<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.18dumois.info/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le 18e du mois</title>
	<link>https://www.18dumois.info/</link>
	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.18dumois.info/spip.php?id_auteur=162&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
		<url>https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L144xH23/siteon0-8401d.png?1689759624</url>
		<link>https://www.18dumois.info/</link>
		<height>23</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le sourire en h&#233;ritage, la g&#233;n&#233;rosit&#233; en partage</title>
		<link>https://www.18dumois.info/le-sourire-en-heritage-la-generosite-en-partage.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/le-sourire-en-heritage-la-generosite-en-partage.html</guid>
		<dc:date>2026-02-03T12:44:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Femme aux carri&#232;res multiples et juxtapos&#233;es, Zoubida Zahid-L&#233;vy agit pour cr&#233;er des liens sociaux autour de la porte Montmartre. Notamment &#224; La Maison bleue et pour l'association Image et Lien. &lt;br class='autobr' /&gt; Arriv&#233;e en France en 1979 de son Maroc natal, la jeune Zoubida fait valider ses dipl&#244;mes : une ma&#238;trise en psychologie et un dipl&#244;me d'Etat de Direction de Maison des Jeunes. Elle s'installe &#224; Paris, d'abord dans &#171; les beaux quartiers &#187;. Gr&#226;ce &#224; des connaissances, elle trouve un emploi dans une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1598-.html" rel="directory"&gt;Les gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH129/zoubida_cmjn-a54ee.jpg?1770056956' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Femme aux carri&#232;res multiples et juxtapos&#233;es, Zoubida Zahid-L&#233;vy agit pour cr&#233;er des liens sociaux autour de la porte Montmartre. Notamment &#224; La Maison bleue et pour l'association Image et Lien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Arriv&#233;e en France en 1979 de son Maroc natal, la jeune Zoubida fait valider ses dipl&#244;mes : une ma&#238;trise en psychologie et un dipl&#244;me d'Etat de Direction de Maison des Jeunes. Elle s'installe &#224; Paris, d'abord dans &#171; les beaux quartiers &#187;. Gr&#226;ce &#224; des connaissances, elle trouve un emploi dans une famille touch&#233;e par la maladie : elle y soutient et accompagne un jeune myopathe. &#171; Il vit encore ! se r&#233;jouit-elle. J'ai f&#234;t&#233; ses 20 ans avec lui il y a quelques ann&#233;es. Il a v&#233;cu plus longtemps que tous les pronostics du corps m&#233;dical. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une ann&#233;e d'&#233;tudes de mode, elle occupe rapidement diverses fonctions dans ce secteur : perleuse, acheteuse pour une entreprise, charg&#233;e des ventes de presse&#8230; Son application et sa fiabilit&#233; font d'elle une associ&#233;e remarqu&#233;e. Ses comp&#233;tences s'enrichissent : &#171; Le travail venait vers moi ! Je n'ai jamais d&#233;pos&#233; de CV, je n'en ai m&#234;me jamais fait &#187;, raconte-t-elle. Employ&#233;e par de grandes marques de la mode, elle arr&#234;te ses activit&#233;s &#224; la naissance de sa fille, pour en reprendre certaines &#224; mi-temps quand celle-ci sera plus grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Zou &#187;, comme la surnomment ses proches, tombe sous le charme du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; l'occasion d'un d&#238;ner chez des amis qui lui disent : &#171; on va t'amener au bled ! &#187; Elle y appr&#233;cie l'atmosph&#232;re de village et veut y vivre. En 1986, elle s'installe rue des Abbesses, d&#233;couvrant des vies qu'elle n'imaginait pas, se m&#234;lant aux gens, fr&#233;quentant un fameux caf&#233; o&#249; Michou avait ses habitudes. Elle devient membre d'un groupe d'amis h&#233;t&#233;roclite, d&#233;couvre &#171; une certaine d&#233;tresse, de nombreuses femmes seules &#187;. Elle c&#244;toie travestis et prostitu&#233;es : &#171; tout le monde se connaissait, on &#233;tait ensemble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le partage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lucie Driss, une cons&#339;ur de sa vie ult&#233;rieure de b&#233;n&#233;vole et une amie, qui vit aussi dans le quartier depuis 1990, t&#233;moigne : &#171; la vie dans le quartier faisait village, on y trouvait beaucoup d'entraide. &#187; Elle loue aussi son application &#224; &#171; aider beaucoup de gens, les orienter et relier les personnes entre elles. Et elle est tr&#232;s efficace ! &#187;, pr&#233;cise-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petite fille d&#233;j&#224;, ses parents la laissaient courir chez les voisins et la famille, o&#249; un rien l'enchantait. Elle savait se rendre utile, tout en restant espi&#232;gle, parfois ! Elle &#233;voque son enfance comme &#171; une vie magnifique &#187; dont elle a mille souvenirs pr&#233;cis. Se sachant privil&#233;gi&#233;e, elle va &#224; la rencontre vers toutes et tous autour d'elle. &#171; Le bonheur n'est pas donn&#233; en argent &#187;, explique-t-elle. Elle transporte cette conviction o&#249; qu'elle soit, et n'aime rien plus que &#171; le sourire des gens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233;e ensuite avec son mari rue de Caulaincourt o&#249; elle donne naissance &#224; sa fille, elle s'active &#224; relier les gens entre eux. A l'&#233;cole, elle remarque que les parents d'&#233;l&#232;ves ne se parlent presque pas. Pire, elle observe une s&#233;paration nette entre &#171; ceux de l'avenue Junot et les autres &#187;. B&#233;n&#233;volement &#8211; et c'est son premier engagement &#8211;, elle agit alors aupr&#232;s des parents d'&#233;l&#232;ves. Elle sugg&#232;re de monter un carnaval o&#249; jeunes et parents d&#233;ambuleraient dans les alentours. Plus qu'un succ&#232;s, c'est un triomphe ! La parade m&#234;le enfants ravis et parents qui &#171; ont jou&#233; le jeu &#187;. Des commer&#231;ants accueillent les participants sur le parcours et des parents h&#233;bergent m&#234;me un d&#238;ner impromptu pour tous les participants. Par la suite, lors des confinements li&#233;s au Covid 19, Zoubida r&#233;pond &#224; un appel pour soutenir les distributions alimentaires et l'aide aux plus isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un c&#339;ur d&#233;vou&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Appel&#233;e par Claudine Bouygues, alors &#233;lue au conseil du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement et au Conseil de Paris, Zoubida entame sa vie b&#233;n&#233;vole de &#171; Madame lien social &#187;. Ce qui la motive : &#171; rendre possible des choses impossibles &#187;. Engag&#233;e au centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP) pour l'acc&#232;s au droit, l'aide alimentaire, et le loisir, elle participe aussi au Secours Populaire. Elle est membre fondatrice et tr&#233;sori&#232;re du centre social et culturel la Maison-Bleue* qui propose des aides juridiques et administratives, des activit&#233;s pour tous les &#226;ges, des ateliers, des sorties...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle trouve le temps de publier un livre sur les commer&#231;ants de la porte Montmartre, puis co-fonde, avec Sylvie Dupic, Image &amp; Lien, qui cr&#233;e des rencontres notamment &#224; travers des activit&#233;s photographiques. Celle-ci ne tarit pas d'&#233;loges sur Zou : &#171; Rien ne l'arr&#234;te, elle est impressionnante ! On d&#233;marre sans aucune certitude, on y va quand m&#234;me et &#231;a marche ! Je n'aurais jamais fait tous ces projets sans elle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imane Kasmi, rencontr&#233;e il y a quelques ann&#233;es, va dans le m&#234;me sens : &#171; J'ai confiance en elle. Elle est l&#224;, c'est tr&#232;s important pour moi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Zou ne ralentit pas la cadence : &#171; Tant que je peux faire les choses, je les fais &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Dominique Dugay&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Anne Lorient, sage-femme de rue</title>
		<link>https://www.18dumois.info/anne-lorient-sage-femme-de-rue.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/anne-lorient-sage-femme-de-rue.html</guid>
