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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Edgar Morin, la vie Montmartre</title>
		<link>https://www.18dumois.info/101-ans-le-8-juillet-dont-un-quart-de-siecle.html</link>
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		<dc:date>2022-07-01T18:07:58Z</dc:date>
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		<dc:creator>Emmanuel Lemieux</dc:creator>



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&lt;p&gt;101 ans le 8 juillet, dont un quart de si&#232;cle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Le doyen des intellectuels fran&#231;ais y a fa&#231;onn&#233; sa personnalit&#233; et sa vie affective, culturelle, amoureuse et combattante. &lt;br class='autobr' /&gt; Transgressons un peu la g&#233;ographie ! L'histoire d&#233;bute &#224; la fronti&#232;re du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Dans la nuit blanche du 8 juillet 1921, rien ne va comme il faut. Au troisi&#232;me &#233;tage d'un immeuble de rapport sans gr&#226;ce, au 10 de la rue Mayran, les feux br&#251;lent encore. Quatre heures trente du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-liberation-de-paris-.html" rel="directory"&gt;Lib&#233;ration de Paris&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1319-7816d.jpg?1690027824' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;101 ans le 8 juillet, dont un quart de si&#232;cle dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Le doyen des intellectuels fran&#231;ais y a fa&#231;onn&#233; sa personnalit&#233; et sa vie affective, culturelle, amoureuse et combattante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Transgressons un peu la g&#233;ographie ! L'histoire d&#233;bute &#224; la fronti&#232;re du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Dans la nuit blanche du 8 juillet 1921, rien ne va comme il faut. Au troisi&#232;me &#233;tage d'un immeuble de rapport sans gr&#226;ce, au 10 de la rue Mayran, les feux br&#251;lent encore. Quatre heures trente du matin. Il vagit enfin. Le docteur Schwabe, au chevet de Luna Beressi-Nahoum, fragilis&#233;e par les s&#233;quelles de la grippe espagnole, s'assied sur la chaise, et r&#233;clame du caf&#233;. Le petit s'&#233;tait pr&#233;sent&#233; vraiment trop mal au monde. Par le si&#232;ge et le cordon ombilical entortill&#233; autour de son cou. Durant de tr&#232;s longues minutes, le nouveau-n&#233; a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme mort. De cet arrachement inattendu &#224; une mort annonc&#233;e, na&#238;t une tr&#232;s forte relation entre ces deux survivants, la m&#232;re et le fils.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lyc&#233;e Rollin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s, Luna est fauch&#233;e par une crise cardiaque, quand Edgar est en dixi&#232;me au lyc&#233;e Rollin &#8211; aujourd'hui Jacques Decour. L'&#233;tablissement accueillait avant-guerre les &#233;l&#232;ves d&#232;s l'&#233;cole enfantine. C'est ici que le petit Edgar Nahoum a suivi toute sa scolarit&#233;, malgr&#233; les d&#233;m&#233;nagements loin du quartier et le d&#233;c&#232;s de sa m&#232;re. Il mit un point d'honneur &#224; ne jamais quitter son &#171; cher vieux Rollin &#187; et ses fr&#232;res de fortune. Depuis 1876, ce lyc&#233;e avait ouvert ses portes &#224; une population tr&#232;s m&#233;lang&#233;e : petite bourgeoisie de l'avenue Trudaine, employ&#233;s des magasins de la halle Saint-Pierre, artisans de Montmartre, banlieusards de la gare du nord et, depuis les ann&#233;es 1930, une forte proportion de juifs de l'Est. Les ann&#233;es 1930 voient les camps politiques s'opposer au lyc&#233;e, comme dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Front pop' contre Croix-de-Feu. &#171; &lt;i&gt;Mais, &#224; l'&#233;poque des ligues, j'&#233;tais le sceptique de service&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;crit Edgar.