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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Quitter Paris c'est revivre un peu</title>
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		<dc:date>2022-01-07T19:31:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Danielle Fournier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le temps du confinement a &#233;t&#233; l'occasion pour certains Parisiens de r&#233;fl&#233;chir &#224; une nouvelle vie&#8230; et de passer &#224; l'acte. Nous avons rencontr&#233;, juste avant ou apr&#232;s leur d&#233;part, sept d'entre eux, &#226;g&#233;s de 28 &#224; 75 ans. N&#233;s &#224; Paris ou non, propri&#233;taires ou locataires, femmes et hommes, en famille, en solo ou en couple, actifs ou retrait&#233;s, ils habitaient dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ou &#224; sa fronti&#232;re et sont partis ailleurs. Un mouvement de fond ? &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; 16 mars 2020. Face &#224; l'&#233;vidence de l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1242-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH75/arton1246-a4c2a.png?1690714292' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le temps du confinement a &#233;t&#233; l'occasion pour certains Parisiens de r&#233;fl&#233;chir &#224; une nouvelle vie&#8230; et de passer &#224; l'acte. Nous avons rencontr&#233;, juste avant ou apr&#232;s leur d&#233;part, sept d'entre eux, &#226;g&#233;s de 28 &#224; 75 ans. N&#233;s &#224; Paris ou non, propri&#233;taires ou locataires, femmes et hommes, en famille, en solo ou en couple, actifs ou retrait&#233;s, ils habitaient dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ou &#224; sa fronti&#232;re et sont partis ailleurs. Un mouvement de fond ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8226; 16 mars 2020. Face &#224; l'&#233;vidence de l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19, le pr&#233;sident Emmanuel Macron d&#233;cr&#232;te le confinement. On assiste alors &#224; un v&#233;ritable exode : 22 % des Parisiens quittent la r&#233;gion, direction la province. Ils seront h&#233;berg&#233;s chez des amis, par la famille ou rejoindront leur r&#233;sidence secondaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pendant ce temps, on a &#233;norm&#233;ment &#233;chang&#233; sur le sujet avec ma compagne, o&#249; on vit, ce qu'on fait, et &#231;a nous a aid&#233;s &#224; prendre une d&#233;cision&lt;/i&gt; &#187;, explique Thibaut qui travaille dans le developpement de logiciels pour le b&#226;timent et s'est install&#233; avec Clara au c&#339;ur de Lyon. Bahia, elle, m&#232;re de trois enfants, est partie pour Al&#232;s : &#171; &lt;i&gt;Nous avons d&#233;couvert le travail &#224; distance pendant le confinement et je me suis dit qu'on pourrait vivre plus loin, ou ailleurs, ou autrement.&lt;/i&gt; &#187; Ainsi na&#238;t l'id&#233;e de partir, sans compter que &#171; &lt;i&gt;le confinement a permis la prise de conscience qu'il y a une vie tr&#232;s riche ailleurs&lt;/i&gt; &#187;, souligne Brigitte, retrait&#233;e, qui a choisi de r&#233;sider avec son mari Hans, dans la Dr&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La ville soudain insupportable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute pour certains le d&#233;samour de Paris. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais depuis vingt et un ans dans cet appartement dont j'ai &#233;t&#233; locataire et depuis peu propri&#233;taire&lt;/i&gt; &#187;, explique Catherine, institutrice retrait&#233;e qui a quitt&#233; la rue Riquet pour s'installer en Corr&#232;ze sur le plateau de Millevaches. &#171; &lt;i&gt;J'habitais le quartier de Marx Dormoy depuis trente-deux ans. Pourquoi ai-je choisi de vendre et de partir de Paris et du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ? C'est pour retrouver (ou trouver) paix et s&#233;r&#233;nit&#233; et on peut dire que les probl&#232;mes du quartier contribuent &#224; mon d&#233;part.