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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>&#192; Montmartre avec Jeanne Baudot &#233;l&#232;ve et amie de Renoir</title>
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		<dc:date>2020-03-28T14:28:36Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mich&#232;le Dassas</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nous avons le plaisir d'ouvrir nos colonnes &#224; des historien.ne.s ou des r&#233;dacteur.trice.s ext&#233;rieurs &#224; notre &#233;quipe. Ce mois-ci, Mich&#232;le Dassas nous donne un avant-go&#251;t de son dernier roman, A la lumi&#232;re de Renoir*, tout juste publi&#233; chez Ramsay. &lt;br class='autobr' /&gt; En 1893, Jeanne Baudot, jeune fille de seize ans, demeure chez ses parents au n&#176; 50 de la rue Taitbout au pied de la butte Montmartre. Son p&#232;re, &#201;mile Baudot, m&#233;decin-chef de la Compagnie des chemins de fer de l'ouest, compte Pierre-Auguste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L121xH150/arton941-9ed9b.jpg?1691023691' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons le plaisir d'ouvrir nos colonnes &#224; des historien.ne.s ou des r&#233;dacteur.trice.s ext&#233;rieurs &#224; notre &#233;quipe. Ce mois-ci, Mich&#232;le Dassas nous donne un avant-go&#251;t de son dernier roman, A la lumi&#232;re de Renoir*, tout juste publi&#233; chez Ramsay.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1893, Jeanne Baudot, jeune fille de seize ans, demeure chez ses parents au n&#176; 50 de la rue Taitbout au pied de la butte Montmartre. Son p&#232;re, &#201;mile Baudot, m&#233;decin-chef de la Compagnie des chemins de fer de l'ouest, compte Pierre-Auguste Renoir parmi ses patients. Quel hasard a d&#233;termin&#233; leur rencontre ? Nous l'ignorons. Quant &#224; sa m&#232;re, Hortense, c'est une femme de go&#251;t, ouverte &#224; tous les arts : musique, peinture, litt&#233;rature, sans toutefois n'en pratiquer aucun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeanne est, depuis toujours, passionn&#233;e de peinture. Elle prend r&#233;guli&#232;rement des cours avec Jean-Baptiste Callot, le p&#232;re des fameuses s&#339;urs Callot, qui conna&#238;tront la gloire dans le domaine de la couture. L'enseignement de ce dernier lui semble, par certains aspects, un peu trop classique. Elle aspire &#224; une approche diff&#233;rente, plus moderne. La jeune fille voue, en effet, une grande admiration aux impressionnistes et en particulier &#224; Renoir, dont elle entend souvent parler, aussi aimerait-elle obtenir le sentiment du ma&#238;tre sur ses productions et, si possible, des conseils ! Leur statut d'avant-gardistes, opposants au classicisme acad&#233;mique ne peut que s&#233;duire l'adolescente, un peu rebelle qu'elle est, d&#233;cid&#233;e &#224; tout, m&#234;me &#224; &#171; devenir un paria pour suivre sa voie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, Jeanne, choy&#233;e et aimante, ne renie aucunement son statut de jeune bourgeoise, coquette, respectueuse des codes &#233;tablis et de l'autorit&#233; parentale. Elle d&#233;sire simplement arr&#234;ter ses &#233;tudes pour se consacrer pleinement &#224; son art, mais comment convaincre ses chers parents qui nourrissent d'autres ambitions plus &#171; conformistes &#187; pour leur fille ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'occasion de rencontrer le grand peintre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le collectionneur, Paul Gallimard, devenu son cousin par alliance depuis le mariage de sa s&#339;ur a&#238;n&#233;e, Berthe, va jouer le r&#244;le d'entremetteur. Gr&#226;ce &#224; lui, elle va enfin pouvoir rencontrer Renoir qui descend, un beau jour, de Montmartre tout expr&#232;s pour donner son avis. Le peintre lui fait alors un compliment d&#233;cisif sur l'une de ses r&#233;centes productions : &#171; &lt;i&gt;Vous travaillerez longtemps, avant de faire une autre toile comme celle-ci&lt;/i&gt; &#187;, lui dit-il. Imaginez le bonheur de la jeune fille !