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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>De la Belle &#201;poque aux Ann&#233;es Folles</title>
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		<dc:date>2022-05-01T11:40:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Delpirou</dc:creator>



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&lt;p&gt;Une prochaine fin de semaine peut &#234;tre l'occasion de s'exercer &#224; la fl&#226;nerie en partant &#224; la rencontre dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; de t&#233;moignages int&#233;ressants d'un pass&#233; pas si lointain, ceux de l'Art nouveau et de l'Art d&#233;co. Mais encore faut-il savoir distinguer ces diff&#233;rents mouvements artistiques. &lt;br class='autobr' /&gt; Attention, le &#171; fl&#226;neur &#187; n'est pas un promeneur oisif, un badaud d&#233;s&#339;uvr&#233;, mais un observateur aiguis&#233; qui, dans son trajet, examine dans leurs d&#233;tails les diff&#233;rentes strates de l'espace urbain, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH102/arton1301-ffdb8.png?1693900267' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une prochaine fin de semaine peut &#234;tre l'occasion de s'exercer &#224; la fl&#226;nerie en partant &#224; la rencontre dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; de t&#233;moignages int&#233;ressants d'un pass&#233; pas si lointain, ceux de l'Art nouveau et de l'Art d&#233;co. Mais encore faut-il savoir distinguer ces diff&#233;rents mouvements artistiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Attention, le &#171; fl&#226;neur &#187; n'est pas un promeneur oisif, un badaud d&#233;s&#339;uvr&#233;, mais un observateur aiguis&#233; qui, dans son trajet, examine dans leurs d&#233;tails les diff&#233;rentes strates de l'espace urbain, les gens, les objets, les lieux et les &#233;v&#232;nements qui l'ont fa&#231;onn&#233; au cours du temps. Charles Baudelaire et Walter Benjamin en ont fait une figure paradoxale de la modernit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Art nouveau est un courant artistique europ&#233;en n&#233;, &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, du mouvement Arts &amp; Crafts, dont le britannique William Morris (1834-1896) fut le plus &#233;minent repr&#233;sentant. Il trouve aussi ses sources dans le symbolisme et le style japonisant qui lui est parfois associ&#233;. C'est l'art de la Belle &#201;poque, la p&#233;riode qui pr&#233;c&#232;de la Grande Guerre, une p&#233;riode de bouleversements techniques et industriels. Son nom fran&#231;ais vient de la Maison de l'Art nouveau, galerie ouverte par le marchand d'art Siegfried Bing (1838-1905) &#224; Paris en 1895. Il entend r&#233;introduire la nature dans un monde industriel. Aux traits abrupts des machines en m&#233;tal, aux lignes droites, &#224; la monochromie, les artistes pr&#233;f&#232;rent les courbes, les arabesques, la polychromie, l'asym&#233;trie. Leurs motifs pr&#233;f&#233;r&#233;s sont les animaux, les oiseaux ou des insectes, des figures mythologiques, des plantes, des feuilles, des motifs orientaux, comme les feuilles de palmier ou le papyrus. Ils utilisent le verre, la pierre, mais aussi des mat&#233;riaux modernes, comme le chrome ou l'acier inoxydable. Les couleurs pr&#233;dominantes sont les pastels. Contre l'acad&#233;misme, l'Art nouveau veut habiter tous les objets. Il d&#233;fend l'artisanat contre la production industrielle, et remet au go&#251;t du jour la tapisserie. Sa diffusion dans toute l'Europe et m&#234;me dans le monde conna&#238;t son acm&#233; lors de l'Exposition universelle de 1900 &#224; Paris. Celle-ci r&#233;unit un nombre in&#233;gal&#233; d'artistes de tous les pays et pr&#233;sente des &#339;uvres remarquables qui suscitent enthousiasme ou m&#233;fiance, voire le rejet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bow-windows et toitures-terrasses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On trouve dans notre arrondissement de magnifiques exemples de ce style. L'immeuble du 7bis rue Damr&#233;mont pr&#233;sente une porte de cette p&#233;riode. Le 17 bis de la m&#234;me art&#232;re h&#233;berge un immeuble aux courbes caract&#233;ristiques de ce