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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>La vie en noir des petits commer&#231;ants</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un coiffeur qui imagine des &#171; coupes &#224; masque &#187;, des restaurants qui se r&#233;inventent, un artiste-peintre t&#233;tanis&#233; par le spectre du monde futur. Libraires, fleuristes ou restaurateurs : &#171; On est tous dans la merde &#187;, disent ces commer&#231;ants de Montmartre. &lt;br class='autobr' /&gt; Avec dix &#224; douze millions de touristes par an et des r&#233;sidents plut&#244;t ais&#233;s, il faisait bon &#234;tre commer&#231;ant &#224; Montmartre, malgr&#233; des loyers exorbitants. Mais le 14 mars &#224; minuit, le temps s'est arr&#234;t&#233; pour les caf&#233;s, bars et restaurants, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-consommation-.html" rel="directory"&gt;Consommation&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L138xH150/arton996-a2073.png?1787829606' class='spip_logo spip_logo_right' width='138' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un coiffeur qui imagine des &#171; coupes &#224; masque &#187;, des restaurants qui se r&#233;inventent, un artiste-peintre t&#233;tanis&#233; par le spectre du monde futur. Libraires, fleuristes ou restaurateurs : &#171; On est tous dans la merde &#187;, disent ces commer&#231;ants de Montmartre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec dix &#224; douze millions de touristes par an et des r&#233;sidents plut&#244;t ais&#233;s, il faisait bon &#234;tre commer&#231;ant &#224; Montmartre, malgr&#233; des loyers exorbitants. Mais le 14 mars &#224; minuit, le temps s'est arr&#234;t&#233; pour les caf&#233;s, bars et restaurants, le 17 mars pour les autres. Depuis, plus de rentr&#233;es d'argent alors que loyers, charges et factures courent toujours. Les assureurs font la sourde oreille et l'&#201;tat tarde &#224; rembourser les salaires avanc&#233;s par les commer&#231;ants qui ont d&#251; mettre leurs employ&#233;s en ch&#244;mage partiel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Restaurants en p&#233;ril&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s des Abbesses, Marcel, patron de la pizzeria &#233;ponyme Marcello, s'indigne : &#171; &lt;i&gt;Le 14 mars, je venais de faire mes courses, les frigos &#233;taient pleins. Macron n'avait rien dit 48 heures plus t&#244;t !&lt;/i&gt; &#187; Six semaines plus tard, les aides de 1500 &#8364; pour petits entrepreneurs commencent &#224; peine &#224; tomber alors que, sur les devantures ferm&#233;es des magasins du quartier, apparaissent des signes de d&#233;tresse : &#224; louer, bail &#224; c&#233;der, &#224; vendre. Pour &#233;viter de tout jeter, Marcel comme d'autres fait de la vente &#224; emporter. &#171; &lt;i&gt;&#199;a marche tr&#232;s bien, mais &#231;a ne couvre pas les frais.&lt;/i&gt; &#187; Le restaurateur, qui vient en outre de perdre son fr&#232;re du Covid-19, voit l'avenir en noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les hauteurs de la Butte, Laurent Bretonnes, propri&#233;taire depuis 23 ans de La Taverne de Montmartre, s'est rendu compte qu'il ne pourrait plus fonctionner comme avant. L'ancienne ferronnerie, transform&#233;e en restaurant il y a 99 ans, affichait toujours complet avec un menu &#224; 16 &#8364; et un d&#233;cor rustique. 35 couverts par repas, tables au bord des pav&#233;s, cinq employ&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Avec moiti&#233; moins de clients pour respecter les distances et plus que deux petites tables en terrasse, &#231;a ne sera plus possible de maintenir mes prix&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te-t-il. Il rouvre avec une nouvelle carte de plats &#224; emporter, des quiches et cr&#234;pes &#171; pour les gens du quartier &#187;, lui et sa fille seuls aux fourneaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;brouille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face aux factures qui s'entassent, une tapissi&#232;re de la rue Caulaincourt s'est mise &#224; confectionner des masques lavables en tissu pour payer le loyer. D'autres artistes de la machine &#224; coudre ont aussi fabriqu&#233; des masques, certains gratuitement. Avec du tissu trainant dans leur atelier/boutique Lab30 et tout ce qui leur restait d'&#233;lastique, Laurent Pautrat et Guillaume