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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>nouvelle recette pour les cantines de la butte</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La troisi&#232;me cuisine scolaire est entr&#233;e en activit&#233;, &#224; Montmartre. L'occasion de mettre &#224; l'honneur les producteurs locaux pour &#233;veiller les papilles des &#233;coliers au bien manger. &lt;br class='autobr' /&gt; Rutilante, fonctionnelle, les qualificatifs ne manquent pas pour d&#233;crire la nouvelle cuisine scolaire am&#233;nag&#233;e par la Caisse des &#233;coles au sous-sol de l'&#233;cole maternelle Jean-Baptiste Cl&#233;ment, entr&#233;e en fonction d&#233;but novembre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Souhaitant s'inscrire dans le Plan alimentation durable 2022-2027 de la Mairie de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18e-1592-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH133/img_6741-47c18.png?1767714697' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La troisi&#232;me cuisine scolaire est entr&#233;e en activit&#233;, &#224; Montmartre. L'occasion de mettre &#224; l'honneur les producteurs locaux pour &#233;veiller les papilles des &#233;coliers au bien manger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rutilante, fonctionnelle, les qualificatifs ne manquent pas pour d&#233;crire la nouvelle cuisine scolaire am&#233;nag&#233;e par la Caisse des &#233;coles au sous-sol de l'&#233;cole maternelle Jean-Baptiste Cl&#233;ment, entr&#233;e en fonction d&#233;but novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souhaitant s'inscrire dans le Plan alimentation durable 2022-2027 de la Mairie de Paris, la municipalit&#233; du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; a repris la gestion directe de la restauration scolaire en 2024. Avec pour objectif d'ici 2030, de transformer compl&#232;tement le mode de production, d'abandonner progressivement le recours &#224; un prestataire ext&#233;rieur et de passer, pour tous les &#233;tablissements de la maternelle au coll&#232;ge, en &#171; liaison chaude &#187; , c'est-&#224;-dire &#224; la confection pour le jour m&#234;me des plats servis &#224; la cantine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cahier des charges exigeant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s celles des coll&#232;ges Aim&#233; C&#233;saire et Daniel Mayer, c'est donc une troisi&#232;me cuisine qui vient d'entrer en activit&#233; et qui livre cinq &#233;coles, la maternelle o&#249; elle est install&#233;e, ainsi que les &#233;coles Houdon, Foyatier, Orsel et le coll&#232;ge Yvonne Le Tac, pour un total de 800 repas, qui passera &#224; 1 000 en janvier avec l'ajout de l'&#233;cole Poulbot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but&#233;s en juillet 2024, les travaux ont permis de transformer les sous-sols de l'&#233;cole en installant des zones de stockage et de production chaude, un quai de d&#233;part zone froide, une l&#233;gumerie. Un garage est destin&#233; au v&#233;hicule &#233;lectrique qui livre chaque jour les caissons aux &#233;tablissements et les rapporte apr&#232;s les repas, car les v&#233;los-cargos de la coop&#233;rative Cargonautes, utilis&#233;s pour d'autres &#233;coles, &#233;taient trop complexes pour la Butte ! Technologie dernier cri, au service d'un cahier des charges exigeant, l'am&#233;nagement a tir&#233; parti d'un espace difficile et pas si &#233;tendu, mais suffisant, selon les dires des utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cuisine compte sept salari&#233;s, bient&#244;t neuf, tous anciens agents Sogeres repris par la Caisse des &#233;coles, un chef, une seconde de cuisine, deux cuisini&#232;res, un commis et deux chauffeurs-livreurs, tous tr&#232;s impliqu&#233;s dans cette restauration qui privil&#233;gie la fra&#238;cheur, les l&#233;gumes bruts, la vari&#233;t&#233; et propose chaque jour une alternative v&#233;g&#233;tarienne. &#171; Ca va dans le bon sens, il y a une envie &#187;, affirme le chef qui a pour objectif le &#171; fait maison &#187; m&#234;me pour le go&#251;ter et les pique-niques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e de travail est longue : elle commence &#224; 7 h par les pr&#233;parations pour les liaisons chaudes, la r&#233;ception des marchandises, se poursuit &#224; 10 h par la livraison des containers aux diff&#233;rentes cantines, leur retour et le nettoyage des lieux, puis la livraison des go&#251;ters, les commandes &#224; passer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#233;ducation au go&#251;t&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une attention particuli&#232;re est port&#233;e &#224; l'origine des produits, en essayant, lorsque c'est possible de privil&#233;gier des partenariats avec les producteurs locaux : ainsi, la Caisse des &#233;coles du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; travaille avec la coop&#233;rative bio d'Ile-de-France, une l&#233;gumerie en Seine-et-Marne, avec Ma mie est chaude, un boulanger situ&#233; &#224; Chapelle International, avec la conserverie Sept collines implant&#233;e &#224; Cap 18. Elle s'est rapproch&#233;e de la ferme urbaine La Caverne, du producteur Kedela&#239;, sp&#233;cialis&#233; dans le soja ferment&#233;. Affaires &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bien manger ne se r&#233;sume pas &#224; ce qu'il y a dans l'assiette : souvent, il faut toute une &#233;ducation pour r&#233;habituer les enfants et parfois aussi leur famille, &#224; accepter des l&#233;gumes, &#224; ne pas gaspiller, pour d&#233;velopper le go&#251;t pour une nourriture saine. C'est l'un des axes majeurs de la Caisse des &#233;coles, qui a embauch&#233; deux personnes pour mener des actions de sensibilisation en lien avec des structures comme &#171; L'&#233;cole comestible &#187; ou &#171; Confiture re-belle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un signe ne trompe pas, &#224; l'&#233;cole Houdon, certains professeurs se sont r&#233;inscrits &#224; la cantine qu'ils ne fr&#233;quentaient plus !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au LMP, la musique classique est une f&#234;te</title>
		<link>https://www.18dumois.info/au-lmp-la-musique-classique-est-une-fete.html</link>
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		<dc:date>2025-11-28T17:42:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour sa 7&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition, la Semaine classique du Lavoir moderne parisien mise sur la f&#234;te, pour faire red&#233;couvrir ce genre musical aux n&#233;ophytes comme aux initi&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Du 4 au 7 d&#233;cembre, le Lavoir moderne parisien (LMP) vibrera, &#224; l'occasion d'une animation joyeuse et cr&#233;ative. M&#234;lant les publics de tous &#226;ges, la Semaine classique se d&#233;clinera cette ann&#233;e sur la th&#233;matique de la f&#234;te. Son slogan &#171; FEST : la musique, la f&#234;te &#187;. M&#233;lomanes, n&#233;ophytes ou amateurs initi&#233;s seront invit&#233;s &#224; encha&#238;ner (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1585-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH99/duo_brady_paysage___zoe_cavaro_bleu-0eee8.jpg?1764352752' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour sa 7&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;dition, la Semaine classique du Lavoir moderne parisien mise sur la f&#234;te, pour faire red&#233;couvrir ce genre musical aux n&#233;ophytes comme aux initi&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du 4 au 7 d&#233;cembre, le Lavoir moderne parisien (LMP) vibrera, &#224; l'occasion d'une animation