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rue Norvins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour son premier acte d'engagement, Edgar Nahoum alla, pr&#232;s du m&#233;tro Combat (Colonel-Fabien), pr&#234;ter main-forte au journal anarchiste SIA (Solidarit&#233; internationale antifasciste), p&#233;riodique fond&#233; en 1938 par le pacifiste Louis Lecoin et dont il &#233;tait fid&#232;le lecteur. Le lyc&#233;en y aida &#224; la confection de colis de solidarit&#233; destin&#233;s aux valeureux anarchistes de Catalogne. Premi&#232;re &#233;motion politique forte de l'adolescent : un meeting organis&#233; par les trotskistes sympathisants du POUM (antistalinien). Mais le jeune Edgar, de 15 &#224; 18 ans, m&#234;me s'il est de gauche, cultive l'esprit de curiosit&#233;, d&#233;teste les pr&#234;ches et les exclusions. Sa seconde grande &#233;motion politique s'exprime, l&#224; encore, au lyc&#233;e Rollin : il y apprend la chute de Barcelone (26 janvier 1939).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec son ami Jacques-Francis Rolland, fils d'un professeur de lettres &#224; Rollin et &#233;crivain, il se frotte &#224; la boh&#234;me montmartroise et fera la connaissance de l'&#233;crivain communiste Roger Vailland, verra de loin C&#233;line et Marcel Aym&#233;. Son &#171; &lt;i&gt;plus cher copain&lt;/i&gt; &#187; s'appelle Henri Salem, dit &#171; &lt;i&gt;Bouboule&lt;/i&gt; &#187;. Il sera connu durant la guerre d'Alg&#233;rie sous le nom d'Henri Alleg, auteur de La Question. Mais pour l'heure, il se moque toujours souverainement de la politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'exode&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les examens de l'acad&#233;mie de Paris du 9 juin 1940 ont &#233;t&#233; suspendus. Le 10 juin, le jeune homme arrive par l'un des derniers trains en gare de Matabiau &#8211; o&#249; se sont d&#233;j&#224; r&#233;fugi&#233;s ses oncles et tantes. Toulouse ressemble &#224; un bivouac grouillant. Un pays tout entier s'affole. Sur l'un de ses nombreux cahiers d'&#233;colier, il a consign&#233; apr&#232;s coup une sorte de po&#232;me testamentaire, &#233;crit &#224; la troisi&#232;me personne du singulier, pour mieux marquer la prise de distance. &#171; &lt;i&gt;Adieu &#224; Paris qu'il ne pense jamais revoir. Adieu la rue Mayran o&#249; devant jouer seul j'ai pu me d&#233;doubler, &#234;tre mon propre fr&#232;re. [&#8230;] Adieu mon vieux Rollin o&#249; je ne fus jamais parmi les tout premiers ni tout &#224; fait un cancre, o&#249; je me voyais tant&#244;t les deux mains tach&#233;es d'encre, tant&#244;t au tableau noir, les doigts tout blancs de craie. Adieu Quartier latin, le Luco, la Sorbonne, le Sainte-Genevi&#232;ve et tous les autres lieux o&#249; j'allais, assidu, mais je n'&#233;tais pas s&#233;rieux. [&#8230;] &lt;/i&gt; &#187; Il reviendra deux ans apr&#232;s. Transform&#233;. Aguerri.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Anvers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment le reconna&#238;tre ? Lui, Edgar, est coiff&#233; d'un chapeau &#224; plume de faisan, son signe de reconnaissance. Pr&#232;s de la bouche de m&#233;tro de la place de Clichy son contact est un certain Philippe : allure de jeune grand bourgeois, sans se forcer. Belle prestance, tr&#232;s Vichy et francisque. Il a une adresse place de la Madeleine, chez un avocat qui lui pr&#234;te ses bureaux et aussi une cave pour un substantiel d&#233;p&#244;t d'armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne connaissent pas leurs vrais noms. Ils se parlent en code. Cet instant de grande qualit&#233;, ils s'en souviendront toute leur vie. D'abord parce qu'Edgar est charg&#233; d'aider le responsable g&#233;n&#233;ral de la zone Nord (Paris-Versailles-Chartres). Philippe le lui confirme. Ensuite, parce qu'Edgar nourrira les contacts de plus en plus &#233;troits du groupe auquel il appartient, le Mouvement de r&#233;sistance des prisonniers de guerre et d&#233;port&#233;s (MRPGD), avec le r&#233;seau Pinot-Mitterrand et les communistes du Conseil national des prisonniers de guerre (CNPG). Michel