re, partout je ne vois que tes yeux exquis, tes mains douces et tes petits pieds d'enfant&lt;/i&gt; &#187;. Il est d&#233;vor&#233; de passion, elle lui explique qu'il doit &#234;tre raisonnable qu'elle ne peut pas lui consacrer tout son temps ni toutes ses pens&#233;es et elle rompt. Il la poursuit et va jusqu'&#224; suspendre &#224; sa fen&#234;tre des affiches stigmatisant son comportement. Elle le menace et lui va demander protection au commissariat de police ! Jusqu'&#224; sa mort Satie conservera une photo de Suzanne avec son fils et un chien. Il avait &#233;crit au dos, toujours en lettres gothiques : &#171; &lt;i&gt;Portrait de mon amie, la tendre Suzanne Valadon&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1896 Suzanne sort de la mis&#232;re : elle &#233;pouse un de ses riches admirateurs, Paul Moussis et elle s'installent quelque temps &#224; Montmagny &#8230; Mais la jeune femme n'est pas faite pour le confort bourgeois et elle revient sur la Butte. Elle fr&#233;quente des personnalit&#233;s hors norme et r&#233;alise beaucoup de portraits de femmes, d'hommes, pas pour faire plaisir mais pour &#171; &lt;i&gt;saisir l'&#226;me du mod&#232;le&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son fils Maurice a pris tr&#232;s jeune l'habitude de boire un peu en cachette. A 12 ans il est alcoolique et le m&#233;decin diagnostique un d&#233;but de schizophr&#233;nie. Il quitte l'&#233;cole, elle lui enseigne la peinture, il sera un tr&#232;s grand paysagiste dont on peut voir deux grandes toiles &#224; l'entr&#233;e des salons de la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. En 1909 Maurice Utrillo pr&#233;sente &#224; sa m&#232;re un de ses amis, Andr&#233; Utter, employ&#233; &#224; la station &#233;lectrique de l'avenue Trudaine et peintre amateur. Elle s'&#233;prend de lui et demande le divorce avec Moussis. En 1910 elle s'installe rue Cortot : la nature, les arbres, le ciel, le jardin, tout l'enchante et elle pose son chevalet dehors. Elle peint le jardin et se repr&#233;sente au c&#339;ur de la nature, dans cette maison-atelier devenue mus&#233;e. Elle se repr&#233;sente au centre du tableau avec ses proches, on est loin du nu codifi&#233; et elle a rompu avec ce genre. Elle propose une autre vision de la femme. Serait-elle f&#233;ministe avant la lettre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; &lt;i&gt;trio inferna&lt;/i&gt; &#187; &#187; Utter, Utrillo et Valadon emm&#233;nage impasse de Guelma, puis en 1911 au 12 rue Cortot, aujourd'hui le mus&#233;e de Montmartre, o&#249; Suzanne a d&#233;j&#224; eu son atelier autrefois. Quand ils ont bu, ils se querellent, mais ils peignent aussi beaucoup. Suzanne et Utter se marient en 1914 juste avant qu'il ne parte pour la guerre o&#249; il sera bless&#233; en 1917 et r&#233;form&#233;. Suzanne commence &#224; &#234;tre c&#233;l&#232;bre. Utrillo, d&#233;couvert par le marchand Bernheim, voit la c&#244;te de ses tableaux grimper, Utter, lui, n'a pas un tr&#232;s grand talent. Elle inverse les r&#244;les : d&#233;sormais c'est lui qui pose pour elle. Pour la premi&#232;re fois, une femme repr&#233;sente un homme nu dans une &#339;uvre monumentale. Dans le tableau Adam et Eve elle se repr&#233;sente en Eve et Utter en Adam. La toile jug&#233;e provocante, Suzanne Valadon a d&#251; rajouter une feuille de vigne sur le sexe de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Malgr&#233; son talent, elle vend peu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1923 ils ach&#232;tent un ch&#226;teau au bord de la Sa&#244;ne, elle est reconnue par les critiques. Gr&#226;ce &#224; Berthe Weil, marchande d'art injustement m&#233;connue et tomb&#233;e dans l'oubli, qui la soutient depuis longtemps, elle r&#233;alise trois expositions personnelles et participe aux expositions de groupe organis&#233;es par la Soci&#233;t&#233; des femmes artistes modernes cr&#233;&#233;e en 1931, mais elle vend peu. Sa palette est tr&#232;s intense faite de couleurs vives et denses. Autodidacte et moderne elle a trac&#233; son chemin avec diff&#233;rentes facettes et elle n'est rattach&#233;e &#224; aucune &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1926, Suzanne et Maurice emm&#233;nagent avenue Junot. Utter reste rue Cortot mais ils continuent de se voir et d'exposer ensemble. Suzanne se lie avec un jeune peintre originaire de Crim&#233;e, le prince Ghirei, qu'elle pr&#233;sente comme son fils spirituel, qui vit chez elle et cherche &#224; lui faire partager ses sentiments religieux. Mais la sant&#233; de Suzanne d&#233;cline, elle souffre de diab&#232;te et d'ur&#233;mie, elle ne peint presque plus que des natures mortes, surtout des fleurs. Elle ne sort plus beaucoup et finit sa vie assez tristement. Elle a &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;J'ai dessin&#233; follement pour que quand je n'aurai plus d'yeux j'en aie au bout des doigts.&lt;/i&gt; &#187; Elle meurt en 1938 et elle repose au cimeti&#232;re de Saint-Ouen &#224; c&#244;t&#233; de son &#233;poux et de sa m&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fernande Olivier, une artiste au c&#339;ur de la cr&#233;ation</title>