joyeuse et cr&#233;ative. M&#234;lant les publics de tous &#226;ges, la Semaine classique se d&#233;clinera cette ann&#233;e sur la th&#233;matique de la f&#234;te. Son slogan &#171; FEST : la musique, la f&#234;te &#187;. M&#233;lomanes, n&#233;ophytes ou amateurs initi&#233;s seront invit&#233;s &#224; encha&#238;ner les d&#233;couvertes musicales, de la musique baroque &#224; l'&#233;lectronique et c&#233;l&#233;brer cet art autour d'un verre, de jeux ou de la fameuse &#171; pizza de la semaine classique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ouverture artistique est un peu l'ADN des fondateurs de l'&#233;v&#232;nement, Mich&#232;le Pierre et Paul Colomb. &#192; l'image de leur association Les Pontons des arts, les deux violoncellistes parviennent &#224; faire cohabiter toutes sortes d'esth&#233;tiques et &#224; r&#233;unir des artistes qui ne sont pas enferm&#233;s dans leur pratique. Ils se produiront, avec leur duo Brady (photo), le samedi 6 d&#233;cembre, lors de deux concerts, &#224; 17 h 30 et &#224; 20 h 30. L'occasion d'&#233;voquer en musique La Vie d'apr&#232;s, un r&#233;pertoire con&#231;u comme une r&#234;verie : une addition de tableaux qui construisent un r&#233;cit sonore fantastique sur nos futurs possibles. Deux danseurs les rejoindront, dont Krystale Lustr&#233;e qui proposera au public en fin d'apr&#232;s-midi d'inventer des maquillages fluo. La danse sera &#233;galement pr&#233;sente, traditionnelle revisit&#233;e, avec le Bal bretonporain (savant m&#233;lange d'un bal breton au son de la musique contemporaine), un duo fl&#251;te-clarinette, toujours le 6 d&#233;cembre, &#224; 12 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;couvrez les ondes Martenot&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;couvertes, il y en aura beaucoup d'autres : le 5 d&#233;cembre par exemple, celle des ondes Martenot, un instrument invent&#233; au XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et jou&#233; par C&#233;cile Lartigau, une ondiste (oui, c'est comme cela que l'on nomme l'instrumentiste !). Ou encore, l'accord&#233;on associ&#233; au synth&#233;tiseur, et mani&#233; par le compositeur Franck Krawczyk. Il naviguera voluptueusement entre les &#233;poques et les genres, accompagn&#233; de la soprano Marie Soubestre. Sans oublier les timbres shakespeariens de l'ensemble baroque The BanXhies, le 7 d&#233;cembre &#224; 16 h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pianiste classique Gwendal Giguelay, qui aime taquiner le r&#233;pertoire contemporain ou celui de l'improvisation, ouvrira les festivit&#233;s le 4 d&#233;cembre, avec un cin&#233;-concert suivi d'un karaok&#233; auquel tout le monde pourra participer, sans limite de r&#233;pertoire. Pour t&#233;moigner de la vitalit&#233; de la cr&#233;ation, le Ponton des arts a pass&#233; commande &#224; deux cr&#233;ateurs : la cor&#233;enne Imsu Choi proposera une &#339;uvre pour ondes Martenot et Paul Alkhallaf jouera Cent visages, une composition &#233;lectronique &#224; d&#233;couvrir en cl&#244;ture de festival. Il y en aura pour tous les go&#251;ts lors de cette semaine finalement pas si classique au LMP !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Zoe Cavaro&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Serge Tsakap, danser le monde</title>
		<link>https://www.18dumois.info/serge-tsakap-danser-le-monde.html</link>
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		<dc:date>2025-10-06T15:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Personnage affable, rieur et sociable, ce danseur et chor&#233;graphe tisse des liens entre le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement et son pays d'origine, le Cameroun. &lt;br class='autobr' /&gt; Attraper Serge pour un entretien tient de l'exploit ! D'abord, parce qu'il danse avec la compagnie Montalvo-Hervieu et tourne avec elle sans cesse dans le monde entier. Mais aussi parce que le rendez-vous se tient au caf&#233; La Terrasse, rue Marcadet, son QG o&#249;, &#224; peine la porte franchie, il faut attendre que chacune des personnes pr&#233;sentes, du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-les-gens-1568-.html" rel="directory"&gt;Les Gens&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH118/_n8c0142nb-692b4.jpg?1759765466' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Personnage affable, rieur et sociable, ce danseur et chor&#233;graphe tisse des liens entre le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement et son pays d'origine, le Cameroun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Attraper Serge pour un entretien tient de l'exploit ! D'abord, parce qu'il danse avec la compagnie Montalvo-Hervieu et tourne avec elle sans cesse dans le monde entier. Mais aussi parce que le rendez-vous se tient au caf&#233; La Terrasse, rue Marcadet, son QG o&#249;, &#224; peine la porte franchie, il faut attendre que chacune des personnes pr&#233;sentes, du patron aux consommateurs, soit venue lui tenir la jambe pour esp&#233;rer lui parler. &#171; C'est normal, &#224; 17 h 30, c'est l'heure de pointe &#187; s'excuse-t-il dans un grand &#233;clat de rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; depuis vingt ans, Serge a commenc&#233; &#224; fr&#233;quenter ce bar apr&#232;s le Covid. &#171; Je regardais par la fen&#234;tre et j'ai vu ce caf&#233; avec plein de monde dehors. Je cherchais tellement &#224; gratter l'amiti&#233; que je suis venu, raconte-t-il sans se faire prier. Il y avait Houssine, un monsieur &#224; qui j'ai demand&#233; si je pouvais manger. Il m'a r&#233;pondu qu'il avait ce qu'il me fallait : un sandwich merguez. Je d&#233;teste la merguez, mais j'ai dit d'accord tellement je cherchais &#224; ce qu'il se passe quelque chose dans ma vie. &#187; Apr&#232;s avoir disparu derri&#232;re son comptoir, Houssine revient et lui tend deux euros pour qu'il aille acheter du pain. &#171; J'ai d'abord pens&#233; que c'&#233;tait une cam&#233;ra cach&#233;e, mais pas du tout, rejoue Serge avec ses talents de conteur. Je suis all&#233; chercher du pain, j'ai mang&#233; le sandwich et au moment o&#249; j'allais partir, il m'a propos&#233; de l'aider &#224; ranger les tables. C'est comme &#231;a que ce caf&#233; s'est transform&#233; en une seconde famille. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les ballets plut&#244;t que l'arm&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Serge Dupont Tsakap est en effet le fils prodigue de cette nouvelle famille : quand il ne va pas chercher une voisine &#8211; &#171; tellement seule &#187; &#8211; pour se balader avec elle, une autre, Isabelle, trouve en lui une oreille attentive &#224; ses souvenirs de l'&#233;poque o&#249; elle &#233;tait journaliste et photographe. Rencontr&#233;e &#224; La Terrasse il y a quelques ann&#233;es, elle ne tarit pas d'&#233;loges sur Serge : &#171; C'est devenu un copain. Je suis all&#233;e voir son spectacle de rue il y a deux ans, c'est vraiment un personnage du quartier. &#187; Un quartier qu'il ch&#233;rit, et dont l'histoire de ses habitants le passionne. La preuve, en ce moment, il revit la Seconde Guerre mondiale &#224; travers les souvenirs de son voisin de 90 ans. &#171; Il me convoque tout le temps en m'assurant que je vais rire, raconte-t-il. Mais j'attends toujours car pour l'instant, il ne me raconte que des histoires horribles ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son installation dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, Serge a aussi nou&#233; des contacts avec toute sorte d'associations, de voisins, pour partager son savoir-faire, mais surtout pour cr&#233;er du lien &#224; travers la danse. Il n'est pourtant pas un enfant du quartier et son parcours tient un peu du