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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Profession : fait-diversi&#232;re</title>
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		<dc:date>2022-01-07T19:05:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar</dc:creator>



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&lt;p&gt;Anne-Sophie Martin est une journaliste ind&#233;pendante, chroniqueuse judiciaire, r&#233;alisatrice de t&#233;l&#233;vision et &#233;crivaine. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Ma seule exp&#233;rience professionnelle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement remonte &#224; l'&#233;poque o&#249; je travaillais sur l'affaire du tueur de l'Est parisien, Guy Georges. Il habitait en 1995 &#224; l'h&#244;tel situ&#233; au 4 rue Becquerel, pas tr&#232;s loin, d'ailleurs, du jardin d'enfant de mon fils. &#187; D'embl&#233;e, Anne-Sophie Martin, 57 ans, plante le d&#233;cor. &lt;br class='autobr' /&gt;
Normande de naissance, arriv&#233;e dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1247-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1254-df5a2.jpg?1690376304' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Anne-Sophie Martin est une journaliste ind&#233;pendante, chroniqueuse judiciaire, r&#233;alisatrice de t&#233;l&#233;vision et &#233;crivaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ma seule exp&#233;rience professionnelle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement remonte &#224; l'&#233;poque o&#249; je travaillais sur l'affaire du tueur de l'Est parisien, Guy Georges. Il habitait en 1995 &#224; l'h&#244;tel situ&#233; au 4 rue Becquerel, pas tr&#232;s loin, d'ailleurs, du jardin d'enfant de mon fils. &lt;/i&gt; &#187; D'embl&#233;e, Anne-Sophie Martin, 57 ans, plante le d&#233;cor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Normande de naissance, arriv&#233;e dans les ann&#233;es 1990 &#224; la Goutte d'Or au hasard d'une petite annonce, elle est depuis vingt-et-un ans une heureuse habitante de l'arrondissement. Anne-Sophie vit aujourd'hui dans un immeuble &#171; &lt;i&gt;genre HLM des ann&#233;es 1970&lt;/i&gt; &#187; de la rue Doudeauville, mais avec une vue imprenable sur Paris, avec sa femme Isabelle, 57 ans, journaliste comme elle. Une de leurs amies communes, Rachel, femme de th&#233;&#226;tre de 70 ans domicili&#233;e rue Championnet, se souvient : &#171; &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'on a pu se marrer avec Anne-So, toujours la porte grande ouverte pour les autres mais, pour d&#233;fendre nos int&#233;r&#234;ts au sein du conseil syndical, une main de fer dans un gant de velours.&lt;/i&gt; &#187; Le mariage haut en couleur d'Anne-So et Isabelle s'est d&#233;roul&#233; le 7 novembre 2020 &#224; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en pr&#233;sence de six invit&#233;s d&#251;ment masqu&#233;s comme l'exigeaient les mesures sanitaires. Jules, leur fils, n&#233; par ins&#233;mination artificielle en 2002 en Belgique, &#233;tait leur t&#233;moin. &#171; &lt;i&gt;C'est lui qui m'a mis la bague au doigt pendant la c&#233;r&#233;monie car l'officier de l'&#233;tat civil pensait qu'il &#233;tait le mari&#233;, il n'avait pas bien saisi qu'il s'agissait d'une union entre deux femmes !&lt;/i&gt; &#187; se souvient Isabelle, encore amus&#233;e et &#233;mue. Toutes deux adorent le c&#244;t&#233; cosmopolite et anim&#233; de l'arrondissement, ses march&#233;s et en particulier celui de l'Olive. Pour Anne-Sophie, le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est avant tout &#171; &lt;i&gt;un lieu tumultueux mais certainement pas le plus dangereux de Paris&lt;/i&gt; &#187;. En revanche, celle qui se d&#233;place exclusivement &#224; scooter avoue supporter de moins en moins l'&#233;tat de salet&#233; de la voierie. Si elle appr&#233;cie &#171; &lt;i&gt;le c&#244;t&#233; perch&#233; de l'arrondissement et l'id&#233;e de faire une ascension pour aller &#224; Montmartre&lt;/i&gt; &#187;, il n'en est pas de m&#234;me du quartier des Abbesses &#171; &lt;i&gt;trop commercial et en perte d'authenticit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Pendant le confinement, elle admet n&#233;anmoins avoir red&#233;couvert la beaut&#233; du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, magnifi&#233;e par le silence. &#171; &lt;i&gt;T&#234;tue et jamais &#224; l'heure&lt;/i&gt; &#187;, ce sont les principaux d&#233;fauts d'Anne-So, selon son voisin et ami Eric, responsable commercial. Cependant, il loue sa franchise et surtout sa grande fid&#233;lit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Du sang, de la sueur et des larmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elev&#233;e dans un milieu