courant artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Direction rue de Tr&#233;taigne. Au num&#233;ro 7 se trouve un immeuble de logements ouvriers, anc&#234;tres des HLM, b&#226;ti en 1903 par Henri Sauvage (architecte de la Samaritaine et du 13 rue des Amiraux, entre autres) et Charles Sarazin pour la Soci&#233;t&#233; anonyme des logements hygi&#233;niques &#224; bon march&#233;. La structure en b&#233;ton arm&#233; apparent, la fa&#231;ade &#224; bow-windows, le jardin suspendu sur letoit-terrasse, les &#233;quipements collectifs int&#233;gr&#233;s (biblioth&#232;que, salle de conf&#233;rences, magasin coop&#233;ratif, restaurant et bains douches) donnent &#224; cet immeuble &#8211; pr&#233;curseur de l'Art d&#233;co &#8211;un caract&#232;re novateur, prototype des logements sociaux r&#233;alis&#233;s &#224; Paris, au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, selon les principes esth&#233;tiques et hygi&#233;nistes du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 185 de la rue Belliard est &#224; dix minutes &#224; pied. Cet immeuble de rapport de quatre &#233;tages a &#233;t&#233; construit par Henri Deneux pour son propre usage sur un terrain triangulaire de 82 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, &#224; l'angle de la rue Belliard et de la rue des Tennis. Il est divis&#233; en appartements avec un toit-terrasse &#233;tanche qui pouvait accueillir des plantations. Deneux a repris le ciment arm&#233; et les briques enfil&#233;es utilis&#233;es pour la construction de l'&#233;glise Saint-Jean-de-Montmartre. La fa&#231;ade est rev&#234;tue de carreaux de gr&#232;s flamm&#233;s color&#233;s produits par les c&#233;ramistes Gentil et Bourdet. Des bow-windows permettent l'entr&#233;e de la lumi&#232;re et de l'air dans les appartements. Le tympan de la porte d'entr&#233;e est d&#233;cor&#233; d'un panneau de c&#233;ramique repr&#233;sentant l'architecte &#224; sa table de travail. Henri Deneux habitait l'&#233;tage sup&#233;rieur de l'immeuble et louait les autres appartements. Le projet a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; &#224; partir de mars 1910 ; la construction a dur&#233; d'octobre 1911 &#224; la fin de 1913. Le b&#233;ton partiellement cach&#233; derri&#232;re les c&#233;ramiques reste cependant visible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une d&#233;molition &#233;vit&#233;e de justesse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le bus 85 nous conduit ensuite au pied de la Butte d'o&#249; vous rejoindrez la place des Abbesses pour revoir ce que vous avez d&#233;j&#224; vu, sans vraiment vous y attarder, une des seules &#233;glises parisiennes Art nouveau : Saint-Jean-de-Montmartre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oeuvre de l'architecte Anatole de Baudot, elle a &#233;t&#233; &#233;difi&#233;e entre 1894 et 1904 en utilisant la technique nouvelle du ciment arm&#233;. Elle &#233;chappe aux fantaisies habituelles de l'Art nouveau et t&#233;moigne d'une certaine architecture conventionnelle qui respecte avant tout les sym&#233;tries. Seuls le porche central agr&#233;ment&#233; de sculptures et la fa&#231;ade orn&#233;e de perles de gr&#232;s de diff&#233;rentes couleurs contrastent avec le caract&#232;re traditionnel du b&#226;timent et rappellent le go&#251;t de l'Art nouveau pour l'originalit&#233;. L'int&#233;rieur que l'on visite rarement est d&#233;cor&#233; de huit belles peintures murales, sign&#233;es des deux artistes Thierry et Plauzeau et poss&#232;de une verri&#232;re magnifique. Aux quatre grands vitraux (notamment La Crucifixion, La Multiplication des pains et La Femme adult&#232;re) s'ajoutent les repr&#233;sentations de deux des quatre cavaliers de l'Apocalypse de Saint Jean et quarante-huit vitraux triangulaires repr&#233;sentant les litanies de la Vierge. D&#233;tail cocasse, l'&#233;glise fut construite sans autorisation, par la seule volont&#233; de son abb&#233; qui r&#233;ussit &#224; recueillir les fonds. Les travaux furent arr&#234;t&#233;s par l'administration hostile &#224; l'utilisation du ciment arm&#233; pour la construction d'une &#233;glise. Mais la d&#233;molition fut &#233;vit&#233;e de justesse gr&#226;ce &#224; l'entregent