conte de f&#233;es. N&#233; dans un village pauvre du Cameroun, il commence la danse d&#232;s l'&#226;ge de 4 ans. &#171; D&#233;j&#224;, tout n'&#233;tait pour moi que mouvement, raconte-t-il. Quand j'ai pu tenir t&#234;te et d&#233;cider par moi-m&#234;me, m&#234;me si c'&#233;tait assez difficile, j'ai d&#233;cid&#233; de m'y consacrer pleinement &#187;. Au lieu d'aller &#224; l'&#233;cole, il va donc r&#233;p&#233;ter, et les choses vont s'encha&#238;ner assez vite m&#234;me si son p&#232;re veut qu'il aille &#224; l'arm&#233;e : &#171; Deux femmes, avec qui j'&#233;change d'ailleurs toujours, m'ont permis de m'extraire de mon endroit d'origine o&#249; le poids et le regard des autres &#233;taient lourds. Elles m'ont accueilli dans un centre d'esth&#233;tique qu'elles avaient cr&#233;&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La danse comme langage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pratiquant un a&#233;robic tr&#232;s rythmique et tr&#232;s chor&#233;graphi&#233; qui a du succ&#232;s, le jeune Serge passe &#224; la t&#233;l&#233;vision, commence &#224; &#234;tre connu et est recrut&#233; dans la compagnie de danse afro-contemporaine Nyanga Dance qui part en tourn&#233;e en Europe. &#171; J'avais grug&#233; sur mon &#226;ge ! &#187;, se rem&#233;more-t-il en riant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, &#224; l'occasion d'un &#233;change, il d&#233;cide de rester &#224; Paris et rejoint les troupes africaines de danse contemporaine de la capitale, dont celle de Georges Momboye et Muriel Adolphe. Puis un jour, il passe une audition avec Montalvo-Hervieu et &#231;a marche. Maintenant, Serge est quasiment le vieux dinosaure de cette c&#233;l&#232;bre compagnie de danse contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sollicit&#233; pour le m&#233;tissage de sa culture, il apporte une vision personnelle &#224; la danse d'aujourd'hui. &#171; Au Cameroun, d&#232;s que je suis sorti du folklore et que je suis entr&#233; dans la cr&#233;ation, dans une autre forme d'expression qui n'a pas sa grille de lecture impos&#233;e, j'ai cr&#233;&#233; ma propre forme de danse, un langage qui peut &#234;tre &#224; la fois tr&#232;s viril et tr&#232;s f&#233;minin &#187;, r&#233;sume-t-il. D'ailleurs, l'une de ses trouvailles, son image de marque, est une magnifique robe jaune avec laquelle il danse parfois. Quand il n'est pas en tourn&#233;e, Serge cr&#233;e, avec entre autres son association culturelle Tiewe art, des spectacles en solo, anime des stages ou des ateliers de danse africaine, traditionnelle ou contemporaine, en se pr&#233;occupant tout particuli&#232;rement de la jeunesse qu'il parvient souvent &#224; mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#224; Batoufam&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Serge est le roi de la communication, mais pas seulement au caf&#233; : il poste r&#233;guli&#232;rement des vid&#233;os sur son travail, sa vie, et ces fameux cours, qui confirment la bonne humeur de ces &#171; lundis endiabl&#233;s &#187; dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, o&#249; vient danser qui veut, au rythme des tambours. &#171; Si j'avais 20 ans de moins, j'adorerais y aller &#187;, regrette sa voisine Isabelle. Elle n'est pas la seule, Violaine, elle aussi, appr&#233;cie l'homme et l'artiste : &#171; Il a une joie communicative qui sort de lui, et quand on voit Serge, on est forc&#233;ment joyeuse. Quand je vais assister &#224; ses cours du lundi, m&#234;me qu'une fois tous les trois mois, j'arrive &#224; suivre du d&#233;but jusqu'&#224; la fin gr&#226;ce &#224; son &#233;lan, son envie de transmettre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attach&#233; au Cameroun, notre danseur retourne r&#233;guli&#232;rement dans le village de Batoufam, o&#249; il a cr&#233;&#233; un lieu de r&#233;sidence artistique, qu'il a nomm&#233; du nom de sa m&#232;re, et o&#249; il organise des stages. &#171; Si vous avez de la chance, vous y croiserez peut-&#234;tre le Roi &#187;, dit-il cette fois-ci sans plaisanter. Un film documentaire de Marianne Visier, Un lundi endiabl&#233;, retrace le parcours de cet homme qui fait le pont entre le Cameroun et le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, assumant en riant son identit&#233; polymorphe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Erik Satie, souvenirs d'un amn&#233;sique</title>
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		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a cent ans disparaissait &#201;rik Satie, Montmartrois dans l'&#226;me, personnage &#233;nigmatique et compositeur c&#233;l&#233;br&#233; par les g&#233;n&#233;rations suivantes. Pour f&#234;ter cet anniversaire, retour sur la vie et l'&#339;uvre de ce pr&#233;curseur de g&#233;nie. &lt;br class='autobr' /&gt; L'histoire commence en 1866 &#224; Honfleur quand le courtier maritime Alfred Satie devient le p&#232;re d'un premier gar&#231;on, &#201;ric-Alfred-Leslie. Un pr&#233;nom qui rappelle son ascendance anglo-&#233;cossaise, par sa m&#232;re, Jane Leslie Anton, d&#233;c&#233;d&#233;e en 1872 alors que le jeune &#201;ric (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-histoire-1558-.html" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L105xH150/satie-b7c22.png?1757147653' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a cent ans disparaissait &#201;rik Satie, Montmartrois dans l'&#226;me, personnage &#233;nigmatique et compositeur c&#233;l&#233;br&#233; par les g&#233;n&#233;rations suivantes. Pour f&#234;ter cet anniversaire, retour sur la vie et l'&#339;uvre de ce pr&#233;curseur de g&#233;nie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire commence en 1866 &#224; Honfleur quand le courtier maritime Alfred Satie devient le p&#232;re d'un premier gar&#231;on, &#201;ric-Alfred-Leslie. Un pr&#233;nom qui rappelle son ascendance anglo-&#233;cossaise, par sa m&#232;re, Jane Leslie Anton, d&#233;c&#233;d&#233;e en 1872 alors que le jeune &#201;ric n'a que six ans. Sa famille s'installe &#224; Paris mais lui est confi&#233; &#224; la garde de ses grands-parents &#224; Honfleur. Et c'est &#224; l'orgue de l'&#233;glise de ce port qu'affectionnent les impressionnistes que le petit Eric d&#233;couvre la musique. Second drame, sa grand-m&#232;re est retrouv&#233;e morte sur la plage. L'enfant est finalement envoy&#233; &#224; Paris, aupr&#232;s d'un p&#232;re devenu entretemps traducteur et &#233;diteur de musique et remari&#233; avec une demoiselle Barnetsche, passionn&#233;e de musique, pianiste et compositrice. &#201;ric n'&#233;chappe donc pas &#224; la formation musicale : on l'inscrit en piano au conservatoire de musique et de d&#233;clamation, institution qu'il d&#233;testera imm&#233;diatement. Cette p&#233;riode est n&#233;anmoins riche en d&#233;couvertes litt&#233;raires et musicales et verra na&#238;tre les premi&#232;res compositions de celui qui se fait alors appeler Erik, avec un K.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1887, apr&#232;s un passage rapide au service militaire qu'il se d&#233;brouille pour quitter en contractant volontairement une pneumonie, Erik Satie s'installe &#224; Paris, d'abord rue Condorcet puis &#224; Montmartre, au 6 rue Cortot. Il choisit l'endroit car il y &lt;i&gt;&#171; domine ses cr&#233;anciers &#187;&lt;/i&gt; et pr&#233;tend que la vue de sa fen&#234;tre &lt;i&gt;&#171; s'&#233;tend jusqu'&#224; la fronti&#232;re belge &#187;&lt;/i&gt;. Il donne tr&#232;s vite des cours de piano, y entame une vie de boh&#232;me, sympathise avec Jules Depaquit, le futur maire de la commune libre de Montmartre, dont il appr&#233;cie l'humour, croise Bruant, et joue du piano dans les cabarets qu'il fr&#233;quentera sa vie durant. Une grande partie de ses soir&#233;es, &#224; cette &#233;poque, se passe au Chat noir o&#249; Rodolphe Salis l'engage comme second pianiste. Il accompagne &#224; l'harmonium les premiers spectacles d'ombres et dirige parfois l'orchestre qui s'y produit. On le croise &#233;galement au piano de l'Auberge du clou, o&#249; il rencontre le jeune compositeur Claude Debussy qui le soutiendra pendant presque toute sa vie. Les Gymnop&#233;dies, que Satie compose &#224; Montmartre, seront orchestr&#233;es bien plus tard par Debussy. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biqui&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en 1893 que l'on date sa liaison, la seule qu'on lui connut, avec Suzanne Valadon. Elle durera, d'apr&#232;s Satie, du &lt;i&gt;&#171; 14 janvier au 20 juin &#187;&lt;/i&gt; et ne sera pas, semble-t-il, r&#233;ciproque. Il lui &#233;crit de tr&#232;s nombreuses lettres jamais envoy&#233;es, compose la partition des Danses gothiques apr&#232;s l'une de leurs nombreuses disputes et lui d&#233;die une partition &lt;i&gt;&#171; Bonjour Biqui, bonjour &#187;&lt;/i&gt;. Elle fera de lui l'un de ses premiers portraits &#224; l'huile, ainsi que son profil pour illustrer la couverture d'Upsud, un ballet mystico-chr&#233;tien de 1892. Satie donne deux versions fantaisistes de leur s&#233;paration : selon la premi&#232;re, il aurait demand&#233; aux gendarmes de le d&#233;livrer de cette femme par trop insistante, selon la seconde, il l'aurait d&#233;fenestr&#233;e, mais elle aurait &#233;chapp&#233; &#224; la mort gr&#226;ce &#224; ses talents de trap&#233;ziste ! Satie d&#233;clarera bien plus tard qu'il trouve l'amour &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s comique &#187;&lt;/i&gt;. Mais il a d&#233;j&#224; l'esprit ailleurs et il fonde, apr&#232;s sa rencontre avec le Sar P&#233;ladan, grand ma&#238;tre de la Rose-Croix, son propre ordre religieux, L'&#201;glise m&#233;tropolitaine de J&#233;sus-Conducteur, destin&#233;e &#224; combattre par l'art la soci&#233;t&#233; et dont il sera, d'ailleurs, le seul membre. Cet &#233;pisode mystique donne lieu &#224; quelques cr&#233;ations, &lt;i&gt;Les Sonneries de la Rose+Croix, une Messe des pauvres, Ogives, Vexations&#8230;&lt;/i&gt; Puis il ach&#232;te sept complets identiques en velours c&#244;tel&#233; qu'il portera pendant sept ans et commence &#224; produire des chansons pour les caf&#233;s-concerts et le music-hall : &lt;i&gt;La Diva de l'Empire, Poudre d'or, Allons-y chochotte&lt;/i&gt; et bien d'autres bijoux&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1898, sur les conseils de Bibi la pur&#233;e, un ami de Verlaine, il s'installe &#224; Arcueil-Cachan, dans la banlieue parisienne, au deuxi&#232;me &#233;tage d'une tr&#232;s sinistre maison au loyer modeste o&#249; il vivra jusqu'&#224; la fin de ses jours dans un extr&#234;me d&#233;nuement. Il n'en continue pas moins &#224; fr&#233;quenter les cabarets montmartrois et rentre &#224; pied le soir, en faisant quelques &#233;tapes d&#233;salt&#233;rantes. Il compose toute une s&#233;rie d'&#339;uvres dont les titres ou les annotations qui pars&#232;ment ses partitions, ressemblent souvent &#224; des devinettes. Que doit comprendre l'interpr&#232;te de &lt;i&gt;&#171; enfouissez le son, tr&#232;s perdu, sans orgueil &#187;, ou encore &#171; ouvrez la t&#234;te, du bout de la pens&#233;e, sur la langue &#187;&lt;/i&gt;. Satie postule trois fois pour l'acad&#233;mie des Beaux-Arts, mais &#233;choue : &lt;i&gt;&#171; Et cela me fit grosse peine &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chapeau melon et gu&#234;tres de cuir&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1905, Satie change encore d'apparence. Cette fois-ci, il &#233;trenne monocle, chapeau melon, faux-col et parapluie. Satie respectable ? Dans le m&#234;me temps, il d&#233;cide de changer de musique et, &#224; 40 ans, reprend des &#233;tudes musicales. Il s'inscrit &#224; la Schola Cantorum et obtient son dipl&#244;me au bout de trois ans d'&#233;tude, avec la mention &#171; tr&#232;s bien &#187; malgr&#233; le scepticisme de certains de ses professeurs : &lt;i&gt;&#171; C'est bien sage&#8230;trop sage pour vous &#187;&lt;/i&gt;. &#192; la m&#234;me &#233;poque, Satie commence &#224; s'impliquer &#224; Arcueil. A la suite de sa rencontre avec le futur maire de l'&#233;poque, Alexandre Templier qui est directeur du journal socialiste &lt;i&gt;L'Avenir d'Arcueil-Cachan&lt;/i&gt;, le musicien y tient une rubrique, puis s'occupe du patronage la&#239;c. Il organise m&#234;me une matin&#233;e artistique au profit des enfants qui remporte un franc succ&#232;s : il est nomm&#233; pr&#233;sident d'honneur du patronage ! En 1911, Maurice Ravel, rencontr&#233; &#224; Montmartre, milite pour sa re-d&#233;couverte et r&#233;v&#232;le les &#339;uvres du &lt;i&gt;&#171; g&#233;nial pr&#233;curseur qui parlait d&#233;j&#224;, voici un quart de si&#232;cle, l'audacieux jargon musical de demain &#187;&lt;/i&gt;. Cet int&#233;r&#234;t stimule Satie qui compose une soixantaine de pi&#232;ces pour piano en trois ans, dont sports et divertissements. Il retrouve la confiance de ses &#233;diteurs qui publient &#233;galement certaines de ses &#339;uvres de jeunesse. Sa rencontre avec Cocteau va donner un tour inattendu &#224; sa vie musicale. Elle le conduira &#224; participer &#224; la production du ballet Parade qui sera cr&#233;&#233; par les Ballets russes en 1917, au th&#233;&#226;tre du Ch&#226;telet dans des d&#233;cors de Picasso. Le spectacle obtient &lt;i&gt;&#171; un succ&#232;s de scandale &#187;&lt;/i&gt;, qui int&#233;ressera la jeune g&#233;n&#233;ration des compositeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;nigmatique Satie&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais Satie &#233;chappe &#224; toute cat&#233;gorisation : une nouvelle pi&#232;ce, Socrate, command&#233;e par la princesse Winnaretta Singer de Polignac, &#233;tonne par l'audace de son &#233;criture. Tout comme l'homme, la musique d'Erik Satie est inclassable et avance plus rapidement que toute tentative d'enfermement dans un genre. L'apparente simplicit&#233; de nombre de ses pi&#232;ces cache une originalit&#233; harmonique tr&#232;s en d&#233;calage avec l'&#233;poque. &lt;i&gt;&#171; II fallait un certain&lt;/i&gt; &#8220;cran&#8221; &lt;i&gt;pour coucher dix accords sur le papier, les r&#233;p&#233;ter quatre fois et intituler le tout Ogives &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit la musicologue Anne Rey dans une biographie de Satie. La jeune g&#233;n&#233;ration ne s'y trompe pas et vient chercher sa caution. En 1917 le Groupe des Six (Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Germaine Taillefer, Francis Poulenc) ; en 1923 le Groupe d'Arcueil (Henri Sauguet, Roger Desormi&#232;res, Henri Cliquet-Pleyel, Maxime Jacob) et des mouvements artistiques dont il sera le mentor sans jamais en faire vraiment partie. Il est d&#233;j&#224; ailleurs, plus loin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son appartenance &#224; tous les genres est un autre trait frappant de la musique de Satie. En effet, il compose tout au long de sa vie un immense corpus de chansons, dans la veine des cabarets montmartrois o&#249; il fit ses premiers pas, effa&#231;ant ainsi la barri&#232;re entre musique populaire et savante. Paulette Darty, &lt;i&gt;&#171; la reine de la valse lente &#187;&lt;/i&gt;, amie de toujours de Satie, interpr&#232;te ses premiers petits chefs-d'&#339;uvres que sont &lt;i&gt;Je te veux, La Diva de l'Empire&lt;/i&gt; qu'il &#233;crit pour elle d&#232;s 1903, mais aussi, moins connues mais non moins exquises, &lt;i&gt;Tendrement , La chemise, J'avais un ami ou Poudre d'or. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Humaniste, surr&#233;aliste, avant-gardiste ? &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Satie est aussi un critique d'art incisif, un homme de plume et un dessinateur. Que ce soit son abondante correspondance avec ses proches ou ses connaissances ou des &#233;crits plus formels, Satie d&#233;concerte par ses calembours, ses acrostiches ou ses inventions pures, coutumier des lettres de d&#233;mission ou de louanges imaginaires. Satie serait-il surr&#233;aliste &#224; sa fa&#231;on ? Son int&#233;r&#234;t pour le mouvement Dada, son soutien sans faille &#224; Tristan Tzara, ses relations avec Picabia, Breton, Duchamp et tous ceux que son &#233;poque a pu compter de &#171; modernes &#187; expriment s&#251;rement son d&#233;go&#251;t pour une certaine forme d'art &#171; bourgeois &#187; et pour les mod&#232;les conservateurs. &lt;i&gt;&#171; Je suis venu au monde tr&#232;s jeune dans un monde tr&#232;s vieux &#187;&lt;/i&gt; &#233;crira-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son engagement aupr&#232;s des habitants d'Arcueil t&#233;moigne en tous cas de son humanisme. Il donne des cours de solf&#232;ge aux enfants, emm&#232;ne les plus d&#233;favoris&#233;s en sorties&#8230; Il s'inscrit d'abord au parti radical-socialiste apr&#232;s l'assassinat de Jaur&#232;s, puis au Parti communiste. En 1924, il compose encore deux ballets &#233;tonnants, &lt;i&gt;Mercure&lt;/i&gt;, deuxi&#232;me collaboration avec Picasso, puis &lt;i&gt;Rel&#226;che&lt;/i&gt;, sur un livret de son ami dada&#239;ste Picabia. Il participe enfin &#224; un projet d'avant-garde o&#249; images et sons sont intimement m&#234;l&#233;s, &lt;i&gt;Entracte&lt;/i&gt;, le film de Ren&#233; Clair, dans lequel il appara&#238;t sautant au ralenti sur le toit d'une maison chargeant un canon !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 1925, Erik Satie meurt &#224; 59 ans d'une cirrhose du foie &#224; l'h&#244;pital Saint-Joseph &#224; Paris. Son fr&#232;re Conrad et ses amis Milhaud, Wiener et Caby p&#233;n&#232;trent dans le pauvre logement o&#249; il passa les vingt-sept derni&#232;res ann&#233;es de sa vie et y d&#233;couvrent, outre un vieux piano aux p&#233;dales r&#233;par&#233;es avec une ficelle, une collection de parapluies, les costumes de velours rang&#233;s au-dessus d'une armoire, le tout recouvert de poussi&#232;re. Tous ses manuscrits sont soigneusement annot&#233;s et class&#233;s, ainsi que plusieurs milliers de petits billets rectangulaires, entass&#233;s dans des bo&#238;tes &#224; cigares, truff&#233;s de dessins et parfaitement &#233;nigmatiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gardien myst&#233;rieux de ses contradictions, Satie sourit avec malice devant l'objectif de Man Ray en 1924, apostrophant le futur : bien malin qui saura redonner la m&#233;moire &#224; un amn&#233;sique&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sacr&#233; Satie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>MENACE SUR UNE GALERIE</title>
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		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Des voisins peu amateurs d'art et de musique mettent en p&#233;ril les initiatives innovantes de la galerie Hus. &lt;br class='autobr' /&gt; La folie immobili&#232;re montmartroise peut tuer l'art : de nouveaux propri&#233;taires, ayant pourtant fait le choix d'habiter un quartier boh&#232;me, ne supportent pas l'existence des formes artistiques qu'invente la galerie Hus, ni l'animation qu'elles g&#233;n&#232;rent parfois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ouverte il y a vingt ans, elle est pourtant un des endroits embl&#233;matiques de la cr&#233;ativit&#233; qui r&#232;gne encore &#224; Montmartre, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-montmartre-1547-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/202506_galerie_hus_02-ae90c.png?1751734010' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Des voisins peu amateurs d'art et de musique mettent en p&#233;ril les initiatives innovantes de la galerie Hus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La folie immobili&#232;re montmartroise peut tuer l'art : de nouveaux propri&#233;taires, ayant pourtant fait le choix d'habiter un quartier boh&#232;me, ne supportent pas l'existence des formes artistiques qu'invente la galerie Hus, ni l'animation qu'elles g&#233;n&#232;rent parfois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouverte il y a vingt ans, elle est pourtant un des endroits embl&#233;matiques de la cr&#233;ativit&#233; qui r&#232;gne encore &#224; Montmartre, m&#234;lant arts visuels, musique, &#233;dition. Le catalogue des artistes est impressionnant : Bacon, Mitchell, Dali, Dubuffet, John Cage, Bram van Velde, Pablo Schatzman, etc... Quant aux compositeurs qui y sont mis &#224; l'honneur, lors des concerts r&#233;guli&#232;rement organis&#233;s, on retrouve aussi bien du Brahms que du B&#233;rio, du Kurtag, ou encore quelque g&#233;niale improvisatrice, comme la contrebassiste Jo&#235;lle L&#233;andre, habitu&#233;e des lieux. Il n'est pas rare que la po&#233;sie ou la prose vienne s'ajouter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nid pour la cr&#233;ation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le propri&#233;taire de la galerie, Tristan Cormier, offre un concept artistique original, un lieu performatif o&#249; peuvent se croiser, s'entrem&#234;ler plusieurs expressions, o&#249; peuvent na&#238;tre et se d&#233;velopper toutes sortes de projets. Lui-m&#234;me est un gal&#233;riste hors norme, visionnaire, qui a &#233;galement ouvert tout &#224; c&#244;t&#233;, rue V&#233;ron, &#171; la chambre d'embarquement &#187; qui s'articule autour d'un lit-&#233;critoire permettant aux artistes de s'installer pour une r&#233;sidence, un jour, une nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux artistes, musiciens, plasticiens, ont compris que la galerie Hus leur offrait la possibilit&#233; de projets, de r&#233;flexions atypiques, d'expressions multiples. Ainsi, on y a vu na&#238;tre &#171; L'&#233;picerie libre &#187;, qui inscrivait le geste d'agriculteurs dans une dimension artistique, &#171; L'Odyss&#233;e am&#233;ricaine &#187; o&#249; se superpose le trajet d'Ulysse &#224; un contour de New-York pour &#171; botaniser &#187; l'Odyss&#233;e, un travail autour du cabaret qui va peut-&#234;tre donner lieu &#224; l'&#233;dition d'une revue, un projet du pianiste Marino Formenti autour du compositeur baroque Froberger&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rez-de-chauss&#233;e, la galerie Hus est une salle en longueur, aux murs de pierres apparentes. Elle contient, au fond, sur une estrade, un petit piano &#224; queue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'objet de la discorde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est ce piano, entre autres, qui est l'ennemi des voisins, propri&#233;taires du triplex au-dessus depuis plus d'un an. La musique en g&#233;n&#233;ral, et notamment celle d'aujourd'hui, les d&#233;range, et cela fait l'objet d'un conflit de voisinage. Un peu comme lorsque des citadins arrivent &#224; la campagne et demandent d'occire le coq qui les r&#233;veille ou de d&#233;crocher les cloches de l'&#233;glise ! Ces voisins s'emploient donc &#224; faire taire et fermer la galerie, ce lieu unique &#224; Montmartre o&#249; la musique peut &#234;tre vivante, improvis&#233;e, libre. Il n'y en a pas tant que cela dans le quartier et on peut esp&#233;rer que les deux parties parviennent &#224; une conciliation, au-del&#224; des conflits administratifs en cours et de la violence physique dont a fait usage un des voisins de la galerie. Contact&#233;s, ces derniers n'ont pas donn&#233; suite &#224; nos sollicitations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Victor Quintard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une chorale moderne et engag&#233;e</title>