		<dc:date>2025-06-04T08:54:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sans domicile fixe pendant dix-sept ans, Anne Lorient a trouv&#233; refuge &#224; Guy M&#244;quet en 2003. Aujourd'hui accoucheuse de rue, elle a r&#233;ussi &#224; transformer un d&#233;but de vie cruel en un moteur pour aider les femmes pr&#233;caires. &lt;br class='autobr' /&gt; Racont&#233; dans un livre t&#233;moignage publi&#233; en 2016, le parcours d'Anne Lorient peut parfois faire froid dans le dos mais il force l'admiration et le respect. N&#233;e dans une famille ais&#233;e du nord de la France, elle est victime d'inceste d&#232;s ses 6 ans par son fr&#232;re de 18 ans. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1538-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH113/anne_8301___sylvie_dupic___image_et_lien-23b8e.jpg?1749027311' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sans domicile fixe pendant dix-sept ans, Anne Lorient a trouv&#233; refuge &#224; Guy M&#244;quet en 2003. Aujourd'hui accoucheuse de rue, elle a r&#233;ussi &#224; transformer un d&#233;but de vie cruel en un moteur pour aider les femmes pr&#233;caires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Racont&#233; dans un livre t&#233;moignage publi&#233; en 2016, le parcours d'Anne Lorient peut parfois faire froid dans le dos mais il force l'admiration et le respect. N&#233;e dans une famille ais&#233;e du nord de la France, elle est victime d'inceste d&#232;s ses 6 ans par son fr&#232;re de 18 ans. Cette situation, douloureuse et violente, est soumise &#224; une omerta li&#233;e &#224; l'influence de sa famille dans le village o&#249; elle a grandi et ses liens avec les sph&#232;res de pouvoir local. &#171; Certes, on avait un chien, une belle maison et un jardin mais je n'avais ni le droit de sortir, ni de m'amuser, je restais seule, rembobine la quinquag&#233;naire. L'&#233;cole ne m'int&#233;ressait pas et je ne pouvais pas parler de ce que je vivais. Au dire des adultes, si &#231;a se savait, le village en serait an&#233;anti. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa seule &#233;chappatoire est la litt&#233;rature, &#224; laquelle elle a eu acc&#232;s jeune, ses parents &#233;tant libraires. Fan des Lettres persanes de Montesquieu et de &#171; tous les trucs &#224; l'eau de rose &#187;, elle absorbe d&#232;s 11-12 ans, une quantit&#233; de livres incroyable, se plongeant dans tout ce qui lui permet de s'&#233;loigner des mauvais traitements qu'elle subit. Hors d'un roman, son unique r&#234;verie consiste &#224; surveiller les trains qui passent. Elle ne souhaite alors qu'une seule chose : se sauver.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Je me battais pour vivre &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A sa majorit&#233;, Anne fait son sac et monte dans un train vers Paris, bien d&#233;cid&#233;e &#224; enfin choisir son chemin. Refoul&#233;e par une tante chez qui elle esp&#233;rait trouver refuge, elle file alors &#224; la D&#233;fense. Mais lors de sa premi&#232;re nuit dehors, elle est victime d'un viol. Destructrice, cette exp&#233;rience la prive de tous ses moyens : elle perd la parole et se maintient en vie comme elle peut dans les sous-sols de la D&#233;fense, o&#249; les poubelles du centre commercial lui fournissent nourriture et v&#234;tements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trois ans et demi au cours desquels les viols se sont succ&#233;d&#233; &#8211; continuant &#224; briser la jeune femme &#8211; un sursaut d'humanit&#233; rompt soudain la souffrance o&#249; elle &#233;tait emmur&#233;e. Elle retrouve la parole, traverse le pont de Neuilly et gravite pendant une dizaine d'ann&#233;es sur les quais de Seine, d'abord dans le 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; puis jusqu'&#224; Saint-Michel. &#171; J'ai eu les larmes aux yeux en voyant la tour Eiffel, raconte-t-elle. Je ne sais pas pourquoi, rien n'&#233;tait facile, mais &#224; nouveau je me battais pour vivre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aiguill&#233;e par un autre SDF, elle monte &#171; vers le nord de Paris, dans les quartiers populaires o&#249; les gens sont plus compr&#233;hensifs et g&#233;n&#233;reux &#187;. L&#224;, apr&#232;s plus de douze ans de rue, elle d&#233;couvre un &#171; Paris solidaire &#187;. Enfin, laborieusement mais progressivement, sa vie va prendre un nouveau virage. &#192; l'&#233;poque, mis &#224; part la survie et le maintien de son hygi&#232;ne aux fontaines publiques, rien ne la concerne. Mais son corps en d&#233;cide autrement. Tomb&#233;e enceinte, Anne accouche dans la rue. Alors qu'elle essaie de cacher son b&#233;b&#233;, les pompiers puis l'h&#244;pital public tentent de les s&#233;parer. En d&#233;tresse, la jeune m&#232;re ne se laisse pas faire : elle s'enfuit, blouse sur le dos, avec son nourrisson dans les bras.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Se reconstruire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au gr&#233; de ses p&#233;r&#233;grinations, Anne rencontre une docteure du 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement sensible &#224; son &#233;tat d'indigence. Cette derni&#232;re laisse la jeune femme et son b&#233;b&#233; disposer de la salle d'attente de son cabinet, un lieu clos et s&#251;r o&#249; la petite famille peut disposer de sanitaires. En 2003, gr&#226;ce &#224; son aide, elle obtient un logement social. Elle emm&#233;nage &#224; Guy M&#244;quet, dans la cit&#233; Marcadet, o&#249; elle d&#233;couvre une solidarit&#233; insoup&#231;onn&#233;e avec certaines de ses voisines qui sont souvent dans des situations de d&#233;tresse comparables. Toutefois, le contraste avec sa vie d'avant n'est pas simple : &#171; L'enfermement n'&#233;tait pas facile, j'avais totalement oubli&#233; cette sensation. Mais j'&#233;tais rassur&#233;e pour mon petit. Sit&#244;t install&#233;s, j'ai peint sa chambre, l'ornant d'arches de No&#233;. C'&#233;tait mon premier acte de cr&#233;ativit&#233;, comme une sorte de renaissance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e de son installation dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Anne monte avec des voisines un collectif, Esprit solidaire, qui r&#233;colte des dons de particuliers via Facebook. Puis en 2006, elle rencontre Muriel Salmona, psychiatre sp&#233;cialiste des violences conjugales et sexuelles. Les Salmonettes, nom du groupe de femmes soutenues par cette psychiatre, est pour elle une source de partage, de r&#233;confort et d'inspiration. Elle s'engage alors pour informer et sensibiliser sur l'inceste et le viol, intervenant dans des &#233;tablissements scolaires ou lors de forums et de colloques : &#171; Je ne voulais ni me taire ni oublier, mais informer et pr&#233;venir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le c&#339;ur comme moteur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2017, elle fonde l'Association Anne Lorient qui agit sur la sensibilisation, l'accueil et le soutien des personnes et familles en situation de pr&#233;carit&#233;. &#171; J'&#233;tais vraiment perdue, mais quand j'ai rencontr&#233; Anne, je n'&#233;tais plus seule, r&#233;sume Assetu, b&#233;n&#233;ficiaire de l'association depuis vingt ans. Dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et ailleurs, beaucoup de gens vivent et mangent gr&#226;ce &#224; Anne. &#187; Elle est &#171; tr&#232;s abordable et disponible &#187; selon son amie Claire, &#233;galement donatrice de l'association : &#171; C'est une personne lumineuse, ce qui est d'autant plus rare avec son v&#233;cu compliqu&#233;. Elle a une force de caract&#232;re sur le terrain comme en dehors. Elle se bat comme une lionne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les centaines de personnes aid&#233;es par l'association, de nombreuses femmes sans domicile fixe sont mamans, tandis que d'autres vont le devenir. Afin de les aider &#224; mettre au monde leur nouveau-n&#233;, Anne s'est form&#233;e au m&#233;tier de sage-femme urgentiste durant la p&#233;riode Covid, devenant ainsi accoucheuse de rue. Elles ne sont que huit en France, dont cinq &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, avec un mat&#233;riel m&#233;dical limit&#233; mais st&#233;rilis&#233;, offert par les pompiers de Paris, elle a proc&#233;d&#233; &#224; plusieurs centaines d'accouchements dans la rue ou dans des squats car les femmes SDF redoutent d'&#234;tre emmen&#233;es &#224; l'h&#244;pital, craignant qu'on les s&#233;pare de leur nouveau-n&#233;. Anne Lorient travaille &#224; un nouvel ouvrage, consacr&#233; &#224; la r&#233;silience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Sylvie Dupic&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mohaman Haman : un b&#226;tisseur entre ombre et lumi&#232;re</title>
		<link>https://www.18dumois.info/mohaman-haman-un-batisseur-entre-ombre-et-lumiere.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/mohaman-haman-un-batisseur-entre-ombre-et-lumiere.html</guid>