Cailliau, dit &#171; Charette &#187;, s'entend bien avec les communistes, qu'il consid&#232;re comme de &#171; purs r&#233;sistants &#187;, ce qui n'est pas le cas des petits hommes vichystes de ce &#171; maudit Mitterrand &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant deux bonnes heures, les jeunes gens d&#233;ambulent en allers-retours sur ce terre-plein entre les places de Clichy et Blanche. Philippe sait qu'Edgar est communiste et qu'Edgar ignore qu'il le sait. Edgar ne sait pas que Philippe a d&#233;j&#224; re&#231;u deux balles tir&#233;es par un gestapiste, qu'il s'est &#233;vad&#233; de la prison de la Sant&#233; gr&#226;ce &#224; l'unit&#233; de contre-espionnage du MRPGD, sur ordre personnel du g&#233;n&#233;ral de Gaulle, et qu'il partira bient&#244;t &#224; Alger pour parlementer avec Henri Frenay sur le rapatriement des prisonniers de guerre fran&#231;ais des oflags et des stalags. Ni Edgar ni Philippe ne peuvent savoir que les mois qui viennent seront pour eux une p&#233;riode d&#233;cisive d'action et d'&#233;thique. Le premier s'appelle Jean Duprat-Geneau, alias Philippe Dechartre, un gaulliste de la premi&#232;re heure et futur ministre, le second se nomme d&#233;sormais Edgar Morin et, &#224; 22 ans, a grade de commandant dans la R&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rue Ordener&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la R&#233;sistance depuis 1943, il a exerc&#233; ses talents &#224; Toulouse, Marseille, Lyon et Grenoble. Pris beaucoup de risques. Vu des amis dispara&#238;tre, &#234;tre tortur&#233;s ou ex&#233;cut&#233;s. &#192; Paris, il organise avec efficacit&#233; son r&#233;seau, qui se rapproche et sera bient&#244;t absorb&#233; par celui de Mitterrand alias &#171; Morland &#187;. Part d'ombre : avec Morland, Morin, encourag&#233; par Marguerite Duras, condamne &#224; mort &#171; Savy &#187;, futur com&#233;dien, et &#171; Bourgeois &#187;, futur ponte de France musique, deux r&#233;sistants de la rue Ordener qui par d&#233;sinvolture ou tra&#238;trise sont fortement soup&#231;onn&#233;s de servir le r&#233;seau sur un plateau &#224; la Gestapo. Le r&#233;sistant Voltaire Ponchel n'aura pas le temps de liquider ces deux imprudents car ce jour-l&#224;, le 19 ao&#251;t 1944, &#233;clate l'insurrection parisienne. Ils s'&#233;vanouissent dans la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Morin qui r&#233;dige l'Appel &#224; l'insurrection des Parisiens pour lib&#233;rer Paris. Place de Clichy, derri&#232;re sa barricade, il n'utilisera pas vraiment son escopette rouill&#233;e. En revanche, il interviendra pour que l'on ne moleste pas et ne tonde pas les prostitu&#233;es de la place.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Place Jules-Joffrin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1945. Mariage express avec la future sociologue Violette Chappellaubeau alias &#171; Maggy &#187;. &#192; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, bien s&#251;r. &#192; peine l'encre s&#233;ch&#233;e, le couple fuit l'ennui de la routine retrouv&#233;e pour rejoindre la Premi&#232;re arm&#233;e en Allemagne, command&#233;e par de Lattre de Tassigny. Mission : aider &#224; la r&#233;organisation et &#224; la &#171; d&#233;nazification &#187; d'un pays en ruine. Une autre vie commence. Edgar Nahoum devient d&#233;finitivement Edgar Morin.&#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Th&#233;&#226;tre : l'Alambic s'&#233;teint</title>