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		<dc:date>2025-07-05T16:31:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Autog&#233;r&#233;, f&#233;ministe et queer, le choeur Flying MINT compose ses propres textes et les essaime un peu partout dans Paris, y compris dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis 2018, la chorale parisienne Flying MINT a adopt&#233; le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour ses r&#233;p&#233;titions qui se d&#233;roulent au FGO Barbara, le lundi soir. Dans un r&#233;pertoire in&#233;dit, fruit du travail du collectif, elle se produit r&#233;guli&#232;rement dans diverses salles de l'arrondissement : le Cent Quatre, le Point Eph&#233;m&#232;re, FGO et plus r&#233;cemment le Shakirail. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est lors de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1546-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/photo_20250115_planningfamilial_50ansloiveil_credit_lauriebisceglia__35_-6f808.jpg?1751734010' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Autog&#233;r&#233;, f&#233;ministe et queer, le choeur Flying MINT compose ses propres textes et les essaime un peu partout dans Paris, y compris dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2018, la chorale parisienne Flying MINT a adopt&#233; le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour ses r&#233;p&#233;titions qui se d&#233;roulent au FGO Barbara, le lundi soir. Dans un r&#233;pertoire in&#233;dit, fruit du travail du collectif, elle se produit r&#233;guli&#232;rement dans diverses salles de l'arrondissement : le Cent Quatre, le Point Eph&#233;m&#232;re, FGO et plus r&#233;cemment le Shakirail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est lors de r&#233;sidences que s'&#233;crivent les chansons que la vingtaine de choristes interpr&#232;tent &#224; capella ou sur une base &#233;lectro. La chorale, dont les membres pr&#244;nent la puissance de l'action collective, est issue d'un mouvement plus large initi&#233; par G&#233;rald Kurdian qui d&#233;veloppe depuis 2017 Hot Bodies of the Future !, un cycle de recherches sur les formes alternatives de sexualit&#233; et les micro-politiques queer. Dans ce cadre, l'artiste a initi&#233; Hot Bodies Choir, des chorales dont les participants et participantes composent leurs propres textes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'intersection des genres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le nom de Flying MINT &#8211; qui a &#233;t&#233; choisi par la chorale de Paris il y a deux ans, lorsqu'elle s'est autonomis&#233;e &#8211; s'inspire d'un groupe avant-gardiste allemand des ann&#233;es 1970, les Flying lesbians. Compos&#233; de sept femmes, il a &#233;t&#233; l'un des premiers groupes de rock f&#233;minin en Europe. Quant &#224; MINT, c'est juste l'anagramme de meufs, intersexes, non-binaires et trans. Autant dire que la chorale est f&#233;ministe et queer, comme le r&#233;v&#232;lent les th&#232;mes abord&#233;s dans les chansons, en particulier les questions de genre, inspir&#233;es de discussions, d'exp&#233;riences personnelles mais aussi de textes fondateurs du f&#233;minisme mis en musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chorale envisage peut-&#234;tre de s'&#233;largir, mais les crit&#232;res pour y entrer sont assez pr&#233;cis : les admissions se font &#224; la suite d'ateliers d'&#233;criture qui permettent au groupe de sentir la capacit&#233; des futurs choristes &#224; s'int&#233;grer. &#192; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Laurie Bisceglia&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'art sur le gazon</title>
		<link>https://www.18dumois.info/de-l-art-sur-le-gazon.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour f&#234;ter les dix ans de son festival Midi-Minuit, le carr&#233; Versigny a vu les choses en grand. &lt;br class='autobr' /&gt; Financ&#233; par les vide-greniers, les commer&#231;ants et une subvention de la Mairie, le festival Midi-Minuit, ouvert &#224; tous les publics et tous les arts vivants, remporte un vrai succ&#232;s. Cela explique le souhait cette ann&#233;e d'&#233;taler les festivit&#233;s, si le temps le permet, sur deux jours. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s le 14 juin, les rues Joseph Dijon, Versigny et Duhesme seront transform&#233;es en campagne verdoyante, avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-clignancourt-jules-joffrin-1541-.html" rel="directory"&gt;Clignancourt - Jules Joffrin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH114/dscf7277-115ca.jpg?1749027690' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='114' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour f&#234;ter les dix ans de son festival Midi-Minuit, le carr&#233; Versigny a vu les choses en grand.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Financ&#233; par les vide-greniers, les commer&#231;ants et une subvention de la Mairie, le festival Midi-Minuit, ouvert &#224; tous les publics et tous les arts vivants, remporte un vrai succ&#232;s. Cela explique le souhait cette ann&#233;e d'&#233;taler les festivit&#233;s, si le temps le permet, sur deux jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 14 juin, les rues Joseph Dijon, Versigny et Duhesme seront transform&#233;es en campagne verdoyante, avec l'installation de 3 200m2 de gazon sur toute la chauss&#233;e. De midi &#224; une heure du matin se succ&#233;deront autant d'artistes et d'animations qui refl&#232;tent la diversit&#233; culturelle de ce quartier. La preuve, une partie de la programmation est confi&#233;e aux commer&#231;ants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouvera notamment Les P'tits Poulbots et la chorale de la butte Montmartre, mais aussi un concert de rock au caf&#233; Le Petit Joseph, un d&#233;fil&#233; de mode africain et un concert de Ndombo &#224; l'initiative des deux boutiques de cr&#233;ation de v&#234;tements africains (Andy Iris et DOA), du rhythm and blues &#224; La Timbale ou encore de la musique colombienne avec le restaurant Dicha. La musique classique sera &#233;galement pr&#233;sente avec l'orchestre Paris rive-droite qui c&#244;toiera du breakdance, un DJ set, du jazz avec claquettes et plein d'autres surprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gratuit, le festival s'associe cette ann&#233;e &#224; FAST France pour lever des fonds pour la recherche sur le syndrome d'Angelman, une maladie neurod&#233;veloppementale rare. Dans cet esprit, deux compagnies de danse inclusives seront de la partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il sera possible de repartir &#224; la fin avec son carr&#233; de gazon, revendu un euro, pour rembourser une partie des frais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Jean-Claude N'Diaye&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Henri Landier, artiste peintre</title>
		<link>https://www.18dumois.info/henri-landier-artiste-peintre.html</link>
