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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Ballade litt&#233;raire. Comme un jeu d'enfants</title>
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		<dc:date>2022-12-31T14:52:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martine Souloumiac</dc:creator>



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&lt;p&gt;Montmartre, la Goutte d'Or, Pigalle, les quartiers du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ont inspir&#233; de nombreux peintres, cin&#233;astes, auteurs-compositeurs mais aussi des &#233;crivains. Et puisqu'ils se racontent ici et l&#224; parmi les lignes des auteurs de diverses &#233;poques, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois a d&#233;cid&#233; de vous proposer une nouvelle rubrique : la balade litt&#233;raire. R&#233;guli&#232;rement, un texte extrait d'une &#339;uvre, connue ou non, sera ici d&#233;clin&#233; en un parcours photographique. &lt;br class='autobr' /&gt; Louis Bastide remontait la rue Clignancourt depuis le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1335-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH98/arton1380-6da4b.png?1690034730' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Montmartre, la Goutte d'Or, Pigalle, les quartiers du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ont inspir&#233; de nombreux peintres, cin&#233;astes, auteurs-compositeurs mais aussi des &#233;crivains. Et puisqu'ils se racontent ici et l&#224; parmi les lignes des auteurs de diverses &#233;poques, Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois a d&#233;cid&#233; de vous proposer une nouvelle rubrique : la balade litt&#233;raire. R&#233;guli&#232;rement, un texte extrait d'une &#339;uvre, connue ou non, sera ici d&#233;clin&#233; en un parcours photographique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Louis Bastide remontait la rue Clignancourt depuis le carrefour Ordener sans cesser de courir avec son cerceau. La pente est tr&#232;s dure. Les chevaux sont oblig&#233;s de se mettre au pas ; et ils tirent par saccades, de toute l'encolure, en faisant des &#233;tincelles sur le pav&#233;. Un jour le petit Louis &#233;tait l&#224;, quand une voiture de pompiers tra&#238;n&#233;e par une b&#234;te magnifique arriva au galop et attaqua la pente. Apr&#232;s quelques m&#232;tres de mont&#233;e, elle se mit au pas comme les autres. Il est donc tr&#232;s difficile de conduire un cerceau sur une c&#244;te pareille. Il faut beaucoup de r&#233;solution et d'&#233;lan quand on commence ; ensuite la volont&#233; de ne pas faiblir, de ne pas &#233;couter sa fatigue, sans parler d'une grande habilet&#233; &#224; manier le b&#226;ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Bastide, en sortant de l'&#233;cole, s'&#233;tait rendu aussit&#244;t chez ses parents qui habitaient rue Duhesme, au troisi&#232;me &#233;tage, tout pr&#232;s du boulevard Ornano. Apr&#232;s avoir embrass&#233; sa m&#232;re, il lui avait montr&#233; ses cahiers, ses notes de travail et de conduite. Il n'avait rien demand&#233;, mais ses yeux brillaient. La m&#232;re avait regard&#233; les petites joues p&#226;les, le beau soleil qu'il faisait dehors ; et elle avait dit en t&#226;chant de ne pas laisser voir combien elle &#233;tait contente qu'il e&#251;t envie de jouer : &#171; &lt;i&gt;Eh bien ! Prends ton cerceau. Attention aux voitures. Rentre &#224; cinq heures&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cerceau &#233;tait grand et solide ; trop grand pour la taille de Louis. Mais c'est lui-m&#234;me qui l'avait choisi apr&#232;s de longues r&#233;flexions. Donc, il avait descendu l'escalier de la maison, le cerceau accroch&#233; &#224; son &#233;paule. Une fois dans la rue, il s'&#233;tait plac&#233; au milieu du trottoir, avait pos&#233; le cerceau bien droit, en le retenant l&#233;g&#232;rement avec les doigts de la main gauche. Puis il avait donn&#233; un coup sec. Le cerceau s'&#233;tait &#233;chapp&#233;. La pointe du b&#226;ton l'avait rattrap&#233; aussit&#244;t pour le maintenir dans la bonne route ; et depuis, Bastide et le cerceau avaient couru l'un derri&#232;re l'autre : un peu comme un enfant courrait derri&#232;re un chien qu'il