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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title> LA VIGNE, TOUTE UNE HISTOIRE...</title>
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		<dc:date>2022-10-01T10:31:25Z</dc:date>
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		<dc:creator>Danielle Fournier, Jacky Libaud, No&#235;l Monier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Initi&#233;e &#224; l'&#233;poque romaine, la culture du vin prend des allures d'exploitation agricole sous le long r&#232;gne des abbesses. D&#232;s le XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et surtout au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les taxes qui frappent les marchandises font de la Butte un refuge pour les Parisiens et le bonheur des cabaretiers. A l'entre-deux-guerres, des artistes sauvent un dernier pan de vigne. &lt;br class='autobr' /&gt; Domestiqu&#233;e au Proche-Orient &#224; partir du VII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mill&#233;naire av. J.-C., la vigne s'est implant&#233;e en France gr&#226;ce aux Phoc&#233;ens, fondateurs de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH109/arton1351-a994c.jpg?1787825486' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233;e &#224; l'&#233;poque romaine, la culture du vin prend des allures d'exploitation agricole sous le long r&#232;gne des abbesses. D&#232;s le XVI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et surtout au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, les taxes qui frappent les marchandises font de la Butte un refuge pour les Parisiens et le bonheur des cabaretiers. A l'entre-deux-guerres, des artistes sauvent un dernier pan de vigne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Domestiqu&#233;e au Proche-Orient &#224; partir du VII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mill&#233;naire av. J.-C., la vigne s'est implant&#233;e en France gr&#226;ce aux Phoc&#233;ens, fondateurs de Marseille vers 600 av. J.-C. Les Romains, adorateurs de Bacchus, ont ensuite r&#233;pandu sa culture en Gaule. Leur vin &#233;pais, aromatis&#233; d'&#233;pices, &#233;tait bu coup&#233; d'eau et conserv&#233; dans des jarres de terre cuite. La culture de la vigne autour de Paris date de l'&#233;poque gallo-romaine. L'empereur Julien, qui fit de Lut&#232;ce, durant quelques ann&#233;es, la capitale de son empire, en parlait dans un texte datant de 360. Deux si&#232;cles plus tard, le testament d'une femme noble de l'&#233;poque m&#233;rovingienne, dame Ermanthrude, mentionne des vignes qu'elle poss&#233;dait au nord de Paris. Ce sont les deux plus anciens documents &#233;crits &#233;voquant le vignoble de la r&#233;gion parisienne. Tr&#232;s rapidement, les Gaulois ont adopt&#233; le breuvage et invent&#233; le tonneau de bois pour mieux le transporter. L'expansion du christianisme a favoris&#233; par la suite l'adoption du vin, les monast&#232;res encourageant la culture de la vigne pour le service de la messe, mais aussi pour des raisons &#233;conomiques et pour honorer les rois et les grands f&#233;odaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les abbesses et la production viticole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les routes terrestres &#233;taient alors rudimentaires et peu s&#251;res. Aussi la Seine, rivi&#232;re facilement navigable, &#233;tait-elle un des principaux chemins du grand commerce. Des barques mont&#233;es par des Saxons, des Frisons, venaient s'approvisionner en marchandises diverses notamment en vin, export&#233; jusqu'en Angleterre et dans les pays d'Europe du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implantation d'un prieur&#233; sur la butte Montmartre d&#232;s 1096, remplac&#233; par l'abbaye des moniales b&#233;n&#233;dictines dans les ann&#233;es 1130, a probablement renforc&#233; la culture de la vigne dans les environs. Propri&#233;taires du pressoir de Montmartre, les religieuses percevaient une redevance sur le pressage des raisins r&#233;colt&#233;s sur la colline. Au long des si&#232;cles, les abbesses maintiendront la priorit&#233; &#224; la production viticole qui occupera &#8211; jusqu'au XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#8211; environ les trois-quarts des terres. Les viticulteurs, qu'ils soient fermiers ou ouvriers de l'abbaye, doivent obligatoirement y apporter leur r&#233;colte dont une partie, pouvant aller jusqu'&#224; la moiti&#233;, reste acquise aux religieuses. A cette &#233;poque, et ce sera vrai jusqu'au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le vin est consid&#233;r&#233; comme une boisson d&#233;salt&#233;rante. On le boit couramment m&#233;lang&#233; &#224; de l'eau, parfois &#224; des herbes, et on attribue au vin m&#233;lang&#233; une fonction m&#233;dicale : &#224; ce titre, celui de Montmartre &#233;tait tr&#232;s appr&#233;ci&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fausse interpr&#233;tation