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		<dc:date>2025-06-04T08:54:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Peintre et graveur, Henri Landier est install&#233; depuis soixante-dix ans &#224; Montmartre, un quartier qu'il n'a quitt&#233; que pendant cinq ann&#233;es pour s'engager dans la Marine Son &#339;uvre, compos&#233;e de gravures sur cuivre, bois ou pierre, de peintures &#224; l'huile ou d'aquarelles, est consid&#233;rable. De nombreuses expositions lui sont consacr&#233;es un peu partout dans le monde et il organise chaque ann&#233;e une exposition dans son atelier de la rue Tourlaque, qui f&#234;te ses cinquante ans cette ann&#233;e. L'occasion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH101/202505_hexar_f400_0409-95ea7.jpg?1749027311' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Peintre et graveur, Henri Landier est install&#233; depuis soixante-dix ans &#224; Montmartre, un quartier qu'il n'a quitt&#233; que pendant cinq ann&#233;es pour s'engager dans la Marine Son &#339;uvre, compos&#233;e de gravures sur cuivre, bois ou pierre, de peintures &#224; l'huile ou d'aquarelles, est consid&#233;rable. De nombreuses expositions lui sont consacr&#233;es un peu partout dans le monde et il organise chaque ann&#233;e une exposition dans son atelier de la rue Tourlaque, qui f&#234;te ses cinquante ans cette ann&#233;e. L'occasion id&#233;ale pour aller &#224; sa rencontre et lui proposer de nous raconter son 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'atelier Lacouri&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mon p&#232;re &#233;tait ami avec Jean d'Esparb&#232;s, grand peintre de Montmartre avec Gen Paul. En 1953, quand j'ai manifest&#233; le d&#233;sir d'&#234;tre peintre, il m'a propos&#233; d'aller le voir. Il avait un atelier au 36 rue Saint-Vincent et quelques d&#233;pendances dans un grand jardin. Il a lib&#233;r&#233; un petit atelier de quatre m&#232;tres sur cinq dans lequel il n'y avait ni &#233;lectricit&#233;, ni chauffage, ni eau : c'&#233;tait vraiment une cabane de jardin. L&#224;, j'ai c&#244;toy&#233; des &#233;crivains et des po&#232;tes comme Marcel Aym&#233;, Pierre Mac Orlan ou Roland Dorgel&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, &#224; Montmartre, il y a avait encore beaucoup d'ateliers de peintres pas chers. Voil&#224; pourquoi beaucoup d'artistes y sont venus. Le grand atelier de gravure connu mondialement par les artistes &#233;tait celui de Roger Lacouri&#232;re, en haut du funiculaire, rue Foyatier. Il y a encore une entr&#233;e en ogive mais il y a vingt ans, c'est devenu un restaurant. Les artistes venaient avec leur cuivre, leurs gravures et les tireurs, les presses &#233;taient l&#224;. Picasso y a fait tirer toutes ses gravures et j'y ai vu Bernard Buffet, Tali Randall ou encore Zao Wou-Ki. Roger Lacouri&#232;re n'&#233;tait pas un cr&#233;ateur, mais un technicien extraordinaire. &#192; l'&#233;poque, j'&#233;tais jeune graveur, je n'avais pas les presses que j'ai maintenant et chez Lacouri&#232;re, j'&#233;tais vraiment l'enfant ch&#233;ri. J'&#233;tais le seul artiste qui avait les clefs pour venir travailler la nuit si je voulais &#234;tre tranquille, car dans la journ&#233;e, c'&#233;tait une ruche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De bistrots en rencontres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand j'avais vingt ans, je vivais avec une chanteuse, Monique Morelli, qui &#233;tait veuve et qui s'&#233;tait sp&#233;cialis&#233;e dans un r&#233;pertoire un peu difficile, celui des po&#232;tes. Elle chantait Aragon, Carco, Bruant, Corbi&#232;re et elle a fait un tr&#232;s beau disque sur Ronsard. Elle avait plut&#244;t un public d'intellectuels. On s'est mis ensemble pendant quelques ann&#233;es. L&#224; c'&#233;tait Montmartre et sa vie de boh&#234;me, on ne se couchait pas avant quatre heures du matin. C'est l&#224; que j'ai connu Ferr&#233;, Brassens, Brel, qu'on allait voir &#224; la sortie de leurs r&#233;citals et on picolait beaucoup. Mais pour travailler, ce n'&#233;tait pas possible, il y avait toujours du monde et on se couchait tard, donc je suis parti en dehors de Paris et en 1975, on m'a propos&#233; ce grand atelier rue Tourlaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, il y avait deux bistrots c&#233;l&#232;bres &#224; Montmartre : Chez Pomme, qui &#233;tait &#224; l'angle de la rue Lepic et de la rue Tholoz&#233;. Pomme &#233;tait une ancienne com&#233;dienne et une femme g&#233;n&#233;reuse qui avait ouvert un cabaret o&#249; j'y ai vu Piaf et Jacques Douai notamment. Il y avait aussi le cabaret Le Canari, dont le patron &#233;tait un personnage embl&#233;matique que j'ai peint avec son chapeau haut de forme blanc. C'&#233;tait aussi rue Tholoz&#233;. Ces deux cabarets &#233;taient au centre de la vie montmartroise, avant celui de Patachou. Monique chantait le r&#233;pertoire r&#233;aliste de la fin du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Je lui ai dit un jour : &#171; Est-ce que tu connais les Chansons pour accord&#233;on de Mac Orlan ? &#187;. Elle les a beaucoup appr&#233;ci&#233;es et est all&#233;e voir Roger Mac Orlan. C'est elle qui me l'a pr&#233;sent&#233; et nous sommes devenus tr&#232;s intimes. J'ai fait un livre avec lui, Les chansons de la vieille lanterne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Pr&#233;vert, je l'ai rencontr&#233; &#224; l'occasion d'une exposition que j'ai faite sur des dessins de Paris des ann&#233;es 60. J'&#233;tais l&#224; et qui pousse la porte ? Pr&#233;vert. &#199;a a &#233;t&#233; le d&#233;but d'une grande amiti&#233; avec un homme et un po&#232;te merveilleux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'amour des rues montmartroises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si je n'aimais pas Montmartre je n'y serais pas revenu. C'est un quartier merveilleux, unique. On ne se croirait pas &#224; Paris car on y respire bien et ce n'est pas la vie de la grande ville. La rue Saint-Vincent, qui longe les vignes, la rue Cortot, l'avenue Junot&#8230; Les rues sont belles : j'ai maintenant une galerie pour les gravures rue des Trois fr&#232;res, et quand j'y vais, je prends la rue Durantin et je m'arr&#234;te tout le temps pour regarder les maisons et les commerces. Je projette d'ailleurs un jour de faire une exposition sur ces 800 m&#232;tres parce que c'est merveilleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai que &#231;a a chang&#233;, j'ai connu l'&#233;poque o&#249; y vivaient des gens tr&#232;s pauvres, mais on y vivait bien. Les forains venaient sur l'esplanade du boulevard de Clichy, il y avait de tout, les lutteurs de foire, les tirs &#224; la carabine, les boxeurs, des choses &#233;tonnantes comme des femmes presque nues dans des bo&#238;tes transparentes entour&#233;es de serpents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Victor Quintard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>PORTE MONTMARTRE, UNE COMPOSITRICE &#192; L'&#201;COUTE DU QUARTIER</title>
		<link>https://www.18dumois.info/porte-montmartre-une-compositrice-a-l-ecoute-du-quartier.html</link>