Trontin en font une cinquantaine et les empilent dans un carton qu'ils posent dans la rue devant la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solidarit&#233; &#233;galement chez Charles Hassan, patron du restaurant Grain de Folie ouvert en septembre. Il est rest&#233; aux fourneaux pour concocter des petits plats gratuits pour les h&#244;pitaux avec le Collectif Solidaire, &#233;paul&#233; b&#233;n&#233;volement par ses huit employ&#233;s, tous en ch&#244;mage partiel. Chaque matin des &#171; colis myst&#232;res &#187; d'aliments sont livr&#233;s &#224; 40 restaurants du r&#233;seau parisien. A chacun de cr&#233;er son repas pour les soignants. &#171; &lt;i&gt;Rester &#224; la maison sans rien faire, c'&#233;tait pas pour moi&lt;/i&gt; &#187; dit-il. Petit &#224; petit, lui aussi se met &#224; &#171; l'emporter &#187;, revenant dans le circuit commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Majid Mohammad, fleuriste propri&#233;taire de Muse, a &#171; le moral &#224; z&#233;ro &#187; car il venait de signer pour une deuxi&#232;me boutique quand le confinement a &#233;t&#233; d&#233;cret&#233;. Mi-avril, il a repris la vente en livrant dans tout Paris des fleurs achet&#233;es chez des petits producteurs locaux ou &#224; Rungis, tout en s'interrogeant sur le fait que l'on trouve des fleurs dans les supermarch&#233;s ou petites &#233;piceries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s avril, la Librairie des Abbesses et La R&#233;guli&#232;re &#224; la Goutte d'Or ont permis &#224; leurs clients de passer commande puis de venir chercher leurs livres sur rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Masques, gel, gants, distances, tous se pr&#233;parent pour ce mois de mai si diff&#233;rent. Coiffeur, Lazzaro Franco a ouvert en juillet un salon qu'il voulait &#171; convivial &#187; avec une table ronde pour discussions anim&#233;es. Il devra tout repenser. Grand, le bras long, il pourra peut-&#234;tre garder la distance n&#233;cessaire avec ses clientes, mais s'attend &#224; un futur compliqu&#233;. &#171; &lt;i&gt;Je ne veux ni infecter les autres ni attraper le virus, dit-il. L'apr&#232;s sera lourd. Et il faudra adapter la coiffure au masque.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et apr&#232;s ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si les interrogations fusent sur le fonctionnement du commerce apr&#232;s le 11 mai, l'inqui&#233;tude sur le long terme est encore plus forte. &#171; &lt;i&gt;Les gens seront anxieux pour leur sant&#233;, inquiets pour l'avenir, ils auront moins d'argent, il n'y aura plus de touristes pendant longtemps&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;voit Candy Miller de Paperdolls, une boutique ouverte en 2011 qui propose des v&#234;tements, bijoux et accessoires d'une vingtaine de cr&#233;ateurs, la plupart confectionn&#233;s en France. &#171; &lt;i&gt;Il faudra des gants, du gel, revoir les cabines, l'essayage.&lt;/i&gt; &#187; Contrairement &#224; d'autres, elle s'est refus&#233;e &#224; faire des promotions pendant le confinement. &#171; &lt;i&gt;C'est &#233;thique, ce n'est pas le moment.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raphael Rafeq, l'un des 260 artistes-peintres autoris&#233;s &#224; travailler sur la place du Tertre, pr&#233;voit aussi &#171; &lt;i&gt;une situation tr&#232;s grave. Nous les portraitistes, on a le contact direct, le client est &#224; 20 centim&#232;tres, comment on va faire ? Et les touristes, quand vont-ils revenir ? Vont-ils venir avec le masque ?&lt;/i&gt; &#187; En attendant il tente de peindre mais n'y arrive pas. &#171; &lt;i&gt;Quand on n'a pas le moral, &#231;a ne marche pas.&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : S&#233;verine Bourguignon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Coopaparis : l'affaire de tous</title>
