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	<title>Le 18e du mois</title>
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	<description>Le 18e du mois est un journal d'information sur le 18e arrondissement de Paris, ind&#233;pendant de toute organisation politique, religieuse ou syndicale. Il est &#233;dit&#233; par l'association des Amis du 18e du mois.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois</title>
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		<title>Les bons plats &#224; emporter dans le 18e</title>
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		<dc:date>2021-01-09T14:43:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Annick Amar, Annie Katz, Catherine Masson, Claire Rosemberg, Elise Coupas, Florianne Finet, Maryse Le Bras, Sandra Mignot, S&#233;verine Bourguignon, Sophie Roux, Sylvie Chatelin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'interdiction du service en salle depuis novembre, bon nombre de restaurants ont choisi de rester ouverts en mettant en place un syst&#232;me de vente &#224; emporter. Un moyen de limiter les pertes pour un secteur profond&#233;ment touch&#233; par la crise sanitaire. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette offre est tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e par les habitants de l'arrondissement en t&#233;l&#233;travail et surtout par les salari&#233;s travaillant dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; dont la cantine a &#233;t&#233; ferm&#233;e. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois vous propose sa s&#233;lection de restaurants qui offrent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-vie-du-18eme-1139-.html" rel="directory"&gt;La vie du 18e&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH83/arton1099-5b8c3.jpg?1689910323' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; l'interdiction du service en salle depuis novembre, bon nombre de restaurants ont choisi de rester ouverts en mettant en place un syst&#232;me de vente &#224; emporter. Un moyen de limiter les pertes pour un secteur profond&#233;ment touch&#233; par la crise sanitaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette offre est tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e par les habitants de l'arrondissement en t&#233;l&#233;travail et surtout par les salari&#233;s travaillant dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; dont la cantine a &#233;t&#233; ferm&#233;e. Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; du mois vous propose sa s&#233;lection de restaurants qui offrent des plats, voire des formules, &#224; moins de 12 euros. Celle-ci est forc&#233;ment subjective et non exhaustive, au vu du tr&#232;s grand nombre d'adresses que compte l'arrondissement. Cuisines du monde (cambodgienne, marocaine, indon&#233;sienne, fran&#231;aise, libanaise...), bistrots, sandwichs, tartines, cr&#234;pes... il y en a pour tous les go&#251;ts et m&#234;me pour tous les jours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une adresse manque ? N'h&#233;sitez pas &#224; nous signaler vos meilleurs bons plans &#224; l'adresse &lt;a href=&#034;mailto:18dumois@gmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;18dumois@gmail.com&lt;/a&gt;. Cela nous donnera des id&#233;es pour un prochain num&#233;ro !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Halte cambodgienne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un vendredi soir pluvieux&#8230; Quoi de mieux pour oublier la grisaille ambiante qu'un bon cambodgien &#224; emporter ? Au croisement de la rue L&#233;on et de la rue Marcadet, je suis chaleureusement accueillie par le propri&#233;taire du Village de Marcadet, dans le strict respect des gestes barri&#232;res. C&#244;t&#233; entr&#233;es, les basiques du traiteur asiatique (nems, samoussas au b&#339;uf et raviolis entre 0,80 &#164; et 1,30 &#164; la pi&#232;ce) sont tr&#232;s corrects. Je pr&#233;f&#232;re n&#233;anmoins le chausson chinois garni de chou et de viande hach&#233;e, &#224; la p&#226;te l&#233;g&#232;rement brioch&#233;e (1,70&#164;). Crabe au poulet farci, rouleau de printemps et accras de morue sont &#233;galement &#224; la carte. C&#244;t&#233; plats, mention sp&#233;ciale aux brochettes de tofu et aux nouilles accompagn&#233;es de crevettes et de brocolis. Le b&#339;uf au gingembre fondant est aussi d&#233;licieux. Le restaurant propose &#233;galement des bo buns et des soupes, &#224; 7 &#164;, ainsi que des sandwichs &#224; la viande ou v&#233;g&#233;tariens &#224; moins de 4 &#164;. E.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Village de Marcadet, 25 rue&lt;br class='autobr' /&gt;
Marcadet, m&#233;tro Marcadet-&lt;br class='autobr' /&gt;
Poissonniers, 01 42 54 90 27,&lt;br class='autobr' /&gt;
ouvert de 11 h 30 au couvre-feu&lt;br class='autobr' /&gt;
du lundi au vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un classique de la cuisine africaine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour qui ne conna&#238;trait pas les plaisirs de la cuisine ivoirienne, camerounaise ou s&#233;n&#233;galaise, cette adresse, Tim la princesse, est faite pour vous. Parmi les sp&#233;cialit&#233;s du restaurant, le tiep (un rago&#251;t &#224; base de riz, l&#233;gumes et poisson), le poulet brais&#233; et le poisson grill&#233;. Les v&#233;g&#233;tariens se r&#233;galeront avec un plat de ndol&#233; (une plante qui ressemble &#224; des feuilles d'&#233;pinard un peu plus am&#232;res cuisin&#233;e avec une sauce &#224; l'arachide), servi avec du riz &#224; la tomate et du chou blanc. Pour 8 &#164;, vous en avez bien pour deux fois. En dessert, on peut vous sugg&#233;rer de tester le d&#233;gu&#233;, une variante du riz au lait, fabriqu&#233; &#224; partir de semoule de millet, &#233;galement &#224; prix doux. F.F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tim la princesse, 46 rue Marcadet, m&#233;tro Marcadet-Poissonniers,&lt;br class='autobr' /&gt;
06 60 51 72 73, ouvert tous les jours sauf le lundi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition fran&#231;aise de qualit&#233; (1/2)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que de la cuisine fran&#231;aise de tradition au tr&#232;s populaire Bistrot Sainte-Isaure, &#224; deux pas de la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. En t&#234;te d'affiche, des cuisses de grenouilles saut&#233;es &#224; l'ail (10 &#164;), ainsi qu'une andouillette sauce moutarde &#224; l'ancienne au m&#234;me tarif. Un client attend son andouillette en buvant une bi&#232;re. Il vient souvent, l'ambiance est bonne, m&#234;me dehors au froid en ces temps de Covid-19. Pour moins de 12 &#164;, le bistrot offre &#233;galement salades et snacks. La t&#234;te de veau et le confit de canard sont &#224; 12&#164;. Comme plat du jour, l'aimable g&#233;rant propose ce jour-l&#224; un b&#339;uf brais&#233; &#224; la bordelaise (sic) &#233;galement &#224; 10 &#164;. J'h&#233;site mais choisis en fin de compte le burger du bistrot, plus l&#233;ger. Bon choix, car la viande est go&#251;teuse, bien que le plat soit presque trop g&#233;n&#233;reux. C.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bistrot Sainte-Isaure, 4 rue Sainte-Isaure, m&#233;tro Jules Joffrin,&lt;br class='autobr' /&gt;
01 42 57 73 52, tous les jours sauf le dimanche de 12 h &#224; 17 h 30. Caf&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
et autres boissons de 9 h 30 &#224; 18 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Street food au march&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nouveaux venus (depuis fin octobre), Manu et Khalil pr&#233;parent, dans leur cuisine de 5,50 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; tout en longueur, une s&#233;lection de gros sandwichs ronds dans des pains semoule, pr&#233;par&#233;s par un boulanger de la rue Riquet, aux accents de cuisine tunisienne, isra&#233;lienne et libanaise. On aura du mal &#224; choisir entre le pastrami de b&#339;uf maison, le tunisien aux &#339;ufs durs ou le poulet tendre aux &#233;pices (de 8,50 &#164; &#224; 12 &#164;). Les prix pourraient &#234;tre un tantinet moins &#233;lev&#233;s, mais c'est tr&#232;s frais et copieux. Manu et Khalil r&#233;galent les architectes du cabinet voisin, la fleuriste, le caviste ainsi que, si l'on en juge par la file d'attente, les nombreux t&#233;l&#233;travailleurs du quartier. A noter, pas de plastique mais des emballages en carton et du plastique recycl&#233; et compostable pour la sauce tahina, qui accompagne de tr&#232;s bonnes chips de pois chiches (2,50 &#164;). S.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sababa, 7 rue de l'Olive, m&#233;tro Marx Dormoy, tous les jours de 11 h 45 &#224; 17 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voyage en Indon&#233;sie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici un petit restaurant ouvert il y a &#224; peine plus d'un an, baptis&#233; Le Warung, qui vous permettra de d&#233;couvrir &#224; moindre frais une cuisine trop peu connue chez nous, celle de l'Indon&#233;sie. Si elle compte plusieurs points communs avec ses cousines vietnamiennes et tha&#239;landaises, la cuisine du plus grand archipel du monde &#8211; pr&#232;s de 13 000 &#238;les &#8211; poss&#232;de ses propres particularit&#233;s. Le d&#233;licieux nasi goreng se compose d'une base de riz saut&#233; aromatis&#233; de sauce soja, m&#234;l&#233; &#224; divers l&#233;gumes, comme des oignons fondants, du chou blanc, des carottes ou des pousses d'&#233;pinard. Pour 9,80 &#8364; ou 10,80 &#8364; pour la version crevettes, b&#339;uf ou poulet, on est plus que rassasi&#233;. L'&#233;quivalent &#224; base de nouilles saut&#233;es est au m&#234;me prix et vaut &#233;galement le d&#233;tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter votre repas, vous pouvez vous laisser tenter par les beignets de l&#233;gumes ou de pommes de terre (5,50 &#8364;) ou par une dr&#244;le de cr&#234;pe balinaise roul&#233;e &#224; la noix de coco, fabriqu&#233;e avec de la farine de riz (5 &#8364;). F.F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Warung, 16 rue de la Fontaine-du-But, m&#233;tro Lamarck, 09 53 94 67 53, ouvert tous les jours sans interruption.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des sandwichs, oui, mais haut de gamme !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est par hasard que je d&#233;couvre cette petite &#233;choppe dans une rue qui monte vers la butte Montmartre. Comme j'adore le pain et que je d&#233;jeune facilement d'un sandwich, je pousse la porte. Une pancarte annonce que tout est fait maison. L'ardoise au mur d&#233;taille toutes sortes de sandwichs : baguettes, chauds, v&#233;g&#233;tariens et je me laisse tenter par un baguette serrano (7,50 &#8364;) : serrano 8 mois, beurre demi-sel, confit de piquillos (petit poivron espagnol), chimichurri (condiment argentin &#224; base d'ail, de persil et de piments), feuilles d'&#233;pinard. La baguette est croustillante &#224; souhait et la garniture raffin&#233;e, c'est un r&#233;gal. L'ardoise est assez r&#233;duite en cette p&#233;riode de confinement mais les sandwichs propos&#233;s, pulled pork (10 &#8364;), croque-monsieur (9,50 &#8364;) avec une pointe de truffe en option, hot-dog avec une saucisse au couteau (9,50 &#8364;) ou v&#233;g&#233;tariens sont faits maison. Tous ont une touche d'originalit&#233;, sans oublier le velout&#233; du jour. Les produits sont locaux et proviennent de producteurs d'Ile-de-France. C.