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		<dc:date>2025-05-04T18:19:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Porte Montmartre, la Maison de la musique contemporaine a invit&#233; la compositrice Stefania Becheanu &#224; s'installer dans le quartier et &#224; y construire un projet &#224; la fois social et artistique. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; J'aime cr&#233;er des ponts entre les gens &#187; affirme la compositrice d'origine roumaine Stefania Becheanu, une artiste qui travaille autour du son, du corps et de l'espace. L'objectif de sa r&#233;sidence &#224; la Maison de la musique contemporaine (MMC) est la cr&#233;ation d'une pi&#232;ce musicale performative qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-culture-1532-.html" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH106/_lorrainehel-6f523.jpg?1746383372' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Porte Montmartre, la Maison de la musique contemporaine a invit&#233; la compositrice Stefania Becheanu &#224; s'installer dans le quartier et &#224; y construire un projet &#224; la fois social et artistique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; J'aime cr&#233;er des ponts entre les gens &#187; affirme la compositrice d'origine roumaine Stefania Becheanu, une artiste qui travaille autour du son, du corps et de l'espace. L'objectif de sa r&#233;sidence &#224; la Maison de la musique contemporaine (MMC) est la cr&#233;ation d'une pi&#232;ce musicale performative qui int&#232;grera des habitants et se tiendra le 5 juin &#224; la biblioth&#232;que Jacqueline de Romilly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233;e dans le quartier porte Montmartre depuis 2021, la MMC a pour mission la valorisation et la promotion de la musique contemporaine, ainsi que sa diffusion aupr&#232;s de tous les publics (lire notre n&#176; 299). Cette structure nationale anime depuis trois ans, un projet ancr&#233; dans le territoire : &#171; En son(s) quartier &#187;. Pour Simon Bernard, qui pilote la r&#233;sidence artistique : &#171; L'art fait soci&#233;t&#233;. Ce projet vise &#224; d&#233;placer l'artiste, &#224; le sortir d'une posture purement artistique pour faire du lien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cantines, cr&#233;ation sonore et lecture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois cette ann&#233;e, la MMC avait confi&#233; la s&#233;lection de l'artiste en r&#233;sidence &#224; un jury, compos&#233; de repr&#233;sentants des partenaires sociaux, &#233;ducatifs et culturels (l'&#233;cole Fran&#231;oise Dorl&#233;ac, l'association Tournesol, le Petit Ney, la biblioth&#232;que Jacqueline de Romilly, l'association Racines barbares, le centre Binet et Les Petits fr&#232;res des pauvres). &#171; Nous souhaitions ainsi favoriser une co-construction, une appropriation du projet par les partenaires &#187;, explique Simon Bernard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stefania Becheanu a propos&#233; un projet intitul&#233; &#171; J&#233;papeur &#187;, centr&#233; sur la th&#233;matique de la peur. Cette r&#233;sidence l'enchante : &#171; Le projet est tr&#232;s inspirant pour moi car je peux rencontrer tous types de publics. Cela enrichit ma cr&#233;ation. &#187; En effet, la compositrice anime au Petit Ney des cantines participatives roumaines. Elle travaille avec deux classes de l'&#233;cole Fran&#231;oise Dorl&#233;ac ainsi qu'avec les enfants inscrits &#224; un stage de cr&#233;ation sonore sur des percussions roumaines pendant les vacances de P&#226;ques. Elle a aussi tendu son micro aux Petits fr&#232;res des Pauvres et aux femmes migrantes de l'h&#244;pital Bichat. Le 17 mai, elle proposera &#233;galement un atelier lecture avec les b&#233;b&#233;s et leurs parents, au Petit Ney.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque atelier est l'occasion pour Stefania Becheanu de collecter des sons qui fourniront la mati&#232;re de sa cr&#233;ation. &#171; Ce que je veux partager aussi, c'est ma fascination pour les sons, depuis le plus petit, le plus infime, explique-t-elle. Si on pr&#234;te attention, si on tend l'oreille, il y a une musique qui nous entoure. &#187; Avec chaque groupe qu'elle rencontre, elle &#233;change autour du th&#232;me, enregistre les moments de partage, cherche ce qui musicalement apaise, sensibilise sur l'&#233;coute, le sonore. Un mode de cr&#233;ation &#233;tonnant, dont on a h&#226;te de d&#233;couvrir le r&#233;sultat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Lorraine Hellwig&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>ART BRUT IRANIEN - UNE PREMI&#200;RE MONDIALE</title>
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		<dc:date>2025-03-28T17:12:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Boutel</dc:creator>



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&lt;p&gt;Premi&#232;re mondiale pour la Halle Saint-Pierre qui r&#233;unit actuellement les travaux de vingt-quatre artistes iraniens, non reconnus dans leur pays. Dessins, peintures, &#339;uvres textiles naviguent entre r&#233;el et imaginaire selon les codes de &#171; l'art outsider &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est assez fascinant de constater &#224; quel point les questions soulev&#233;es par les artistes de l'art brut &#8211; interrogations essentielles sur la mort, le sexe, la religion, les mythologies &#8211; se retrouvent sous des formes proches dans des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH111/iran-cd44e.jpg?1743182058' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;re mondiale pour la Halle Saint-Pierre qui r&#233;unit actuellement les travaux de vingt-quatre artistes iraniens, non reconnus dans leur pays. Dessins, peintures, &#339;uvres textiles naviguent entre r&#233;el et imaginaire selon les codes de &#171; l'art outsider &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est assez fascinant de constater &#224; quel point les questions soulev&#233;es par les artistes de l'art brut &#8211; interrogations essentielles sur la mort, le sexe, la religion, les mythologies &#8211; se retrouvent sous des formes proches dans des civilisations &#233;loign&#233;es g&#233;ographiquement ou culturellement. Pour preuve, les &#339;uvres actuellement install&#233;es &#224; la Halle Saint-Pierre &#233;voquent pour certaines, par leur c&#244;t&#233; obsessionnel, r&#233;p&#233;titif, na&#239;f et libre, d'autres artistes crois&#233;s dans ce m&#234;me lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui est certainement propre &#224; ceux que pr&#233;sente aujourd'hui la Halle, c'est la source de leur inspiration qui puise dans une culture iconographique, calligraphique, picturale, dans une histoire mill&#233;naire et une litt&#233;rature riche de grandes &#233;pop&#233;es. Le destin tragique de la plupart de ces artistes &#8211; pauvret&#233;, maladie, troubles psychiques &#8211; trouve son expression dans un imaginaire forg&#233; par cette civilisation o&#249; le fantastique et le r&#233;el se c&#244;toient. Comme par exemple dans les cr&#233;atures effrayantes et attachantes mi-hommes mi-monstres de David Koochaki, les gouaches color&#233;es de Haaj Mohammad Harati, les fant&#244;mes pointillistes de Limoo Ahmadi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fiction cr&#233;atrice&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La culture iranienne est &#233;galement riche d'une tradition po&#233;tique illustr&#233;e, jardins et fleurs, que l'on retrouve dans l'expression crois&#233;e de Mahmood Khan et Farideh, qui peuplent des arbres aux branches d&#233;ploy&#233;es d'&#234;tres hybrides ou dans le jardin multicolore de Mohsen Asgarian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Alireza Asbahi Sisi, c'est la tradition tisserande de l'Orient qui s'exprime dans ses patchworks de tapis recompos&#233;s en tableaux, peupl&#233;s de personnages h&#233;ro&#239;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parcours chaotiques de ces artistes se ressemblent souvent : leur capacit&#233; cr&#233;atrice se d&#233;couvre tardivement dans leur existence, marqu&#233;e soit par un travail souvent modeste, soit par une incapacit&#233; assez pr&#233;coce &#224; s'int&#233;grer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'affirme Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre : &#171; Fonctionnant comme une harmonie dissonante, les cr&#233;ateurs r&#233;unis le temps d'une exposition nous invitent &#224; croire &#224; la puissance r&#233;g&#233;n&#233;ratrice de la fiction cr&#233;atrice. Insuffler de l'imaginaire est un processus n&#233;cessaire pour r&#233;inventer la vie. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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