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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Clarisse Hahn et les &#171; princes &#187; de Barb&#232;s</title>
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		<dc:date>2021-10-05T17:09:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Loubeski</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lors des r&#233;centes rencontres photographiques d'Arles le travail de Clarisse Hahn, &#171; Princes de la rue &#187;, a &#233;t&#233; tr&#232;s remarqu&#233;. Ses mod&#232;les : des vendeurs de cigarettes &#224; la sauvette camp&#233;s sous le m&#233;tro a&#233;rien. &lt;br class='autobr' /&gt; Clarisse Hahn est dipl&#244;m&#233;e des Beaux-Arts. Refusant de s'enfermer dans le seul statut de photographe, elle r&#233;alise des documentaires (Kurdish Lover), de la fiction (Mescaline), cr&#233;e des installations vid&#233;o. Depuis 1998, dans un vaste projet baptis&#233; Boyzone, elle &#233;tudie, &#224; travers le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-goutte-d-or-1215-.html" rel="directory"&gt;Goutte d'or&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1207-6abb3.jpg?1787829518' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lors des r&#233;centes rencontres photographiques d'Arles le travail de Clarisse Hahn, &#171; Princes de la rue &#187;, a &#233;t&#233; tr&#232;s remarqu&#233;. Ses mod&#232;les : des vendeurs de cigarettes &#224; la sauvette camp&#233;s sous le m&#233;tro a&#233;rien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Clarisse Hahn est dipl&#244;m&#233;e des Beaux-Arts. Refusant de s'enfermer dans le seul statut de photographe, elle r&#233;alise des documentaires (Kurdish Lover), de la fiction (Mescaline), cr&#233;e des installations vid&#233;o. Depuis 1998, dans un vaste projet baptis&#233; Boyzone, elle &#233;tudie, &#224; travers le monde (notamment au Mexique) la masculinit&#233; dans l'espace public. M&#234;me lorsque les corps se d&#233;nudent, son intention n'est pas de les &#233;rotiser. Avant de regarder les photos de Clarisse Hahn, le spectateur doit faire abstraction de l'iconographie homosexuelle associ&#233;e &#224; ce type de sujets. Scruter des hommes baignant quotidiennement dans la violence peut se r&#233;v&#233;ler dangereux mais l'artiste a besoin de cette intensit&#233;. Dans sa vie et dans son travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aux premi&#232;res loges&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En bas de chez elle, &#224; Barb&#232;s, elle est intrigu&#233;e par des groupes de jeunes. Des hommes entre eux, trentenaires. Le club est tr&#232;s ferm&#233; : ni femmes, ni ados, ni vieux. Ils sont en majorit&#233; originaires d'Afrique du Nord, lointains descendants de la politique coloniale de la France &#8211; dans l'exposition pr&#233;sent&#233;e &#224; Arles figuraient deux photos d'archives prises pendant la Grande Guerre et montrant des soldats africains. Leur point de ralliement est sous le m&#233;tro. L&#224; une hi&#233;rarchie prend forme, avec ses codes, des solidarit&#233;s se cr&#233;ent. Ces hommes ne sont pas des clochards. Leurs petits boulots, plus ou moins licites, leur permettent de s'offrir des abris pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clarisse parle beaucoup avec eux. Elle rep&#232;re ceux qui seront les plus r&#233;ceptifs &#224; sa d&#233;marche. Une chose la frappe : la posture pleine de superbe qu'ils arborent au dehors. Une fa&#231;on de tenir en respect la d&#233;ch&#233;ance qui guette. Le vernis se craqu&#232;le d&#232;s qu'ils se sentent en s&#233;curit&#233;. Le ca&#239;d se fait tendre, d&#233;pose son armure au vestiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photographe s'attache &#224; la g&#233;ographie du corps de ces hommes. Tatou&#233;s, z&#233;br&#233;s de cicatrices. Difficile de conna&#238;tre l'origine de ces balafres. Des bagarres entre bandes, des signes d'appartenance &#224; un gang, de l'auto-mutilation ? Une chose est certaine : la rue marque et use tr&#232;s vite ceux qui s'y attardent. Imprimant la violence sur la peau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;El&#233;ment perturbateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Travailler dans son quartier a ses avantages. Clarisse Hahn prend beaucoup de clich&#233;s. Parfois depuis sa fen&#234;tre, &#224; toute heure, en toute saison. Elle aime d&#233;clencher vite, capter une chute de neige illumin&#233;e par un r&#233;verb&#232;re, le d&#233;but d'une rixe, un repas improvis&#233;. Elle pr&#233;f&#232;re la spontan&#233;it&#233; &#224; la mise en sc&#232;ne. Elle est consciente d'&#234;tre un &#233;l&#233;ment perturbateur. Sa pr&#233;sence modifie forc&#233;ment les comportements. Un individu &#233;merge parfois du groupe et se pr&#234;te au jeu du portrait. Vient ensuite le tri des photos, une sorte de lente d&#233;cantation. M&#234;me si l'image peut parler d'elle-m&#234;me l'artiste tient &#224; lui accoler un titre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clarisse Hahn aime Sophie Calle, Nan Goldin mais aussi la peinture de la Renaissance italienne. On en trouve un &#233;cho dans l'esth&#233;tique de ces corps &#233;clatants mais malmen&#233;s par la rudesse de l'existence. Se consacrant aux &#171; &lt;i&gt;Princes de la rue&lt;/i&gt; &#187; depuis 2018 elle n'a pas encore &#233;puis&#233; le sujet. &#171; &lt;i&gt;Je n'arrive pas &#224; d&#233;crocher de Barb&#232;s&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clare-t-elle. Au point de pr&#233;parer un documentaire o&#249; figureront les principaux personnages de ses photos. Le chantier n'en est qu'&#224; son d&#233;but.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Clarisse Hahn&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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