de l'abb&#233; de la paroisse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Retour &#224; la raison, &#224; la g&#233;om&#233;trie et &#224; la sym&#233;trie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car bient&#244;t les &#171; exc&#232;s &#187; de l'Art nouveau furent rejet&#233;s par nombre d'architectes, et un autre style s'imposa : l'Art d&#233;co. Ce mouvement a acquis ses titres de noblesse lors de l'Exposition internationale des arts d&#233;coratifs et industriels modernes organis&#233;e &#224; Paris d'avril &#224; octobre 1925. Contrairement &#224; l'Art nouveau, il c&#233;l&#232;bre le progr&#232;s et accepte l'&#226;ge moderne et l'industrialisation. Il pr&#244;ne un retour &#224; la raison, &#224; la g&#233;om&#233;trie et &#224; la sym&#233;trie. Les b&#226;timents Art d&#233;co sont souvent en b&#233;ton arm&#233; et en brique. Ils poss&#232;dent de nombreuses fen&#234;tres, parfois aussi des bow-windows. La puret&#233; des lignes, la simplification des formes, la blancheur des fa&#231;ades se substituent &#224; l'exub&#233;rance des motifs et &#224; la prodigalit&#233; des courbes. Certains architectes, tel Adolphe Loos, refusent m&#234;me toute id&#233;e d'ornementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le style Art d&#233;co se d&#233;finit par quelques principes simples. Les ouvertures sont en hauteur, les combles pentus et dot&#233;s de lucarnes, les toits recouverts de tuiles, de zinc ou d'ardoises, les fa&#231;ades rythm&#233;es par des bow-windows et des balcons. La structure de la majorit&#233; des b&#226;timents est en b&#233;ton arm&#233;, parfois en brique o&#249; deux couleurs dominent : le jaune paille et le rouge satur&#233;. Les briques jaunes sont employ&#233;es dans les &#233;difices les plus modestes. Les rouges servent pour les &#233;quipements publics (&#233;coles, piscines, instituts de recherche, etc.) et les habitations &#224; bon march&#233;. Les motifs v&#233;g&#233;taux subsistent sous forme de bas-reliefs g&#233;om&#233;tris&#233;s. On trouve aussi des sculptures de femmes stylis&#233;es et des d&#233;cors abstraits. Le fer est pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; la fonte ; le verre est utilis&#233; pour les cages d'escalier, les cours couvertes, les marquises, exceptionnellement pour la fa&#231;ade enti&#232;re d'un immeuble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En route vers la rue du Square Carpeaux. On y d&#233;couvre un ensemble impressionnant de huit immeubles Art d&#233;co de belle facture destin&#233;s &#224; h&#233;berger une client&#232;le ais&#233;e ou des artistes. Tous les mat&#233;riaux sont utilis&#233;s, la brique en particulier. Plusieurs &#233;l&#233;ments attirent l'attention : au num&#233;ro 8, la frise en bas-reliefs floraux de l'entr&#233;e ; au num&#233;ro 11, les larges ouvertures indiquant la pr&#233;sence d'ateliers d'artistes soucieux de lumi&#232;re naturelle, les trois charmants balcons du num&#233;ro 12, le m&#233;lange harmonieux de la brique rouge et du b&#233;ton ; au num&#233;ro 13, la brique claire ; au num&#233;ro 16, les jolies portes ; et les spirales de l'immeuble du 18.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La cit&#233; Montmartre-aux-artistes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Poursuivons la promenade vers la rue Marcadet. Du 212 au 244, levons les yeux : structures en saillie pour &#233;viter les angles droits, bow-windows, balcons&#8230; Au 247, des immeubles HBM des ann&#233;es 1910-1920, avec leurs assemblages de pierre et brique et leurs couleurs m&#233;rite la visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons sur nos pas et arr&#234;tons-nous devant la cit&#233; Montmartre-aux-artistes situ&#233;e au 187 de la rue Ordener. Un sculpteur, Louis-Aim&#233; Lejeune (1884-1969), Grand Prix de Rome, est &#224; l'origine du projet. D&#233;j&#224; &#233;clips&#233;e par le quartier Montparnasse au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la butte Montmartre et ses versants restent cependant tr&#232;s attractifs pour les peintres, sculpteurs, &#233;crivains, musiciens, com&#233;diens, photographes, architectes. En 1924, la Ville de Paris fait don du terrain