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandwicherie fine, 11 rue Muller, m&#233;tro Ch&#226;teau Rouge, 09 88 06 68 08, de 12 h &#224; 15 h tous les jours sauf dimanche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cuisine du Maghreb&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, j'avais envie de quelque chose de roboratif pour d&#233;jeuner. Au retour du march&#233;, je me suis arr&#234;t&#233;e chez Dionis, qui propose couscous et tajines. Et je n'&#233;tais pas la seule. Une dizaine de personnes masqu&#233;es, apparemment des habitu&#233;s, attendaient leur commande en buvant de la bi&#232;re ou un caf&#233; et discutaient joyeusement. J'ai choisi un tajine au poulet (11 &#8364;) bien garni en olives vertes, citrons confits, carottes et pommes de terre. La portion &#233;tait copieuse et je me suis r&#233;gal&#233;e. Le Dionis propose &#233;galement des moules-frites pour 10,50 &#8364; et des couscous dont les prix varient de 10 &#224; 15 &#8364; en fonction de la garniture. Rien d'original dans cette cuisine mais des plats qui ne d&#233;&#231;oivent pas et remontent le moral. Vous pouvez m&#234;me repartir avec du prosecco &#224; la pression (6,50 &#8364; les 50 cl) ! C.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dionis, 3 rue Letort, m&#233;tro Porte de Clignancourt, 01 23 25 63 82, ouvert tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sp&#233;cialit&#233;s kurdes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De la cuisine traditionnelle kurde dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, &#231;a ne court pas les rues. D&#233;couvrez-la chez Zozan, avec les sp&#233;cialit&#233;s faites maison et pr&#233;par&#233;es sur place. Pendant le confinement, pas de formule mais des prix raisonnables au vu de la qualit&#233; : 12 &#8364; le plat du jour tel que l'escalope de poulet au safran ou la po&#234;l&#233;e d'&#233;pinards aux &#339;ufs biologiques, l'assortiment chaud-froid d'entr&#233;es vari&#233;es &#224; 11 &#8364; qui, visiblement, fait beaucoup d'adeptes. C'est facile : vous commandez et dix minutes plus tard, c'est pr&#234;t et bien servi dans une bo&#238;te &#224; compartiments. Il est recommand&#233; de venir assez t&#244;t, car en ces temps difficiles, la gamme propos&#233;e est un peu plus restreinte que d'habitude. F.F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zozan, 82 rue Joseph de Maistre, m&#233;tro Guy Moquet, 01 46 27 18 03, ouvert tous les jours sauf dimanche de 12 h &#224; 14 h 45.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tartines bio&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hors confinement, on aime le cadre agr&#233;able de ce restaurant, B&amp;J, sans chichis, naturel sur toute la ligne, pour y prendre un caf&#233; ou se faire un brunch. Parmi la client&#232;le, aussi bien f&#233;minine que masculine (non, ici, bio ne veut pas dire di&#232;te !), des t&#233;l&#233;travailleurs qui appr&#233;cient le calme du lieu. En confinement, on y vient pour les plats maison : des portions plut&#244;t g&#233;n&#233;reuses, d'excellents produits 100 % bio, une cuisine &#224; la fois &#233;quilibr&#233;e et gourmande. Les tartines sont d&#233;licieuses et &#224; un prix tr&#232;s raisonnable (9 &#8364;). Plats vegan ou non, il y en a pour tous les go&#251;ts ! Les desserts eux aussi maison, &#224; partir de 3 &#8364;, sont doux et g&#233;n&#233;reux ; ils nous rappellent notre enfance. C&#244;t&#233; boissons, on appr&#233;cie les th&#233;s Macha et Cha&#239;. Et on aime y revenir parce qu'on s'y sent un peu comme chez des amis. S.R.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restaurant B&amp;J, 17 rue Joseph Dijon, m&#233;tro Simplon, 01 87 86 64 97, du lundi au vendredi de 8 h &#224; 17 h, le samedi et le dimanche de 9 h &#224; 17 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tour du monde culinaire au march&#233; de La Chapelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous la halle du march&#233; on se r&#233;gale &#224; l'Etoile du Sud, chez Ali, avec un couscous poulet, boulettes ou brochettes ou des aubergines farcies &#224; la viande de b&#339;uf accompagn&#233;es de semoule et tagine l&#233;gumes ou encore d'un succulent tagine poulet citron et olives et sa semoule, tout &#231;a pour 9,50 &#8364;. Les v&#233;g&#233;tariens ne seront pas en reste avec un couscous et ses onze l&#233;gumes, tr&#232;s bon et tr&#232;s parfum&#233; (8 &#8364;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, &#224; la Kaz-Culinaire, cuisine franco-antillaise avec Jessy. Du mardi au vendredi, c'est &#224; la carte, tous les plats sont &#224; 8,50 &#8364;, on choisit un poisson ou une viande et deux accompagnements au choix, des l&#233;gumes et un f&#233;culent-racine, manioc, igname ou mad&#232;re. On a go&#251;t&#233; la copieuse assiette v&#233;g&#233;tarienne (8 &#8364;) accompagn&#233;e de riz aux haricots rouges, gratin de patate douce et banane au lait de coco et des bananes aloko (plantain), frites juste comme il faut. Le week-end, pas de formule, mais des rations plus copieuses pour un plat &#224; 10 &#8364;. On peut aussi y aller pour d&#233;guster des accras de morue r&#233;alis&#233;s &#224; la demande (5,5 &#8364; les 12 pi&#232;ces), accompagn&#233;s d'une pr&#233;paration maison &#224; base de rhum agricole AOC 50&#176; (choix impressionnant, citron vert, menthe, tamarin, thym&#8230;) que Jessy laisse mac&#233;rer au soleil deux mois avant de le servir (5 cl pour 6 &#8364;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233;, Aissa propose sa cuisine s&#233;n&#233;galaise. Le c&#233;l&#232;bre maf&#233; &#224; base de p&#226;te d'arachide au poulet ou au b&#339;uf et des &#233;pices (&#171; mais pas piquant &#187; pr&#233;cise-t-elle) accompagn&#233; de riz nature et de l&#233;gumes mijot&#233;s (excellents) ou de bananes plantain vous coutera 7,90 &#8364; et vous d&#233;bourserez tout juste un peu plus (8,50 &#8364;) pour un autre immanquable de la cuisine s&#233;n&#233;galaise : le poulet yassa aux oignons frits et au citron. C'est servi en barquette plastique mais on peut venir avec son propre contenant et tendre ainsi vers le z&#233;ro d&#233;chet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, c'est l'Italie. Aux olives vertes et noires, Mohamed est aux fourneaux. Traiteur install&#233; depuis la r&#233;ouverture du march&#233; en 2010, il est tomb&#233; amoureux de la cuisine italienne aupr&#232;s d'un chef cuisinier italien et propose ses plats au poids mais, &#224; moins d'avoir un app&#233;tit d'ogre et de doubler les portions, on aura une entr&#233;e, un plat (lasagnes &#224; la bolognaise, blanc de poulet &#224; la pizza&#239;ola, osso buco, seiche) et un dessert (classique mais excellent tiramisu, cr&#233;meux et l&#233;ger) pour moins de 10 &#8364;. Tr&#232;s bon choix de pizzas &#233;galement, p&#233;tries et garnies sur place, toutes &#224; 9,50 &#8364;. S.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;March&#233; couvert de l'Olive, m&#233;tro Marx Dormoy, du mardi au vendredi de 9 h &#224; 13 h et de 16 h &#224; 19 h 30, le samedi de 9 h &#224; 13 h et de 15 h 30 &#224; 19 h 30, le dimanche de 8 h 30 &#224; 13 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les grands classiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pav&#233; de saumon au coulis de poivron rouge, blanc de poulet au curry, rumsteck sauce au poivre, blanquette de veau accompagn&#233;e de riz basmati , ce sont les quatre plats du jour &#224; 10 &#8364; propos&#233;s par Le Coin des Amis, le jour o&#249; nous avons test&#233; le menu &#224; emporter. Cet &#233;tablissement est dirig&#233; depuis 2005 par Subhas, un chef cuisinier d'origine sri-lankaise qui habite le quartier depuis trente-cinq ans et s'est form&#233; &#224; l'&#233;cole h&#244;teli&#232;re de la rue Belliard. Il est &#233;paul&#233; par son chef de rang et ami, Pascal, qui l'a rejoint en 2018. Tous deux se sont rencontr&#233;s dans un &#233;tablissement de la place du Tertre. &#171; Notre restaurant de quartier propose exclusivement de la cuisine traditionnelle fran&#231;aise, avec de la viande et du poisson d'origine f-r-a-n-&#231;-a-i-s-e &#187; insistent &#224; l'unisson Subhas et Pascal. On peut payer en esp&#232;ces, ch&#232;que ou carte bleue. &#171; Toutefois, comme on ne prend la carte qu'&#224; partir de 12 &#8364;, on propose avec le plat une canette de boisson. On fait aussi de la livraison dans un rayon de 500 m&#232;tres et pour une commande de 30 &#8364; au minimum &#187;, pr&#233;cise Pascal. En fonction des jours, magret de canard au miel, b&#339;uf bourguignon, confit de canard, steak de thon mi-cuit, ou aile de raie aux c&#226;pres sont aussi au menu. A.A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Coin des Amis, 50 rue du Mont-Cenis, m&#233;tro Lamarck, 01 42 52 30 36 ou 06 11 14 03 43, tous les jours de 11 h 30 &#224; 14 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La tradition fran&#231;aise de qualit&#233; (2/2)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Bouillon Pigalle, en temps ordinaire, est tr&#232;s couru &#224; Montmartre avec une queue qui s'&#233;tire tr&#232;s loin sur le trottoir. Il faut dire que ce restaurant s'inscrit dans la tradition des bistrots parisiens avec de la cuisine fran&#231;aise traditionnelle &#224; petits prix qui concurrence avec bonheur les si nombreux fast-foods ! Depuis le confinement, place &#224; de la vente &#224; emporter avec un ensemble entr&#233;e-plat-dessert imbattable &#224; 10 &#8364;, au choix le menu de la semaine ou un menu vedette propos&#233; par le chef qui donne aussi ses conseils pour r&#233;chauffer. On peut ainsi d&#233;guster un velout&#233; de chou-fleur, des ravioles de Royans, une fondue de poireaux et, en dessert, un chou &#224; la cr&#232;me. On peut aussi choisir &#224; la carte l'&#339;uf mayo &#224; 2 &#8364; (&#233;lu champion du monde), le confit de canard pommes saut&#233;es &#224; 8 &#8364;. Bref, de bons plats g&#233;n&#233;reux de qualit&#233;, &#224; des prix imbattables. Le service est au rendez-vous, que l'on commande sur le site ou qu'on vienne directement sur place. M. LB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bouillon Pigalle, 22 boulevard de Clichy, m&#233;tro Pigalle, 01 42 59 69 31, ouvert tous les jours de 12 h au couvre-feu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Bosse des d&#233;lices&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Bossue est un salon de th&#233; bien connu des habitu&#233;s des brunchs p&#226;tissiers du week-end. Mais la petite boutique aux couleurs pastel et &#224; l'allure r&#233;tro propose &#233;galement, depuis ses d&#233;buts en 2015, des d&#233;jeuners sur place ou &#224; emporter. Chaque midi de la semaine, la carte propose une formule &#224; 10,50 &#8364;. Le menu est annonc&#233; sur la page Facebook du salon (ainsi que sur une ardoise devant l'entr&#233;e) : choix entre deux entr&#233;es et deux plats, v&#233;g&#233;tariens et faits maison. Les propositions sont color&#233;es et de saison. On peut tester des saveurs surprenantes (on a os&#233; le velout&#233; de betteraves !), salades vari&#233;es dans lesquelles les pommes de terre se m&#234;lent aux radis, aux cornichons, &#224; l'aneth et aux c&#226;pres, tarte feuillet&#233;e poireaux-bleu ou blettes-gorgonzola, gratin brocolis-cheddar ou encore chili v&#233;g&#233;tarien, risottos et lasagnes originales. Et pour couronner le tout, une tranche de pain au levain maison qui pourrait remplacer le dessert ! Enfin, on pourra &#233;videmment ajouter un d&#233;licieux carrot cake, une tartelette &#224; la citrouille ou un classique financier. Venez t&#244;t, car &#224; 13 h 30 tout est souvent parti. Un peu d'attente sur le trottoir mais, une fois pass&#233; en caisse, le service est tr&#232;s rapide. S.