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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>&#171; Marx Dormoy m'a fait aimer paris a nouveau &#187;</title>
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		<dc:date>2020-10-02T17:53:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Portaluppi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lola Lafon est dans la vie comme sur la photo : pr&#233;sente et discr&#232;te, en &#233;quilibre et sur le fil, courtoise mais sans sourire inutile. Son dernier roman, Chavirer, est sur la liste finale des prix litt&#233;raires de la rentr&#233;e. Rencontre en terrasse. &lt;br class='autobr' /&gt; A quoi tient le destin d'une &#233;crivaine ? Comment se tisse ce rapport si particulier aux mots, aux personnages, aux livres ? Pour Lola Lafon, c'est peut-&#234;tre dans une librairie de quartier et dans un rapport singulier &#224; la France que l'histoire a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1111-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH117/arton1049-455bb.jpg?1694945180' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lola Lafon est dans la vie comme sur la photo : pr&#233;sente et discr&#232;te, en &#233;quilibre et sur le fil, courtoise mais sans sourire inutile. Son dernier roman, Chavirer, est sur la liste finale des prix litt&#233;raires de la rentr&#233;e. Rencontre en terrasse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quoi tient le destin d'une &#233;crivaine ? Comment se tisse ce rapport si particulier aux mots, aux personnages, aux livres ? Pour Lola Lafon, c'est peut-&#234;tre dans une librairie de quartier et dans un rapport singulier &#224; la France que l'histoire a commenc&#233;. Elle est n&#233;e dans l'Hexagone en 1974 mais jusqu'&#224; l'&#226;ge de 13 ans, pour elle &#171; &lt;i&gt;la France c'&#233;tait un pays qui n'existait que dans les livres&lt;/i&gt; &#187;. L'explication ? Elle n'a que trois semaines quand ses parents, professeurs de fran&#231;ais, partent exercer leur m&#233;tier en Bulgarie et en Roumanie. Jusqu'&#224; l'adolescence, elle revient presque chaque ann&#233;e en France et &#224; chaque s&#233;jour, la m&#234;me merveille : une matin&#233;e enti&#232;re dans une librairie de quartier. &#171; &lt;i&gt;On allait faire le plein de livres, c'&#233;tait un vertige, en acheter autant d'un coup ! Longtemps la France &#233;tait pour moi un pays de fiction, un pays qui n'existait que dans les livres&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Retour en France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La famille revient d&#233;finitivement quand elle a 13 ans. Lola Lafon se passionne alors pour la danse, comme sa derni&#232;re h&#233;ro&#239;ne* : Cl&#233;o, 13 ans aussi, vivant &#224; Fontenay-sous-Bois, dans une famille modeste, sans ambition. Cl&#233;o se r&#234;ve danseuse pro et va tomber dans les rets d'une Cathy si chic, si gentille, trop gentille, en qu&#234;te de chair fra&#238;che pour messieurs d'un certain &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lola, elle, poursuit sa route, se cherche. Elle obtient un bac section danse, s'inscrit &#224; la Sorbonne en anglais, part &#224; New York danser et &#233;tudier l'art, revient &#224; Paris. Continue de danser, chante dans un groupe de rock et plonge tr&#232;s jeune dans le militantisme. Un de ses premiers combats : la lutte contre le CPE (contrat premi&#232;re embauche aussi qualifi&#233; de &#171; &lt;i&gt;Smic jeune&lt;/i&gt; &#187;). &#171; &lt;i&gt;J'avais besoin de faire quelque chose, pour reprendre ma vie en main, rencontrer des gens qui faisaient corps et bloc pour autre chose qu'eux-m&#234;mes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un engagement qu'on retrouve dans chacun de ses inoubliables personnages f&#233;minins : Landra, la jeune autonome antifa boulevers&#233;e par un viol dans &#171; &lt;i&gt;Une fi&#232;vre impossible &#224; n&#233;gocier&lt;/i&gt; &#187;, Nadia Comaneci, la gamine surdou&#233;e dans &#171; &lt;i&gt;La petite communiste qui ne souriait jamais&lt;/i&gt; &#187;, Patty Hearst l'h&#233;riti&#232;re, la fille de milliardaire ultra-privil&#233;gi&#233;e qui bascule du c&#244;t&#233; de ses kidnappeurs dans &#171; &lt;i&gt;Mercy, Mary, Patty&lt;/i&gt; &#187;. Et maintenant Cl&#233;o, engag&#233;e dans la danse et dans un long chemin vers le pardon. Car Cl&#233;o, pour pr&#233;server son r&#234;ve, a accept&#233; de jouer la rabatteuse pour Cathy aupr&#232;s de ses copines de coll&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi construire ses livres autour de personnages f&#233;minins ? &#171; &lt;i&gt;Parce que les femmes m'ont manqu&#233; dans les romans que j'ai lus. On &#233;crit en fait ce qu'on voudrait lire. Ce sont des femmes qui se cherchent, font des zigzags, des d&#233;tours, ne disent pas tout. Pas ce que j'appelle des personnages en carton, avec une seule fa&#231;ade. Elles cherchent comment faire, non pas pour d&#233;passer un probl&#232;me, une difficult&#233;, ou un traumatisme, je ne sais pas si on d&#233;passe&#8230; mais pour avancer. C'est ce qui m'int&#233;resse : savoir comment on se reconstruit m&#234;me sur des planches brinquebalantes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lola Lafon s'est construite, elle, autour d'une exigence : faire ce qu'elle aimait, la danse, la musique, l'&#233;criture. Bien s&#251;r il y a eu &#171; &lt;i&gt;plein de jobs pourris, vendeuse, serveuse, interpr&#232;te&lt;/i&gt; &#187; - elle parle roumain et anglais. &#171; &lt;i&gt;Mon id&#233;e c'&#233;tait de pouvoir vivre avec peu, pour ne pas &#234;tre encha&#238;n&#233;e. J'ai choisi ce luxe de