&lt;/i&gt; &#187; M&#234;me son de cloche chez les plus jeunes : le constat est fait que Paris, c'est difficile &#224; vivre et d'un coup, &#231;a devient insupportable. La rupture se vit m&#234;me comme une rupture affective. &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais amoureux de Paris, j'y suis n&#233;, j'y ai mes amis d'adolescent, d'adulte, observe Pascal jeune retrait&#233; de l'enseignement d&#233;sormais install&#233; dans le Couserans en Ari&#232;ge. Quand je partais un mois l'&#233;t&#233; le m&#233;tro me manquait, sa diversit&#233;, ses maigres, ses gros, ses fous, le patrimoine y compris populaire.&lt;/i&gt; &#187; Noga (la cinquantaine, historienne des id&#233;es et philosophe) qui a embarqu&#233; toute sa petite famille pour Florence (Italie), approuve : &#171; &lt;i&gt;Moi, j'ai ador&#233; &#234;tre &#233;tudiante &#224; Paris, je suis une enfant de Paris, Londres, New York&lt;/i&gt; &#187; C'est aussi ce que r&#233;sume Bahia : &#171; &lt;i&gt;J'avais perdu l'attachement &#224; Paris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons positives ou n&#233;gatives, d&#233;sir d'ailleurs ou fuite, l'envie de partir s'impose : &#171; &lt;i&gt;J'ai eu le coup de foudre pour cette r&#233;gion de l'Ari&#232;ge, pour les gens, les paysages et l'ambiance&lt;/i&gt; &#187;, raconte Pascal. Noga et sa famille en ont tout simplement eu marre de la ville : &#171; &lt;i&gt;De la pollution, de la densit&#233; de population, une ville trop dense, trop intense, mal g&#233;r&#233;e, sale. C'&#233;tait dur. Finalement, partir de Paris correspond &#224; la recherche d'un bien-&#234;tre psychologique et physique.&lt;/i&gt; &#187; Parfois, c'est une fois la d&#233;cision prise que les motivations sautent aux yeux. &#171; &lt;i&gt;Je r&#233;alise r&#233;trospectivement toutes les agressions que je subissais, voir les violences dans la rue, les flics, les gens qui pissent dehors&lt;/i&gt; &#187;, observe Pascal. Tout comme Hans, d&#233;sormais install&#233; dans la Dr&#244;me : &#171; &lt;i&gt;Je suis content d'aller dans un endroit o&#249; on respire mieux, o&#249; on n'est pas tout le temps en train de se frotter les uns contre les autres&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, qu'est ce qui a chang&#233; ? C'&#233;tait mieux avant ? &#171; &lt;i&gt;Ce qui a chang&#233; &#224; Paris c'est l'ambiance, r&#233;sume Hans. Avant, c'&#233;tait super, c'&#233;tait m&#233;lang&#233;, par exemple sur la Butte il y avait un voisinage, des relations. Maintenant &#231;a se parle plus, &#231;a se m&#233;lange plus, c'&#233;tait plus d&#233;tendu avant et c'est devenu d&#233;sagr&#233;able.&lt;/i&gt; &#187; La d&#233;gradation de certains quartiers se fait aussi ressentir. &#171; &lt;i&gt;J'ai travaill&#233; trente ans dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, que j'ai aim&#233;, o&#249; j'ai habit&#233;, avant que les probl&#232;mes du quartier, de la rue Riquet, me le fassent d&#233;tester&lt;/i&gt; &#187;, explique Catherine. L'enfer, c'est les autres ? Ou la ville ? Les avis sont partag&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Je r&#233;fl&#233;chis : l&#224; o&#249; je me suis install&#233;, je ne suis plus agress&#233; par la pub, je ne vois plus l'effroyable mis&#232;re, je ne vois plus des gens d&#233;sint&#233;gr&#233;s, ni la pauvret&#233; culturelle et mat&#233;rielle hurlante des in&#233;galit&#233;s et j'ai d&#233;couvert en creux ce que j'avais gagn&#233; &lt;/i&gt; &#187;, explique Pascal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus d'espace pour moins cher ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous sont d'accord avec Bahia : &#171; &lt;i&gt;Paris c'est tr&#232;s bien pour la vie estudiantine mais quand on a des enfants on a envie d'un jardin, de plus d'espace.