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bossue, 9 rue Joseph de Maistre, m&#233;tro Blanche ou Abbesses, 09 81 72 65 59, du mercredi au vendredi, de 11 h &#224; 18 h (le week-end est r&#233;serv&#233; &#224; la p&#226;tisserie).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Echapp&#233;e en M&#233;diterran&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'accueil est toujours agr&#233;able au Grand Ph&#233;nicien, m&#234;me si la salle d&#233;sert&#233;e est moins conviviale en p&#233;riode de confinement, loin de la soixantaine de convives habituels ! Le buffet des mezz&#233;s et des desserts est tr&#232;s app&#233;tissant et la fra&#238;cheur des produits inspire confiance. La carte des plats &#224; emporter propose de grandes assiettes comme la Byblos avec huit hors-d'&#339;uvre dont houmous, taboul&#233;, pur&#233;e d'aubergines, fromage blanc, falafel et une aile de poulet ou la Beyrouth avec cinq entr&#233;es et une brochette (9,50 &#8364; chacune). Toutes les deux, tr&#232;s copieuses sont pleines des saveurs et couleurs du Liban ! L'assiette Ph&#233;nicien, avec poulet et pommes de terre, est &#224; 10 &#8364;. Pour la v&#233;g&#233;tarienne (9 &#8364;) et une boisson, le dessert est offert. Les sandwichs roul&#233;s dans une pita, tr&#232;s complets, sont &#224; 4,50 &#8364;. Pour les gourmands, la palette des p&#226;tisseries orientales vient terminer le repas (1,50 &#8364; &#224; 3 &#8364;). A.K.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Grand Ph&#233;nicien, 4 rue Caulaincourt, m&#233;tro Place de Clichy, 01 44 70 09 00, du lundi au samedi, de 11 h au couvre-feu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le S&#233;n&#233;gal &#224; votre porte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lamine d'Or, dont nous vous avions parl&#233; dans un pr&#233;c&#233;dent num&#233;ro pour ses talents de couturier, continue de faire d&#233;couvrir la culture s&#233;n&#233;galaise. Apr&#232;s la mode, il se met &#224; la cuisine. Mari&#233; &#224; une slov&#232;ne v&#233;gane, Lamine a d&#251; am&#233;nager ses habitudes alimentaires. La nouveaut&#233;, c'est qu'il revisite les plats traditionnels s&#233;n&#233;galais et propose maf&#233; et yassa en version v&#233;g&#233;talienne. Vous &#234;tes livr&#233; &#224; domicile ou au bureau, deux portions au minimum. Les r&#233;cipients sont repris et r&#233;utilis&#233;s dans un esprit &#233;coresponsable. Les plats v&#233;g&#233;tariens sont &#224; 10 &#8364; et les classiques (yassa poulet et maf&#233; b&#339;uf) &#224; 12 &#8364;. Pensez &#224; demander un jus de bissap (3 &#8364; le demi-litre). Un voyage culinaire qui tient ses promesses en g&#233;n&#233;rosit&#233; et en saveurs. S.B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 4C, 9 rue de la Charbonni&#232;re, m&#233;tro Barb&#232;s-Rochechouart, 07 58 35 77 56 (commander la veille de la livraison), Instagram, @laminedor.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De sarrasin ou de froment&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#234;pes sont un grand classique du d&#233;jeuner sur le pouce, mais les bonnes adresses ne sont pas si courantes. Le Comptoir Breizh propose des formules comme on en trouve rarement &#224; emporter. La table a ouvert en f&#233;vrier dernier. Bien vite, la crise et ses confinements ont forc&#233; l'&#233;quipe &#224; oublier jolies salades et autres planches ap&#233;ro, pour se concentrer sur les pr&#233;parations bretonnes. Le restaurant propose donc une galette de bl&#233; noir compl&#232;te et une cr&#234;pe au sucre, assorties d'une boisson, pour 12 &#8364;. Si un seul plat vous suffit, les compl&#232;tes &#8211; bien craquantes et pr&#233;sent&#233;es au carr&#233; &#8211; sont &#224; 8 &#8364; (&#339;uf/jambon/emmental mais aussi jambon/tomates/emmental ou encore &#233;pinard/&#339;uf/cr&#232;me/emmental) et les sp&#233;ciales (par exemple, andouille/&#233;pinard/&#339;ufs de saumon/fromage frais ou andouille/oignons/emmental/moutarde) &#224; 10 &#8364;. Le restaurant propose &#233;galement un plat du jour &#224; 10 &#8364; (15 &#8364; pour deux convives), poulet &#224; la cr&#232;me, hachis Parmentier, ravioles aux &#233;pinards, etc. S.M.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comptoir Breizh, 9 rue des Abbesses, m&#233;tro Abbesses, 01 42 54 88 64, du lundi au samedi, de 11 h &#224; 19 h 45, et le dimanche de 11 h &#224; 17 h.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cuisine de rue orientale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tagines, couscous, galettes, salades, g&#226;teaux et bien s&#251;r&#8230; les bricks annonc&#233;s par la Fa Brick, toutes les saveurs orientales sont l&#224;, revisit&#233;es fa&#231;on street food. Beaucoup de vente &#224; emporter et peu de tables dans ce restaurant toujours bien rempli le midi, en temps &#171; normal &#187;. Les tagines (10 ou 12 &#8364;) sont d&#233;licieux et tr&#232;s vari&#233;s : poulet ou agneau citrons confits ou pruneaux amandes ou poires (recommand&#233; !) ou encore kefta ou version v&#233;g&#233;tarienne. Le vendredi, c'est couscous, tr&#232;s appr&#233;ci&#233; ! Tr&#232;s bons aussi, les fameux bricks, la sp&#233;cialit&#233; maison : viande hach&#233;e, ricotta &#233;pinards, l&#233;gumes&#8230; on ne peut tous les citer (1,50 &#8364;). Sans oublier les galettes de semoule farcies (3 &#8364;), les sandwichs chauds (4 &#8364;). Des produits frais, cuisin&#233;s sur place et &#224; la commande. Et si on a encore un petit creux, il y a toutes sortes de desserts bien connus. A.K.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fa Brick, 20 rue Myrha, m&#233;tro Ch&#226;teau Rouge ou Barb&#232;s, 01 46 06 61 51, du lundi au vendredi, de 10 h &#224; 19 h.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustrations : Paul Deh&#233;din&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un h&#244;tel &#224; l'abandon reprend vie</title>
		<link>https://www.18dumois.info/un-hotel-a-l-abandon-reprend-vie.html</link>
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		<dc:date>2020-10-02T17:55:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un collectif d'artistes s'est install&#233; dans un immeuble &#224; l'abandon dont la cour abrite l'ancien gymnase d'entra&#238;nement de Marcel Cerdan. &lt;br class='autobr' /&gt; Pour la quarantaine d'artistes du collectif, l'heure est au nettoyage et au bricolage plut&#244;t qu'&#224; la cr&#233;ation. Un va-et-vient incessant dans les &#233;troits couloirs o&#249; l'un installe sa chambre, l'autre un rangement pour ses toiles, pendant que d'autres encore am&#233;nagent une vaste cuisine commune et reposent des vitres aux fen&#234;tres avant l'arriv&#233;e de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-montmartre-1113-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH119/arton1050-b176f.jpg?1690116555' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un collectif d'artistes s'est install&#233; dans un immeuble &#224; l'abandon dont la cour abrite l'ancien gymnase d'entra&#238;nement de Marcel Cerdan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour la quarantaine d'artistes du collectif, l'heure est au nettoyage et au bricolage plut&#244;t qu'&#224; la cr&#233;ation. Un va-et-vient incessant dans les &#233;troits couloirs o&#249; l'un installe sa chambre, l'autre un rangement pour ses toiles, pendant que d'autres encore am&#233;nagent une vaste cuisine commune et reposent des vitres aux fen&#234;tres avant l'arriv&#233;e de l'hiver. Dans les ateliers, le duo Tito-Mulk, deux personnes pour un seul artiste expos&#233; un peu partout dans le monde, press&#233;s de terminer une commande style manga. Ils ne vivent pas avec le collectif mais y occupent leur troisi&#232;me atelier en deux ans. &#171; &lt;i&gt;On suit la famille, il y a une vraie &#233;nergie&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il r&#232;gne dans le b&#226;timent &#8211; vide depuis sept ans &#8211; un air de f&#233;brilit&#233;. A l'entr&#233;e, une vache quasi taille r&#233;elle, marqu&#233;e Le Phare, du nom du dernier squat du collectif, accueille les visiteurs. Ce lieu a succ&#233;d&#233; &#224; celui dit Le Post, un immeuble vide de huit &#233;tages et de souterrains dans le 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, appartenant &#224; la compagnie Generali, o&#249; ils avaient pu installer, en plus des ateliers, un cin&#233;ma et un skate-park.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le boxeur ou l'oiseau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ici &#231;a ne sera pas possible car la quarantaine de pi&#232;ces, dont une moiti&#233; est consacr&#233;e aux ateliers et le reste aux logements, sont petites. H&#233;ritage d'un h&#244;tel &#224; l'ancienne seules quelques chambres disposent d'une douche, les autres ne poss&#232;dent qu'un lavabo. Une ancienne pancarte pr&#233;cise que la douche co&#251;tait 3 &#8364;. Les membres du collectif, qui se connaissent depuis Le Post, Le Phare et m&#234;me depuis le c&#233;l&#232;bre 59 Rivoli, ont encore &#224; choisir un nom pour leur nouvelle demeure, un nom en rapport avec le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Cerdan &#187; peut-&#234;tre, en hommage &#224; l'&#233;norme structure d&#233;labr&#233;e de 300 &#224; 400 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; en bois et fer qui tr&#244;ne de l'autre cot&#233; d'un jardin int&#233;rieur mais qui reste interdite. Invisible de la rue, le b&#226;timent fut, selon la l&#233;gende, la salle d'entra&#238;nement du boxeur au temps o&#249; il fr&#233;quentait Piaf. &#171; &lt;i&gt;J'aimerais qu'on s'appelle Le Gea&lt;/i&gt;i &#187; sugg&#232;re Hugo Behregaray, artiste-plasticien franco-n&#233;erlandais qui aime le chant de l'oiseau nich&#233; dans l'arbre de la cour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un lieu de travail et de rencontre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La plupart d'entre eux ne sont pas de Paris o&#249; il est dur de trouver logements et ateliers. Lors de pr&#233;c&#233;dents squats, ils ont pu s'accorder avec les propri&#233;taires ou signer une convention d'occupation provisoire. La condition ? Partir &#224; la date pr&#233;vue et respecter les clauses de s&#233;curit&#233; et le voisinage. Leur seule revendication ? Le droit au logement, inscrit dans la Constitution depuis 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ces b&#226;timents sont &#224; l'abandon, on les fait revivre&lt;/i&gt; &#187; poursuit le jeune artiste aux yeux clairs, tarbouch rouge viss&#233; sur la t&#234;te. &#171; &lt;i&gt;On d&#233;pense pour am&#233;liorer le lieu, on travaille dur. Ce n'est pas l&#233;gal mais c'est l&#233;gitime.