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette reconnaissance du talent de leur prog&#233;niture, M. et M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Baudot c&#232;dent et autorisent Jeanne &#224; suivre son destin d'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours chaleureusement re&#231;u, Renoir prend rapidement l'habitude de s'inviter au 50 rue Taitbout, afin d'examiner les nouveaut&#233;s de son &#233;l&#232;ve. Il l'emm&#232;ne souvent au Louvre. C'est d'ailleurs, devant les grands peintres qu'il lui conseille de poser son chevalet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils vont devenir de grands amis, des complices, des confidents. Ils peignent c&#244;te &#224; c&#244;te, dans l'atelier du peintre, dans celui de Jeanne ou bien &#224; l'ext&#233;rieur, dans la campagne, &#224; Louveciennes, dans le Midi ou ailleurs, devisant gaiement. Il lui donne des conseils, lui fait part de ses soucis, comme celui que lui causent ses pourparlers avec les repr&#233;sentants de l'&#201;tat pour leur faire accepter les toiles l&#233;gu&#233;es par Gustave Caillebotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Jeanne l'aper&#231;oit, descendant la Butte, coiff&#233; de son haut de forme, l'air sombre, elle devine qu'il se rend plaider en faveur du legs Caillebotte. Au retour, il s'arr&#234;te rue Taitbout et se confie : &#171; &lt;i&gt;Comment peut-on refuser un don ? D'une valeur de 400 000 francs, de surcro&#238;t, vous rendez-vous compte ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le bapt&#234;me de Jean Renoir &#224; Montmartre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aline Charigot, l'&#233;pouse du ma&#238;tre, aimerait bien favoriser le mariage de Jeanne avec Georges Durand-Ruel, l'un des fils du c&#233;l&#232;bre galeriste. D'o&#249; le projet de prendre Jeanne comme marraine et Georges comme parrain pour le bapt&#234;me du petit Jean, pr&#233;vu, fin avril 1896, &#224; Saint-Pierre de Montmartre. Jeanne Baudot et Georges Durand-Ruel ont accept&#233;, touch&#233;s par un tel t&#233;moignage de consid&#233;ration et d'amiti&#233;. Jeanne se r&#233;jouit d'une belle journ&#233;e de f&#234;te. Une occasion d'&#233;trenner une nouvelle toilette, ce qui n'est pas pour lui d&#233;plaire ! Et quelle chance en ce grand jour. Le temps est magnifique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Renoir ont bien fait les choses : apr&#232;s la c&#233;r&#233;monie, les invit&#233;s seront convi&#233;s dans le maquis du ch&#226;teau des Brouillards, o&#249; les tables ont &#233;t&#233; dress&#233;es, Gabrielle, la nounou de Jean, &#233;tant charg&#233;e de tirer le Frontignan du tonneau que Renoir a fait venir expr&#232;s et de le distribuer aux amateurs. On sait qu'il y aura du vol-au-vent de chez Bourbonneux et de la brioche de chez Mangin que les initi&#233;s proclament comme &#233;tant les seules brioches de Paris !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout augure d'une belle c&#233;r&#233;monie. Les dames arborent leurs plus belles toilettes. Les messieurs ont rev&#234;tu jaquette noire et chapeaux hauts-de-forme, les demoiselles Hugues portent sur la t&#234;te une immense corbeille couverte d'oiseaux empaill&#233;s et de fleurs aux p&#233;tales de soie. &#171; &lt;i&gt;Comment font-elles pour ne pas crouler sous le poids ?