&lt;/i&gt; &#187; Thibaut, 28 ans, n'a pas d'enfants mais confirme : &#171; &lt;i&gt;Pendant le confinement je faisais au moins deux visios par jour et ma copine aussi. Dans 30 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; c'est clairement insupportable, d'autant qu'&#224; Paris on a cette vision que l'appartement c'est pour dormir, pas pour y vivre, parce qu'on n'a pas les moyens d'avoir un espace de vie suffisant. Nous, ce n'est pas la ville que nous avons abandonn&#233;e, puisque nous nous sommes install&#233;s &#224; Lyon, mais on a multipli&#233; par trois la surface de notre appartement avec un vrai bureau et c'est une vie plus calme, moins stressante.&lt;/i&gt; &#187; Noga insiste &#233;galement sur la &#171; &#171; libert&#233; financi&#232;re retrouv&#233;e &#187; gr&#226;ce &#224; un co&#251;t de la vie moindre. Tout comme Catherine : &#171; &lt;i&gt;En fait, apr&#232;s le confinement j'ai lou&#233; un chalet sur le plateau de Millevaches pour les vacances. Et pendant ce s&#233;jour j'ai d&#233;couvert une petite maison avec des pommiers et je l'ai achet&#233;e car le prix &#233;tait abordable, 50 000 &#8364;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour beaucoup, l'envie m&#234;me de se reconnecter avec la nature, de pouvoir facilement sortir de la ville sont d&#233;crits comme un besoin vital. Pour nombre de familles, le souci de donner &#224; leurs enfants &#171; un autre environnement &#187; entra&#238;ne m&#234;me un &#171; exode p&#233;dagogique &#187;, comme le dit Bahia : &#171; &lt;i&gt;Nous avons d&#233;m&#233;nag&#233; car nous cherchions une &#233;cole alternative. Nous en avons trouv&#233; une pas trop ch&#232;re &#224; Al&#232;s, qui nous a permis d'allier l'envie de campagne, de plus d'espace, et la possibilit&#233; de scolariser nos enfants dans une &#233;cole Steiner. D'ailleurs, nous avons &#233;t&#233; surpris, en arrivant, de rencontrer de nombreux parents motiv&#233;s par la m&#234;me chose.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des rapports sociaux plus humains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au fond, tous mettent en &#339;uvre le d&#233;sir de changer de vie, pour lui trouver plus de sens, un changement de cap. &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s avoir s&#233;journ&#233; deux mois et demi dans ma petite maison avec les pommiers, explique Catherine, je me suis demand&#233; pourquoi je rentrerais &#224; Paris et la r&#233;ponse, compte tenu de l'accueil des gens sur place, du village, c'est que j'ai d&#233;cid&#233; de m'y installer.&lt;/i&gt; &#187; Car oui, les Parisiens jugent s&#233;v&#232;rement les relations sociales dans la capitale et trouvent les habitants d'autres r&#233;gions accueillants, sympas, plus faciles. &#171; &lt;i&gt;Ce que j'aime sur le plateau c'est le calme, observe ainsi Catherine. La bienveillance des habitants, retrouver le bon sens et l'&#233;quilibre des gens qui s'occupent des autres.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, autant se passer de Paris, m&#234;me si, pour certains de ceux qui sont partis, l'animation culturelle de la capitale est parfois regrett&#233;e. &#171; &lt;i&gt;Paris c'est se laisser embarquer, il y a toujours des choses &#224; voir ou &#224; faire &lt;/i&gt; &#187;, remarque Brigitte. Mais souvent les co&#251;ts et le rythme de vie rendent ces loisirs difficilement accessibles. &#171; &lt;i&gt;La vie culturelle, on ne pouvait pas vraiment y acc&#233;der &#224; cause du prix&lt;/i&gt; &#187; note Thibaut. &#171; &lt;i&gt;Et puis, nous sommes partis pour une petite ville, et c'est tr&#232;s bien&lt;/i&gt; &#187;, observe Noga. Au final donc, pas de regret, et le plaisir de la d&#233;couverte : &#171; &lt;i&gt;Ici, on a l'impression que tout est &#224; &#233;chelle humaine &lt;/i&gt; &#187; ajoute-t-elle. Et cela ne signifie pas forc&#233;ment qu'on d&#233;teste Paris et le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &#171; &lt;i&gt;J'aime toujours Paris, me promener dans les rues, c'est beau&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Brigitte. &#171; &lt;i&gt;Parfois les escaliers de la Butte me manquent, les rues de la Goutte d'Or, le march&#233; Saint-Pierre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image : Olga Blomme et Pixabay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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