&lt;/i&gt; &#187; De plus, laisser un collectif investir de tels lieux &#233;vite les frais de gardiennage et emp&#234;che l'installation de squats sauvages assurent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peintres, sculpteurs, tatoueurs et autres, ils cohabitent sans hi&#233;rarchie mais non sans r&#232;gles. Tout se d&#233;cide par vote lors d'une r&#233;union chaque lundi. Chacun paye 10 &#8364; par mois pour l'eau et les autres factures, chacun fait sa propre cuisine. &#171; &lt;i&gt;Les autorit&#233;s sont assez cool avec nous, on nous connait, on n'a jamais cr&#233;&#233; de probl&#232;mes &#187;&lt;/i&gt;, dit Alexandre Gain, un serial squatteur grand et brun de 28 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est tr&#232;s dur d'&#234;tre artiste quand on est jeune&lt;/i&gt; &#187; ajoute Roberto Pezet, un franco-hondurien dipl&#244;m&#233; des Beaux-Arts de Cergy. &#171; &lt;i&gt;Dans le monde de l'art souvent on est entre soi. Ici je peux travailler, respirer, rencontrer d'autres artistes dans d'autres domaines. Et on vit en totale confiance, il n'y a m&#234;me pas de clefs sur les portes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif est actuellement en discussion avec le propri&#233;taire des lieux pour officialiser sa pr&#233;sence. C'est pourquoi nous ne donnons pas encore les coordonn&#233;es du lieu. Prochaine &#233;tape ? Intervenir dans le quartier et organiser des portes ouvertes. Davantage d'informations dans notre prochain num&#233;ro.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une permanence contre les amendes Covid</title>
		<link>https://www.18dumois.info/une-permanence-contre-les-amendes-covid.html</link>
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		<dc:date>2020-07-11T08:34:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Ligue des droits de l'homme a mis en place une permanence pour aider ceux qui souhaitent contester une amende ou qui rencontrent des difficult&#233;s &#224; la payer. &lt;br class='autobr' /&gt; Salle Saint-Bruno, la Goutte d'Or. La jeune femme venue chercher des conseils juridiques est d&#233;pit&#233;e. Elle raconte &#224; une avocate de la Ligue des droits de l'homme (LDH) sa m&#233;saventure : une amende de 135 &#8364; pour violation de port du masque dans une gare alors que l'&#233;quipement &#233;tait sur son nez. Apr&#232;s l'avoir port&#233; tout au long du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-goutte-d-or-1095-.html" rel="directory"&gt;Goutte d'or&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Ligue des droits de l'homme a mis en place une permanence pour aider ceux qui souhaitent contester une amende ou qui rencontrent des difficult&#233;s &#224; la payer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Salle Saint-Bruno, la Goutte d'Or. La jeune femme venue chercher des conseils juridiques est d&#233;pit&#233;e. Elle raconte &#224; une avocate de la Ligue des droits de l'homme (LDH) sa m&#233;saventure : une amende de 135 &#8364; pour violation de port du masque dans une gare alors que l'&#233;quipement &#233;tait sur son nez. Apr&#232;s l'avoir port&#233; tout au long du voyage, elle l'avait retir&#233; &#224; sa descente du train &#224; Paris puis remis. Sur le quai une polici&#232;re lui avait alors signal&#233; que son masque n'&#233;tait pas pos&#233; correctement. Elle l'avait alors ajust&#233; en soupirant. &#171; &lt;i&gt;La flic a dit &#8220;vous avez souffl&#233;&#8221; et m'a verbalis&#233;e, rapporte-t-elle. C'est d&#233;lirant. On n'est pas en d&#233;mocratie&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeune femme veut contester cette injustice devant un tribunal, raison pour laquelle elle s'est d&#233;plac&#233;e jusqu'&#224; la permanence mise en place par la LDH 18 et les Brigades de solidarit&#233; populaire tous les vendredis apr&#232;s-midi depuis le 29 mai. L'avocate lui conseille de r&#233;fl&#233;chir car il y a bien eu un moment sans masque, et sous les lois d'urgence sanitaire la parole de l'officier est quasiment impossible &#224; contester, sauf &#224; produire un t&#233;moignage contradictoire. &#171; &lt;i&gt;Le gouvernement a d&#233;cid&#233; le tout-r&#233;pressif, on est dans un syst&#232;me o&#249; l'interdit est pro&#233;minent et tout le pouvoir est aux policiers&lt;/i&gt; &#187;, remarque la professionnelle du droit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tribunal ou tr&#233;sor public ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La verbalis&#233;e, qui ne porte pas la police dans son c&#339;ur, ayant &#233;t&#233; bless&#233;e par une grenade lors d'une manifestation, aimerait faire valoir ses droits mais si elle perd son recours, elle risque d'avoir &#224; payer jusqu'&#224; 750 &#8364;. Intermittente &#224; faibles revenus, elle peut en revanche solliciter une remise gracieuse, partielle ou totale aupr&#232;s de la Tr&#233;sorerie de Paris. Elle dit qu'elle va r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On a lanc&#233; la permanence quand on s'est rendu compte qu'il y avait des amendes que les gens ne pouvaient pas payer ou qu'elles &#233;taient litigieuses,&lt;/i&gt; &#187; explique Bernard Massera, qui milite de longue &#224; la LDH 18. &#171; &lt;i&gt;Par exemple, une vieille dame qui a du mal &#224; marcher s'assoit sur un banc et se fait verbaliser&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;quipes travaillent avec l'aide de mod&#232;les &#233;labor&#233;s par l'avocate Nathalie Tehio, qui doivent &#234;tre adapt&#233;s au cas par cas. Depuis qu'elle a &#233;labor&#233; le Guide Pratique sur les contestations de contraventions pendant le confinement (mis en ligne par l'Observatoire Parisien des Libert&#233;s Publiques), les r&#232;gles ont &#233;t&#233; modifi&#233;es au moins quatre fois, ce qui rend les situations tr&#232;s complexes &#224; analyser pour les b&#233;n&#233;voles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; est particuli&#232;rement vuln&#233;rable. L'arrondissement a enregistr&#233; un record de verbalisations durant le confinement, pratiquement un quart des presque 35 000 amendes distribu&#233;es dans tout Paris (lire notre n&#176; 283). Plusieurs cas de militants politiques figurent parmi la vingtaine de personnes qui ont contact&#233; la permanence depuis son instauration. Certains, actifs dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et ailleurs dans Paris, n'ont m&#234;me pas &#233;t&#233; physiquement contr&#244;l&#233;s, selon Nathalie D., une des b&#233;n&#233;voles. &#171; &lt;i&gt;Ils re&#231;oivent des contraventions par la poste pour &#8220;d&#233;placements non autoris&#233;s&#8221; alors qu'il n'y a pas eu de contr&#244;le. Ce sont souvent des &#8220;gens connus de la police&lt;/i&gt;&#8221;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;SDF et d&#233;lits de faci&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs personnes sans domicile ont &#233;galement &#233;t&#233; verbalis&#233;es pour d&#233;placements non autoris&#233;s, alors qu'elles n'ont pas de logement, et on &#233;voque des cas suspects de d&#233;lit de faci&#232;s. Peut-&#234;tre comme cet homme d'origine &#233;trang&#232;re venu consulter suite &#224; une amende de 110 &#8364; inflig&#233;e par des agents de la SNCF pour &#171; non respect des conditions d'entr&#233;e en gare &#187;. Il affirme pourtant qu'il portait un masque, &#233;tait muni de son billet et de papiers en r&#232;gle. Mais les agents auraient point&#233; le fait qu'il portait deux sacs pour amener &#224; manger &#224; quelqu'un... Dans son cas la b&#233;n&#233;vole l'aide &#224; contacter le m&#233;diateur SNCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, la cr&#233;ation de la permanence est encore trop r&#233;cente pour dresser un bilan des recours enclench&#233;s, m&#234;me si plusieurs personnes contestataires ont pr&#233;f&#233;r&#233; opter pour une demande de remise gracieuse. Les permanences Salle Saint-Bruno risquent cependant de s'arr&#234;ter faute de juristes b&#233;n&#233;voles (avis aux volontaires ?). Le service sera alors joignable par courriel ou t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Social : avis de temp&#234;te</title>
		<link>https://www.18dumois.info/social-avis-de-tempete.html</link>
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		<dc:date>2020-06-09T11:27:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Legrand, Claire Rosemberg, No&#235;l Bouttier, Sandra Mignot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le confinement a g&#233;n&#233;r&#233; pour les habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; des pertes de revenus difficilement chiffrables &#224; ce jour, mais qui se traduisent par un recours important &#224; la solidarit&#233; institutionnelle, associative ou populaire. Pour ces nouveaux demandeurs, l'avenir semble incertain. La deuxi&#232;me vague de cette crise sanitaire, pourrait bien &#234;tre sociale. &lt;br class='autobr' /&gt; Un bond de 55 % des demandeurs aupr&#232;s des Restos du c&#339;ur, 20 &#224; 30 % de plus au libre-service du Secours populaire, rue Montcalm et 60 % de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1091-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH104/arton1014-07921.jpg?1690116555' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le confinement a g&#233;n&#233;r&#233; pour les habitants du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; des pertes de revenus difficilement chiffrables &#224; ce jour, mais qui se traduisent par un recours important &#224; la solidarit&#233; institutionnelle, associative ou populaire. Pour ces nouveaux demandeurs, l'avenir semble incertain. La deuxi&#232;me vague de cette crise sanitaire, pourrait bien &#234;tre sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un bond de 55 % des demandeurs aupr&#232;s des Restos du c&#339;ur, 20 &#224; 30 % de plus au libre-service du Secours populaire, rue Montcalm et 60 % de b&#233;n&#233;ficiaires en plus au Centre d'action sociale de la Ville de Paris (CASVP). Les chiffres sont &#233;loquents, mais selon certains acteurs du travail social, on n'aurait encore rien vu. &#171; &lt;i&gt;La crise n'a pas encore montr&#233; tous ses effets, observe Nadia Khalfet, directrice du CASVP 18. Cela risque d'&#234;tre plus s&#233;v&#232;re quand le maintien en activit&#233; partielle sera lev&#233; ou que les licenciements commenceront &#8211; car &#231;a va forc&#233;ment arriver et cela risque de durer plusieurs mois avant que les entreprises r&#233;embauchent. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des institutions et associations de l'arrondissement engag&#233;es dans l'aide sociale et le secours alimentaire ont constat&#233; l'arriv&#233;e de nouveaux usagers. Du c&#244;t&#233; des Restos du c&#339;ur, le responsable Fran&#231;ois Coadour a du mal &#224; dessiner un profil type : il faut dire que l'association a renonc&#233; aux formalit&#233;s administratives habituelles exig&#233;es pour les nouvelles inscriptions. &#171; &lt;i&gt;Plus d'attestation de revenus, ni de domicile. On essaie simplement de resserrer sur l'arrondissement et d'orienter ceux qui ne sont pas du quartier vers d'autres centres, pour ne pas &#234;tre d&#233;bord&#233;s. Mais on ne refuse personne. &#187;&lt;/i&gt; Il tente n&#233;anmoins une description : des employ&#233;s &#224; temps partiel ou en int&#233;rim, des gens pay&#233;s &#224; la t&#226;che et/ou non d&#233;clar&#233;s, ceux qui travaillaient dans de petits commerces de Barb&#232;s ou sur les march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des personnes qui &#233;taient &#171; sur le fil &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La crise a pr&#233;cipit&#233; brutalement tous ces travailleurs fragiles et leur famille dans la mis&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Ce qui m'a frapp&#233;, c'est la brutalit&#233; avec laquelle ils sont tomb&#233;s, poursuit Fran&#231;ois Coadour. Les premi&#232;res semaines, ils se sont d&#233;brouill&#233;s pour survivre mais au bout d'un mois ils ne pouvaient plus tenir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'antenne Montcalm du Secours populaire, qui a align&#233; des chaises bien espac&#233;es dans la rue devant son centre de distribution afin que les personnes patientent un peu plus confortablement, Martin Van Der Hauwaert, estime avoir pu aider plus de 10 000 personnes durant le confinement. Comme aux Restos du c&#339;ur, il a re&#231;u de nombreuses &lt;i&gt;&#171; personnes qui &#233;taient sur le fil, avaient un petit travail ou faisaient des m&#233;nages, bossaient dans les cantines, &#233;taient coursiers ou chauffeurs Uber et qui ont perdu leur revenu du jour au lendemain &#187;. &lt;/i&gt; M&#234;me son de cloche enfin dans les &#233;glises, qui ont accueilli nombre d'associations, actives tous les jours pour fournir une aide alimentaire. &#171; &lt;i&gt;Des ind&#233;pendants, des personnes en fin de droits, des employ&#233;s de la restauration (qui en plus de leur salaire ont perdu un repas quotidien et les pourboires). C'&#233;taient des gens qu'on ne voyait pas avant &#187;, &lt;/i&gt; r&#233;sume Varie Thermaux, b&#233;n&#233;vole &#224; l'&#233;glise Notre-Dame-de-Clignancourt. Sur les 110 &#224; 130 personnes re&#231;ues quotidiennement, un tiers &#233;taient nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'urgence alimentaire, auquel l'arrondissement a pu r&#233;pondre par l'interm&#233;diaire des institutions et des initiatives citoyennes (telle que les repas fournis durant pr&#232;s de 70 jours par La Table ouverte), d'autres besoins s'annoncent d&#233;j&#224;. Au CASVP 18, on s'attend aux impay&#233;s notamment en mati&#232;re d'&#233;nergie. &#171; &lt;i&gt;Les coupures ont &#233;t&#233; suspendues jusqu'&#224; fin mai, pr&#233;cise Nadia Khalfet. Ensuite on ne sait pas ce qui va se passer. &#187;&lt;/i&gt; Les dettes de loyers ne vont pas tarder &#224; &#233;merger (lire page 3). Car m&#234;me si certains bailleurs sociaux ont d&#233;cal&#233; certaines charges, aucun n'a envisag&#233; l'annulation du loyer. Seuls les Petits Fr&#232;res des pauvres se sont organis&#233;s avec les propri&#233;taires des h&#244;tels dans lesquels certains de leurs usagers sont h&#233;berg&#233;s pour que ceux-ci n'aient pas &#224; verser la participation g&#233;n&#233;ralement demand&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de juin, certains soutiens li&#233;s &#224; ce premier temps de la crise risquent de dispara&#238;tre. Sauf nouvelle d&#233;cision, les repas fournis au 70 boulevard Barb&#232;s doivent s'arr&#234;ter le 7 juin. Et les permanences des associations pourrait diminuer, &#224; l'image de Na&#239;m Pain partag&#233; dont les b&#233;n&#233;voles ne seront plus pr&#233;sents que deux jours par semaine &#224; Notre-Dame de Clignancourt. Alors que les &#171; travailleurs instables &#187;, eux, risquent de rester longtemps sur le carreau. &#171; &lt;i&gt;On n'est pas pr&#232;s de les voir partir, note Fran&#231;ois Coadour. Comme dans tous les chocs &#233;conomiques. En 2008, le nombre de b&#233;n&#233;ficiaires des Restos avait augment&#233; de 20 %. Et on les a gard&#233;s, apr&#232;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* &lt;a href='https://www.18dumois.info/ou-nous-trouver.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La suite du dossier &#224; lire dans le journal en vente chez tous nos revendeurs habituels&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soignants de ville : le deuxi&#232;me front</title>
		<link>https://www.18dumois.info/soignants-de-ville-le-deuxieme-front.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;M&#233;decins de ville, sp&#233;cialistes, infirmiers : comment font-ils face &#224; la pand&#233;mie ? Si certains ont pu se croire inutiles, tous se sont r&#233;organis&#233;s alors que certains patients, par peur de la contamination ou par crainte de d&#233;ranger, ont h&#233;sit&#233; &#224; venir consulter . &lt;br class='autobr' /&gt; Dans la salle d'attente du cabinet rue Hermel, seulement trois patients et deux b&#233;b&#233;s, alors que d'habitude c'est plein. Ce jour-l&#224;, avant de commencer les consultations, la docteure Anne-Sophie Laugier doit d'abord faire le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-sante-personnes-agees-.html" rel="directory"&gt;Sant&#233; / Personnes &#226;g&#233;es&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH117/arton1001-850c3.jpg?1690116555' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#233;decins de ville, sp&#233;cialistes, infirmiers : comment font-ils face &#224; la pand&#233;mie ? Si certains ont pu se croire inutiles, tous se sont r&#233;organis&#233;s alors que certains patients, par peur de la contamination ou par crainte de d&#233;ranger, ont h&#233;sit&#233; &#224; venir consulter .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la salle d'attente du cabinet rue Hermel, seulement trois patients et deux b&#233;b&#233;s, alors que d'habitude c'est plein. Ce jour-l&#224;, avant de commencer les consultations, la docteure Anne-Sophie Laugier doit d'abord faire le m&#233;nage. La chaise, la table d'examen, le bureau, tout est minutieusement pass&#233; au d&#233;sinfectant. Elle porte une longue blouse, offerte par une soci&#233;t&#233; de produits cosm&#233;tiques, et un masque. &#171; &lt;i&gt;On &#233;vite que les gens se croisent. Quand on a deux personnes dans la salle d'attente, on leur demande de ne pas changer de chaise et d'&#233;viter de se d&#233;placer.&lt;/i&gt; &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but, on s'est dit qu'on ne servait &#224; rien, on s'est mis sur les listes pour faire des tours de garde &#224; l'h&#244;pital,&lt;/i&gt; raconte-t-elle. &lt;i&gt;On croyait &#234;tre hors du truc, alors qu'on a fait un travail en amont tellement important&lt;/i&gt;. &#187; Des sp&#233;cialistes, cardiologues, rhumatologues ou autres avaient ferm&#233;. Et leurs patients souffrant de maladies chroniques, les cardiaques, hypertendus ou diab&#233;tiques, ne sont pas venus pour autant chez le g&#233;n&#233;raliste. Certains ont peur, d'autres ne veulent pas d&#233;ranger en temps de crise. &#171; &lt;i&gt;Les gens ont pris sur eux, mais ils n'auraient pas d&#251;&lt;/i&gt; &#187;, observe Anne-Sophie Laugier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, depuis, les quatre m&#233;decins du cabinet n'ont pas ch&#244;m&#233;. Ils ont organis&#233; leur travail autrement. &#171; &lt;i&gt;Pour &#233;viter toute contagion, nous avons opt&#233; pour la consultation par t&#233;l&#233;phone ou vid&#233;o, &lt;/i&gt; explique la m&#233;decin. &lt;i&gt;Mais c'est compliqu&#233; sans le contact&#8230; On a m&#234;me eu &#224; g&#233;rer une patiente qui faisait un AVC au bout du fil.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des patients en larmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mail est aussi utilis&#233;. On a ainsi demand&#233; &#224; un patient &#226;g&#233; avec des l&#233;sions au pied d'envoyer une photo. Ceux qui pr&#233;sentent des sympt&#244;mes potentiels de Covid-19 sont re&#231;us en fin de journ&#233;e ou renvoy&#233;s sur Covidom, la plateforme t&#233;l&#233;phonique de l'AP-HP &#233;tendue aux m&#233;decins lib&#233;raux fin mars pour suivre les malades peu atteints et non hospitalis&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Personne ne vient au cabinet sans l'accord du m&#233;decin.&lt;/i&gt; &#187; Setti Lachani, la secr&#233;taire m&#233;dicale, qui a pu mettre ses petits de 5 et 9 ans &#224; l'&#233;cole pour les enfants de soignants, fait le premier tri. Elle n'avait pas de masque la premi&#232;re semaine, mais elle fait &#171; tr&#232;s attention &#187; aux r&#232;gles sanitaires. Au bout du fil : des gens en larmes, des patients qui se plaignent d'avoir du mal &#224; respirer mais qui vont mieux en l'&#233;coutant. &#171; &lt;i&gt;Je leur parle, j'essaie de les rassurer puis je leur passe le m&#233;decin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut dissuader les personnes &#226;g&#233;es qui veulent venir voir le docteur alors qu'elles doivent rester chez elles pour se prot&#233;ger, &#233;viter le risque de contamination pour les femmes enceintes, etc. Viennent &#233;videmment les nouveaux-n&#233;s &#224; vacciner, et tous ceux, d&#233;pressifs, canc&#233;reux ou en post-op&#233;ratoire qui n'ont plus o&#249; aller pour &#234;tre pris en charge. Le centre m&#233;dico-psychologique est ferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un peu moins de visites mais plus longues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Infirmier sur la Butte depuis dix-huit ans, Jean-Yves Le Page et son confr&#232;re continuent leurs visites &#224; domicile sept jours sur sept, apportant aussi une aide psychologique et m&#234;me sociale. Comme il y a moins de soins post-op&#233;ratoires, ils font 30 &#224; 35 visites par jour &#8211; au lieu d'une quarantaine auparavant &#8211;, et ils prennent quelques rendez-vous au cabinet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une bonne partie de leur patient&#232;le &#224; domicile est compos&#233;e de personnes &#226;g&#233;es ou souffrant de troubles psychologiques ou cognitifs. &#171; &lt;i&gt;Ils &#233;taient habitu&#233;s au confinement mais, voyant ce qui se passait &#224; la t&#233;l&#233;, ils ont subi un gros stress, un &#233;tat de sid&#233;ration&lt;/i&gt;. &#187; Chez certains, de la parano&#239;a, des peurs de fin du monde, des th&#233;ories complotistes. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait tr&#232;s fatigant. Les premi&#232;res semaines, au lieu de passer 20 minutes aupr&#232;s d'eux on doublait notre temps&lt;/i&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnes &#226;g&#233;es vivent souvent seules. Le facteur ne passe plus, les aides &#224; domicile non plus, les familles sont loin. L'infirmier est devenu le seul interlocuteur. A une dame qui souffre de la maladie d'Alzheimer, il faut r&#233;p&#233;ter inlassablement les r&#232;gles d'hygi&#232;ne, insister sur l'importance de se laver les mains. Chez un couple de 92 et 94 ans qui ne peut plus se rendre &#224; la laverie, on conseille de laver le petit linge &#224; la main et de laisser le reste pour plus tard. &#171; &lt;i&gt;On voit des appartements un peu d&#233;grad&#233;s, des gens qui ne mangent pas &#224; leur faim, le m&#233;nage n'est pas terrible, certains n'ont pas de lave-linge ou ne savent pas s'en servir. Parfois il faut alerter la famille&lt;/i&gt;. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux infirmiers ont adh&#233;r&#233; &#224; un r&#233;seau de quartier organis&#233; par une cons&#339;ur pour &#233;changer des informations sur le gel, les blouses, les masques. A la pharmacie des Abbesses, Catherine Cayla dit avoir &#233;t&#233; plut&#244;t bien tenue au courant sur le mat&#233;riel &#224; fournir aux soignants de ville, en d&#233;pit d'informations contradictoires sur le nombre de masques &#224; remettre. La derni&#232;re semaine d'avril, la pharmacienne avait du gel mais pas de flacons et n'arrivait &#171; &lt;i&gt;par aucun biais&lt;/i&gt; &#187; &#224; obtenir gants et thermom&#232;tres. &#171; &lt;i&gt;Si &#231;a se trouve, le 11 mai on ne sera pas d&#233;confin&#233;&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te-t-elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vie en noir des petits commer&#231;ants</title>
		<link>https://www.18dumois.info/la-vie-en-noir-des-petits-commercants.html</link>
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		<dc:date>2020-05-08T11:19:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un coiffeur qui imagine des &#171; coupes &#224; masque &#187;, des restaurants qui se r&#233;inventent, un artiste-peintre t&#233;tanis&#233; par le spectre du monde futur. Libraires, fleuristes ou restaurateurs : &#171; On est tous dans la merde &#187;, disent ces commer&#231;ants de Montmartre. &lt;br class='autobr' /&gt; Avec dix &#224; douze millions de touristes par an et des r&#233;sidents plut&#244;t ais&#233;s, il faisait bon &#234;tre commer&#231;ant &#224; Montmartre, malgr&#233; des loyers exorbitants. Mais le 14 mars &#224; minuit, le temps s'est arr&#234;t&#233; pour les caf&#233;s, bars et restaurants, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-consommation-.html" rel="directory"&gt;Consommation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L138xH150/arton996-a2073.png?1690116555' class='spip_logo spip_logo_right' width='138' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un coiffeur qui imagine des &#171; coupes &#224; masque &#187;, des restaurants qui se r&#233;inventent, un artiste-peintre t&#233;tanis&#233; par le spectre du monde futur. Libraires, fleuristes ou restaurateurs : &#171; On est tous dans la merde &#187;, disent ces commer&#231;ants de Montmartre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec dix &#224; douze millions de touristes par an et des r&#233;sidents plut&#244;t ais&#233;s, il faisait bon &#234;tre commer&#231;ant &#224; Montmartre, malgr&#233; des loyers exorbitants. Mais le 14 mars &#224; minuit, le temps s'est arr&#234;t&#233; pour les caf&#233;s, bars et restaurants, le 17 mars pour les autres. Depuis, plus de rentr&#233;es d'argent alors que loyers, charges et factures courent toujours. Les assureurs font la sourde oreille et l'&#201;tat tarde &#224; rembourser les salaires avanc&#233;s par les commer&#231;ants qui ont d&#251; mettre leurs employ&#233;s en ch&#244;mage partiel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Restaurants en p&#233;ril&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s des Abbesses, Marcel, patron de la pizzeria &#233;ponyme Marcello, s'indigne : &#171; &lt;i&gt;Le 14 mars, je venais de faire mes courses, les frigos &#233;taient pleins. Macron n'avait rien dit 48 heures plus t&#244;t !&lt;/i&gt; &#187; Six semaines plus tard, les aides de 1500 &#8364; pour petits entrepreneurs commencent &#224; peine &#224; tomber alors que, sur les devantures ferm&#233;es des magasins du quartier, apparaissent des signes de d&#233;tresse : &#224; louer, bail &#224; c&#233;der, &#224; vendre. Pour &#233;viter de tout jeter, Marcel comme d'autres fait de la vente &#224; emporter. &#171; &lt;i&gt;&#199;a marche tr&#232;s bien, mais &#231;a ne couvre pas les frais.&lt;/i&gt; &#187; Le restaurateur, qui vient en outre de perdre son fr&#232;re du Covid-19, voit l'avenir en noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les hauteurs de la Butte, Laurent Bretonnes, propri&#233;taire depuis 23 ans de La Taverne de Montmartre, s'est rendu compte qu'il ne pourrait plus fonctionner comme avant. L'ancienne ferronnerie, transform&#233;e en restaurant il y a 99 ans, affichait toujours complet avec un menu &#224; 16 &#8364; et un d&#233;cor rustique. 35 couverts par repas, tables au bord des pav&#233;s, cinq employ&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Avec moiti&#233; moins de clients pour respecter les distances et plus que deux petites tables en terrasse, &#231;a ne sera plus possible de maintenir mes prix&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te-t-il. Il rouvre avec une nouvelle carte de plats &#224; emporter, des quiches et cr&#234;pes &#171; pour les gens du quartier &#187;, lui et sa fille seuls aux fourneaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;brouille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face aux factures qui s'entassent, une tapissi&#232;re de la rue Caulaincourt s'est mise &#224; confectionner des masques lavables en tissu pour payer le loyer. D'autres artistes de la machine &#224; coudre ont aussi fabriqu&#233; des masques, certains gratuitement. Avec du tissu trainant dans leur atelier/boutique Lab30 et tout ce qui leur restait d'&#233;lastique, Laurent Pautrat et Guillaume Trontin en font une cinquantaine et les empilent dans un carton qu'ils posent dans la rue devant la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solidarit&#233; &#233;galement chez Charles Hassan, patron du restaurant Grain de Folie ouvert en septembre. Il est rest&#233; aux fourneaux pour concocter des petits plats gratuits pour les h&#244;pitaux avec le Collectif Solidaire, &#233;paul&#233; b&#233;n&#233;volement par ses huit employ&#233;s, tous en ch&#244;mage partiel. Chaque matin des &#171; colis myst&#232;res &#187; d'aliments sont livr&#233;s &#224; 40 restaurants du r&#233;seau parisien. A chacun de cr&#233;er son repas pour les soignants. &#171; &lt;i&gt;Rester &#224; la maison sans rien faire, c'&#233;tait pas pour moi&lt;/i&gt; &#187; dit-il. Petit &#224; petit, lui aussi se met &#224; &#171; l'emporter &#187;, revenant dans le circuit commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Majid Mohammad, fleuriste propri&#233;taire de Muse, a &#171; le moral &#224; z&#233;ro &#187; car il venait de signer pour une deuxi&#232;me boutique quand le confinement a &#233;t&#233; d&#233;cret&#233;. Mi-avril, il a repris la vente en livrant dans tout Paris des fleurs achet&#233;es chez des petits producteurs locaux ou &#224; Rungis, tout en s'interrogeant sur le fait que l'on trouve des fleurs dans les supermarch&#233;s ou petites &#233;piceries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s avril, la Librairie des Abbesses et La R&#233;guli&#232;re &#224; la Goutte d'Or ont permis &#224; leurs clients de passer commande puis de venir chercher leurs livres sur rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Masques, gel, gants, distances, tous se pr&#233;parent pour ce mois de mai si diff&#233;rent. Coiffeur, Lazzaro Franco a ouvert en juillet un salon qu'il voulait &#171; convivial &#187; avec une table ronde pour discussions anim&#233;es. Il devra tout repenser. Grand, le bras long, il pourra peut-&#234;tre garder la distance n&#233;cessaire avec ses clientes, mais s'attend &#224; un futur compliqu&#233;. &#171; &lt;i&gt;Je ne veux ni infecter les autres ni attraper le virus, dit-il. L'apr&#232;s sera lourd. Et il faudra adapter la coiffure au masque.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et apr&#232;s ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si les interrogations fusent sur le fonctionnement du commerce apr&#232;s le 11 mai, l'inqui&#233;tude sur le long terme est encore plus forte. &#171; &lt;i&gt;Les gens seront anxieux pour leur sant&#233;, inquiets pour l'avenir, ils auront moins d'argent, il n'y aura plus de touristes pendant longtemps&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;voit Candy Miller de Paperdolls, une boutique ouverte en 2011 qui propose des v&#234;tements, bijoux et accessoires d'une vingtaine de cr&#233;ateurs, la plupart confectionn&#233;s en France. &#171; &lt;i&gt;Il faudra des gants, du gel, revoir les cabines, l'essayage.&lt;/i&gt; &#187; Contrairement &#224; d'autres, elle s'est refus&#233;e &#224; faire des promotions pendant le confinement. &#171; &lt;i&gt;C'est &#233;thique, ce n'est pas le moment.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raphael Rafeq, l'un des 260 artistes-peintres autoris&#233;s &#224; travailler sur la place du Tertre, pr&#233;voit aussi &#171; &lt;i&gt;une situation tr&#232;s grave. Nous les portraitistes, on a le contact direct, le client est &#224; 20 centim&#232;tres, comment on va faire ? Et les touristes, quand vont-ils revenir ? Vont-ils venir avec le masque ?&lt;/i&gt; &#187; En attendant il tente de peindre mais n'y arrive pas. &#171; &lt;i&gt;Quand on n'a pas le moral, &#231;a ne marche pas.&lt;/i&gt; &#187; &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Illustration : S&#233;verine Bourguignon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le merveilleux destin du &#171; Chapotelet &#187;</title>
		<link>https://www.18dumois.info/le-merveilleux-destin-du-chapotelet.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/le-merveilleux-destin-du-chapotelet.html</guid>