&lt;/i&gt; &#187; s'interroge Renoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faivre et Lestringuez ajoutent des notes de couleurs avec leurs gilets &#233;cossais, les femmes et les jeunes filles ont choisi des robes claires et des ombrelles de dentelle pour se prot&#233;ger des rayons ardents. Eug&#232;ne, le cousin de Renoir, a endoss&#233; sa tunique d'infanterie coloniale, bard&#233;e de m&#233;dailles. Il y a aussi un pr&#234;tre, l'abb&#233; Caillebotte, fr&#232;re de Martial et du regrett&#233; Gustave. Les gens du maquis et les commer&#231;ants du quartier sont venus en nombre et se pressent &#224; l'entr&#233;e de l'&#233;glise pour admirer tous ces bourgeois endimanch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois la c&#233;r&#233;monie termin&#233;e, Jeanne et son &#171; comp&#232;re &#187; prennent place &#224; la table d'honneur o&#249; pr&#233;sident Renoir et son &#233;pouse Aline. Le Muscat de Frontignan et le vin d'Essoyes tournent rapidement les t&#234;tes et favorisent une gaiet&#233; tapageuse. Les conversations vont bon train. Certains messieurs tentent quelques grivoiseries, vite interrompues par Renoir, qui d&#233;sire &#233;pargner les chastes oreilles des demoiselles. Faivre, gratifi&#233; d'un grand coup de pied sous la table, en fait d'ailleurs les frais !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le dessert, les convives se r&#233;pandent sous les ombrages. Georges et Jeanne vont admirer une ch&#232;vre qu'un certain Gri&#232;s, habitant du maquis, coiff&#233; d'une casquette en peau de lapin, vient d'acheter. Georges lui donne du feuillage &#224; brouter et les deux jeunes gens rient de bon c&#339;ur en voyant l'animal engloutir les v&#233;g&#233;taux qu'on lui distribue. Et si Georges et Jeanne &#233;changent un amical baiser sur la joue, en prenant cong&#233; l'un de l'autre, leur relation n'ira pas plus loin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cure de repos au ch&#226;teau des Brouillards&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce aux le&#231;ons du ma&#238;tre, Jeanne progresse. Elle peint dans sa chambre de bonne transform&#233;e en atelier et y fait venir des mod&#232;les qu'elle loue pour la plupart dans le quartier de Montmartre, des gavroches d&#233;lur&#233;es pr&#234;tes &#224; se mettre nues pour quelques sous, pour un chapeau, un nouveau jupon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Jeanne travaille trop, elle se surm&#232;ne et fait un malaise, lors d'une r&#233;ception. Il lui faut un changement d'air, d&#233;cr&#232;te le D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt; Baudot. Renoir qui doit s'absenter une quinzaine de jours, lui propose de venir respirer l'air pur charg&#233; des senteurs de lilas du haut de la Butte. C'est ainsi que Jeanne se voit convi&#233;e &#224; s&#233;journer au ch&#226;teau des Brouillards, au n&#176; 13 de la rue Girardon : l'atelier privatif du ma&#238;tre, le mus&#233;e o&#249; il entrepose ses plus belles cr&#233;ations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'empare des clefs avec enthousiasme sans songer &#224; la responsabilit&#233; qui va lui incomber. De quelle insouciance est-on dot&#233; &#224; seize ans !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#226;teau des Brouillards est, en r&#233;alit&#233;, une grosse maison bourgeoise au milieu d'un grand parc o&#249; sont diss&#233;min&#233;s diff&#233;rents pavillons. La famille Renoir habite le n&#176;6. Jeanne, accompagn&#233;e de sa m&#232;re et de sa bonne, Catherine, toutes trois charg&#233;es de sacs, se pr&#233;sentent devant la grille. Elles s'arr&#234;tent quelques instants &#224; l'entr&#233;e, posant leurs paquets sur les gros pav&#233;s, afin de reprendre leur souffle apr&#232;s l'&#233;puisante mont&#233;e. Jeanne est ravie de vivre quelques jours dans l'antre du ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De temps &#224; autre, Jeanne s'&#233;chappe du ch&#226;teau pour faire un tour sur la Butte. Elle arpente les ruelles sinueuses, emprunte la rue Cortot, longe les vignes et pousse jusqu'au Lapin Agile. Elle sait que c'est le fief de Bruant qui aime choquer les bourgeois par ses chansons os&#233;es. Des po&#232;tes et des caricaturistes hantent le cabaret. On y boit de