		<dc:date>2022-12-31T14:52:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erwan Jourand, No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Architecte-urbaniste, Mohaman Haman multiplie les casquettes : guide touristique, animateur sportif, cr&#233;ateur d'&#233;v&#232;nements artistiques ou de loisirs, il s'engage au quotidien dans la vie de l'arrondissement. &lt;br class='autobr' /&gt; Ce monsieur, qui couve son auditoire d'un regard vif mais parle toujours d'une voie douce a r&#233;gal&#233; en 2021 les promeneurs et les habitants autour des Jardins d'Eole, avec la construction d'une case-obus miniature. En plein quartier de La Chapelle, Mohaman Haman avait eu l'id&#233;e de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1337-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH126/arton1385-f357f.jpg?1690034730' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Architecte-urbaniste, Mohaman Haman multiplie les casquettes : guide touristique, animateur sportif, cr&#233;ateur d'&#233;v&#232;nements artistiques ou de loisirs, il s'engage au quotidien dans la vie de l'arrondissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce monsieur, qui couve son auditoire d'un regard vif mais parle toujours d'une voie douce a r&#233;gal&#233; en 2021 les promeneurs et les habitants autour des Jardins d'Eole, avec la construction d'une case-obus miniature. En plein quartier de La Chapelle, Mohaman Haman avait eu l'id&#233;e de faire &#233;merger un pan de la tradition des Mousgoum, peuple implant&#233; dans la r&#233;gion de l'Extr&#234;me-Nord du Cameroun, son pays d'origine. L'activit&#233; sera d'ailleurs r&#233;it&#233;r&#233;e l'&#233;t&#233; prochain au jardin Fr&#233;d&#233;ric Dard, rue Norvins. Cette fois-ci, il y construira trois cases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohaman est n&#233; en 1953 &#224; Ngaoundere. Il suit des &#233;tudes en lyc&#233;e technique &#224; Douala (la capitale). &#171; &lt;i&gt;A l'&#233;poque tous nos profs &#233;taient fran&#231;ais, se souvient-il. L'un d'eux a rep&#233;r&#233; mes talents de dessinateur et m'a encourag&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Il d&#233;barque donc &#224; Paris en 1976 pour y poursuivre des &#233;tudes en architecture. Le jeune homme est dipl&#244;m&#233; en 1984. Il est depuis inscrit &#224; l'Ordre national des architectes fran&#231;ais, en tant que consultant en architecture, patrimoine, urbanisme et sc&#233;nographie. Rapidement, il emm&#233;nage dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. D'abord rue Norvins, dans la cit&#233; des artistes. &#171; &lt;i&gt;J'y ai c&#244;toy&#233; beaucoup de monde, crois&#233; Jean Marais et m&#234;me fait la queue &#224; la boulangerie avec Dalida&lt;/i&gt; &#187; se rappelle-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un tour des HBM&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Actuellement r&#233;sident &#224; La Chapelle, Mohaman suit l'actualit&#233; des r&#233;fugi&#233;s et s'investit dans un quartier qu'il affectionne particuli&#232;rement. Depuis son installation, il a milit&#233; et &#339;uvr&#233; sur de nombreux chantiers, avec toujours le souci de l'environnement, ses ressources, ses richesses, et celui des gens qui y vivent, y ont v&#233;cu. Avec l'association CICAT (Coop&#233;ration internationale pour la conservation et la promotion du patrimoine architectural traditionnel) qu'il a fond&#233;e en 1990, il concourt &#224; la pr&#233;servation et &#224; la protection des b&#226;tis traditionnels (en France, au Cameroun ou encore au Maroc). C'est dans ce cadre qu'il guide des balades dans Paris, comme r&#233;cemment autour des portes de Clignancourt et de Montmartre. L'occasion par exemple de valoriser les habitats bon march&#233; (HBM, anc&#234;tres des habitats &#224; loyer mod&#233;r&#233;) construits en briques avec des mat&#233;riaux locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sportif depuis son plus jeune &#226;ge, Mohaman Haman est &#233;galement un pilier actif d'une autre association, Ar&#232;nes &amp; Stade. Depuis 2002, et sans interruption sauf pour cause de Covid, il y organise des courses th&#233;matiques, alliant sport, architecture et enjeux soci&#233;taux promouvant le sport f&#233;minin tant au niveau national (course de la journ&#233;e internationale pour les droits des femmes, course internationale des femmes africaines, course du patrimoine&#8230;) ou plus local comme la Francilienne du stade des Fillettes aux ar&#232;nes de Montmartre. En 2006, dans ces m&#234;mes ar&#232;nes, il a coordonn&#233; un op&#233;ra mandingue, dans le cadre des journ&#233;es du patrimoine. Et ce d&#233;but d'ann&#233;e, seront d&#233;voil&#233;s les laur&#233;ats d'un concours de cr&#233;ations visuelles (peinture, dessin, photo, vid&#233;o) qu'il a co-organis&#233; avec la Mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, sur le th&#232;me des terrasses &#233;ph&#233;m&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chass&#233;-crois&#233; des cultures&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les chantiers et activit&#233;s qu'il propose, Mohaman Haman invite et incite tout un chacun &#224; participer, &#224; la mesure de ses moyens physiques et capacit&#233;s propres. Pr&#233;venant, discret, amenant bienveillance et chaleur humaine, pr&#233;cis sans &#234;tre directif, il donne une place &#233;gale &#224; tous ceux qui contribuent : femmes, enfants, personnes plus &#226;g&#233;es ou moins int&#233;gr&#233;es socialement. Que ce soit lors de ses visites ou dans ses chantiers de construction, il est au fait de chaque d&#233;tail et n'h&#233;site pas &#224; appeler des confr&#232;res lorsqu'il a des doutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; sa formation initiale et ses comp&#233;tences techniques il apporte sa connaissance approfondie des savoir-faire traditionnels ancestraux &#224; diff&#233;rentes organisations mondiales, toujours en valorisant ce qui existe et en veillant &#224; ce qui se fait. Il participe en tant que membre d'organisations consultatives aux r&#233;flexions et actions de l'Unesco, ainsi qu'&#224; l'Icomos (Conseil international des monuments et sites) en France et au Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1980, il organise des expositions en Afrique, en France et dans le monde sur des th&#233;matiques telles que les femmes b&#226;tisseuses, l'architecture vernaculaire, l'architecture coloniale&#8230; Il cherche &#224; faire reconna&#238;tre les constructions traditionnelles en France et en Europe et aussi &#224; faire d&#233;couvrir &#224; ses propres concitoyens camerounais la culture d'autres peuples b&#226;tisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plusieurs activit&#233;s &#224; son arc&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En France, l'architecte propose des ateliers de sensibilisation &#224; la construction en terre (dont celui qui mena &#224; la case-obus d'&#201;ole). Au Cameroun, il organise des visites des constructions qu'il a r&#233;alis&#233;es dans les ann&#233;es 1990 avec le concours des &#233;l&#232;ves en &#233;cole d'architecture. Il projette des partenariats avec les &#233;coles d'architecture locales, afin qu'elles exploitent et d&#233;veloppent les savoir-faire du pays plut&#244;t que d'apprendre des techniques et d'utiliser des mat&#233;riaux en passe de devenir obsol&#232;tes (mat&#233;riaux import&#233;s, pollutions, techniques co&#251;teuses, etc.). Sur tous les fronts, il donne des s&#233;minaires, co-r&#233;alise des films documentaires, r&#233;dige pour des publications sp&#233;cialis&#233;es. En 2013, il a m&#234;me cr&#233;&#233; son entreprise de production de briques en fibres v&#233;g&#233;tales solaires (photovolta&#239;que int&#233;gr&#233;) : Hamansolar brick sarl.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anim&#233; de ses valeurs, de son int&#233;r&#234;t pour les mat&#233;riaux naturels et de l'artisanat en g&#233;n&#233;ral, Mohaman Haman sait aussi profiter de la vie et se d&#233;tendre. Durant ses temps de loisirs, il sillonne son quartier &#224; pieds, de fa&#231;on sportive ou plus conviviale le dimanche &#224; la Villette avec ses deux filles dont la cadette va avoir 18 ans. Dans les prochains mois, il c&#233;l&#233;brera le deuxi&#232;me Carnaval du nord-est parisien avec une case-obus en carton, port&#233;e lors de la parade. &#192; l'aise parmi ombres et lumi&#232;res, l'homme int&#232;gre les intelligences ancestrales dans chacun de ses savoir-faire, si divers. Expert et d&#233;vou&#233; &#224; la construction, Mohaman Haman d&#233;fraie les cat&#233;gorisations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#233;leste Bollack, une artiste dans les &#233;toiles</title>
		<link>https://www.18dumois.info/celeste-bollack-une-artiste-dans-les-etoiles.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/celeste-bollack-une-artiste-dans-les-etoiles.html</guid>