		<link>https://www.18dumois.info/coopaparis-l-affaire-de-tous.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:18:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Odile Fargier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comment organiser la lutte contre le virus dans une boutique g&#233;r&#233;e collectivement par quelque 400 coop&#233;rateurs ? &lt;br class='autobr' /&gt; Simple ? Non vraiment pas. Mais avant m&#234;me la date fatidique du 17 mars ordonnant le confinement, les premi&#232;res consignes sont arriv&#233;es, &#224; l'initiative de la commission hygi&#232;ne. Respect des distances dans la boutique (limitation du nombre de personnes pr&#233;sentes simultan&#233;ment, allongement des heures d'ouverture), d&#233;sinfection des poign&#233;es de portes, interrupteurs, surveillance (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-consommation-.html" rel="directory"&gt;Consommation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment organiser la lutte contre le virus dans une boutique g&#233;r&#233;e collectivement par quelque 400 coop&#233;rateurs ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Simple ? Non vraiment pas. Mais avant m&#234;me la date fatidique du 17 mars ordonnant le confinement, les premi&#232;res consignes sont arriv&#233;es, &#224; l'initiative de la commission hygi&#232;ne. Respect des distances dans la boutique (limitation du nombre de personnes pr&#233;sentes simultan&#233;ment, allongement des heures d'ouverture), d&#233;sinfection des poign&#233;es de portes, interrupteurs, surveillance des stocks de savon liquide et essuie-tout, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis d&#233;but avril, les mesures sont draconiennes, rappel&#233;es en permanence sur la page d'accueil du site, l'outil indispensable pour s'informer, s'inscrire aux diff&#233;rentes t&#226;ches, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rigueur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233;cessit&#233; pour tous de porter un masque (on peut acheter cet accessoire &#224; prix co&#251;tant sur place, en tissu bien s&#251;r) ou, &#224; d&#233;faut, une &#233;charpe sur le nez et la bouche. Pas plus de trois coop&#233;rateurs &#224; la fois dans la boutique en plus de l'&#233;quipe de service. D&#232;s l'entr&#233;e, rappel des consignes par le b&#233;n&#233;vole charg&#233; de l'accueil puis direction l'&#233;vier pour un savonnage m&#233;thodique des mains. Pas d'essuie-mains collectif mais un rouleau de papier. Les tabliers et lingettes sont lav&#233;s apr&#232;s chaque service par des volontaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre b&#233;n&#233;vole, mains gant&#233;es, sert fromages, laitages et viandes. Pour le reste, chacun se sert mais on ne repose pas un produit que l'on a pris en main. M&#234;mes pr&#233;cautions &#224; la caisse : chaque coop&#233;rateur indique le prix de ses achats, pose et reprend &#224; bout de bras sur la balance ceux &#224; peser, paie par ch&#232;que qu'il remplit avec son propre stylo, puis ressort rapidement afin de permettre au coop&#233;rateur suivant d'entrer car la file d'attente s'allonge sur le trottoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La convivialit&#233; en a pris un coup : faire ses courses &#224; la coop, dans cette boutique pas comme les autres o&#249; chacun doit s'impliquer et travailler plusieurs fois par an, c'&#233;tait aussi l'occasion de rencontrer des potes et discuter un peu. D&#233;sormais on se sourit, on prend des nouvelles en deux phrases et au revoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des fournisseurs au rendez-vous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; fournisseurs, tous ont r&#233;pondu pr&#233;sent, sauf pour les fromages de Franche-Comt&#233; pendant le pic de l'&#233;pid&#233;mie dans le Grand Est. Un autre est m&#234;me venu s'ajouter en plein confinement : Coopaparis est devenu un point de d&#233;p&#244;t de Poiscaille &#171; le circuit court de la mer &#187;, qui livre poissons et crustac&#233;s de petits p&#234;cheurs fran&#231;ais soucieux de pratiques durables. Alors que beaucoup de mareyeurs ont profit&#233; de cette crise pour &#233;craser les prix, Poiscaille a maintenu les siens et redoubl&#233; d'efforts pour soutenir ses matelots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, &#224; chaque ouverture, la boutique ne d&#233;semplit pas, m&#234;me si, comme partout, les &#339;ufs et la farine arrivent au compte-goutte. Et bien s&#251;r, les m&#234;mes r&#232;gles de s&#233;curit&#233; s'appliquent pour les livraisons. Un petit miracle quand on sait que plusieurs dizaines de personnes se succ&#232;dent sur les diff&#233;rentes t&#226;ches. Alors, comme le furet, les consignes passent de main en main. Pas simples &#224; respecter certes, mais rassurantes pour tous. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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