de la Goutte d'Or&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vous verrez souvent affirm&#233; que le vin de la Goutte d'Or &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233; dans un po&#232;me m&#233;di&#233;val, o&#249; il arrivait en troisi&#232;me place des vins pr&#233;f&#233;r&#233;s &#224; la cour du roi Philippe Auguste, apr&#232;s le vin de Chypre &#233;lu &lt;i&gt;&#171; pape des vins &#187;&lt;/i&gt; et le vin de Malaga &#233;lu &#171; &lt;i&gt;cardinal&lt;/i&gt; &#187;. Or, ce po&#232;me, intitul&#233; Le Dit des vins de France, &#233;crit vers 1224 par Henri d'Andeli, mentionne effectivement le vin de Chypre, puis le vin d'Aquila (et non de Malaga) et cite en &#206;le-de-France les vins de Marly, Montmorency ou Argenteuil, sans mentionner un vin de la Goutte d'Or ! En effet, le lieu-dit de la Goutte d'Or appara&#238;t seulement sur le cadastre de Napol&#233;on I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; et semble tirer son nom d'une auberge &#224; l'enseigne de &#171; La Goutte d'Or &#187; &#187;, visible le long de la route des Poissonniers sur des plans de la fin du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Ce n'est que lors de l'annexion des villes de Montmartre et La Chapelle &#224; la Ville de Paris en 1860 que le quartier de la Goutte d'Or sera officiellement cr&#233;&#233;, sur des terres qui ne semblaient pas particuli&#232;rement porter des vignes. En &#233;tudiant les baux anciens, on d&#233;couvre qu'en 1373, cinq bourgeois parisiens avaient obtenu le droit d'exploiter une vigne sur la Butte au lieu-dit Sacalie, du c&#244;t&#233; de l'actuelle rue Ravignan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les abbesses, lorsqu'elles ont des fins de mois difficiles, mettent en vente des parcelles de terrain tout en conservant cependant leurs droits seigneuriaux c'est-&#224;-dire le droit de pr&#233;lever l'imp&#244;t. En 1540, &#224; Montmartre et Clignancourt, on recensera 399 propri&#233;taires qui payent l'imp&#244;t soit &#224; l'abbaye des dames de Montmartre soit &#224; celle de Saint-Denis. Les guerres, mais aussi les intemp&#233;ries, freinent le commerce du vin. Lors d'hivers tr&#232;s rudes, on vit geler non seulement les vignes mais aussi le vin dans les caves. Par exemple, en 1544, les f&#251;ts ayant &#233;clat&#233; on dut casser le vin &#224; la hache et le vendre au poids !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Parlement sous influence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De f&#233;roces luttes d'influence se livrent entre r&#233;gion viticole et n&#233;gociants. Le 14 ao&#251;t 1577, sous la pression de certains d'entre eux, le Parlement de Paris prend un arr&#234;t qui sera lourd de cons&#233;quence : il interdit aux taverniers de Paris d'acheter leur vin aux viticulteurs proches de la cit&#233; et les oblige &#224; s'approvisionner chez les n&#233;gociants accr&#233;dit&#233;s et asserment&#233;s que l'on appelle &#171; les jaugeurs de vin &#187;. Il interdit aussi de commercialiser &#224; Paris des vins r&#233;colt&#233;s dans un rayon de 20 lieues, soit 88 km autour de la ville. Le vin doit venir de plus loin, pr&#233;tendument pour prot&#233;ger la qualit&#233; du breuvage. Cet arr&#234;t sera appliqu&#233; jusqu'en 1776. Il est vrai qu'au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle Henri Sauval &#233;crira &#224; propos du cru local des vers peu flatteurs : &#171; &lt;i&gt;C'est du vin de Montmartre, qui en boit pinte en pisse quarte !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les taxes, de plus en plus lourdes qui frappaient les marchandises entrant dans Paris firent na&#238;tre et se multiplier des cabarets et des guinguettes o&#249; les Parisiens pouvaient venir boire &#224; loisir en y payant le vin beaucoup moins cher qu'&#224; Paris (sans les taxes de l'octroi). Ainsi, les vignobles situ&#233;s &#224; une trentaine de kilom&#232;tres de la ville p&#233;riclit&#232;rent faute de d&#233;bouch&#233;s et ceux qui &#233;tait situ&#233;s &#224; proximit&#233; imm&#233;diate, comme &#224; Montmartre, purent continuer &#224; prosp&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un mur barri&#232;re pour emp&#234;cher la fraude&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la contrebande &#233;tait intense. Beaucoup de marchandises et de grandes quantit&#233;s de vin entraient en fraude dans Paris. Cela ne faisait pas l'affaire des Fermiers g&#233;n&#233;raux charg&#233;s de collecter l'imp&#244;t qui eurent l'id&#233;e dans les ann&#233;es 1770 d'entourer Paris d'un mur infranchissable pour emp&#234;cher la fraude. Commenc&#233; en 1784 et achev&#233; en 1787, ce mur provoqua un &#233;norme m&#233;contentement aupr&#232;s des cabaretiers du bas Montmartre. Ils multipli&#232;rent les p&#233;titions, suppliques et adresses au Parlement et au roi&#8230; En vain !