		<dc:date>2022-10-29T13:30:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Porteuse d'un pr&#233;nom &#233;vocateur, C&#233;leste Bollack, 51 ans, artiste peintre est pass&#233;e du 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; au 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement avec bonheur. De la Butte &#224; Marx Dormoy, r&#233;cit d'une vie enti&#232;re d&#233;di&#233;e &#224; la cr&#233;ation. &lt;br class='autobr' /&gt; Pleine d'&#233;nergie avec une propension &#224; faire appara&#238;tre et valser les &#233;toiles, C&#233;leste Bollack offre spontan&#233;ment de rencontrer les personnes et les d&#233;cors qui font sa vie. Car, elle l'annonce d'embl&#233;e : &#171; On rentre dans ma vie, on rentre dans mes &#339;uvres, on rentre dans ma toile &#187;. Le ton, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1322-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH94/arton1362-30f11.jpg?1694451852' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Porteuse d'un pr&#233;nom &#233;vocateur, C&#233;leste Bollack, 51 ans, artiste peintre est pass&#233;e du 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; au 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement avec bonheur. De la Butte &#224; Marx Dormoy, r&#233;cit d'une vie enti&#232;re d&#233;di&#233;e &#224; la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pleine d'&#233;nergie avec une propension &#224; faire appara&#238;tre et valser les &#233;toiles, C&#233;leste Bollack offre spontan&#233;ment de rencontrer les personnes et les d&#233;cors qui font sa vie. Car, elle l'annonce d'embl&#233;e : &#171; &lt;i&gt;On rentre dans ma vie, on rentre dans mes &#339;uvres, on rentre dans ma toile&lt;/i&gt; &#187;. Le ton, le tempo sont donn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ann&#233;es de jeunesse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jeune, elle fr&#233;quente d&#233;j&#224; un peu notre arrondissement car l'ambiance de son enfance dans le 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ne la stimule gu&#232;re. Elle y vient &#171; &lt;i&gt;s'encanailler rue des Martyrs avec celui qui sera le papa de ma fille&lt;/i&gt; &#187;, recherchant &#171; &lt;i&gt;l'&#233;mancipation du giron familial&lt;/i&gt; &#187; qui, m&#234;me s'il la porte, ne donne pas mati&#232;re &#224; ses vell&#233;it&#233;s d'expression singuli&#232;re. Sa m&#232;re, Sofi Bollack-Klarwein, issue d'un milieu artistique, est artiste, muse, styliste et peintre. Fanny Lasserre, grande amie de C&#233;leste, raconte : &#171; &lt;i&gt;Pour moi, petite, c'&#233;tait &#233;tonnant. La porte &#233;tait toujours ouverte, un univers tr&#232;s color&#233; r&#233;gnait chez elle, elle tirait les tarots&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dessinant &#171; &lt;i&gt;depuis toujours&lt;/i&gt; &#187;, C&#233;leste se raconte &#171; &lt;i&gt;choqu&#233;e, en pure rencontre esth&#233;tique&lt;/i&gt; &#187;, &#224; 14 ans, lors d'une r&#233;trospective expressionniste. D&#232;s lors, elle nourrit une croissante admiration pour Kirchner, Otto Dix, Matisse, Chagall, Van Dongen et Munch, &#233;tudie les arts appliqu&#233;s puis fait les Beaux-Arts et, dipl&#244;m&#233;e &#224; 25 ans, expose et vend ses &#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Amiti&#233; et maternit&#233; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Son amiti&#233; avec Fanny, nou&#233;e au lyc&#233;e Moli&#232;re, reste vive durant cette p&#233;riode. Lorsque celle-ci quitte Paris, elles s'inspirent l'une l'autre de loin pendant dix ans. Leur amiti&#233; porte des fruits en 2012 avec une collaboration sur &#171; &lt;i&gt;Je ne m'appelle pas Ethel Katz&lt;/i&gt; &#187; conte illustr&#233;, hommage aux victimes de l'Holocauste, librement inspir&#233; du Journal d'Anne Frank qui les toucha toutes les deux beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2000, peu avant la naissance de sa fille, C&#233;leste s'installe au 50 rue Caulaincourt, sa premi&#232;re adresse dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Elle savoure la vie de ce quartier si vivant qui l'enchante : &#171; &lt;i&gt;J'ai ador&#233;, la poussette sur les pav&#233;s, les premiers pas d'Apollonia sur la Butte&lt;/i&gt; &#187; se rappelle-t-elle. M&#232;re c&#233;libataire, elle est confront&#233;e aux al&#233;as &#233;conomiques de la vie d'artiste. &#171; &lt;i&gt;Plus les enfants grandissent, plus &#231;a co&#251;te cher&lt;/i&gt; &#187; d&#233;clare-t-elle, laconique. &#171; &lt;i&gt;Et il y a Olga&lt;/i&gt; &#187; (sa chienne qui ne la quitte pas), mais peu de rentr&#233;es d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, toutes trois d&#233;m&#233;nagent en 2014 vers le march&#233; de l'Olive, o&#249; C&#233;leste saisit la diversit&#233; de l'arrondissement. Elle note &#171; &lt;i&gt;avoir connu le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du haut, car il y a un 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du haut et un 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du bas, plein de micro-quartiers.&lt;/i&gt; &#187;. Elle trouve son nouvel environnement plus authentique que le &#171; &lt;i&gt;18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; carte postale, o&#249; on &#233;tait entre nous&lt;/i&gt; &#187;, et aspire &#224; &#171; &lt;i&gt;plus de mixit&#233;&lt;/i&gt; &#187; entre ces micro-mondes. Elle a retrouv&#233; des rep&#232;res &#171; &lt;i&gt;en bas&lt;/i&gt; &#187; : la Librairie du Rideau rouge, Bob's Kitchen ou le march&#233; de l'Olive, qu'elle vante comme des espaces o&#249; des rencontres amicales r&#233;elles sont possibles, dot&#233;s d'un cachet qui la charme. Elle a aussi conserv&#233; quelques attaches en &#171; &lt;i&gt;haut&lt;/i&gt; &#187;, comme son vid&#233;o-club.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Professeure lou&#233;e par ses &#233;l&#232;ves&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 10 ans, C&#233;leste Bollack donne des cours d'arts plastiques au sein de Paris-Ateliers. Annie Martinez, l'une de ses &#233;l&#232;ves, raconte la fantasque et &#171; &lt;i&gt;formidable&lt;/i&gt; &#187; professeure, &#171; &lt;i&gt;C&#233;leste est tr&#232;s cr&#233;ative, hors cadre, elle est tr&#232;s vivante. Parfois, &#231;a va dans tous les sens mais toujours avec un fil conducteur qui nous parle, et nous met en confiance dans chacun de nos projets. Elle nous booste et r&#233;p&#232;te &#8220;allez-y, cr&#233;ez, vous pouvez&#8221;&lt;i&gt;. Et, autant elle peut se montrer volubile, autant elle sait se mettre dans son coin et nous laisser, tout en ayant l'&#339;il&lt;/i&gt; &#187;. Fanny, qui fut son &#233;l&#232;ve pendant un an, la d&#233;crit comme &#171; &lt;i&gt;non-dogmatique, qui encourage &#224; aller puiser ce qu'on a envie d'explorer et d'exprimer&lt;/i&gt; &#187; et souligne que l'art propos&#233; par C&#233;leste &#171; &lt;i&gt;incite &#224; traduire l'intime dans les &#339;uvres, d&#233;livre une vision de l'autre, empreinte de son esth&#233;tisme personnel&lt;/i&gt; &#187;. Toutes les deux mentionnent le climat &#171; &lt;i&gt;passionn&#233;, joyeux, pointu&lt;/i&gt; &#187; de ses cours. C&#233;leste confie y r&#233;p&#233;ter : &#171; &lt;i&gt;Le bonheur, c'est quand &#231;a marche, qu'il n'y a pas de heurts, quand &#231;a s'&#233;pouse, se m&#233;lange.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sa part d'enfance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nicole Coudert, propri&#233;taire de la galerie AVM, l'a rencontr&#233;e en 1998 accompagn&#233;e de Georges Detais (Paris) et Max Bollag (Zurich), marchands d'art dont elle &#233;tait la jeune prot&#233;g&#233;e, et experts de la figuration narrative, &#224; laquelle se rattachent ses &#339;uvres. Nicole parle de C&#233;leste comme quelqu'un de &#171; &lt;i&gt;secret, avec une part d'enfance, d'insolence de l'enfance, d'impatience&lt;/i&gt; &#187;, qui &#171; &lt;i&gt;va &#224; l'assaut&lt;/i&gt; &#187; de ce qu'elle croque dans son art. Elle lui voit un &#171; &lt;i&gt;potentiel extraordinaire, capable d'expressivit&#233; partout&lt;/i&gt; &#187;, qui trouve &#171; &lt;i&gt;sa libert&#233;&lt;/i&gt; &#187; en elle-m&#234;me lors de ses heures &#224; l'atelier. &#171; &lt;i&gt;Elle a un c&#244;t&#233; essouffl&#233; dans la vie, que j'aime, continue-t-elle, infiniment attentive aux d&#233;tails.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Lestavel, son compagnon depuis dix ans, la raconte, cr&#233;ant &#171; &lt;i&gt;&#224; un moment, n'importe lequel, tr&#232;s anodin souvent, et capturant le moment, le mouvement. Elle a un &#339;il photographique tr&#232;s &#224; elle. Quelque chose appara&#238;t soudain, qui la s&#233;duit esth&#233;tiquement, et elle l'enregistre. De l&#224;, elle va construire un th&#232;me, un motif, un fil rouge, sur lequel elle se concentre intens&#233;ment un certain temps.&lt;/i&gt; &#187; Fascin&#233; par son travail, il y trouve &#171; &lt;i&gt;une chaleur sinc&#232;re, une grande dimension incarn&#233;e des personnages, une sensualit&#233; des gestes&lt;/i&gt; &#187;. Elle repr&#233;sente &#171; &lt;i&gt;l'intime personnel, avec &#233;l&#233;gance&lt;/i&gt; &#187; &#187; poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nouvel &#233;lan&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Quand les enfants sont plus grands, c'est comme une nouvelle adolescence&lt;/i&gt; &#187; observe d&#233;sormais l'artiste, &#171; &lt;i&gt;un nouvel essor&lt;/i&gt; &#187;. Elle cite Georges Detais et M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Micha, une de ses professeurs aux Beaux-Arts qui &#171; &lt;i&gt;l'ont fabriqu&#233;e&lt;/i&gt; &#187; alors qu'elle sortait d'&#233;cole. &#171; &lt;i&gt;Mais ils ne sont plus l&#224; aujourd'hui, alors j'ai &#224; re-d&#233;coller toute seule.&lt;/i&gt; &#187; Cet automne, pour la premi&#232;re fois, elle a expos&#233; des gravures, une s&#233;rie intitul&#233;e &lt;i&gt;La pi&#232;ce manquante&lt;/i&gt;, &#224; la galerie AVM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profond&#233;ment anim&#233;e de l'int&#233;rieur, c'est en rencontrant les gens que C&#233;leste se trouve et r&#233;alise ses &#339;uvres, &#171; &lt;i&gt;ce sont les gens qui font les lieux&lt;/i&gt; &#187;, clame-t-elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Vincent Noye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un lanceur d'ondes, de Montr&#233;al &#224; La Chapelle</title>