		<link>https://www.18dumois.info/theatre-l-alambic-s-eteint.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Lemieux</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Durant 25 ans, un th&#233;&#226;tre de quartier a tenu vaillamment son rang. Les petits trafics, le temps qui passe, un sentiment d'abandon, les plans Vigipirate et le Covid-19 ont eu raison de l'Alambic qui est d&#233;sormais &#224; vendre. &lt;br class='autobr' /&gt; Monsieur Woo sauvera-t-il l'Alambic ? Cela aurait pu &#234;tre, justement, le titre d'une pi&#232;ce de caf&#233;-th&#233;&#226;tre comme il s'en proposait des dizaines en ce lieu depuis une quinzaine d'ann&#233;es, mais c'est une question existentielle. L'agent immobilier, Monsieur Woo, est sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/arton1306-4b2f8.png?1690765336' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Durant 25 ans, un th&#233;&#226;tre de quartier a tenu vaillamment son rang. Les petits trafics, le temps qui passe, un sentiment d'abandon, les plans Vigipirate et le Covid-19 ont eu raison de l'Alambic qui est d&#233;sormais &#224; vendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur Woo sauvera-t-il l'Alambic ? Cela aurait pu &#234;tre, justement, le titre d'une pi&#232;ce de caf&#233;-th&#233;&#226;tre comme il s'en proposait des dizaines en ce lieu depuis une quinzaine d'ann&#233;es, mais c'est une question existentielle. L'agent immobilier, Monsieur Woo, est sur les dents depuis deux ans. L'endroit est &#224; vendre. Cent m&#232;tres carr&#233;s, une jauge de cinquante spectateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo&#239;s le D&#251; est le dernier propri&#233;taire du th&#233;&#226;tre l'Alambic, pelotonn&#233; depuis un quart de si&#232;cle dans ce segment d&#233;cr&#233;pit de la rue Neuve de la Chardonni&#232;re. Le rez-de-chauss&#233;e du 12, pimpant de briques rouges, fait face &#224; un h&#244;tel social. Depuis que le th&#233;&#226;tre est en sommeil, les grands bacs &#224; fleurs qui encadraient l'entr&#233;e ont &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;emprunt&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, un paquet de petits dealers ou quelques prostitu&#233;es y tiennent r&#233;guli&#232;rement leur colloque. &#171; &lt;i&gt;Oui, c'est un endroit encore assez marqu&#233;, dira-t-on&lt;/i&gt; &#187;, nous d&#233;crit au t&#233;l&#233;phone l'ancien producteur de spectacles qui a pris sa retraite en banlieue parisienne, et ne r&#234;ve plus que de voyages.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;ric Antoine et ses rires d&#233;ments&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le premier propri&#233;taire de l'Alambic &#233;tait une pointure de la formation th&#233;&#226;trale : Luc Charpentier. Cet assistant de l'actrice et professeure d'art dramatique Tania Balachova formait depuis 1967 des g&#233;n&#233;rations de com&#233;diens. Et c'est dans cette rue improbable, qu'il a install&#233; sa compagnie dite de l'Alambic, de 1995 au d&#233;but du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Le &#171; &lt;i&gt;Studio th&#233;&#226;tre Alambic&lt;/i&gt; &#187; propose alors une quinzaine de cr&#233;ations contemporaines par an. Le magicien foutraque aux rires d&#233;ments, &#201;ric Antoine, passera quatre ann&#233;es &#224; suivre les cours Charpentier, d&#233;couvrant l'art de la com&#233;die et devenant m&#234;me, de 1997 &#224; 2000, r&#233;gisseur de l'Alambic. On se demande encore comment il a pu caser sa silhouette d&#233;gingand&#233;e de deux m&#232;tres dans un tel cube lilliputien. En 2000 encore, il y proposait &lt;i&gt;Cet amour&lt;/i&gt;, une pi&#232;ce comme un shaker o&#249; il m&#233;langeait-agitait des textes de Pr&#233;vert et Michaux, Vian et Nougaro, Grumberg et Barbara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alambic saison 2 : il a chang&#233; de main et s'appelle d&#233;sormais &#171; &lt;i&gt;Alambic com&#233;die&lt;/i&gt; &#187;. En 2008 et durant douze ann&#233;es, dans son &#233;crin, Lo&#239;s le D&#251; a construit des petits univers enfantins. La matin&#233;e, il travaillait &#224; Europe 1 comme technicien de reportage &#171; &lt;i&gt;car le th&#233;&#226;tre me nourrissait tr&#232;s moyennement&lt;/i&gt; &#187; ; les apr&#232;s-midi et les d&#233;buts de soir&#233;e, il recevait, avec son &#233;pouse, Rose, le public qui, contre tout a priori, s'aventurait en ces lieux. &#192; la bonne franquette. Les tarifs &#233;taient ajust&#233;s, entre 8 et 18 &#8364;, la client&#232;le, tr&#232;s familiale. Le micro-ondes pour le biberon