		<link>https://www.18dumois.info/fernande-olivier-une-artiste-au-coeur-de-la-creation.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans l'intimit&#233; du Bateau Lavoir et de Fernande Olivier, compagne de Picasso, le mus&#233;e de Montmartre propose une expo en pr&#233;lude &#224; la c&#233;l&#233;bration en 2023, du cinquantenaire de la disparition du peintre. Car c'est &#224; Montmartre que tout commence&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; Fernande Olivier, pseudonyme que s'est choisi la jeune Am&#233;lie Lang de 19 ans que la vie n'a jusque-l&#224; pas m&#233;nag&#233;e, s'installe au Bateau Lavoir, comme l'a appel&#233; Max Jacob, au 13 rue Ravignan, en 1901. Pour subsister, elle est devenue mod&#232;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1321-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/arton1360-0add4.jpg?1787829531' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans l'intimit&#233; du Bateau Lavoir et de Fernande Olivier, compagne de Picasso, le mus&#233;e de Montmartre propose une expo en pr&#233;lude &#224; la c&#233;l&#233;bration en 2023, du cinquantenaire de la disparition du peintre. Car c'est &#224; Montmartre que tout commence&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fernande Olivier, pseudonyme que s'est choisi la jeune Am&#233;lie Lang de 19 ans que la vie n'a jusque-l&#224; pas m&#233;nag&#233;e, s'installe au Bateau Lavoir, comme l'a appel&#233; Max Jacob, au 13 rue Ravignan, en 1901. Pour subsister, elle est devenue mod&#232;le professionnel et partage l'atelier avec les artistes qui se sont install&#233;s dans ce d&#233;dale d'escaliers et de recoins, d&#233;pourvu de confort, mais anim&#233; d'une vie intellectuelle et artistique intense. C'est l&#224; qu'en 1904 elle rencontre le jeune Pablo, pas encore devenu Picasso, fra&#238;chement d&#233;barqu&#233; de son Espagne natale et avec lequel elle vivra ce qu'elle consid&#232;rera par la suite comme &#171; &lt;i&gt;ses ann&#233;es de bonheur&lt;/i&gt; &#187;, jusqu'en 1912.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e des peintres, elle pose pour eux, en particulier pour le catalan Canals qui fait d'elle le premier tableau dans lequel elle se pla&#238;t (expos&#233; ici). Mais &#224; la demande de Pablo, elle arr&#234;te de travailler, malgr&#233; la mis&#232;re qui est la leur. Ces ann&#233;es-l&#224; correspondent &#224; une p&#233;riode majeure dans l'&#339;uvre de Picasso, la fin de la p&#233;riode bleue, le passage &#224; la p&#233;riode rose puis un peu plus tard le passage au cubisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette modernit&#233; qui est dans l'air du Bateau-Lavoir que l'exposition fait revivre. Construite par les deux commissaires Nathalie Bondil et Saskia Ooms autour de deux textes de Fernande Olivier, Picasso et ses amis, publi&#233; en 1933 et Souvenirs intimes, publi&#233; &#224; titre posthume par son filleul en 1988, est mise en lumi&#232;re la naissance des courants modernes dans ce Montmartre o&#249; se retrouvaient des artistes de tous bords, peintres, &#233;crivains ou po&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Femme moderne t&#233;moin des avant-gardes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle r&#233;v&#232;le &#233;galement l'intime de la pens&#233;e d'une femme au temp&#233;rament d'artiste, qui a un avis aiguis&#233; sur la cr&#233;ation et qui appara&#238;t enfin pour elle-m&#234;me, peintre, &#233;crivain, et non uniquement comme la premi&#232;re compagne en France de Picasso, &#171; &lt;i&gt;la Belle Fernande&lt;/i&gt; &#187;. Ces deux ouvrages, ainsi que des lettres ou m&#234;me un court documentaire, sont des t&#233;moignages directs et finement exprim&#233;s sur la vie autour du Bateau-Lavoir et surtout, sur le cheminement du travail du peintre et de ses amis. A la suite de Fernande, dont les commentaires animent les murs du mus&#233;e, nous suivons la d&#233;marche artistique de Picasso, dont elle fut le mod&#232;le quasi exclusif &#224; cette &#233;poque. Les amis du couple que l'on croise tout au long de l'exposition, ce sont Max Jacob, Le Douanier Rousseau, Apollinaire, Braque, Marie Laurencin, Salmon, Gertrude Stein... la fine fleur de la vie artistique parisienne de l'&#233;poque : &#171; &lt;i&gt;J'ai v&#233;cu avec eux, plus pr&#232;s d'eux que n'importe