tiendrait en laisse ; un peu aussi comme un cavalier qui se laisse porter par son cheval, tout en ne cessant pas de l'exciter et de le guider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le boulevard travers&#233;, il avait pris la rue Championnet. C'&#233;tait en ce temps l&#224; une rue un peu d&#233;serte, assez blanche et lumineuse. Presque pas de hautes maisons. Des constructions basses et allong&#233;es, qui s'ouvrent sur des cours int&#233;rieures, et qui n'ont sur la rue qu'une fen&#234;tre, qu'une lucarne, de loin en loin. Des portails. Des palissades. Le trottoir est clair, bien assez large. Et il est vide aussi. Le long mur qui file &#224; votre droite vous accompagne comme un camarade. Il y a trois, quatre r&#233;verb&#232;res jusqu'au prochain croisement. Tout cela est plein de facilit&#233;, de s&#233;curit&#233;, de bienveillance muette&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des becs de gaz si &#233;tranges&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Louis Bastide se donne le sentiment qu'il a une mission &#224; remplir. On l'a charg&#233; d'une certaine course, d'une chose &#224; porter, ou peut-&#234;tre &#224; annoncer. Mais l'itin&#233;raire n'est pas simple. Voici l'immense mur de la gare des marchandises, et la rue des Poissonniers dont les becs de gaz sont si &#233;tranges. Ils ont une couronne, comme les rois, une aur&#233;ole, comme les martyrs. La mission de Louis demande qu'il prenne par la gauche en traversant la chauss&#233;e, et qu'il aille vers les fortifications en suivant le long mur, en passant au pied des becs de gaz si &#233;tranges. Le jour baisse un peu. La rue commence &#224; se remplir d'une p&#233;nombre bleu&#226;tre, et d'un air presque froid. Le ciel reste lumineux, mais s'&#233;loigne encore. Louis s'oblige &#224; garder un petit pas de course tr&#232;s &#233;gal, &#224; peine plus rapide que la marche d'une grande personne. Le cerceau l'aide visiblement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Avant d'&#234;tre pris par la nuit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pont sur le chemin de fer de ceinture. Que dit la mission ? Qu'il ne faut pas le franchir, qu'il faut tourner &#224; gauche par la rue B&#233;lliard qui fait penser &#224; un chemin de banlieue. Comme c'est beau, une rue qui monte droit devant vous, et qui se termine au loin sur le ciel ! Celle-ci est belle particuli&#232;rement parce qu'elle n'en finit plus, et parce qu'elle fait croire, au-del&#224;, &#224; quelque immense pr&#233;cipice. Le p&#232;re de Louis l'appelle &#171; &lt;i&gt;chauss&#233;e&lt;/i&gt; &#187; Clignancourt, et non pas &#171; &lt;i&gt;rue&lt;/i&gt; &#187; comme les autres. Louis ne sait pas pourquoi, mais il ne s'&#233;tonne pas que cette rue merveilleuse ait une d&#233;signation &#224; part. La mission, maintenant, est d'arriver l&#224;-haut avant d'&#234;tre &#171; &lt;i&gt;pris par la nuit&lt;/i&gt; &#187; ; plus haut m&#234;me que ce qu'on aper&#231;oit ; jusqu'au sommet de la Butte. La mission ce sera de faire une sorte de reconnaissance, en suivant le bout de la rue Lamarck, pareil &#224; un chemin taill&#233; dans le roc, d'o&#249; l'on voit tout Paris, par-dessus les nouveaux jardins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement la rue Marcadet est &#224; son tour franchie. La grande mont&#233;e commence. C'est ainsi que Louis Bastide est arriv&#233; au palier de la rue Custine. Il continua son &#233;lan, et ne consentit &#224; souffler que lorsqu'il fut en haut de la rue. Ensuite, c'&#233;tait presque un repos. Louis avait le droit de monter la rue Muller au pas. Parvenu au bas de la rue Sainte-Marie*, il se demanda s'il passerait par la rue m&#234;me ou par l'escalier. Il choisit l'escalier. Pendant que Louis se servirait des marches, en se tenant le plus possible sur la gauche, le cerceau emprunterait la bordure de granit. On l'aiderait du b&#226;ton et de la main. La man&#339;uvre &#233;tait d&#233;licate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand enfin Louis Bastide se trouva rue Lamarck, arr&#234;t&#233;, tremblant de fatigue, le c&#339;ur battant trop fort, son cerceau bien rang&#233; contre lui, l'ombre commen&#231;ait &#224; sortir de toute l'&#233;paisseur