des b&#233;b&#233;s c&#244;toyait la caisse enregistreuse. On pique-niquait &#224; l'entr&#233;e avant la s&#233;ance. Le th&#233;&#226;tre marquait un point d'honneur &#224; installer confortablement son public, avec de beaux fauteuils rouges qui n'&#233;taient pas au rabais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On ne nous a jamais aid&#233;s, z&#233;ro subvention&lt;/i&gt; &#187;, souligne Lo&#239;s le D&#251; avec une certaine fiert&#233;. Et de grincer : &#171; &lt;i&gt;Nous n'int&#233;ressions pas la mairie pour qui les th&#233;&#226;tres et la culture qui comptent ne sont certainement pas dans le quartier du Simplon, mais sur la Butte et &#224; Jules-Joffrin.&lt;/i&gt; &#187; Les scolaires qui d'ordinaire remplissent les salles vides, provenaient non pas du quartier, mais de Bobigny ou de Gagny, fruits de prospections commerciales ou amicales. L'Alambic s'est ing&#233;ni&#233; &#224; trouver des id&#233;es pour maintenir l'entreprise &#224; flot. Comme ces cours de magie pour les enfants, ou des spectacles tr&#232;s courts le samedi, permettant de jouer trois fois en un apr&#232;s-midi - soit cent cinquante spectateurs &#171; &#8230; &#187;. Dans ses souvenirs en vrac, le bouilleur de l'Alambic se souvient aussi d'une m&#233;morable et &#233;mouvante s&#233;ance avec des jeunes, encadr&#233;s par des &#233;ducateurs : &#171; &lt;i&gt;Les &#171; &#233;duc' sp&#233; &#187; les avaient accompagn&#233;s &#224; un festival de rap, et en contrepartie, ils avaient convenu avec eux d'une s&#233;ance de th&#233;&#226;tre, La Cantatrice chauve pour l'occasion.&lt;/i&gt; &#187; En pr&#233;vention, le th&#233;&#226;treux avait demand&#233; &#224; son fils de lui composer des interm&#232;des rap, afin de retenir l'attention des ados. &#171; &lt;i&gt;C'est un tr&#232;s beau souvenir, ces jeunes n'&#233;taient jamais all&#233;s dans un tel endroit et l&#224;, ils r&#233;agissaient avec des commentaires passionn&#233;s et des &#233;tonnements spontan&#233;s. &#192; la fin, je les ai remerci&#233;s, un par un, d'&#234;tre venus au th&#233;&#226;tre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que va devenir Gabilolo ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais plus que Ionesco, Feydeau, Musset, les fables du Moyen-Age ou celles de La Fontaine qui eurent droit de citation, ce sont des cr&#233;ations du caf&#233;-th&#233;&#226;tre qui ont estampill&#233; l'&#233;pop&#233;e de ce confetti de com&#233;die. &#171; &lt;i&gt;Des pi&#232;ces qui ont &#233;t&#233; &#233;crites, pens&#233;es et jou&#233;es &#224; l'Alambic le sont encore dans d'autres salles, &#224; Montparnasse notamment, au Th&#233;&#226;tre d'Edgar comme Amants &#224; mi-temps&lt;/i&gt; &#187;, s'emballe Lo&#239;s le D&#251;. &lt;i&gt;Qui aime bien, trahit bien !&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Mes meilleurs ennuis&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Venise sous la neige&lt;/i&gt; ont tricot&#233; des petites gloires de planches et de seul-en-sc&#232;ne. Des spectacles off d'Avignon s'y sont aussi produits. Des signatures d'auteurs et de metteurs en sc&#232;ne, exerc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la star qui irradie encore ces murs, c'est Gabilolo. Pour les b&#233;otiens qui ne conna&#238;traient pas Gabilolo, ce clown aux cheveux et nez rouge a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 1975 par Catherine Degay-Blonde. Durant des ann&#233;es, il a tenu le haut de l'affiche des Blancs-Manteaux, fait les d&#233;lices de T&#233;l&#233;rama et a fini par migrer dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, pour la plus grande joie (un peu hyst&#233;rique, il faut l'admettre) des gamins et du directeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondus de com&#233;dies, Rose et Lo&#239;s d&#233;centralisaient l'Alambic l'&#233;t&#233;, &#171; &lt;i&gt;des cr&#233;ations d'ici &#233;taient interpr&#233;t&#233;es au festival de Loctudy que nous avons lanc&#233; avec une association de b&#233;n&#233;voles&lt;/i&gt; &#187;, leur