qui, puisque &#187;chez Picasso&#171; c'&#233;tait aussi chez eux (...) J'ai v&#233;cu de leur existence, je les ai vus vivre, penser, souffrir, esp&#233;rer et surtout travailler&lt;/i&gt; &#187; &#233;crit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ouvrant sur une artiste contemporaine &#8211; Agn&#232;s Thurnauer &#8211; et se refermant sur deux magnifiques portraits de Fernande sign&#233;s Van Dongen, l'exposition, au-del&#224; d'un moment d'histoire, donne &#224; voir comment les mots lib&#232;rent la parole des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un audioguide donne d'ailleurs la parole &#224; Fernande Olivier et conduit le visiteur tout au long de l'exposition. Une nouveaut&#233; &#233;galement, d'une grande importance, la cr&#233;ation d'un parcours enfants sous forme de cartels adapt&#233;s et de bulles de bandes dessin&#233;es leur racontent, &#224; leur hauteur, la vie de Fernande et de Picasso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'art de la f&#234;te foraine au 104</title>
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		<dc:date>2022-10-29T13:31:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sandra Mignot</dc:creator>


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&lt;p&gt;La Foire foraine d'art contemporain occupera presque tout l'hiver la partie ouest du 104. Des attractions revisit&#233;es proposent un voyage o&#249; l'on s'amuse, s'effraie et s'&#233;tourdit, anim&#233; par une cinquantaine d'artistes qui se sont...pris au jeu. &lt;br class='autobr' /&gt; S'amuser, exp&#233;rimenter, s'&#233;tonner : telle est la th&#233;matique de l'&#233;v&#232;nement de cet automne/hiver au 104. Jos&#233;-Manuel Gon&#231;alves et Fabrice Bousteau ont eu l'id&#233;e de recr&#233;er l'univers de la f&#234;te foraine en mode arty dans les espaces de ce lieu de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1361-d82ee.jpg?1787829531' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Foire foraine d'art contemporain occupera presque tout l'hiver la partie ouest du 104. Des attractions revisit&#233;es proposent un voyage o&#249; l'on s'amuse, s'effraie et s'&#233;tourdit, anim&#233; par une cinquantaine d'artistes qui se sont...pris au jeu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'amuser, exp&#233;rimenter, s'&#233;tonner : telle est la th&#233;matique de l'&#233;v&#232;nement de cet automne/hiver au 104. Jos&#233;-Manuel Gon&#231;alves et Fabrice Bousteau ont eu l'id&#233;e de recr&#233;er l'univers de la f&#234;te foraine en mode arty dans les espaces de ce lieu de culture. Ils ont fait appel &#224; une cinquantaine d'artistes pour cr&#233;er man&#232;ges, cabinets de curiosit&#233;, jeux d'adresse et attractions diverses pour le plaisir des petits mais surtout des grands. Il n'en fallait pas moins pour c&#233;l&#233;brer la f&#234;te foraine, inscrite depuis 2017 au patrimoine culturel immat&#233;riel en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme dans une foire donc, des jetons sont d&#233;livr&#233;s en guise de ticket d'entr&#233;e. Il faudra en donner un, deux, trois voire quatre pour acc&#233;der &#224; chacune des attractions. Mais sachez que votre capital jeton ne vous permettra pas de tout faire&#8230; Il vous faudra choisir entre les attractions et la gaufre Space invaders, entre d&#233;couvrir le morceau de musique compos&#233; &#224; partir de votre aura et vous faire tirer le portrait en technicolor, voire entre viser des &#339;uvres d'art ou frissonner dans le Train des fantasmes. Heureusement quelques installations sont en acc&#232;s libre, telle la caravane de l'art modeste (Herv&#233; di Rosa) ou la bo&#238;te &#224; rire (Serge Bloch)&#8230; Vous pouvez acheter des jetons en plus des 20 premiers d&#233;livr&#233;s avec votre billet d'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On recommande vivement le Grand Chamboule-tout et son banza&#239;om&#232;tre, ses jeux de forces espagnols et son mur de fl&#234;chettes. Pour les amateurs de selfie le B&#226;timent de Leandro Erlich est incontournable (avec une mention toute sp&#233;ciale au vigile qui en organise l'acc&#232;s quitte &#224; se transformer lui-m&#234;me en photographe). Malheureusement l'attraction con&#231;ue par l'artiste le plus connu &#8211; celle de Yohann Bourgeois &#8211; et celle intitul&#233;e le Train fantasme sont difficiles d'acc&#232;s (entr&#233;e par tout petits groupes et longue attente). Et pour ceux qui ont d&#233;j&#224; visit&#233; l'expo, de nouvelles installations sont annonc&#233;es &#224; partir du 17 d&#233;cembre. Une exp&#233;rience &#224; ne surtout pas vivre seul, &#233;clats de rire garantis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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