		<link>https://www.18dumois.info/un-lanceur-d-ondes-de-montreal-a-la-chapelle.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/un-lanceur-d-ondes-de-montreal-a-la-chapelle.html</guid>
		<dc:date>2022-09-02T19:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Partager, transmettre, &#233;mettre, tel est l'objectif de Pierre Petiote, &#224; la t&#234;te de la webradio associative et participative RapTz. Il forme les habitants du quartier aux techniques de la radio afin de promouvoir les initiatives citoyennes. &lt;br class='autobr' /&gt; Pierre Petiote se pr&#233;sente avec le salut &#171; klingon &#187;, d&#233;clare venir de la plan&#232;te Vulcain et ne pas avoir d'&#226;ge. Puis, il s'admet de Montr&#233;al et dit s'&#234;tre install&#233; &#224; Paris il y a dix ans. Il est actuellement co-directeur de la webradio Rapporteuz (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1305-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH124/arton1341-948c9.jpg?1689910332' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Partager, transmettre, &#233;mettre, tel est l'objectif de Pierre Petiote, &#224; la t&#234;te de la webradio associative et participative RapTz. Il forme les habitants du quartier aux techniques de la radio afin de promouvoir les initiatives citoyennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pierre Petiote se pr&#233;sente avec le salut &#171; klingon &#187;, d&#233;clare venir de la plan&#232;te Vulcain et ne pas avoir d'&#226;ge. Puis, il s'admet de Montr&#233;al et dit s'&#234;tre install&#233; &#224; Paris il y a dix ans. Il est actuellement co-directeur de la webradio Rapporteuz (abr&#233;g&#233;e RapTz), la radio rapporteuse d'actions sociales, culturelles et musicales, install&#233; &#224; La Chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre appr&#233;cie son quartier de Marx Dormoy, populaire et anim&#233;. &#171; &lt;i&gt;Quand je suis arriv&#233;, j'ai eu l'impression de me promener dans une maquette, super belle, avec ces rues si &#233;troites. &#192; Montr&#233;al, la ville est tr&#232;s &#233;tendue, les rues grandes et vastes. La vie de quartier se d&#233;veloppe diff&#233;remment.&lt;/i&gt; &#187; Il est venu y rejoindre Anne Gorry, rencontr&#233;e &#224; Montr&#233;al, s'y est plu et est rest&#233; depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La radio c'est tout ce que je sais faire&lt;/i&gt; &#187; affirme-t-il. Etabli dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Pierre a envie de faire r&#233;sonner les effervescences qu'il voit l&#224;. Pourtant, il ne trouve pas imm&#233;diatement sa place dans ce domaine &#224; Paris. Outre-Atlantique, son exp&#233;rience est celle d'un programmateur d'&#233;missions culturelles ou musicales, d'&#233;missions parl&#233;es. Ici, il contribue en b&#233;n&#233;vole &#224; diverses radios associatives mais ressent ses exp&#233;riences pass&#233;es comme plus inclusives et n'assouvit pas sa soif de radio. Alors, il se penche sur l'internet et ses opportunit&#233;s et s'aper&#231;oit qu'il peut y cr&#233;er ce qu'il souhaite : diffusions, podcasts, playlists et &#233;missions. Il se forme &#224; ses sp&#233;cificit&#233;s : ce qui existe d&#233;j&#224;, les plateformes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un outil d'autonomisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les deux premi&#232;res ann&#233;es, le projet de radio n'est qu'un site proposant du r&#233;dactionnel : Anne, co-directrice, y &#233;crivait les articles ayant trait &#224; l'&#233;ducation populaire et &#224; la m&#233;diation sociale ou &#224; la culture hip-hop et Pierre se consacre &#224; la musique, &#171; &lt;i&gt;pour commencer la voix du m&#233;dia&lt;/i&gt; &#187;. Ce qui compte &#224; leurs yeux, c'est &#171; &lt;i&gt; offrir aux gens, qu'importe leurs origines et autres facteurs, l'opportunit&#233; de s'adonner &#224; la pratique radiophonique&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pourquoi la radio ? &#171; &lt;i&gt;Pour l'&#233;coute&lt;/i&gt; &#187;, explique Anne. Au sein de l'&#233;quipe, tous voient la radio comme un &#171; &lt;i&gt;outil d'autonomisation pour partager les voix, les accents, les langues, les mani&#232;res de voir le monde&lt;/i&gt; &#187; (dixit Anne) et reconnaissent &#224; Pierre cette app&#233;tence &#224; transmettre, informer et former les gens &#224; la radio. Ayant &#233;tudi&#233; &#224; Montr&#233;al l'animation et la recherche culturelle, il a en effet de multiples comp&#233;tences en p&#233;dagogie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'au bout de deux ans qu'au 72bis rue Philippe de Girard, la radio trouve son studio. Sa porte est ouverte &#224; toutes et tous et toute contribution est bienvenue : Pierre et Anne &#233;valuent voire encadrent les projets et ils accompagnent les volontaires dans la r&#233;alisation de leur objectif radiophonique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une empreinte de la radio plurielle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;clectique et hospitali&#232;re, RapTz compte environ 80 &#233;missions dont 40 produites en France, pas seulement &#224; Paris, et les autres &#224; l'international (Am&#233;riques, Europe, Afrique du Sud, Russie&#8230;). RapTz &#171; &lt;i&gt;donne un pr&#233;texte pour aborder les gens et faire d&#233;couvrir ce qu'ils font&lt;/i&gt; &#187;. Aux yeux de Pierre, elle sert comme un hub (noeud, conjonction) o&#249; les gens se retrouvent car elle a deux p&#244;les d'activit&#233;s. Une programmation musicale (24h/7j) jouxte l'animation d'ateliers d'initiation aux activit&#233;s radiophoniques et journalistiques pour tous les &#226;ges, &#224; l'ext&#233;rieur du local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Pierre, c'est une certitude : &#171; &lt;i&gt;tous les aspects de la radio peuvent s'apprendre, s'enseigner&lt;/i&gt; &#187;. Lui-m&#234;me, pour se former &#224; la radio, a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'ouverture et du climat de bienveillance des radios associatives fr&#233;quent&#233;es &#224; Montr&#233;al&#8230; Puis il a form&#233; Anne et partage ses connaissances avec les stagiaires et volontaires. &#171; &lt;i&gt;Car faire de la radio, ce n'est pas n&#233;cessairement &#234;tre au micro&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;taille Pierre : il y a du graphisme, de la r&#233;colte sonore, de la recherche musicale, le montage&#8230; Et puis toutes les activit&#233;s de soutien, &#171; derri&#232;re &#187; : la programmation et la diffusion, la gestion administrative, la logistique technique. Elles sont devenues les t&#226;ches de pr&#233;dilection de Pierre. Mais il aura fallu huit ans de fonctionnement de la radio avant de g&#233;n&#233;rer suffisamment de budget pour qu'Anne et lui puissent se r&#233;mun&#233;rer. C'est d&#233;sormais possible, gr&#226;ce aux initiations &#224; la radio dispens&#233;es en collaboration avec divers &#233;tablissements et acteurs locaux. Et depuis peu, juste avant la pand&#233;mie, Pierre a pu d&#233;laisser les cours d'anglais qu'il donnait depuis son arriv&#233;e &#224; Paris - et qui assuraient jusque-l&#224; son salaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cr&#233;ateur en qu&#234;te d'entraide et de partage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Initialement sur tous les fronts, Pierre compte sur son &#233;quipe et ses collaborateurs pour qu'ils fonctionnent en toute ind&#233;pendance. Anne retient sa forte &#171; &lt;i&gt;volont&#233; d'autonomiser les gens, tant sur l'aspect technique que cr&#233;atif&lt;/i&gt; &#187;. Pierre est motiv&#233; dit-elle, &#224; &#171; &lt;i&gt;offrir un lieu &#233;mancipateur&lt;/i&gt; &#187;. &#192; terme, il &#171; &lt;i&gt;aimerai[t] que les gens prennent quelques-unes des casquettes qu[&#8216;il a]&lt;/i&gt; &#187; et ajoute : &#171; &lt;i&gt;Je suis toujours ouvert &#224; transmettre ce que je sais ; si le projet pouvait fonctionner sans moi, ce serait top !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une activit&#233; sans cesse croissante, Pierre se m&#233;nage toutefois quelques temps de d&#233;tente : dans sa pratique sportive (huit ans de ninjutsu) ou en jardinant &#224; &#201;cobox. L'ann&#233;e derni&#232;re, il a ainsi r&#233;alis&#233; son r&#234;ve d'enfant : devenir un ninja ceinture noire. Et il y a peu, il a rejoint le bureau du jardin partag&#233; en qualit&#233; de pr&#233;sident. &#192; la maison, il a ses deux filles (7 et 9 ans) qu'il est fier d'avoir vu devenir comp&#233;tentes sur bien des aspects de son activit&#233; professionnelle. Il fr&#233;quente aussi &#224; l'occasion les bars autour des rues Riquet/Pajol, sur l'esplanade Nathalie Sarraute, aux parcs alentour ou pour faire du shopping dans les boutiques de la &#171; petite Afrique &#187; pour le rhum martiniquais, entre autres&#8230; R&#233;cemment, il succombe &#224; r&#233;p&#233;tition au Quelli di La, un restaurant italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre ne rechigne pas devant les obstacles et am&#232;ne le ton et l'atmosph&#232;re qui lui sont chers, l&#224; o&#249; il s'implante. Longue vie au papa de la radio des quartiers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;couter et prendre contact : &lt;a href=&#034;http://www.raptz.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.raptz.com&lt;/a&gt; //&lt;br class='autobr' /&gt;