Avignon &#224; eux. Et puis ces derni&#232;res ann&#233;es, l'Alambic a d&#251; encaisser, outre une certaine lassitude des incivilit&#233;s, les gr&#232;ves des transports, les obligations des plans Vigipirate et last but not least, les sournoiseries d'un petit virus. La derni&#232;re de l'Alambic s'est faite &#224; la va-vite, entre quinte de toux suspecte et masques FFP2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Bien s&#251;r, j'aimerais que le repreneur des murs soit dans la m&#234;me logique d'activit&#233;, mais rien n'est moins s&#251;r&lt;/i&gt; &#187;, explique Lo&#239;s le D&#251; qui a pris soin de d&#233;boulonner les fauteuils, d&#233;c&#226;bler et d&#233;monter la r&#233;gie. Quoi qu'il en soit, le futur repreneur tirera la grille sur une &#233;poque. &#201; finita la commedia. Rideau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : D.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>C&#233;line : le myst&#232;re de la rue Girardon</title>
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		<dc:creator>Emmanuel Lemieux</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition du manuscrit et sa r&#233;apparition 80 ans plus tard, Gallimard publie Guerre de C&#233;line. L'&#233;picentre du myst&#232;re est son appartement du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement : qui y a vol&#233; les in&#233;dits de l'&#233;crivain &#224; la Lib&#233;ration, et cela en valait-il la peine ? &lt;br class='autobr' /&gt; Sis 4, rue Girardon. R&#233;guli&#232;rement, les c&#233;liniens s'offusquent qu'il n'y ait pas de plaque rem&#233;morant la longue pr&#233;sence en ces lieux de leur idole. On pourrait &#234;tre plus consensuel et lui pr&#233;f&#233;rer le 92, rue Lepic, o&#249; Louis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1283-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH126/arton1303-2e5ec.jpg?1690765336' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition du manuscrit et sa r&#233;apparition 80 ans plus tard, Gallimard publie Guerre de C&#233;line. L'&#233;picentre du myst&#232;re est son appartement du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement : qui y a vol&#233; les in&#233;dits de l'&#233;crivain &#224; la Lib&#233;ration, et cela en valait-il la peine ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sis 4, rue Girardon. R&#233;guli&#232;rement, les c&#233;liniens s'offusquent qu'il n'y ait pas de plaque rem&#233;morant la longue pr&#233;sence en ces lieux de leur idole. On pourrait &#234;tre plus consensuel et lui pr&#233;f&#233;rer le 92, rue Lepic, o&#249; Louis Ferdinand Destouches dit Louis-Ferdinand C&#233;line, ancien m&#233;decin des pauvres du dispensaire de Clichy, &#233;crivit les trois-quarts de son monumental Voyage au bout de la nuit (1932). Mais le 4 rue Girardon vient de reprendre de l'int&#233;r&#234;t et du lustre dans sa biographie : il aura &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre de p&#233;rip&#233;ties rocambolesques qui, 80 ans plus tard, voit surgir un premier texte in&#233;dit, Guerre, que publie Gallimard. Avec un tirage initial de 80 000 exemplaires, l'&#233;diteur relance la machine C&#233;line et les passions tumultueuses qui vont avec le personnage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des r&#233;sistants, des anarchistes, des collabos&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de l'antis&#233;mite &lt;i&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/i&gt; (1937) r&#233;sidait durant l'Occupation, au cinqui&#232;me &#233;tage, dans ce trois-pi&#232;ces rustique, avec sa nouvelle compagne, la danseuse Lucette Almanzor, et son fid&#232;le chat B&#233;bert. L'endroit &#233;tait une mini-r&#233;publique litt&#233;raire. &#192; quelques m&#232;tres, au 25 rue Norvins, vivait Marcel Aym&#233; &#8211; qui, apr&#232;s-guerre, aura tout le talent d'un passe-muraille pour &#233;chapper aux accusations d'intelligence avec la presse collabo. Mais il y avait aussi au 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;tage