l'absinthe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, elle retourne sagement devant son chevalet, r&#234;vant au Paris nocturne, &#224; ce monde de d&#233;bauche et d'interdits, dont elle a aper&#231;u le th&#233;&#226;tre, en plein jour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A Montmartre, la f&#234;te bat son plein&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les parents de Jeanne ont accept&#233; de lui louer un atelier situ&#233; au n&#176; 65 de la rue Lepic, plus spacieux que sa chambre de bonne. En prenant possession des lieux, Jeanne s'&#233;merveille. Que de clart&#233; au troisi&#232;me &#233;tage de ce pavillon ! Et quelle vue ! &#192; l'est, le moulin de la Galette d&#233;ploie ses ailes ; &#224; l'ouest, on domine toute la plaine jusqu'&#224; Saint-Germain ; sous sa fen&#234;tre, le jardin de L&#233;andre, dont le singe gambade et grimpe aux arbres, lui offre un petit coin de campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se rapprocher du nouvel atelier de Renoir, Jeanne va d&#233;m&#233;nager le sien dans un local situ&#233; rue Constance. Renoir, Abel Faivre, Jacques Drogue, les petites Manet (Julie, la fille de Berthe Morisot et ses cousines Jeannie et Paule Gobillard), ainsi que Jeanne Cl&#233;ment, sa cousine, ont pr&#233;par&#233; une surprise &#224; notre Jeanne. La soir&#233;e est tr&#232;s joyeuse. Entre rires, chansons et danses, la cr&#233;maill&#232;re est bien pendue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On finit par se rallier &#224; la proposition des deux Jeanne, infatigables, qui veulent absolument aller &#224; la foire de Montmartre. En chemin vers la Butte, la troupe s'arr&#234;te sous la fen&#234;tre de Renoir, rentr&#233; chez lui, et lui offre une s&#233;r&#233;nade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Montmartre, la f&#234;te bat son plein. Ici, le repos n'existe pas. Des femmes de petite vertu, des aristocrates, des bourgeois en voyage d'affaires, se pressent sur la place des distractions tapageuses &#224; quelques pas de lieux de d&#233;bauche. La nuit pr&#233;serve l'anonymat et excuse toutes les excentricit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel tintamarre ! Un man&#232;ge de petits cochons tournoie &#224; grande vitesse. D&#232;s qu'il s'arr&#234;te, la troupe l'investit et se laisse emporter dans le tourbillon. On s'amuse follement &#224; se passer un mouchoir de monture en monture. Prenant des risques, on se penche vers le voisin, tenant la bride d'une seule main, jouant &#224; l'acrobate sous le regard des chaperons : le D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt; Baudot, le G&#233;n&#233;ral et M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;me&lt;/sup&gt; Cl&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une vie consacr&#233;e &#224; la peinture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Pierre-Auguste Renoir en 1919, Jeanne Baudot continue sa route, seule, mais respectueuse des enseignements du ma&#238;tre, cherchant toujours &#224; atteindre la &#171; beaut&#233; pure &#187;, son leitmotiv. Elle participe r&#233;guli&#232;rement au Salon des Tuileries au printemps et au Salon d'automne. L'&#201;tat lui ach&#232;te une toile (un paysage de neige), une reconnaissance qui constitue une cons&#233;cration pour l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Gr&#226;ce &#224; la peinture, j'ai &#233;prouv&#233; des &#233;motions et des joies esth&#233;tiques qui m'immunis&#232;rent contre tant d'atteintes terrestres&lt;/i&gt; &#187;, dira-t-elle dans ses souvenirs. Elle s'&#233;teint en 1957 &#224; Louveciennes, mais c'est dans le vieux cimeti&#232;re de Montmartre, pr&#232;s de ses parents, qu'elle a choisi de vivre son repos &#233;ternel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : C.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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