@radio.raptz sur Instagram // Radio RapTz sur Facebook&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une danseuse engag&#233;e &#224; La Chapelle</title>
		<link>https://www.18dumois.info/une-danseuse-engagee-a-la-chapelle.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/une-danseuse-engagee-a-la-chapelle.html</guid>
		<dc:date>2022-06-06T11:40:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La&#235;titia Angot, 44 ans, c'est de nombreuses histoires &#224; combiner et &#224; raconter ensemble. Des histoires de rencontres, de gestes, d'insatiabilit&#233; &#224; apprendre les rythmes et mouvances des autres et de les partager en actes de m&#233;moire chor&#233;graphi&#233;s. C'est la question de l'espace qui l'a pouss&#233;e &#224; rechercher, &#224; innover et &#224; d&#233;velopper des m&#233;thodes et des pratiques nouvelles. Chercheuse aux c&#244;t&#233;s de chercheurs en vie urbaine, elle est mue par le travail avec les personnes. &lt;br class='autobr' /&gt; N&#233;e au bord de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1282-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH82/arton1302-cfc15.jpg?1694973678' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La&#235;titia Angot, 44 ans, c'est de nombreuses histoires &#224; combiner et &#224; raconter ensemble. Des histoires de rencontres, de gestes, d'insatiabilit&#233; &#224; apprendre les rythmes et mouvances des autres et de les partager en actes de m&#233;moire chor&#233;graphi&#233;s. C'est la question de l'espace qui l'a pouss&#233;e &#224; rechercher, &#224; innover et &#224; d&#233;velopper des m&#233;thodes et des pratiques nouvelles. Chercheuse aux c&#244;t&#233;s de chercheurs en vie urbaine, elle est mue par le travail avec les personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233;e au bord de l'Oc&#233;an, La&#235;titia grandit entre activit&#233;s extra-scolaires et exploration de la nature en solitaire. Ses grands-parents sont p&#226;tissiers et quincailliers, sa professeure de danse classique vend &#224; la haute saison des chichis sur la plage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La danse, enjeu social &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; 18 ans &#224; Paris, elle s'inscrit en cin&#233;ma &#224; Paris 8. Apr&#232;s sa licence, elle &#233;tudie le th&#233;&#226;tre, l'art du geste et le travail avec les masques, le clown, la danse et la chor&#233;graphie. Elle collabore avec diff&#233;rents artistes reconnus. En parall&#232;le, elle s'immerge dans la musique de rue et l'effervescence sociale et cr&#233;ative des squats. De nombreuses rencontres la marquent et sont d&#233;terminantes dans l'approche de son futur travail. Avec la danseuse et chor&#233;graphe Yumi Fujitani, elle envisage une transposition &#171; &lt;i&gt;occidentalo-signifiante&lt;/i&gt; &#187; du but&#333; (art japonais m&#234;lant danse et th&#233;&#226;tre), tandis qu'avec des clowns et acrobates elle fonde, en 2011, l'association L'Intestine qui propose des pi&#232;ces sans texte fond&#233;es sur la chor&#233;graphie et le burlesque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se produit &#233;galement en solo et rencontre &#224; Marseille Zo&#233; Hagel, enseignante-chercheuse en urbanisme et am&#233;nagement de l'espace. Au gr&#233; de leurs &#233;changes, les deux filles se posent la m&#234;me question, chacune dans leur domaine respectif : qu'est-ce qu'habiter ? Elles constatent une rigidit&#233; du maillage social dans l'utilisation de l'espace et l'acc&#232;s &#224; la cr&#233;ation et cherchent comment cod&#233;velopper des actions portant la voix des habitants dans l'espace public construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, lors d'une collaboration avec des ateliers d'alphab&#233;tisation &#224; Belfort, La&#235;titia Angot mesure l'enjeu social que constitue la danse pour faire participer les couches sociales les plus en difficult&#233; ou en butte &#224; des discriminations &#224; des activit&#233;s auxquelles elles n'ont pas acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'acte de faire soci&#233;t&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Zo&#233; Hagel rejoint La&#235;titia &#224; Paris. Ensemble, elles font des &#171; &lt;i&gt;arpentages communs&lt;/i&gt; &#187;, des temps pendant lesquels elles observent et ressentent leur environnement et qui alimentent leurs projets respectifs. Dans le champ de ces r&#233;flexions, La&#235;titia r&#233;pond &#224; un appel &#224; communication de l'&#201;cole des hautes &#233;tudes en sciences sociales (EHESS) qui d&#233;bouche sur la cr&#233;ation, en 2015, des Laboratoires d'action artistique et cr&#233;ations chor&#233;graphiques (LAACC) d'o&#249; d&#233;coule la Permanence chor&#233;graphique de La Chapelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initialement lanc&#233;e au 93 Chapelle, cette derni&#232;re prend ensuite ses quartiers &#224; la Maison Queneau et propose des exercices de danse o&#249; chacun est invit&#233; &#224; faire &#224; partir de ce qu'il est. Zo&#233; dit de l'art de La&#235;titia qu'il est &#171; &lt;i&gt;tr&#232;s &#233;mancipateur&lt;/i&gt; &#187; et Maryl&#232;ne, une danseuse, pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Nous travaillons le geste, le mouvement, la lenteur, la rapidit&#233;. La&#235;titia donne une indication, quelqu'un commence un mouvement, les autres suivent. Tout part de chacun.&lt;/i&gt; &#187; Outre la dimension artistique, La&#235;titia place au c&#339;ur de ces s&#233;ances l'acte de faire soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mille danses en don&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2018, La&#235;titia est appel&#233;e, avec d'autres artistes, par S&#233;bastien Thi&#233;ry (docteur en sciences politiques, co-fondateur du PEROU) &#224; une r&#233;flexion autour du th&#232;me Embellir Paris : &#171; &lt;i&gt;Embellir des lieux dont la beaut&#233; n'est pas r&#233;pertori&#233;e et aussi cr&#233;er, d&#233;voiler, amplifier celle de ce qui est l&#224;.&lt;/i&gt; &#187; C'est naturellement qu'elle se tourne vers les P'tits Dej's solidaires, aux Jardins d'&#201;ole. Elle y propose, comme le dit S&#233;bastien, &#171; &lt;i&gt;de faire retentir la beaut&#233; de ce qui s'y passe et c&#233;l&#233;brer au milieu du d&#233;sastre ce qui n'est pas du d&#233;sastre : les Gestes p&#233;rennes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anim&#233;es par les volontaires de la Permanence chor&#233;graphique et les personnes rassembl&#233;es sur place &#8211; les passants, toutes celles et ceux qui le souhaitent &#8211;, une danse, mille danses se cr&#233;ent, se forment et se d&#233;font dans la joie et le partage de nouveaux pas, &#171; &lt;i&gt;un don dont la beaut&#233; n'est pas recens&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. Un rituel, toujours recommenc&#233;, deux matins par mois depuis 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour S&#233;bastien, La&#235;titia conjugue les verbes d'action comme &#171; &lt;i&gt;rencontrer, r&#233;jouir, b&#226;tir&lt;/i&gt; &#187;, tandis que Maryl&#232;ne pr&#233;cise qu'elle &#171; &lt;i&gt;autorise les migrants des P'tits D&#233;j's &#224; venir avec leurs danses traditionnelles, leur v&#233;cu&lt;/i&gt; &#187; et que c'est &#171; &lt;i&gt;l'&#233;crit qui est racont&#233;, qui se traduit en mouvement&lt;/i&gt; &#187;. Quant &#224; Anna-Louise, une b&#233;n&#233;vole, elle dit ne plus se souvenir pr&#233;cis&#233;ment de l'arriv&#233;e de La&#235;titia aux P'tits Dej's &#171; &lt;i&gt;tellement sa mani&#232;re de faire, de nous convier dans la danse, dans l'&#233;change, dans l'&#233;coute de l'autre correspond et reprend ce qui fait la force de ce rendez-vous quotidien depuis peut-&#234;tre six ans&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Porter la danse aux r&#233;fugi&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; pr&#233;sent, c'est Chlo&#233; Kazemzadegan qui s'occupe de la Permanence &#224; la Maison Queneau. Le collectif, groupe h&#233;t&#233;rog&#232;ne fort de plus de 150 danseuses et danseurs, &#171; &lt;i&gt;se d&#233;ploie tout le temps diff&#233;remment, nous dit Chlo&#233;, adore danser &#224; l'ext&#233;rieur et se produit r&#233;guli&#232;rement&lt;/i&gt; &#187; . Vous les avez certainement d&#233;j&#224; crois&#233;s lors d'&#233;v&#233;nements locaux au Village d'hiver &#224; Chapelle International en f&#233;vrier, chaque mois &#224; la Bonne Tambouille, place Mac Orlan, et bien s&#251;r aux P'tits Dej's.