de l'immeuble c&#233;linien, un r&#233;seau de R&#233;sistance, anim&#233; par Suzanne Gohin-Chamfleury, &#233;pouse de l'&#233;crivain et parolier anarchiste Robert Chamfleury&#8230; et soutien ind&#233;fectible de C&#233;line ! L'&#233;crivain communiste Roger Vailland, un voisin de la rue Ravignan, sera un temps de ce r&#233;seau. Alors C&#233;line, on le zigouille ? On le kidnappe ? Il n'en sera rien. M&#234;me si l'&#233;crivain re&#231;oit volontiers des collabos et aura balanc&#233; au moins deux de ses coll&#232;gues m&#233;decins &#224; la Gestapo&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela tourne vinaigre. D&#232;s avril 1944, C&#233;line s'organise, se fait &#233;tablir de faux papiers, vide ses comptes et compte son or. Lorsque survient la Lib&#233;ration, il prend la poudre d'escampette. Son appartement va &#234;tre l'objet de pillages. Ayant &#233;chapp&#233; &#224; tout ou presque, C&#233;line, de retour rue Girardon, le constate : &#171; &lt;i&gt;Ils m'ont rien laiss&#233;&#8230; pas un mouchoir, pas une chaise, pas un manuscrit&#8230;&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;D'un ch&#226;teau l'autre&lt;/i&gt;, 1957).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'inconnu de la rue Girardon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Lucette Almanzor d&#233;c&#232;de &#224; l'&#226;ge de 107 ans, en 2019, un &#233;v&#233;nement se d&#233;clenche alors : l'avocat sp&#233;cialiste du droit intellectuel, Emmanuel Pierrat, re&#231;oit dans son cabinet du boulevard Raspail un ancien journaliste de th&#233;&#226;tre &#224; Lib&#233;ration, Jean-Pierre Thibaudat. De gros sacs, celui-ci extrait des milliers de feuillets manuscrits et de documents personnels in&#233;dits de C&#233;line. Qui les lui a donn&#233;s ? Myst&#232;re &#224; ce jour. Thibaudat parle d'un &#171; &lt;i&gt;lecteur de Lib&#233;ration&lt;/i&gt; &#187; qui lui aurait remis les textes en 2008, &#224; la condition de ne pas les communiquer du vivant de Lucette Almanzor. Un homme de gauche ne saurait enrichir la veuve d'un &#233;crivain aussi sc&#233;l&#233;rat et controvers&#233; que C&#233;line.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierrat interc&#232;de aupr&#232;s des ayants droit, notamment l'avocat Fran&#231;ois Gibaud, qui prennent le tout&#8230; et portent plainte contre le journaliste receleur : plainte class&#233;e sans suite. &#171; &lt;i&gt;Les c&#233;linocrates l'accusent de vol, mais Jean-Pierre Thibaudat n'a rien vol&#233; ! Il y a eu, au contraire, conservation puis restitution des textes. On peut noter qu'il aurait pu les d&#233;truire, il n'en a rien fait&lt;/i&gt; &#187;, s'avance le philosophe Pierre-Andr&#233; Taguieff, coauteur avec Annick Duraffour de &lt;i&gt;C&#233;line, la race, le juif&lt;/i&gt; (Fayard, 2017). Celle-ci met un b&#233;mol &#224; l'int&#233;r&#234;t que C&#233;line aurait port&#233; &#224; ses manuscrits vol&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Il est parti avec le texte auquel il tenait le plus, la seconde partie de Guignol's Band [le futur Pont de Londres], et a n&#233;glig&#233; le reste.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &lt;i&gt;Guerre&lt;/i&gt;, est-ce que ces 80 ans au frais l'ont bonifi&#233; ? &#171; &lt;i&gt;C'est un mauvais C&#233;line qui, une fois de plus, utilise un style vulgaire pour masquer une m&#233;diocrit&#233; narrative&lt;/i&gt; &#187;, massacre encore Pierre-Andr&#233; Taguieff. Annick Duraffour l'estime &#171; &lt;i&gt;tr&#232;s dr&#244;le par endroits et par quelques portraits&lt;/i&gt; &#187;, mais aussi &#171; &lt;i&gt;horrible dans sa haine des femmes et d'une forme d'apologie du prox&#233;n&#233;tisme&lt;/i&gt; &#187;. Pierrat est plus nuanc&#233; : &#171; &lt;i&gt;J'ai lu avec passion et f&#233;brilit&#233; tous ces feuillets. Je tiens Guerre pour un petit texte &#233;blouissant, une pi&#232;ce litt&#233;raire de la p&#233;riode du Voyage au bout de la nuit. En revanche, J'ai trouv&#233; les autres textes &#224; para&#238;tre d'une qualit&#233; inf&#233;rieure.