		<dc:date>2020-03-28T19:38:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lanc&#233; par un r&#233;sident du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour v&#233;g&#233;taliser la ville, le &#171; chapotelet &#187;, concept &#224; la fois pratique et po&#233;tique, prend racine petit &#224; petit dans les rues de Montmartre en esp&#233;rant par la suite conqu&#233;rir tout Paris. &lt;br class='autobr' /&gt; Prenez un des potelets, parmi les centaines de milliers qui bordent les trottoirs de Paris, coiffez-le d'un pot de fleurs, d'un cendrier, d'une mangeoire &#224; oiseaux, d'un h&#244;tel &#224; insectes, et voici le chapotelet. Cette invention simple et g&#233;niale qui &#233;gaie quelques-unes de nos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-montmartre-1059-.html" rel="directory"&gt;Montmartre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH113/arton951-6b33e.jpg?1690116556' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lanc&#233; par un r&#233;sident du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pour v&#233;g&#233;taliser la ville, le &#171; chapotelet &#187;, concept &#224; la fois pratique et po&#233;tique, prend racine petit &#224; petit dans les rues de Montmartre en esp&#233;rant par la suite conqu&#233;rir tout Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Prenez un des potelets, parmi les centaines de milliers qui bordent les trottoirs de Paris, coiffez-le d'un pot de fleurs, d'un cendrier, d'une mangeoire &#224; oiseaux, d'un h&#244;tel &#224; insectes, et voici le chapotelet. Cette invention simple et g&#233;niale qui &#233;gaie quelques-unes de nos rues a germ&#233; dans la t&#234;te d'un quinqua touche-&#224;-tout, un autodidacte &#224; la fois r&#234;veur et prosa&#239;que qui tient un petit bistrot dans le bas de Montmartre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je veux remettre de la po&#233;sie au c&#339;ur des villes, du v&#233;g&#233;tal dans la rue&lt;/i&gt; &#187; dit St&#233;phane Cachelin, dont l'aventure, qui a d&#233;but&#233; devant sa propre porte il y a quelques ann&#233;es, vient de faire un grand bond en avant. En janvier, en effet, le g&#233;ant du mobilier urbain JCDecaux pose 80 chapotelets vivement color&#233;s rue La Vieuville, partant de la tr&#232;s visit&#233;e place des Abbesses. L'installation, qui comprend pots de fleurs et cendriers, est la plus importante &#224; ce jour. Puis, un mois plus tard, l'inventeur se voit d&#233;livrer pour sa trouvaille un brevet europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des fleurs pour mieux respirer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le doux r&#234;veur invariablement v&#234;tu d'une salopette serait-il en route vers gloire et richesse ? Apr&#232;s avoir touch&#233; au sport, au cin&#233;ma, &#224; l'&#233;v&#233;nementiel et plus, il lui vient un jour cette id&#233;e en toute simplicit&#233; dans son restaurant La Midinette. Le petit rade de la rue Robert Planquette, repris en 2005, donne sur un mur terne, des voitures mal gar&#233;es, un concert de klaxons. De son c&#244;t&#233;, il met des pots de fleurs pour embellir, de l'autre la mairie installe des potelets pour emp&#234;cher les v&#233;hicules de stationner. &#171; &lt;i&gt;Les potelets, &#231;a faisait un peu cimeti&#232;re militaire, je me suis dit qu'on pourrait mettre des fleurs.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il imagine une fixation, une bague en plastique qui maintient une vasque ou plateforme en m&#233;tal adaptable sur n'importe quel potelet de voirie. Il en parle autour de lui, aux clients du bistrot, trouve ici un ing&#233;nieur, l&#224; un fabricant. &#171; &lt;i&gt;Je n'avais pas de structure, pas de machines-outils, rien. J'ai tout trouv&#233; gr&#226;ce &#224; des connaissances, de fil en aiguille.&lt;/i&gt; &#187; Son premier client est un proth&#233;siste dentaire de la rue, d'autres suivent. Il aime raconter comment une vieille voisine qui ne sortait plus s'est remise &#224; faire ses propres courses pour le plaisir de voir sa rue fleurie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Joindre l'utile &#224; l'agr&#233;able&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Alors j'ai pens&#233; au concours L&#233;pine, tout en me disant qu'on serait peut-&#234;tre ridicule &lt;/i&gt; &#187;. Au contraire, les visiteurs affluent, et St&#233;phane, &#224; sa grande surprise, remporte en 2016 la m&#233;daille de la Ville de Paris et la m&#233;daille d'or du Concours Lepine dans la cat&#233;gorie Nature et art de vivre. &#171; &lt;i&gt;Je me suis dit, l&#224;, il y a quelque chose qui se passe, il faut que j'industrialise.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Micro-entrepreneur, l'homme au regard clair et au sourire facile fait produire les chapotelets par petits lots de 50, remisant le stock dans son appartement. Il en vend quelques-uns &#224; des commer&#231;ants du quartier, deux au chef cuisinier Anne-Sophie Pic, en envoie au Mexique et en fournit une dizaine &#224; la Mairie de Paris. C'est d'ailleurs Anne Hidalgo, particuli&#232;rement int&#233;ress&#233;e par son chapotelet-cendrier coccinelle de 2019 qui permet de r&#233;colter et recycler les m&#233;gots (chacun peut en contenir 4 000), qui l'a pr&#233;sent&#233; &#224; Jean-Claude Decaux. Celui-ci suit de pr&#232;s l'installation &#171; exp&#233;rimentale &#187; de la rue La Vieuville o&#249; les commer&#231;ants ont &#233;t&#233; chacun &#233;quip&#233;s d'un arrosoir. Car, pour maintenir les plantes en vie, il faut que les riverains participent. &#8226;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Sandra Mignot&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Municipales : focus sur des candidats atypiques</title>
		<link>https://www.18dumois.info/municipales-focus-sur-des-candidats-atypiques.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/municipales-focus-sur-des-candidats-atypiques.html</guid>
		<dc:date>2020-02-29T09:42:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Brigitte Batonnier, Christine Legrand, Claire Rosemberg, Danielle Fournier, Dominique Gaucher, Marie-Odile Fargier, No&#235;l Bouttier, Sophie Roux, St&#233;phane Bardinet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous avons demand&#233; &#224; chaque t&#234;te de liste de nous pr&#233;senter un candidat &#171; atypique, d&#233;cal&#233;, ou inattendu &#187;, positionn&#233; dans les dix premiers. Nous avons senti dans la composition de la plupart des listes, l'envie d'int&#233;grer des personnes de la &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187;, un concept &#224; la fois ancien et tr&#232;s &#224; la mode, difficile &#224; d&#233;finir ou en tout cas ambigu. &lt;br class='autobr' /&gt;
La &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187; est facilement oppos&#233;e &#224; la classe politique ou aux institutions, elle disposerait de la vitalit&#233; de la vie sociale, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1045-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH77/arton925-8838b.png?1690116556' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons demand&#233; &#224; chaque t&#234;te de liste de nous pr&#233;senter un candidat &#171; atypique, d&#233;cal&#233;, ou inattendu &#187;, positionn&#233; dans les dix premiers. Nous avons senti dans la composition de la plupart des listes, l'envie d'int&#233;grer des personnes de la &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187;, un concept &#224; la fois ancien et tr&#232;s &#224; la mode, difficile &#224; d&#233;finir ou en tout cas ambigu. &lt;br class='autobr' /&gt;
La &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187; est facilement oppos&#233;e &#224; la classe politique ou aux institutions, elle disposerait de la vitalit&#233; de la vie sociale, de ceux qui sont dans la &#171; vraie vie &#187; et donc hors des partis et du syst&#232;me politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons rencontr&#233; ces candidats. Souvent, ils veulent porter une th&#233;matique li&#233;e &#224; leur parcours de vie, &#224; leur m&#233;tier ou aux manques de la soci&#233;t&#233; et sont attach&#233;s &#224; la r&#233;alisation d'objectifs concrets. Ind&#233;pendants, en dehors des enjeux de pouvoir et des alliances, ils se pr&#233;sentent avec le souci de l'efficacit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce un &#233;l&#233;ment du marketing politique ou la r&#233;elle entr&#233;e des citoyens dans les institutions municipales ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut attendre les r&#233;sultats du prochain scrutin pour mesurer leur poids dans les futures assembl&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;reportage photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le refuge pour toxicomanes est ouvert</title>
		<link>https://www.18dumois.info/le-refuge-pour-toxicomanes-est-ouvert.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.18dumois.info/le-refuge-pour-toxicomanes-est-ouvert.html</guid>
		<dc:date>2020-02-29T09:37:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Rosemberg</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les b&#226;timents sont flambant neufs, les meubles et le mat&#233;riel &#224; peine sortis des emballages. Apr&#232;s des difficult&#233;s de d&#233;marrage, le nouveau centre de repos pour consommateurs de crack tourne sept jours sur sept dans un no man's land coinc&#233; entre la porte de la Chapelle et l'&#233;changeur vers l'A1. &lt;br class='autobr' /&gt; Cinq conteneurs am&#233;nag&#233;s sur un terrain jouxtant un petit centre d'accueil de jour pour migrants : au-dessus, le p&#233;riph&#233;rique, &#224; deux pas le va-et-vient des camions verts du centre de tri des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-la-chapelle-1039-.html" rel="directory"&gt;La Chapelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les b&#226;timents sont flambant neufs, les meubles et le mat&#233;riel &#224; peine sortis des emballages. Apr&#232;s des difficult&#233;s de d&#233;marrage, le nouveau centre de repos pour consommateurs de crack tourne sept jours sur sept dans un no man's land coinc&#233; entre la porte de la Chapelle et l'&#233;changeur vers l'A1.