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; de multiples collaborations (Forum des dynamiques culturelles du territoire au 104 avec des rappeurs du coll&#232;ge Charles Hermite, carnaval &#212; les masques &#224; La Chapelle, librairie le Rideau rouge o&#249; il est possible de prendre rendez-vous et exp&#233;rimenter avec elle son projet-recherche La Chambre flottante), malgr&#233; sa participation &#224; des s&#233;minaires (sur le geste ordinaire &#224; l'institut Acte avec Panth&#233;on-Sorbonne ou sur les mouvements engag&#233;s avec le 104 dans le cadre du spectacle A.I.M.E.), malgr&#233; son r&#244;le de directrice artistique&#8230; La&#235;titia parvient &#224; maintenir un r&#233;el lien humain avec toutes et tous. Elle r&#234;ve de porter la danse aux personnes r&#233;fugi&#233;es dans des camps sur les fronti&#232;res, afin de rendre tangible le lien qui nous unit tous au-del&#224; des limites cr&#233;&#233;es par les structures physiques des soci&#233;t&#233;s occidentales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#8220;Casa&#8221; pour des mineurs en errance</title>
		<link>https://www.18dumois.info/une-casa-pour-des-mineurs-en-errance.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/une-casa-pour-des-mineurs-en-errance.html</guid>
		<dc:date>2021-10-05T17:12:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'initiative &#8211; notamment &#8211; d'un habitant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, une trentaine de jeunes sont actuellement mis &#224; l'abri. L'association qu'il a co-fond&#233;e s'int&#233;resse &#224; ceux que l'Aide sociale &#224; l'enfance ne peut prendre en charge. &lt;br class='autobr' /&gt; La Casa est une association d'aide aux mineurs non-accompagn&#233;s et exil&#233;s, qui s'attache &#224; trouver des solutions d'h&#233;bergement et s'engage &#224; soutenir ces jeunes dans leur parcours administratif et juridique. N&#233;e en novembre 2019, elle est constitu&#233;e d'une dizaine de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18e-1216-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH107/arton1208-ebc96.jpg?1690990063' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'initiative &#8211; notamment &#8211; d'un habitant du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, une trentaine de jeunes sont actuellement mis &#224; l'abri. L'association qu'il a co-fond&#233;e s'int&#233;resse &#224; ceux que l'Aide sociale &#224; l'enfance ne peut prendre en charge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Casa est une association d'aide aux mineurs non-accompagn&#233;s et exil&#233;s, qui s'attache &#224; trouver des solutions d'h&#233;bergement et s'engage &#224; soutenir ces jeunes dans leur parcours administratif et juridique. N&#233;e en novembre 2019, elle est constitu&#233;e d'une dizaine de b&#233;n&#233;voles qui se sont alli&#233;s parce qu'ils en avaient &#171; &lt;i&gt;marre de se dire on ne peut rien faire&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Voir des gamins de quinze ans qui sortent de sous les buissons o&#249; ils ont pass&#233; la nuit, en France, c'est assez incroyable&lt;/i&gt; &#187; &#187; s'indigne Bilal, l'un des fondateurs de La Casa. Alors des volontaires des collectifs Paris Belleville et la Gamelle de Jaur&#232;s ont d&#233;cid&#233; de cr&#233;er l'association. &#192; ces fondateurs s'ajoutent deux dizaines de b&#233;n&#233;voles, permanents ou occasionnels, sans aucun budget de fonctionnement. Les fonds sont constitu&#233;s de dons. Ils permettent de r&#233;gler les frais op&#233;rationnels, et il y a fort &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un habitu&#233; de l'action humanitaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En vingt ans, le nombre des demandes d'h&#233;bergements a &#233;norm&#233;ment augment&#233;&lt;/i&gt; &#187; explique Bilal qui d&#233;crit l'abondance de besoin. C'est chez lui que se tiennent les assembl&#233;es, rue Lepic. Salari&#233; informaticien, cet homme de 53 ans voyage en Afrique depuis 30 ans et est actif dans l'humanitaire depuis 20 ans. Il est aussi le fondateur de la Gamelle de Jaur&#232;s, consacr&#233;e &#224; l'assistance alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de La Casa se focalise sur les jeunes ne b&#233;n&#233;ficiant pas du soutien de l'Aide sociale &#224; l'enfance. Celui-ci (prise en charge du mineur sur tous les plans en tant que non-accompagn&#233;) est attribu&#233; apr&#232;s une &#233;valuation men&#233;e par le d&#233;partement. Les verdicts sont sujets &#224; appels, mais les b&#233;n&#233;voles observent que ceux-ci &#171; &lt;i&gt;souvent men&#233;s &#224; charge&lt;/i&gt; &#187;, sont d&#233;favorables aux jeunes. Bilal d&#233;crit des conditions calamiteuses et une grande subjectivit&#233; dans leurs conclusions, ainsi que des d&#233;lais de recours atteignant jusqu'&#224; un an. Les jeunes concern&#233;s viennent d'Afrique subsaharienne, Mali et autres pays d'Afrique francophone. C'est &#224; proximit&#233; du lieu de l'&#233;valuation que La Casa a rencontr&#233; beaucoup d'entre eux, sans protection juridique, m&#233;dicale, ni foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'asso travaille alors &#224; rechercher un h&#233;bergement et &#224; accompagner ces jeunes d&#233;laiss&#233;s. Les appartements sont lou&#233;s &#224; des propri&#233;taires recherch&#233;s sur des r&#233;seaux solidaires, ou propos&#233;s par le Secours Catholique qui les loue &#224; l'asso. Les financements sont &#224; &#171; &lt;i&gt;aller gratter&lt;/i&gt; &#187; : r&#233;sultat, tr&#232;s peu de marge de man&#339;uvre pour ces aidants, et des opportunit&#233;s limit&#233;es pour les aid&#233;s. Avec trois appartements &#224; ce jour, c'est plus d'une quinzaine de jeunes qui sont log&#233;s, nourris, scolaris&#233;s. Quinze autres vivent dans des squats calmes, o&#249; les b&#233;n&#233;voles viennent faire m&#233;diation et offrir un soutien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus que l'h&#233;bergement et l'&#233;cole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Casa est apolitique et propose un pacte de suivi et sortie de la d&#233;marche, que le jeune doit pouvoir quitter avec un cursus professionnel engag&#233;, un logement et une protection sociale. Cet &#233;t&#233; gr&#226;ce &#224; des dons suppl&#233;mentaires et &#224; une cagnotte en ligne, l'asso a pu emmener les jeunes dix jours en vacances dans le Jura. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait intense, riche en &#233;motions et en rencontres : parmi les jeunes qui sont venus, nous connaissions certains depuis longtemps, mais ce long moment pass&#233; ensemble nous a &#233;galement permis de mieux conna&#238;tre les nouveaux&lt;/i&gt; &#187;, explique Quentin Gautier, un b&#233;n&#233;vole de La Casa. Pour Bilal cela a permis aussi de mieux &#171; &lt;i&gt;se conna&#238;tre entre b&#233;n&#233;voles&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Casa esp&#232;re et souhaite emmener les mineurs log&#233;s au ski cet hiver : &#171; &lt;i&gt;Dans l'id&#233;al, on aimerait que ce soit un budget &#224; part, qui n'empi&#232;te pas sur les autres postes de d&#233;pense, observe Quentin. Nous pensons que ce n'est pas superflu, car les jeunes ont, plus encore que nous, pass&#233; une ann&#233;e enferm&#233;s [...], et pour quelques-uns d'entre eux, &#231;a fait deux ans qu'ils ne sont pas sortis de Paris. Le repos et les loisirs sont aussi un droit.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec leur bonne &#233;nergie et leur temps libre, les b&#233;n&#233;voles acteurs de cette association appellent aux dons (en argent ou en temps), voire &#224; de nouvelles possibilit&#233;s d'h&#233;bergement. La crise de l'asile est loin d'&#234;tre r&#233;sorb&#233;e, et les seuls actes de ces b&#233;n&#233;voles ne suffiront &#224; y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : La Casa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les ailes au dos, la po&#233;sie au coeur</title>
		<link>https://www.18dumois.info/les-ailes-au-dos-la-poesie-au-coeur.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/les-ailes-au-dos-la-poesie-au-coeur.html</guid>
		<dc:date>2021-09-04T09:43:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>