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;line fera encore couler beaucoup d'encre, pour le plus grand bonheur de Gallimard qui, de fa&#231;on inattendue, voit une nouvelle manne et de nouveaux droits s'ouvrir &#224; lui, alors que l'&#339;uvre de l'&#233;crivain allait tomber dans le domaine public. Thibaudat, vilipend&#233; par les c&#233;liniens, tr&#232;s critiqu&#233; par ses ex-coll&#232;gues de Lib&#233;ration, aura une occasion, lui, d'&#233;clairer un pan de ce cold case litt&#233;raire et tr&#232;s fran&#231;ais. Il est en train d'&#233;crire son t&#233;moignage sur le myst&#232;re de la rue Girardon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Nicolas Henry&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Tous les visages de Rachid Taha</title>
		<link>https://www.18dumois.info/tous-les-visages-de-rachid-taha.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Lemieux</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Aux Puces de Saint-Ouen, une expo d'amiti&#233; salue la m&#233;moire du chanteur. &lt;br class='autobr' /&gt; Disparu en 2018, Rachid Taha, l'ancien chanteur black-blanc-beur de Carte de s&#233;jour, le repreneur talentueux de Ya Rayah, et surtout du magistral Rock the Casbah des punks de The Clash, a droit &#224; un hommage d'amiti&#233; et de talents. L'expo Rock el Casbah, to Rachid Taha a &#233;t&#233; mitonn&#233;e &#224; la galerie Dauphine, au milieu des Puces, par le photographe et sculpteur Philippe Perrin. Une trentaine d'amis artistes fa&#231;onnent le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1283-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH109/arton1305-e4b12.jpg?1690765336' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aux Puces de Saint-Ouen, une expo d'amiti&#233; salue la m&#233;moire du chanteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Disparu en 2018, Rachid Taha, l'ancien chanteur black-blanc-beur de &lt;i&gt;Carte de s&#233;jour&lt;/i&gt;, le repreneur talentueux de &lt;i&gt;Ya Rayah&lt;/i&gt;, et surtout du magistral &lt;i&gt;Rock the Casbah&lt;/i&gt; des punks de &lt;i&gt;The Clash&lt;/i&gt;, a droit &#224; un hommage d'amiti&#233; et de talents. L'expo &lt;i&gt;Rock el Casbah, to Rachid Taha&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; mitonn&#233;e &#224; la galerie Dauphine, au milieu des Puces, par le photographe et sculpteur Philippe Perrin. Une trentaine d'amis artistes fa&#231;onnent le portrait g&#233;ant du &#171; &lt;i&gt;punk du ra&#239;&lt;/i&gt; &#187;. L'intelligence collective de l'&#233;v&#233;nement est de montrer plusieurs facettes de Rachid Taha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peintre Djamel Tatah, portraitisant son ami en 1985, ravive les souvenirs des ann&#233;es 1980. Robert Combas lui d&#233;die &#233;galement un portrait, tout comme ses amis photographes du pop-rock, Marc-Antoine Serra et Pierre Terrasson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a les baisers affectueux, mais aussi les interrogations qui travaillaient le chanteur, celles de l'identit&#233;, de la condition immigr&#233;e, de la religion et de ses conflits, mais aussi de son art et de la musique. Un autre photographe, de guerre celui-ci, Enrico Dagnino, remonte en quelques images tout le tragique de la guerre en Somalie. La plasticienne Myriam Mechita donne &#224; voir ses encres puissantes de visages et de corps sur papier rouge. M&#234;me les morts reviennent pour Rachid Taha, comme le chanteur de Suicide et artiste protopunk, Alan Vega, et ses assemblages de d&#233;bris en forme de croix. Le dessinateur Jean-Luc Verna ou l'architecte Rudy Ricciotti sont aussi de cette petite casbah chaleureuse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'au 26 juin, galerie Dauphine, 132-140 rue des Rosiers &#224; Saint-Ouen (93), samedi et dimanche de 11 h &#224; 18 h. Entr&#233;e gratuite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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