faire ce que j'aimais&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a emm&#233;nag&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, &#224; Abbesses, il y a une vingtaine d'ann&#233;es. &#171; &lt;i&gt;[Cet arrondissement] fait partie de mon histoire d'adulte, c'&#233;tait mon tout premier studio seule. J'aimais la pr&#233;sence de la Commune dans ce quartier, la cohabitation des touristes et des habitants, les petites rues o&#249; j'ai plein de souvenirs, les c&#244;t&#233;s biscornus, la g&#233;ographie. J'aimais trainer au milieu des gens qui se l&#232;vent t&#244;t le matin et qui croisent ceux qui ne se couchent pas de la nuit&lt;/i&gt;. &#187; Apr&#232;s un d&#233;tour par le 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, elle est revenue dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; il y a deux ans &#171; &lt;i&gt;avec une sensation de bonheur inconditionnel. Paris s'est trop gentrifi&#233;. Marx Dormoy m'a refait aimer Paris, j'y ai retrouv&#233; un souffle incroyable !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Prix &#224; l'horizon ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui elle vit de son &#233;criture, elle a le temps et elle le prend : deux ans et demi pour &#233;crire son dernier roman. Un processus qui reste myst&#233;rieux. &#171; &lt;i&gt;J'emporte des carnets partout avec moi, j'y &#233;cris ce qui me passe par la t&#234;te, sans me censurer. C'est important de rester ouverte et de ne pas se juger. Paradoxalement quand on danse, alors qu'on s'observe sans cesse dans le miroir, on apprend &#224; se d&#233;tacher de son ego, on se regarde mais on apprend &#224; se voir de loin.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il faut travailler : &#171; &lt;i&gt;Je parcours mes carnets et souvent des images reviennent, comme une silhouette un peu lointaine qui se d&#233;couvre peu &#224; peu. Dans Chavirer c'est : qu'est-ce qui se passe quand, &#224; 48-50 ans, un &#233;v&#233;nement ressurgit du pass&#233; ? Quand j'&#233;cris, je peux prendre des fausses routes tr&#232;s longtemps, passer six mois &#224; construire un caract&#232;re. C'est comme une rencontre, plus je travaille, plus je connais le personnage. Il se transforme, je lui donne de la consistance, je le comprends peu &#224; peu&lt;/i&gt;. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me des violences faites aux femmes la hante depuis longtemps. &#171; &lt;i&gt;Je me r&#233;jouis car depuis mon premier livre Une fi&#232;vre impossible &#224; n&#233;gocier, en 2003, &#231;a a beaucoup chang&#233;. On parle de ces probl&#232;mes et m&#234;me si des femmes n'arrivent pas &#224; parler, ne peuvent pas raconter, elles savent qu'elles ne sont pas seules, qu'elles ne sont pas folles. Pour moi la litt&#233;rature doit s'emparer de tous les terrains&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chavirer&lt;/i&gt; avance, de son c&#244;t&#233;, sur un terrain quasi conquis, avec un bel accueil critique, un vrai succ&#232;s public et une promesse de prix qui la touche beaucoup : &#171; &lt;i&gt;Les prix, &#231;a fait plaisir, heureusement on peut &#233;crire sans en avoir, mais c'est hyper &#233;mouvant. Mes grands-parents &#233;taient amoureux fous de la culture fran&#231;aise, lui &#233;tait Bi&#233;lorusse et elle Polonaise. Mais elle ne savait pas &#233;crire. Pour moi, c'est tr&#232;s impressionnant de remporter des prix.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Elections : le bapt&#234;me du feu !</title>
		<link>https://www.18dumois.info/elections-le-bapteme-du-feu.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Portaluppi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ils ont 18 ans, ils habitent ou &#233;tudient dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et ont bien l'intention d'aller voter en avril et mai prochains pour d&#233;signer le nouveau pr&#233;sident de la R&#233;publique.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec une motivation sans faille malgr&#233; une vraie m&#233;fiance envers la classe politique.
&lt;br class='autobr' /&gt; Ils l'ont tous fait : v&#233;rifier qu'ils &#233;taient bien inscrits sur les listes &#233;lectorales. Avant m&#234;me la fin de l'ann&#233;e 2016, Victor, Ang&#232;le, Tom, Dylan et Jeanne, 18 ans tout juste, ont voulu &#234;tre s&#251;rs qu'ils pourraient voter aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18e-690-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils ont 18 ans, ils habitent ou &#233;tudient dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et ont bien l'intention d'aller voter en avril et mai prochains pour d&#233;signer le nouveau pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec une motivation sans faille malgr&#233; une vraie m&#233;fiance envers la classe politique.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
Ils l'ont tous fait : v&#233;rifier qu'ils &#233;taient bien inscrits sur les listes &#233;lectorales. Avant m&#234;me la fin de l'ann&#233;e 2016, Victor, Ang&#232;le, Tom, Dylan et Jeanne, 18 ans tout juste, ont voulu &#234;tre s&#251;rs qu'ils pourraient voter aux &#233;lections pr&#233;sidentielles ce printemps, pour la toute premi&#232;re fois. Aucun ne s'est m&#234;me pos&#233; la question cruciale : aller voter ou pas ? ... &lt;a href=&#034;http://www.18dumois.info/spip/spip.php?page=ou_nous_trouver&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;(Lire la suite dans le num&#233;ro de mars 2017)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;
Illustration : &#169; Pinter&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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