social de profs de gauche, Anne-Sophie Martin a toujours voulu devenir journaliste &#171; &lt;i&gt;pour pouvoir raconter le monde dans lequel on est&lt;/i&gt; &#187;. Elle int&#232;gre le Centre de formation des journalistes (CFJ) en 1987, la section audiovisuelle en premi&#232;re ann&#233;e, la deuxi&#232;me en presse &#233;crite. Elle en sort dipl&#244;m&#233;e en 1989. Apr&#232;s une ann&#233;e &#171; &lt;i&gt;ambiance saucisson-vin rouge&lt;/i&gt; &#187; au Canard encha&#238;n&#233;, o&#249; elle a fait ses d&#233;buts, elle entre &#224; l'Agence centrale de presse (ACP) o&#249; elle rencontre, pour la premi&#232;re fois, l'univers du crime. En 1991, elle devient chroniqueuse judiciaire lors du proc&#232;s de la diabolique de Nancy, Simone Weber, accus&#233;e d'avoir d&#233;coup&#233; son ex-amant &#224; la meuleuse. Elle adore l'atmosph&#232;re captivante de la cour d'assises, o&#249; s'entrem&#234;lent les passions et les d&#233;testations humaines. Elle apprend aussi &#224; mettre en lumi&#232;re le penchant perp&#233;tuel entre magie blanche et/ou magie noire inh&#233;rente &#224; chaque &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Comment faites-vous pour tenir le coup face &#224; tous ces crimes ?&lt;/i&gt; &#187; C'est la question que lui posent souvent ceux qui ne comprennent pas sa passion pour les affaires criminelles. Anne-Sophie reconna&#238;t qu'&#224; premi&#232;re vue un fait-divers c'est moche, &#231;a sent le sang, la sueur et les larmes. Mais &#171; &lt;i&gt;c'est comme le chirurgien qui taille de la barbaque tous les jours. Cela a un c&#244;t&#233; gore et, en m&#234;me temps, son travail sauve des vies, c'est fantastique !&lt;/i&gt; &#187; Ce qu'Anne-Sophie aime, c'est l'analyse intellectuelle du crime, saisir et transmettre la complexit&#233; infinie des histoires : &#171; &lt;i&gt;Un fait-divers c'est comme un oignon, on le p&#232;le et on d&#233;couvre encore une autre couche, c'est sans fin et cela d&#233;passe souvent la fiction !&lt;/i&gt; &#187; &#187; Pour elle, on n'est ni victime ni criminel par hasard. Les tueurs, souvent anim&#233;s d'un sentiment de surpuissance, savent d&#233;celer les fragilit&#233;s d'un individu et c'est la raison pour laquelle ils choisissent de l'attaquer ou de l'&#233;liminer. Elle ne parvient pas &#224; d&#233;shumaniser les meurtriers car pour elle les monstres n'existent pas, mais la journaliste reconna&#238;t qu'une enfance ou une &#233;ducation difficile n'excuse pas tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle n'est pas du tout effray&#233;e par la passion communicative de son &#233;pouse. D'ailleurs, Anne-Sophie, r&#233;alisatrice pour la t&#233;l&#233;vision depuis de nombreuses ann&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
(notamment pour 13 h 15 le dimanche sur France 2), n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; int&#233;grer leur fils dans certains documentaires. &#171; &lt;i&gt;On le voit dans des sc&#232;nes en tant que figurant, de loin ou de dos, jouant un policier ou maniant un couteau Opinel ou de fausses armes.&lt;/i&gt; &#187; Pas du tout traumatis&#233;, Jules, bac pro photographie en poche, a choisi d'int&#233;grer une &#233;cole audiovisuelle pour devenir chef op&#233;rateur. Il a effectu&#233; toute sa scolarit&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, de la cr&#232;che isra&#233;lite de Montmartre, &#171; &lt;i&gt;ouverte &#224; toutes les confessions&lt;/i&gt; &#187;, au coll&#232;ge Yvonne Le Tac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Accepter la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De tous les ouvrages qu'Anne-Sophie Martin a &#233;crits, c'est Le Disparu &#8211; sur l'affaire Xavier Dupont de Ligonn&#232;s &#8211; qui lui a procur&#233; le plus de plaisir, car il lui a permis de d&#233;velopper des potentialit&#233;s r&#233;dactionnelles insoup&#231;onn&#233;es. Pour France 2, elle pr&#233;pare une s&#233;rie sur l'affaire Omar Raddad (la fameuse inscription en lettres de sang : &#171; &lt;i&gt;Omar m'a tuer&lt;/i&gt; &#187; [sic]) et assistera, en janvier 2022, au proc&#232;s du meurtre de la petite Ma&#235;lys pour un documentaire sur Nordahl Lelandais. Enfin, Anne-Sophie s'oppose &#224; ceux qui veulent soit utiliser les faits-divers pour expliquer les grands maux de la soci&#233;t&#233;, car &#171; &lt;i&gt;il ne s'agit que d'&#233;v&#232;nements singuliers&lt;/i&gt; &#187;, soit les r&#233;duire &#224; des affaires de chiens &#233;cras&#233;s ou de caniveau. S'int&#233;resser aux faits-divers, &#171; &lt;i&gt;c'est accepter la r&#233;alit&#233;, accepter que la mort et l'impr&#233;vu fassent partie de la vie !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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