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport du procureur du roi de juillet 1788 &#233;num&#232;re les moyens de fraude invent&#233;s par les cabaretiers et les viticulteurs. Un certain Monier, propri&#233;taire de deux cabarets, avait fait &#233;tablir dans un jardin situ&#233; en dehors du mur un &#233;chafaudage d'o&#249;, &#224; l'aide d'une catapulte, il envoyait de l'autre c&#244;t&#233; du mur, dans un terrain mar&#233;cageux, d'&#233;normes ballons de cuir pleins de vin. Chaque nuit, 30 ballons passaient le mur pr&#232;s de l'actuelle place de Clichy !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1789, dans la nuit du 11 au 12 juillet, Monier, avec d'autres commer&#231;ants m&#233;contents et des dizaines de Parisiens et de Montmartrois, a lanc&#233; une attaque contre le mur, notamment aupr&#232;s des barri&#232;res (c'est-&#224;-dire les portes o&#249; l'on per&#231;oit les taxes) qui sont incendi&#233;es : la barri&#232;re Blanche, la barri&#232;re Montmartre et la barri&#232;re Clichy. Apr&#232;s quoi il fit entrer dans Paris des charrettes de f&#251;ts de vin. Ses actions eurent alors un &#233;norme retentissement populaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, apr&#232;s la R&#233;volution et la disparition des abbayes, la culture du raisin a peu &#224; peu disparu face &#224; l'urbanisation et &#224; l'exploitation du gypse que G&#233;rard de Nerval d&#233;plorait en 1850, &#233;crivant : &#171; &lt;i&gt;Le cru ancien de Montmartre perd chaque ann&#233;e quelques rang&#233;es de ceps qui tombent dans les carri&#232;res&#8230; &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;veloppement des bals et guinguettes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, le d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle verra la consommation de vin grimper en fl&#232;che et en raison de la pr&#233;sence des barri&#232;res d'octroi qui rendait le vin plus cher &#224; Paris que dans ses faubourgs, les bals et guinguettes se d&#233;veloppent sur la Butte, tel l'Elys&#233;e Montmartre ouvert d&#232;s 1807 ou le Bal Debray qui deviendra plus tard le bal du Moulin de la Galette, immortalis&#233; par Renoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la cr&#233;ation du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement sous Napol&#233;on III, l'ouverture de nouvelles rues, la construction d'immeubles et les ravages du phylloxera ach&#232;veront de faire dispara&#238;tre Vitis vinifera de la colline. Heureusement, des artistes vont la ressusciter dans l'entre-deux-guerres, sur une des derni&#232;res parcelles en friche, menac&#233;e d'urbanisation, judicieusement situ&#233;e face au cabaret du Lapin agile. Constatant que m&#234;me la maison proche o&#249; avait s&#233;journ&#233; Hector Berlioz avait &#233;t&#233; remplac&#233;e en 1927 par un immeuble, ces artistes (Poulbot, Willette, Forain, Neumont et Bridge, fondateurs de la R&#233;publique de Montmartre en 1921) d&#233;cid&#232;rent de transformer cette parcelle en square de la Libert&#233;. Gr&#226;ce &#224; l'aide de figures du quartier comme Pierre Labric, maire de la Commune libre et Victor Perrot, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; d'histoire et d'arch&#233;ologie, le square fut inaugur&#233; en 1929. Puis l'id&#233;e germa de replanter une vigne &#224; cet endroit, concr&#233;tis&#233;e en 1933 par la plantation de plants de Thomery et de Morgon. D&#232;s 1934, la F&#234;te des vendanges y fut organis&#233;e en pr&#233;sence de prestigieux marraine et parrain : Mistinguett et Fernandel !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; vrai dire, les ceps ne portaient pas encore de grappe. Il faut quatre ans pour qu'un plan porte des fruits mais on a un peu trich&#233; et on a fait venir d'ailleurs 30 tonnes de raisin distribu&#233;es aux notables et &#224; la population. On en envoie m&#234;me quelques grains au pr&#233;sident de la R&#233;publique, Albert Lebrun !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du temps, les pieds d'origine ont &#233;t&#233; progressivement remplac&#233;s pour produire du bon vin, gr&#226;ce &#224; une trentaine de c&#233;pages, majoritairement Gamay et Pinot noir. Chaque ann&#233;e, la r&#233;colte est vendue aux ench&#232;res au profit des &#339;uvres sociales de l'arrondissement et, en 2022, 1 400 bouteilles de ros&#233; &#224; 30 &#8364; et 1 100 bouteilles de rouge &#224; 35 &#8364; sont disponibles. De son c&#244;t&#233;, la F&#234;te des vendanges continue et, cette ann&#233;e, c'est la 89&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition. Depuis 2008, la f&#234;te n'est plus circonscrite &#224; la Butte mais se d&#233;roule dans tout l'arrondissement, sur un th&#232;me donn&#233;. Apr&#232;s avoir c&#233;l&#233;br&#233; l'amour, la libert&#233; ou les po&#232;tes, cette ann&#233;e l'&#233;galit&#233; sera &#224; la f&#234;te du 5 au 9 octobre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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