n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation du projet, puis accorde sa garantie financi&#232;re &#224; une soci&#233;t&#233; immobili&#232;re constitu&#233;e par des artistes. La cit&#233; accueille ses premiers occupants en 1933. En 1936, elle est rachet&#233;e par la Ville de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecte Adolphe Thiers a con&#231;u trois b&#226;timents abritant 187 habitations et lieux de travail. Chaque atelier est d'une superficie de 32 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;. Le b&#226;timent A, sur rue, est en brique. Il comporte un hall d'entr&#233;e encadr&#233; par deux atriums. De grandes surfaces vitr&#233;es &#233;clairent les ateliers expos&#233;s au nord. Des coursives au sud desservent les ateliers. Les b&#226;timents B et C, sur cour, recouverts d'enduit blancs sont plus simples. Le plan g&#233;n&#233;ral de la cit&#233; reprend un certain nombre de principes hygi&#233;nistes. Des espaces de transition entre les immeubles favorisent la circulation de l'air. Un syst&#232;me de coursives ouvertes dessert chaque niveau et des cages d'escaliers largement ouvertes permettent l'entr&#233;e de la lumi&#232;re naturelle. Cette architecture emprunte beaucoup au Mouvement moderne qui va prolonger l'Art d&#233;co en le simplifiant encore davantage : en particulier, les toits-terrasses qui couronnent chacun des immeubles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marquise, ossature m&#233;tallique et verri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Retour sur la Butte en remontant l'avenue Junot. Au 36, se trouve un magnifique immeuble d'ateliers d'artistes. Le travail entrepris pour combler et foudroyer les anciennes carri&#232;res de gypse de Montmartre &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle a facilit&#233; le lotissement de terrains encore attach&#233;s au souvenir de la Commune de 1871. Adolphe Thiers, homonyme de l'homme politique tristement c&#233;l&#232;bre pour avoir sauvagement r&#233;prim&#233; les communards, devient propri&#233;taire de plusieurs parcelles d'un &#238;lot d&#233;limit&#233; par une partie de l'avenue Junot et la rue Simon-Dereure. Par le biais de sa propre compagnie, la Soci&#233;t&#233; nationale de construction, il est &#224; la fois promoteur et architecte d'une partie des b&#226;timents &#233;rig&#233;s sur ce terrain. Il r&#233;alise en 1928, dans le style Art d&#233;co, un immeuble d'une grande &#233;l&#233;gance pr&#233;sentant un ensemble d'habitations, r&#233;parties autour de trois cours, et destin&#233;es, gr&#226;ce &#224; un loyer raisonnable, &#224; des artistes. L'ascenseur est rest&#233; intact. Il est class&#233; &#224; l'inventaire suppl&#233;mentaire des Monuments historiques en 2019 (comme l'ensemble de la cit&#233; ainsi que la fontaine). Le vestibule a conserv&#233; ses mosa&#239;ques et ses ferronneries. De nos jours, les ateliers ont &#233;t&#233; transform&#233;s en appartements luxueux. L'immeuble n'abrite quasiment plus d'artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette promenade serait incompl&#232;te si, redescendant vers les Abbesses, nous n'accordions un instant d'attention &#224; la station de m&#233;tro, revenant ainsi aux t&#233;moignages de l'Art nouveau. L'architecte Hector Guimard est appel&#233;, en 1889, &#224; r&#233;aliser les entr&#233;es des stations du m&#233;tropolitain. Il rompt frontalement avec la tradition, utilise le fer et l'acier pour la structure des constructions et trouve son inspiration dans la nature. L'&#233;dicule Abbesses a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1900 pour la station H&#244;tel-de-Ville, dans le cadre de l'Exposition universelle. Il appartient &#224; un ensemble de 166 entr&#233;es cr&#233;&#233;es entre 1900 et 1922, dont 88 subsistent (on en trouve &#233;galement aux stations Clichy, Pigalle, Blanche, Anvers). On peut s'&#233;merveiller encore devant la magnifique marquise surmont&#233;e d'une ossature m&#233;tallique et verri&#232;re d'origine et prolonger notre plaisir par un tour de man&#232;ge&#8230;&#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux x 6&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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