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cinq conteneurs am&#233;nag&#233;s sur un terrain jouxtant un petit centre d'accueil de jour pour migrants : au-dessus, le p&#233;riph&#233;rique, &#224; deux pas le va-et-vient des camions verts du centre de tri des ordures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un repos b&#233;n&#233;fique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le centre de repos est g&#233;r&#233; par les associations Gaia et Aurore. Ouvert d&#233;but d&#233;cembre mais ne fonctionnant &#171; normalement &#187; que depuis le 6 janvier, le centre re&#231;evait en f&#233;vrier 40 personnes par jour en moyenne, dont cinq &#224; six pour la premi&#232;re fois, selon son directeur L&#233;on Gomberoff. Il souhaiterait accueillir 200 usagers de crack par jour. Selon Gaia, environ 300 d'entre eux errent dans le quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une infirmerie, des machines &#224; laver, des sanitaires, des casiers ferm&#233;s et un espace pour bavarder, prendre un caf&#233; et rencontrer les travailleurs m&#233;dico-sociaux. Quinze personnes dont deux vigiles travaillent ici. Au c&#339;ur du projet, la salle de repos avec ses 20 lits de camp. &#171; &lt;i&gt;Le repos permet d'espacer les prises, de r&#233;duire le stress, donc de prendre moins de crack&lt;/i&gt; &#187;, explique un responsable. Les nouveaux arrivants sont inform&#233;s du r&#232;glement. &#171; &lt;i&gt;C'est l'exclusion imm&#233;diate en cas de consommation sur place&lt;/i&gt; &#187;, selon la cheffe de service Salima Dahmali. Un des cinq conteneurs, pourtant, pourrait plus tard devenir une salle de consommation &#224; moindre risque, la deuxi&#232;me &#224; Paris et la quatri&#232;me en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du premier comit&#233; de suivi &#224; la mairie du 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; en f&#233;vrier, le directeur a fait le point sur le fonctionnement de ce projet financ&#233; par le plan anti-crack triennal d'1 million d'euros par an, adopt&#233; l'an dernier par la Mairie de Paris, l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS) et la pr&#233;fecture de Paris et d'Ile-de-France. Il a notamment soulign&#233; que le centre, ouvert aux usagers de 9 h 30 &#224; 16 h 30, &#233;tait dor&#233;navant ouvert aussi le week-end.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des riverains pr&#233;occup&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui la Colline du crack, le terrain vague de La Chapelle perch&#233; derri&#232;re le p&#233;riph&#233;rique qui fut longtemps le haut lieu du deal pour des centaines d'usagers de drogues sans abri, a &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;e. La terre est d&#233;contamin&#233;e, selon la Mairie de Paris, de jeunes arbres ont &#233;t&#233; plant&#233;s. Des affiches annoncent que la v&#233;g&#233;talisation est en marche. La police surveille 24 heures sur 24 afin d'emp&#234;cher tout retour. Mais dans les rues du quartier, des toxicomanes et dealers errent toujours. &#171; &lt;i&gt;A chaque &#233;vacuation par la police il y a eu un &#233;parpillement des migrants et des consommateurs de crack &lt;/i&gt; &#187;, constate Jean-Michel M&#233;tayer, de Vivre au 93 Chapelle, une association de locataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle le cauchemar qui a suivi l'&#233;vacuation des campements de migrants &#224; La Chapelle d&#233;but novembre. Beaucoup se sont install&#233;s par la suite sur des sites insalubres &#224; la porte d'Aubervilliers, suivis de toxicomanes, dont certains consommaient jusque dans les trams et le m&#233;tro &#224; Marcadet-Poissonniers et &#224; Marx Dormoy, et m&#234;me dans les entr&#233;es d'immeuble du quartier Charles Hermite. Des r&#233;sidents en col&#232;re ont r&#233;agi en bloquant les trams. &#171; &lt;i&gt;Il faut absolument multiplier ce genre de centre, mais pas toujours dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, ajoute M. M&#233;tayer. Tant qu'il n'y aura pas d'action forte de l'&#201;tat, le probl&#232;me subsistera&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me son de cloche chez Reynald Villaum&#233; de l'association Asa-PNE, qui regrette la fermeture dans le quartier d'anciens centres pour toxicomanes et voudrait que des solutions p&#233;rennes au probl&#232;me soient partag&#233;es avec d'autres arrondissements de Paris. &#171; &lt;i&gt;Il faut des centres ouverts 24 heures sur 24, avec une prise en charge m&#233;dicale, dit-il. Pour les Jeux olympiques, on esp&#232;re que l'on va faire quelque chose mais il faut des solutions qui durent. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Retour sur le d&#233;mant&#232;lement des camps de la Chapelle </title>
		<link>https://www.18dumois.info/retour-sur-le-demantelement-des-camps-de-la-chapelle.html</link>
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		<dc:date>2019-11-29T14:23:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Legrand, Claire Rosemberg</dc:creator>



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&lt;p&gt;Plus de 1 600 migrants ont &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s de la porte de La Chapelle, selon un sc&#233;nario d&#233;j&#224; bien rod&#233;. Il s'agissait de la 59&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;vacuation parisienne depuis 2015. Retour sur cette op&#233;ration avec les membres du collectif Solidarit&#233; Migrants Wilson, qui ont tent&#233; en vain de sauver tentes et couvertures. &lt;br class='autobr' /&gt; L'op&#233;ration a d&#233;marr&#233; &#224; l'aube, jeudi 7 novembre, sous une pluie gla&#231;ante. D&#232;s 6 h du matin, 600 policiers avaient &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s pour &#233;vacuer plus de 1 600 exil&#233;s qui vivaient depuis des mois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.18dumois.info/-le-dossier-du-mois-1012-.html" rel="directory"&gt;Le dossier du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.18dumois.info/local/cache-vignettes/L150xH100/arton878-2b98f.jpg?1690059927' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus de 1 600 migrants ont &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s de la porte de La Chapelle, selon un sc&#233;nario d&#233;j&#224; bien rod&#233;. Il s'agissait de la 59&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;vacuation parisienne depuis 2015. Retour sur cette op&#233;ration avec les membres du collectif Solidarit&#233; Migrants Wilson, qui ont tent&#233; en vain de sauver tentes et couvertures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'op&#233;ration a d&#233;marr&#233; &#224; l'aube, jeudi 7 novembre, sous une pluie gla&#231;ante. D&#232;s 6 h du matin, 600 policiers avaient &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s pour &#233;vacuer plus de 1 600 exil&#233;s qui vivaient depuis des mois dans des conditions inhumaines le long du p&#233;riph&#233;rique et de l'&#233;changeur de l'autoroute A1, autour de la porte de La Chapelle et de l'avenue du pr&#233;sident Wilson. Son objectif ? D&#233;manteler pour la 59&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; fois ces &#171; campements de la honte &#187;, qui se reforment depuis des ann&#233;es dans le nord de la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 4 h du matin, des b&#233;n&#233;voles du collectif de riverains Solidarit&#233; Migrants Wilson, &#233;taient pr&#233;sents sur place. Leur mission ? Suivre le d&#233;roul&#233; de l'op&#233;ration. Mais aussi sauver les tentes et les couvertures fournies aux migrants gr&#226;ce &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233; de donateurs de toute l'Europe. &#171; &lt;i&gt;On a vu tant de personnes dormir &#224; m&#234;me le sol dans le froid et sous la pluie, m&#234;me des femmes enceintes&lt;/i&gt; &#187;, soupire Clarisse Bouthir, membre du collectif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mat&#233;riel confisqu&#233; et d&#233;truit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ils &#233;taient ainsi une trentaine &#224; d&#233;monter dans la nuit les arceaux et &#224; ranger soigneusement les toiles et couvertures dans d'&#233;normes sacs en plastique jaune. Ce mat&#233;riel devait &#234;tre ensuite d&#233;sinfect&#233; pour pouvoir &#234;tre r&#233;utilis&#233;. Peine perdue. &#171; &lt;i&gt;Les policiers nous ont laiss&#233; rassembler nos sacs, poursuit Clarisse. Et soudain &#224; 8 heures du matin, ils les ont jet&#233;s dans des broyeuses, qui ont tourn&#233; pendant des heures. On avait r&#233;ussi &#224; mettre quelques sacs de c&#244;t&#233;, mais avant de partir, les derniers policiers pr&#233;sents les ont fait jeter dans des bennes.&lt;/i&gt; &#187; Clarisse d&#233;nonce un immense g&#226;chis. &#171; &lt;i&gt;On n'a rien pu r&#233;cup&#233;rer : 985 tentes et 5 000 couvertures sont partis &#224; la poubelle. L'hiver risque d'&#234;tre beaucoup plus compliqu&#233;&lt;/i&gt; &#187;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les familles avec enfants, environ 250 personnes, ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#233;vacu&#233;es, ainsi que des mineurs isol&#233;s. Puis les hommes. &#171; &lt;i&gt;On avait pr&#233;venu les migrants&lt;/i&gt;, raconte Philippe Caro, membre du collectif, pr&#233;sent lui aussi &#224; l'aube. &lt;i&gt;Certains ont pr&#233;f&#233;r&#233; s'enfuir pour &#233;chapper aux contr&#244;les de police. Beaucoup ont fait le choix de monter dans les bus, car ils en avaient ras le bol&lt;/i&gt;. &#187; Des Afghans, des Somaliens, des Soudanais. La plupart viennent de pays en guerre et rel&#232;vent du droit d'asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se sont mis en file indienne, attendant sagement leur tour pour monter dans les v&#233;hicules. Certains avaient des valises &#224; roulettes, d'autres un simple sac plastique pour emporter leurs maigres affaires. Ils ont &#233;t&#233; conduits ensuite dans des gymnases, r&#233;quisitionn&#233;s &#224; Paris et dans toute l'Ile-de-France. Une mise &#224; l'abri provisoire, le temps d'examiner leur situation administrative.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cirque m&#233;diatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;ration s'est d&#233;roul&#233;e dans le calme. Anne Hidalgo, maire de Paris, le pr&#233;fet de Paris, le pr&#233;fet d'Ile-de-France, pr&#233;sents d&#232;s l'aube, ont fait des d&#233;clarations devant les journalistes, autour du cou desquels pendait une accr&#233;ditation de la pr&#233;fecture. &#171; &lt;i&gt;C'&#233;tait un peu un cirque m&#233;diatique&lt;/i&gt; &#187;, ironise Philippe, surpris par le d&#233;calage entre les discours officiels et la r&#233;alit&#233; du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Quand les derniers bus sont partis, il y a eu une p&#233;riode de flottement,&lt;/i&gt; raconte-t-il. &lt;i&gt;Environ 200 migrants n'ont pu monter, faute de places.&lt;/i&gt; &#187; La pr&#233;fecture a demand&#233; alors aux journalistes de reculer. Ils ont ob&#233;i et sont partis. &#171; &lt;i&gt;Ils avaient compris qu'on ne voulait plus qu'ils filment ceux qui restaient en plan.&lt;/i&gt; &#187; Philippe, lui, a film&#233; avec son portable et a post&#233; la sc&#232;ne sur la page facebook du collectif. Ces laiss&#233;s-pour-compte ont &#233;t&#233; escort&#233;s par la police &#171; &lt;i&gt;tel un troupeau&lt;/i&gt; &#187;, dit-il, jusqu'&#224; la porte d'Aubervilliers, o&#249; on les a somm&#233;s de ne pas revenir en arri&#232;re. &#171; &lt;i&gt;On a sciemment remis &#224; la rue des personnes &#224; qui on avait enlev&#233; toutes leurs affaires, leurs tentes, leurs couvertures&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;nonce-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Photo : Thierry Nectoux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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