		<dc:subject>Article complet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un ange &#8211; non d&#233;chu &#8211; a fait son apparition entre la Butte et les jardins d'Eole. Rencontre avec un artiste de chaque instant. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis quelque temps on croise dans les rues du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#8211; et ailleurs &#8211; un personnage qui a attis&#233; notre curiosit&#233;. Equip&#233; d'une paire d'ailes, d'une fleur artificielle et d'un lecteur st&#233;r&#233;o, il pousse devant lui une grosse boule bleue. Pr&#233;sent lors des P'tits D&#233;j's solidaires et danseur occasionnel lors de ces &#233;v&#232;nements, Julian (38 ans), com&#233;dien de formation, vit (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1211-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.18dumois.info/+-article-complet-+.html" rel="tag"&gt;Article complet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH142/arton1202-5eac0.jpg?1690834328' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='142' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un ange &#8211; non d&#233;chu &#8211; a fait son apparition entre la Butte et les jardins d'Eole. Rencontre avec un artiste de chaque instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelque temps on croise dans les rues du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#8211; et ailleurs &#8211; un personnage qui a attis&#233; notre curiosit&#233;. Equip&#233; d'une paire d'ailes, d'une fleur artificielle et d'un lecteur st&#233;r&#233;o, il pousse devant lui une grosse boule bleue. Pr&#233;sent lors des P'tits D&#233;j's solidaires et danseur occasionnel lors de ces &#233;v&#232;nements, Julian (38 ans), com&#233;dien de formation, vit dans un th&#233;&#226;tre du 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Les conditions sont spartiates, dans ce th&#233;&#226;tre &#171; &lt;i&gt;anarchiste de droite&lt;/i&gt; &#187; r&#233;sume-t-il. Mais il revendique &#171; &lt;i&gt;un droit fondamental inali&#233;nable &#224; avoir un toit sur la t&#234;te&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;ambule et appelle tout un chacun &#224; prendre le ballon au pied, ou la po&#233;sie &#224; bras-le-c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant grandi en Afrique (S&#233;n&#233;gal, Niger, Kenya, Burundi) jusqu'&#224; l'&#226;ge de 14 ans, il est arriv&#233; en Franche-Comt&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1990. Julian a occup&#233; divers petits jobs (vendeur de calendriers astrologiques, mod&#232;le pour dessin, cliqueur d'affluence&#8230;). Son arriv&#233;e &#224; Paris lui a ouvert de nouvelles perspectives. Depuis cinq ans il a en effet cr&#233;&#233; une compagnie de production, Prom&#233;th&#233;e D&#233;cha&#238;n&#233;, qui aspire &#224; bousculer les st&#233;r&#233;otypes et arch&#233;types en place gr&#226;ce &#224; un premier film qui sera disponible sur Internet (Facebook : Cupidon, le film).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Musique, optimisme et audace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En attendant, on le croise &#224; l'improviste. Son tournesol en peluche &#171; toujours orient&#233; vers le soleil &#187; symbolise sa fa&#231;on d'aborder le quotidien, jamais morne. Pourquoi les ailes ? Un Cupidon l'a trouv&#233; et &#171; &lt;i&gt;les ailes ont pouss&#233; dans la nuit &lt;/i&gt; &#187; explique-t-il. Sa st&#233;r&#233;o &#224; effets lumineux ? Elle joue une &#171; &lt;i&gt;bande-son de la vie dans la rue&lt;/i&gt; &#187; : un r&#233;pertoire large de Vivaldi &#224; des chants populaires en passant par des bruitages. Il se reconna&#238;t influenc&#233; par l'optimisme humain et &#233;cologique des mangas. Et n&#233; sous de bons augures : son nom signifie en swahili &#171; Dieu est avec toi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des petits d&#233;jeuners, il appr&#233;cie le lien social et la grande libert&#233; des interactions. Il observe l'&#233;volution des comportements li&#233;s &#224; la distanciation sociale, assume de marcher &#224; contre-courant, citant Robert Coudray : &#171; &lt;i&gt;J'ose donc je suis&lt;/i&gt; &#187;. Julian dit aspirer &#224; une &#171; &lt;i&gt;humanit&#233; libre et ensemble&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admirateur de la Commune, il d&#233;plore la disparition des vell&#233;it&#233;s r&#233;volutionnaires de Paris et regrette la recherche de confort dont la ville fait &#233;tat, a contrario, &#224; ce jour. Par sa pr&#233;sence, c'est un charivari de vie qui se propage, et dont il souhaite &#224; toutes et tous de b&#233;n&#233;ficier avec amusement et sympathie. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Raoul Dufy, lumi&#232;res sur la capitale</title>
		<link>https://www.18dumois.info/raoul-dufy-lumieres-sur-la-capitale.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/raoul-dufy-lumieres-sur-la-capitale.html</guid>
		<dc:date>2021-06-04T18:32:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>No&#233;mie Courcoux P&#233;gorier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les &#339;uvres rassembl&#233;es au mus&#233;e de Montmartre proposent une narration nouvelle autour de la carri&#232;re du peintre, d'o&#249; &#233;merge son lien particulier, intime, &#224; Paris. &lt;br class='autobr' /&gt; Le cheminement au fil des six pi&#232;ces de la demeure montmartroise d&#233;voile et d&#233;roule ses cr&#233;ations sur divers mat&#233;riaux et formats, dont la cit&#233; est la principale inspiratrice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Originaire de Normandie (il peint aussi Le Havre) et ayant voyag&#233; en diverses r&#233;gions de France, Dufy d&#233;barque gare Saint-Lazare en 1899. Il d&#233;crit (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1185-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L121xH150/arton1171-fbae6.jpg?1690596922' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#339;uvres rassembl&#233;es au mus&#233;e de Montmartre proposent une narration nouvelle autour de la carri&#232;re du peintre, d'o&#249; &#233;merge son lien particulier, intime, &#224; Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cheminement au fil des six pi&#232;ces de la demeure montmartroise d&#233;voile et d&#233;roule ses cr&#233;ations sur divers mat&#233;riaux et formats, dont la cit&#233; est la principale inspiratrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originaire de Normandie (il peint aussi Le Havre) et ayant voyag&#233; en diverses r&#233;gions de France, Dufy d&#233;barque gare Saint-Lazare en 1899. Il d&#233;crit avec force couleurs la contemporan&#233;it&#233; vive d'une &#233;poque alors pleine de transformations. Nombre de ses &#339;uvres pr&#233;sentent les d&#233;tails propres &#224; Paris, qui devenait alors &#171; lumi&#232;re &#187; (techniquement). Il aime &#224; la parcourir, en glaner les sensations urbaines et populaires. Au gr&#233; des pi&#232;ces de l'exposition, on embrasse vues d'ateliers, d'int&#233;rieurs, de personnages, de lieux et natures mortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'entr&#233;e de la visite, deux de ses autoportraits nous accueillent. Distants d'une carri&#232;re, ils mettent en exergue la d&#233;termination affirm&#233;e par Dufy de ses choix artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit un aper&#231;u de ses multiples cr&#233;ations d'illustrations, gravures, lithographies, typiques de sc&#232;nes et d&#233;cors parisiens d'antan. Puis, on passe parmi si&#232;ges, canap&#233; et paravent des manufactures de Beauvais. Une v&#233;g&#233;tale douceur se d&#233;gage de ce mariage fabuleux entre savoir-faire et cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fl&#226;neur en l&#233;vitation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;tage, visions d'ext&#233;rieurs et p&#233;riph&#233;rie parisiens : les toiles d&#233;voilent des sc&#232;nes semi-urbaines o&#249; canots et maisons r&#233;sonnent de clameurs humaines. Sur ces impressions joyeuses, on d&#233;couvre alors la fameuse F&#233;e &#201;lectricit&#233; (pr&#233;sent&#233;e en 1937 &#224; l'Exposition internationale), recouvrant les pans d'une alc&#244;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, quelques &#339;uvres plus tardives d&#233;voilent une autre ville-lumi&#232;re. M&#234;me sujet, sa palette pourtant y est autre ; il traite de la cit&#233; entr&#233;e dans la modernit&#233;. Ses derni&#232;res repr&#233;sentations d&#233;ploient une vision aux contrastes plus accentu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut de destinations exotiques, cette promenade a&#233;rienne &#8211; Didier Schulmann, commissaire d'exposition, qualifie l'artiste de &#171; fl&#226;neur en l&#233;vitation &#187; &#8211; d&#233;gourdira les sens, avec une nouvelle vision de d&#233;cors familiers et la version ancienne de d&#233;cors qui perdurent. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image : Adagp, Paris 2021&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