et par toutes les fissures de la ville du monde la plus dense. Devant le porche du Sacr&#233;-C&#339;ur, des provinciaux, des &#233;trangers arriv&#233;s la veille, regardaient Paris gagn&#233; par les mouvements onduleux de l'ombre&#8230;. Rue Lamarck, Louis Bastide, faufilant son cerceau entre les visiteurs inquiets et les marchands de m&#233;dailles, avait repris sa course, et un enfant redescendait se confondre avec la masse de la ville o&#249; naissait le p&#233;tillement de la nuit&#8230;&#8226; d'apr&#232;s une id&#233;e de Martine Souloumiac&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Aujourd'hui, la rue Sainte-Marie est devenue la rue Paul Albert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du roman de Jules Romains Le 6 octobre, premier tome Les Hommes de bonne volont&#233;, Flammarion, 1932.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>De Momo &#224; Maurice Chevalier</title>
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		<dc:creator>Martine Souloumiac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi chanter Maurice Chevalier aujourd'hui ? Lui-m&#234;me disait : &#171; La seule image que l'on risque bien de garder de moi, c'est celle d'un type qui a un petit paquet de soleil sur la t&#234;te &#187;. C'est sans doute gr&#226;ce &#224; son canotier, &#171; son petit paquet de soleil sur la t&#234;te &#187;, qu'il est rest&#233; dans la m&#233;moire collective. Jacky Canal et Jean-Luc Tassel ont choisi de cr&#233;er ce spectacle car les chansons de Maurice Chevalier sont comme du champagne : p&#233;tillantes, joyeuses et fra&#238;ches. Elles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-theatre-108-.html" rel="directory"&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi chanter Maurice Chevalier aujourd'hui ? Lui-m&#234;me disait : &lt;i&gt;&#171; La seule image que l'on risque bien de garder de moi, c'est celle d'un type qui a un petit paquet de soleil sur la t&#234;te &#187;&lt;/i&gt;. C'est sans doute gr&#226;ce &#224; son canotier, &lt;i&gt;&#171; son petit paquet de soleil sur la t&#234;te &#187;&lt;/i&gt;, qu'il est rest&#233; dans la m&#233;moire collective. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jacky Canal et Jean-Luc Tassel ont choisi de cr&#233;er ce spectacle car les chansons de Maurice Chevalier sont comme du champagne : p&#233;tillantes, joyeuses et fra&#238;ches. Elles redonnent la p&#234;che et le sourire. Les deux artistes, pleins d'&#233;nergie et de talent, proposent un vagabondage entre chansons connues et moins connues sur des arrangements jazzy, orchestr&#233;s par Jean-Luc Tassel et port&#233;s par la voix swing de Jacky Canal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce minuscule th&#233;&#226;tre au milieu d'escaliers montmartrois (&#233;tant donn&#233; l'exigu&#239;t&#233; du lieu, il est conseill&#233; de r&#233;server), les deux comp&#232;res font partager leur plaisir de butiner les fleurs de la chanson fran&#231;aise du si&#232;cle dernier : &#171; Dans la vie, faut pas s'en faire &#187;, &#171; Valentine &#187;, &#171; C'est une fleur de Paris &#187;, &#171; Les gens honn&#234;tes sont des salauds qui nous chipent notre argot &#187;, &#171; Ma pomme &#187;, &#171; Les gars de M&#233;nilmontant &#187;, et bien d'autres. Certaines chansons sont revisit&#233;es avec humour : &#171; C'est mon homme &#187; devient &#171; C'est ma bonne &#187; ; les plus r&#233;centes du chanteur au canotier sont plus modernes : &#171; Danser le twist avec son canotier sur le c&#244;t&#233; &#187; ou la chanson du film &#171; Les Aristochats &#187;. On se r&#233;gale de r&#233;&#233;couter des chansons qu'on a l'impression de conna&#238;tre depuis toujours : c'est leur charme surann&#233; qui fait passer des textes sur des femmes battues, exploit&#233;es et qui en redemandent ! Une autre &#233;poque !&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br&gt;
* &lt;i&gt;Au Petit Th&#233;&#226;tre du Bonheur&lt;/i&gt;, Jacky Canal chante Maurice Chevalier, accompagn&#233; au piano par Jean-Luc Tassel. Les 3, 4, 19, 26 janvier et 2, 9 f&#233;vrier &#224; 15 h, 6 rue Drevet, 06 12 18 21 94.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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